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Bienvenue dans Building RÉUNI. Je suis Adrien Garcia et chaque semaine, je partage mes conversations avec des personnalités qui se sont données pour mission de changer le monde en inventant de nouvelles façons de faire et de consommer, des hommes et des femmes de tous les secteurs qui essaient à leur niveau de faire bouger les lignes de notre société pour plus de bienveillance et de respect à l’égard de leurs semblables et de notre planète.Je vais à leur rencontre pour collecter les bonnes pratiques, d’abord pour m'en inspirer pour la création de RÉUNI, une marque de vêtements pour femmes dont je suis le co-fondateur, mais aussi pour les partager avec celles et ceux qui comme nous veulent avoir un impact positif et durable sur le monde. Notre souhait avec ce podcast, c’est de réussir à inspirer et fédérer des initiatives pour faciliter et accélérer le changement au sein de l’industrie de la mode et plus largement dans toute notre société.  Pour participer à l’aventure RÉUNI, rendez-vous sur www.reuni.co Le podcast est disponible sur toutes les plateformes alors pensez à vous abonner et surtout, bonne écoute !

Bienvenue dans Building RÉUNI. Je suis Adrien Garcia et chaque semaine, je partage mes conversations avec des personnalités qui se sont données pour mission de changer le monde en inventant de nouvelles façons de faire et de consommer, des hommes et des femmes de tous les secteurs qui essaient à leur niveau de faire bouger les lignes de notre société pour plus de bienveillance et de respect à l’égard de leurs semblables et de notre planète.Je vais à leur rencontre pour collecter les bonnes pratiques, d’abord pour m'en inspirer pour la création de RÉUNI, une marque de vêtements pour femmes dont je suis le co-fondateur, mais aussi pour les partager avec celles et ceux qui comme nous veulent avoir un impact positif et durable sur le monde. Notre souhait avec ce podcast, c’est de réussir à inspirer et fédérer des initiatives pour faciliter et accélérer le changement au sein de l’industrie de la mode et plus largement dans toute notre société.  Pour participer à l’aventure RÉUNI, rendez-vous sur www.reuni.co Le podcast est disponible sur toutes les plateformes alors pensez à vous abonner et surtout, bonne écoute !

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#03 Myriam Joly — Missègle — Préserver les savoir-faire textiles de nos régions

Ensemble, créons plus qu'une marque de vêtements! ????? Découvrez RÉUNI, mon nouveau projet Suivez les aventures de RÉUNI sur Instagram I Twitter I Linkedin I Facebook  Last but not least pour participer à la création de RÉUNI et de son 1er produit c'est par ICI Aujourd'hui, Myriam Joly, fondatrice de Missègle, nous reçoit chez elle, dans le Tarn, dans l'atelier où sont fabriqués à partir de fibres naturelles ses chaussettes et ses pulls. À l'origine de la filière de laine mohair made in France, Myriam est pour nous une Wonder Woman qui malgré les difficultés protège les savoir-faire textiles de sa région avec passion et conviction. Découvrez notre conversation avec Myriam, une femme d'action exceptionnelle, intègre et lauréate du trophée national de l'association Femmes Chefs d'Entreprises. Bonne écoute !  1. QUICK BIO   Myriam Joly sort de l’école d’ingénieurs agricoles de PURPAN à Toulouse en 1983. Dès le début, elle a envie de « s’installer en agriculture avec une production de fibre mohair ». N’existant pas d’élevage de chèvres angoras en France, elle part au Texas en chercher une quarantaine. Elle vend ensuite la laine brute en direct.   En 1985, elle monte avec d'autres éleveurs une petite filière de transformation du mohair Made in France. Avec l'aide d'industriels locaux, ils produisent des pelotes de laine, des couvertures et d'autres pie?ces tisse?es et tricote?es qu'ils revendent en direct.  En 1994, Myriam fonde Missègle et se lance dans la vente par correspondance d'accessoires tissés et tricotés à partir de fibres naturelles — mohair, laine me?rinos, cachemire, alpaga, duvet de yack, soie, coton peigne? longues fibres — dont une petite provient du troupeau originel. 4. En 2007, un de ses fournisseurs fait faillite. Elle se demande si elle doit laisser tomber le savoir-faire ou continuer à se battre : le choix est vite fait ! Elle relance l’entreprise et devient cheffe d’entreprise textile. Persuadée que l’industrialisation reviendrait en France, elle reprend les métiers à tricoter.   Ses valeurs sont fortes et son combat l’est d’autant plus : sauvegarder les savoir-faire textiles et les métiers traditionnels. Cependant, les obstacles sont omniprésents.   « L’industrie textile, si elle développe autant de produits synthétiques, c’est parce qu’il y a une histoire de coût mais aussi une histoire d’industriabilité. C’est beaucoup plus facile de travailler des matières synthétiques que des matières naturelles, parce qu’elles sont toujours différentes, elles vont réagir différemment, on va avoir des histoires de retraits, de couleurs, de battus, plein de problèmes parce que c’est de la matière vivante, et c’est différent. C’est compliqué à travailler. »   « Il manque des pans entiers de l’industrie textile en France : il manque le lavage et le peignage, qu’on est obligé de faire en Italie. »   « Par contre, on n’a pas de teinturier qui soit Öko-Tex en France, et tout simplement, en bon français, on a une réglementation européenne et on a mis trois étages de plus. Les réglementations qui ont été mises en France pour avoir Öko-Tex sont supérieures aux réglementations qu’ont les italiens. En fait, ça coûte une blinde de faire une réglementation Öko-Tex. Nous, on travaille avec deux teinturiers, les deux pourraient avoir Öko-Tex, parce que les produits qu’ils utilisent seraient tout à fait éligibles pour être Öko-Tex mais cela leur coûte trop cher de demander la certification ».   De plus, pour pérenniser ces métiers traditionnels, il y a une question de succession. Pour attirer les jeunes vers ces métiers-là, « on a un effort à faire connaître ce que l’on fait, à faire partager la passion de ce que l’on fait. »   Aujourd’hui, Missègle représente 30 personnes en CDI, et il y a 7 ou 8 personnes qui travaillent la moitié de l’année. Missègle vend uniquement en direct. Quant à l’atelier de production, il produit à 70% pour Missègle et 30% pour d’autres marques.   « Il y a une volonté de ma part de garder une place pour d’autres dans notre atelier. Je pense que c’est indispensable pour nous d’être en lien avec des gens qui vont travailler différemment, aborder la mode d’une autre manière que nous. Moi je ne suis pas du tout une modeuse, la mode, ce n’est pas du tout mon histoire. Ce qui m’intéresse ce sont les matières, l’entreprise et la vente directe de produit que l’on a fabriqué. »   « Dans les 30%, il y a des entreprises avec lesquelles il faut qu’il y ait une rencontre, des gens avec qui on partage des valeurs et avec qui on partage quelque chose de fort. »   Ce qui anime Myriam, c’est le plaisir de faire tourner une entreprise, le plaisir de créer un espace où l'on peut mettre ses valeurs en application. Selon elle, pour être une entreprise la plus transparente et sustainable possible, il faut être en accord avec soi-même.   2. SE RETROUVER DANS L’ÉPISODE   1:14 Myriam se présente et revient sur son parcours. 24:40 Les matières utilisées, ce qui l’anime, comment faire la marque la plus honnête du monde. 34:12 Tour de l’atelier et explications sur leur fonctionnement. 48:41 Les jeunes et leur rapport au travail artisanal, les gens qui se battent pour sauvegarder l’artisanat.   3. CITATIONS   « Il y a une volonté de ma part de garder une place pour d’autres dans notre atelier. Je pense que c’est indispensable pour nous d’être en lien avec des gens qui vont travailler différemment, aborder la mode d’une autre manière que nous. Moi je ne suis pas du tout une modeuse, la mode, ce n’est pas du tout mon histoire. Ce qui m’intéresse ce sont les matières, l’entreprise et la vente directe de produit que l’on a fabriqué. »     « L’atelier de production produit à 70% pour Missègle et 30% pour d’autres marques. Dans les 30%, il y a des entreprises avec lesquelles il faut qu’il y ait une rencontre, des gens avec qui on partage des valeurs et avec qui on partage quelque chose de fort. »     « L’industrie textile, si elle développe autant de produits synthétiques, c’est parce qu’il y a une histoire de coût mais aussi une histoire d’industriabilité. C’est beaucoup plus facile de travailler des matières synthétiques que des matières naturelles, parce qu’elles sont toujours différentes, elles vont réagir différemment, on va avoir des histoires de retraits, de couleurs, de battus, plein de problèmes parce que c’est de la matière vivante, et c’est différent. C’est compliqué à travailler. »   « Il manque des pans entiers de l’industrie textile en France : il manque le lavage et le peignage, qu’on est obligé de faire en Italie. »   « En France et en Europe, on a des réglementations extrêmement strictes qui s’appellent réglementation REACH sur tous ces produits, et tous les teinturiers en France travaillent dans ces conditions-là et dans ce cadre-là. On a vraiment une garantie que les choses sont faites dans de très bonnes conditions. »   « Par contre, on n’a pas de teinturier qui soit Öko-Tex en France, et tout simplement, en bon français, on a une réglementation européenne et on a mis trois étages de plus. Les réglementations qui ont été mises en France pour avoir Öko-Tex sont supérieures aux réglementations qu’ont les italiens. En fait, ça coûte une blinde de faire une réglementation Öko-Tex. Nous, on travaille avec deux teinturiers, les deux pourraient avoir Öko-Tex, parce que les produits qu’ils utilisent seraient tout à fait éligibles pour être Öko-Tex mais cela leur coute trop cher de demander la certification ».   « Quand on voit comment l’Italie a su préserver leur industrie, il y a quand même pas mal de questions à se poser. Pourquoi est-ce qu’on se met des réglementations supérieures à celles qu’ont les autres, est-ce que la réglementation de base n’était pas suffisante ? Je crois qu’on a toujours une capacité à faire de l’administratif plus plus plus, et donc qui rendent toutes choses toujours plus compliquées. Après, je pense qu’il y a quelque chose certainement à creuser dans l’histoire des transmissions, successions, depuis, il y a des choses qui ont été faites, avec la loi Dutreil, il y a quand même des choses qui ont été faites, mais quand je vois tous les gens avec qui on travaille en Italie, ce sont des familles, donc ça veut dire, ce n’est pas des capitaux extérieurs, ce sont des gens qui ont gardé des entreprises avec 800, 1000 salariés, ce n’est pas des petites entreprises mais qui sont familiales. En France, on ne connait pas ça, très peu. »   « Ce que cherche le consommateur, c’est l’attachement à l’humain et à la nature, c’est-à-dire, la protection de l’environnement au maximum, c’est autant que faire se peut, que les choses soient faites proprement, sainement et en respectant les Hommes. »   « On a été attaqué, la PETA a attaqué, sur le reportage des chèvres mohairs, les grandes marques ont utilisées en disant « n’achetez plus de mohair ». En réalité, elles en consomment très peu parce que c’est une matière chère, elles avaient décidé de ne plus en acheter donc elles ont utilisé cet argument. C’était très choquant quand on connait l’histoire parce que pour la Rana Plaza, les 110 personnes qui sont mortes écrasées sous les trucs, elles n’ont pas fait de bruits, et elles continuent à faire fabriquer en Ethiopie maintenant dans des conditions où les humains sont traités pires que les chèvres qu’on voyait dans le reportage. Sans compter que, pour nous éleveurs, de voir ces images, la manière dont elles étaient montées c’était très choquant pour pleins de raisons. C’était vraiment un reportage à charge et c’était très malhonnête de faire des choses comme ça mais bon, on sait la force des médias et on sait comme c’est facile de mettre cote à cote des images et de faire passer une idée, qui n’est pas une idée juste. Par contre, l’utilisation par les grandes marques, c’était H&M, Zara, ça s’est scandaleux, ça devrait être dénoncé beaucoup plus. »   « On a un effort à faire connaître ce que l’on fait, à faire partager la passion de ce que l’on fait. »   4. RÉFÉRENCES   Missègle Fondation Hermès Matali Crasset Episode Baserange Ardelaine Laines paysannes REACH Öko-Tex Pierre Fabre Rana Plaza
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#03 Myriam Joly — Missègle — Préserver les savoir-faire textiles de nos régions

Ensemble, créons plus qu'une marque de vêtements! ????? Découvrez RÉUNI, mon nouveau projet Suivez les aventures de RÉUNI sur Instagram I Twitter I Linkedin I Facebook  Last but not least pour participer à la création de RÉUNI et de son 1er produit c'est par ICI Aujourd'hui, Myriam Joly, fondatrice de Missègle, nous reçoit chez elle, dans le Tarn, dans l'atelier où sont fabriqués à partir de fibres naturelles ses chaussettes et ses pulls. À l'origine de la filière de laine mohair made in France, Myriam est pour nous une Wonder Woman qui malgré les difficultés protège les savoir-faire textiles de sa région avec passion et conviction. Découvrez notre conversation avec Myriam, une femme d'action exceptionnelle, intègre et lauréate du trophée national de l'association Femmes Chefs d'Entreprises. Bonne écoute !  1. QUICK BIO   Myriam Joly sort de l’école d’ingénieurs agricoles de PURPAN à Toulouse en 1983. Dès le début, elle a envie de « s’installer en agriculture avec une production de fibre mohair ». N’existant pas d’élevage de chèvres angoras en France, elle part au Texas en chercher une quarantaine. Elle vend ensuite la laine brute en direct.   En 1985, elle monte avec d'autres éleveurs une petite filière de transformation du mohair Made in France. Avec l'aide d'industriels locaux, ils produisent des pelotes de laine, des couvertures et d'autres pie?ces tisse?es et tricote?es qu'ils revendent en direct.  En 1994, Myriam fonde Missègle et se lance dans la vente par correspondance d'accessoires tissés et tricotés à partir de fibres naturelles — mohair, laine me?rinos, cachemire, alpaga, duvet de yack, soie, coton peigne? longues fibres — dont une petite provient du troupeau originel. 4. En 2007, un de ses fournisseurs fait faillite. Elle se demande si elle doit laisser tomber le savoir-faire ou continuer à se battre : le choix est vite fait ! Elle relance l’entreprise et devient cheffe d’entreprise textile. Persuadée que l’industrialisation reviendrait en France, elle reprend les métiers à tricoter.   Ses valeurs sont fortes et son combat l’est d’autant plus : sauvegarder les savoir-faire textiles et les métiers traditionnels. Cependant, les obstacles sont omniprésents.   « L’industrie textile, si elle développe autant de produits synthétiques, c’est parce qu’il y a une histoire de coût mais aussi une histoire d’industriabilité. C’est beaucoup plus facile de travailler des matières synthétiques que des matières naturelles, parce qu’elles sont toujours différentes, elles vont réagir différemment, on va avoir des histoires de retraits, de couleurs, de battus, plein de problèmes parce que c’est de la matière vivante, et c’est différent. C’est compliqué à travailler. »   « Il manque des pans entiers de l’industrie textile en France : il manque le lavage et le peignage, qu’on est obligé de faire en Italie. »   « Par contre, on n’a pas de teinturier qui soit Öko-Tex en France, et tout simplement, en bon français, on a une réglementation européenne et on a mis trois étages de plus. Les réglementations qui ont été mises en France pour avoir Öko-Tex sont supérieures aux réglementations qu’ont les italiens. En fait, ça coûte une blinde de faire une réglementation Öko-Tex. Nous, on travaille avec deux teinturiers, les deux pourraient avoir Öko-Tex, parce que les produits qu’ils utilisent seraient tout à fait éligibles pour être Öko-Tex mais cela leur coûte trop cher de demander la certification ».   De plus, pour pérenniser ces métiers traditionnels, il y a une question de succession. Pour attirer les jeunes vers ces métiers-là, « on a un effort à faire connaître ce que l’on fait, à faire partager la passion de ce que l’on fait. »   Aujourd’hui, Missègle représente 30 personnes en CDI, et il y a 7 ou 8 personnes qui travaillent la moitié de l’année. Missègle vend uniquement en direct. Quant à l’atelier de production, il produit à 70% pour Missègle et 30% pour d’autres marques.   « Il y a une volonté de ma part de garder une place pour d’autres dans notre atelier. Je pense que c’est indispensable pour nous d’être en lien avec des gens qui vont travailler différemment, aborder la mode d’une autre manière que nous. Moi je ne suis pas du tout une modeuse, la mode, ce n’est pas du tout mon histoire. Ce qui m’intéresse ce sont les matières, l’entreprise et la vente directe de produit que l’on a fabriqué. »   « Dans les 30%, il y a des entreprises avec lesquelles il faut qu’il y ait une rencontre, des gens avec qui on partage des valeurs et avec qui on partage quelque chose de fort. »   Ce qui anime Myriam, c’est le plaisir de faire tourner une entreprise, le plaisir de créer un espace où l'on peut mettre ses valeurs en application. Selon elle, pour être une entreprise la plus transparente et sustainable possible, il faut être en accord avec soi-même.   2. SE RETROUVER DANS L’ÉPISODE   1:14 Myriam se présente et revient sur son parcours. 24:40 Les matières utilisées, ce qui l’anime, comment faire la marque la plus honnête du monde. 34:12 Tour de l’atelier et explications sur leur fonctionnement. 48:41 Les jeunes et leur rapport au travail artisanal, les gens qui se battent pour sauvegarder l’artisanat.   3. CITATIONS   « Il y a une volonté de ma part de garder une place pour d’autres dans notre atelier. Je pense que c’est indispensable pour nous d’être en lien avec des gens qui vont travailler différemment, aborder la mode d’une autre manière que nous. Moi je ne suis pas du tout une modeuse, la mode, ce n’est pas du tout mon histoire. Ce qui m’intéresse ce sont les matières, l’entreprise et la vente directe de produit que l’on a fabriqué. »     « L’atelier de production produit à 70% pour Missègle et 30% pour d’autres marques. Dans les 30%, il y a des entreprises avec lesquelles il faut qu’il y ait une rencontre, des gens avec qui on partage des valeurs et avec qui on partage quelque chose de fort. »     « L’industrie textile, si elle développe autant de produits synthétiques, c’est parce qu’il y a une histoire de coût mais aussi une histoire d’industriabilité. C’est beaucoup plus facile de travailler des matières synthétiques que des matières naturelles, parce qu’elles sont toujours différentes, elles vont réagir différemment, on va avoir des histoires de retraits, de couleurs, de battus, plein de problèmes parce que c’est de la matière vivante, et c’est différent. C’est compliqué à travailler. »   « Il manque des pans entiers de l’industrie textile en France : il manque le lavage et le peignage, qu’on est obligé de faire en Italie. »   « En France et en Europe, on a des réglementations extrêmement strictes qui s’appellent réglementation REACH sur tous ces produits, et tous les teinturiers en France travaillent dans ces conditions-là et dans ce cadre-là. On a vraiment une garantie que les choses sont faites dans de très bonnes conditions. »   « Par contre, on n’a pas de teinturier qui soit Öko-Tex en France, et tout simplement, en bon français, on a une réglementation européenne et on a mis trois étages de plus. Les réglementations qui ont été mises en France pour avoir Öko-Tex sont supérieures aux réglementations qu’ont les italiens. En fait, ça coûte une blinde de faire une réglementation Öko-Tex. Nous, on travaille avec deux teinturiers, les deux pourraient avoir Öko-Tex, parce que les produits qu’ils utilisent seraient tout à fait éligibles pour être Öko-Tex mais cela leur coute trop cher de demander la certification ».   « Quand on voit comment l’Italie a su préserver leur industrie, il y a quand même pas mal de questions à se poser. Pourquoi est-ce qu’on se met des réglementations supérieures à celles qu’ont les autres, est-ce que la réglementation de base n’était pas suffisante ? Je crois qu’on a toujours une capacité à faire de l’administratif plus plus plus, et donc qui rendent toutes choses toujours plus compliquées. Après, je pense qu’il y a quelque chose certainement à creuser dans l’histoire des transmissions, successions, depuis, il y a des choses qui ont été faites, avec la loi Dutreil, il y a quand même des choses qui ont été faites, mais quand je vois tous les gens avec qui on travaille en Italie, ce sont des familles, donc ça veut dire, ce n’est pas des capitaux extérieurs, ce sont des gens qui ont gardé des entreprises avec 800, 1000 salariés, ce n’est pas des petites entreprises mais qui sont familiales. En France, on ne connait pas ça, très peu. »   « Ce que cherche le consommateur, c’est l’attachement à l’humain et à la nature, c’est-à-dire, la protection de l’environnement au maximum, c’est autant que faire se peut, que les choses soient faites proprement, sainement et en respectant les Hommes. »   « On a été attaqué, la PETA a attaqué, sur le reportage des chèvres mohairs, les grandes marques ont utilisées en disant « n’achetez plus de mohair ». En réalité, elles en consomment très peu parce que c’est une matière chère, elles avaient décidé de ne plus en acheter donc elles ont utilisé cet argument. C’était très choquant quand on connait l’histoire parce que pour la Rana Plaza, les 110 personnes qui sont mortes écrasées sous les trucs, elles n’ont pas fait de bruits, et elles continuent à faire fabriquer en Ethiopie maintenant dans des conditions où les humains sont traités pires que les chèvres qu’on voyait dans le reportage. Sans compter que, pour nous éleveurs, de voir ces images, la manière dont elles étaient montées c’était très choquant pour pleins de raisons. C’était vraiment un reportage à charge et c’était très malhonnête de faire des choses comme ça mais bon, on sait la force des médias et on sait comme c’est facile de mettre cote à cote des images et de faire passer une idée, qui n’est pas une idée juste. Par contre, l’utilisation par les grandes marques, c’était H&M, Zara, ça s’est scandaleux, ça devrait être dénoncé beaucoup plus. »   « On a un effort à faire connaître ce que l’on fait, à faire partager la passion de ce que l’on fait. »   4. RÉFÉRENCES   Missègle Fondation Hermès Matali Crasset Episode Baserange Ardelaine Laines paysannes REACH Öko-Tex Pierre Fabre Rana Plaza
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#02 Blandine Legait — Baserange — Comment passer au-dessus des dictats imposés par le marketing!

Ensemble, créons plus qu'une marque de vêtements! ????? Découvrez RÉUNI, mon nouveau projet Suivez les aventures de RÉUNI sur Instagram I Twitter I Linkedin I Facebook  Last but not least pour participer à la création de RÉUNI et de son 1er produit c'est par ICI Pour le deuxième épisode de Building RÉUNI, on est ravi de recevoir Blandine Legait, co-fondatrice de Baserange, une marque de vêtements réalisés à partir de fibres naturelles et de matière recyclés. Blandine partage avec nous son aventure et nous explique comment passer au-dessus des dictats imposés par le marketing.  3 raisons pour lesquelles Baserange nous inspire : 1. Son approche inclusive et féministe  Exit les modèles de perfection imposés. Dans sa com, Baserange propose des images différentes de ce qui se fait habituellement, bien plus proches de la réalité et qui mettent en valeur l'individualité de chaque femme.  2. L'organisation décentralisée de Baserange Blandine et Marie-Louise se sont données la liberté d'habiter là où elles ont toujours voulu habiter. Blandine est basée à Castelginest en Haute-Garonne dans le sud-ouest prêt de Toulouse ; Marie-Louise vit entre Copenhague et Los Angeles ; les designers vivent à New York, Londres, Paris ; le photographe à New York. Baserange a une boutique à Tokyo, une autre à Melbourne. C’est complètement globalisé tout en restant à taille humaine.  3.L'engagement depuis le premier jour de Baserange « Au début, on s’est dit qu’on voulait faire des pièces assez minimales dans des matières les plus écologiques possibles. C’est vrai que ça nous a paru quand même être la base en 2011, 2012 de partir sur de l’écoresponsable, il y a quelque chose de fondamental. On ne va pas retourner fabriquer en Chine, faire des allers/retours de cargo. » 1. QUICK BIO Co-fondatrice de Baserange, Blandine Legait grandit à La Rochelle. Après plusieurs essais (Maths Sup Bio, fac, école d’ingénierie chimie), elle décide de reprendre la fac en travaillant en parallèle pour Hold Up, une marque de vêtements de skate. Elle fait ses stages dans les usines textiles de teintures puis de polyamide. Elle est ensuite embauchée chez FTB, une entreprise qui fabrique des vêtements de travail où elle est cheffe de projet pendant 2 ans. Après cette expérience, elle re-postule et est admise à l’IFM, cursus management de la mode où « elle apprend à être le binôme des créatifs ». Ultérieurement, elle travaille chez Surface to Air pendant 8 ans. Son mari obtient un travail à Toulouse, elle décide de le suivre. Là-bas, elle rencontre Marie-Louise Mogensen, sa future associée, qui a déjà une marque pour enfants, écologique et intemporelle. Elles deviennent amies et décident de monter un projet ensemble : Baserange.   Lors de ses expériences précédentes, Blandine a vu l’envers du décor : « En tant que responsable de production, je voyais les allers/retours des tissus qu’on achetait en Italie, qu’on envoyait en Asie, qu’on faisait revenir. Parallèlement à ça, je déjeunais régulièrement avec Sébastien de Veja et je me disais, bon il y a quand même mieux à faire » Il était donc primordial pour elles de faire les choses correctement. Leurs vêtements sont faits à partir de fibres naturelles et de contenus recyclés (mohair, laine, yack, alpaga, mérinos, soie, cupro, modal, tencel...)   Baserange est rentable dès la première année, « grâce au wholesale » selon elle. Aussi grâce aux bons clients de Marie-Louise à New-York. Là-bas, le styliste de Rihanna leur achète quelques vêtements pour le clip de Diamonds.   Leur philosophie :  « Ce qu’on voudrait, c’est que les clientes s’identifient plus aux femmes qui posent pour nous et puis prennent part à l’histoire de la marque comme ça, sans avoir de modèle de perfection imposée. La philosophie globale c’est : les femmes se sentent confortables dans leurs vêtements mais aussi avec qui elles sont, avec leur individualité. C’est un message un peu féministe mais sans jamais dire, « ça c’est juste, ça ce n’est pas juste ». On fait les choses un peu à notre manière sans dire que le reste n’est pas bien, c’est juste proposer un autre modèle et des images différentes »   Elles essaient de se défaire du carcan du marketing :  « C’est un peu en s’exposant à des images différentes, c’est en s’ouvrant l’esprit avec l’art, les expos que l’on s’ouvre à d’autres choses. Evidemment que si on ne regarde que la publicité, on va être quelqu’un d’hyper fermé. On se dépollue pas mal en regardant les choses telles qu’elles sont et en regardant des images faites différemment » Leur méthode de travail est pour le moins avant-gardiste : Elle à Toulouse, Marie-Louise entre Los Angeles et Copenhague, elles n’ont jamais habité dans la même ville, mais voyagent beaucoup ensemble.   Pour travailler efficacement malgré la distance, ils communiquent beaucoup, font régulièrement des Skype pour parler des sujets qui leur tiennent à cœur mais ils sont tous assez libres. 2. SE RETROUVER DANS L’ÉPISODE   01:28 Blandine présente son parcours depuis son enfance à aujourd’hui. 10:06 Les débuts de Baserange, trouver des matières naturelles en 2012, comment remonter la filière. 20:23 Les informations demandées par les marques, les différents milestones de progression vers le sustainable, l’ADN de la marque, leur mode de travail et les best practices pour travailler. 29:40 Est-ce qu’elle ferait les choses différemment dans le mode d’organisation du travail, les matières qu’elles utilisent. 42:59 Est-ce que ce n’est pas antinomique de créer des vêtements en 2019, le transport et le packaging, est-ce qu’il faut mettre en avant le 100% recyclable. 48:49 L’inclusivité, le body positive, le féminisme : comment en parler lorsque l’on est un homme, comment se détacher des cadres du marketing. 57:28 Leur stratégie communication et marketing.   3. CITATIONS   « Au début, on s’est dit qu’on voulait faire des pièces assez minimales dans des matières les plus écologiques possibles. C’est vrai que ça nous a paru quand même être la base en 2011, 2012 de partir sur de l’écoresponsable, il y a quelque chose de fondamental. On ne va pas retourner fabriquer en Chine, faire des allers/retours de cargo. »    « En tant que responsable de production, je voyais les allers/retours des tissus qu’on achetait en Italie, qu’on envoyait en Asie, qu’on faisait revenir. Parallèlement à ça, je déjeunais régulièrement avec Sébastien de Veja et je me disais, bon il y a quand même mieux à faire. »    « Je voudrais bien mettre en place une filière de coton bio. Les filières c’est quelque chose, pour des petits comme nous, de vraiment difficile à trouver et à gérer, du début jusqu’à la fin c’est difficile. Nous, on est souvent bloqué au niveau des fabricants de tissus qui ne veulent pas nous dire d’où viennent leurs fibres. »    « On se base sur les certifications, c’est la seule chose qu’on a. Si on veut être crédible jusqu’au bout, il n’y a qu'avec les certifications que les gens vont vraiment être sûrs. »    « Quand on revient avec une demande de Net à Porter ou des Galeries Lafayette, voir nos producteurs en disant « voilà ce qu’ils veulent », et maintenant vous allez être obligé de nous dire d’où viennent les choses, et si vous pouvez avoir des certificats ou pas, et donc ça, ça nous aide beaucoup parce qu’avant on demandait et en tant que petit, on n’avait pas énormément de réponse."   « La meilleure chose, c’est la proximité avec les usines, avec les fabricants, de bien les connaitre, c’était vraiment la meilleure chose qui nous protégeait de ces problèmes de sous-traitance, ou après, on perd complètement le lien et on ne sait pas comment ça se passe. »    « Le côté écologique, on ne le met plus spécialement en avant parce cela nous paraît être un comportement de base. C’est comme recycler chez soi, on essaye de faire les choses bien c’est tout. Là où on a vraiment travaillé de manière un peu plus particulière, c’est au niveau des images. C’est quand même une pensée un petit peu globale d’avoir une entreprise qui est vraiment humaine à tous les niveaux, aussi bien au niveau de la production, donc du rapport avec les fournisseurs mais aussi du rapport avec les jeunes femmes qui vont poser pour nous, et des clientes. Dans les images, on travaille avec des femmes de tout type, tout âge, toute origine, pour qui ce n’est pas forcément le métier de faire du mannequinat. »    « Ce qu’on voudrait c’est que les femmes s’identifient plus aux femmes qui posent pour nous et puis prennent part à l’histoire de la marque comme ça, sans avoir de modèle de perfection imposée. La philosophie globale c’est : les femmes se sentent confortables dans leurs vêtements mais aussi avec qui elles sont, avec leur individualité. C’est un message un peu féministe mais sans jamais dire, ça c’est juste, ça ce n’est pas juste. On fait les choses un peu à notre manière sans dire que le reste n’est pas bien, c’est juste proposer un autre modèle et des images différentes. »   4. RÉFÉRENCES   Baserange IFM Surface to Air  Bansky Rihanna – Diamonds Sébastien Kopp Véja GOTS FSC Net à porter Galeries Lafayette Règlement REACH Patagonia Missegle Öko-Tex Paprec Go Green DHL Hopaal Centre Commercial Le Bon Marché Merci Pour contacter Base Range : infos@baserange.fr
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#02 Blandine Legait — Baserange — Comment passer au-dessus des dictats imposés par le marketing!

Ensemble, créons plus qu'une marque de vêtements! ????? Découvrez RÉUNI, mon nouveau projet Suivez les aventures de RÉUNI sur Instagram I Twitter I Linkedin I Facebook  Last but not least pour participer à la création de RÉUNI et de son 1er produit c'est par ICI Pour le deuxième épisode de Building RÉUNI, on est ravi de recevoir Blandine Legait, co-fondatrice de Baserange, une marque de vêtements réalisés à partir de fibres naturelles et de matière recyclés. Blandine partage avec nous son aventure et nous explique comment passer au-dessus des dictats imposés par le marketing.  3 raisons pour lesquelles Baserange nous inspire : 1. Son approche inclusive et féministe  Exit les modèles de perfection imposés. Dans sa com, Baserange propose des images différentes de ce qui se fait habituellement, bien plus proches de la réalité et qui mettent en valeur l'individualité de chaque femme.  2. L'organisation décentralisée de Baserange Blandine et Marie-Louise se sont données la liberté d'habiter là où elles ont toujours voulu habiter. Blandine est basée à Castelginest en Haute-Garonne dans le sud-ouest prêt de Toulouse ; Marie-Louise vit entre Copenhague et Los Angeles ; les designers vivent à New York, Londres, Paris ; le photographe à New York. Baserange a une boutique à Tokyo, une autre à Melbourne. C’est complètement globalisé tout en restant à taille humaine.  3.L'engagement depuis le premier jour de Baserange « Au début, on s’est dit qu’on voulait faire des pièces assez minimales dans des matières les plus écologiques possibles. C’est vrai que ça nous a paru quand même être la base en 2011, 2012 de partir sur de l’écoresponsable, il y a quelque chose de fondamental. On ne va pas retourner fabriquer en Chine, faire des allers/retours de cargo. » 1. QUICK BIO Co-fondatrice de Baserange, Blandine Legait grandit à La Rochelle. Après plusieurs essais (Maths Sup Bio, fac, école d’ingénierie chimie), elle décide de reprendre la fac en travaillant en parallèle pour Hold Up, une marque de vêtements de skate. Elle fait ses stages dans les usines textiles de teintures puis de polyamide. Elle est ensuite embauchée chez FTB, une entreprise qui fabrique des vêtements de travail où elle est cheffe de projet pendant 2 ans. Après cette expérience, elle re-postule et est admise à l’IFM, cursus management de la mode où « elle apprend à être le binôme des créatifs ». Ultérieurement, elle travaille chez Surface to Air pendant 8 ans. Son mari obtient un travail à Toulouse, elle décide de le suivre. Là-bas, elle rencontre Marie-Louise Mogensen, sa future associée, qui a déjà une marque pour enfants, écologique et intemporelle. Elles deviennent amies et décident de monter un projet ensemble : Baserange.   Lors de ses expériences précédentes, Blandine a vu l’envers du décor : « En tant que responsable de production, je voyais les allers/retours des tissus qu’on achetait en Italie, qu’on envoyait en Asie, qu’on faisait revenir. Parallèlement à ça, je déjeunais régulièrement avec Sébastien de Veja et je me disais, bon il y a quand même mieux à faire » Il était donc primordial pour elles de faire les choses correctement. Leurs vêtements sont faits à partir de fibres naturelles et de contenus recyclés (mohair, laine, yack, alpaga, mérinos, soie, cupro, modal, tencel...)   Baserange est rentable dès la première année, « grâce au wholesale » selon elle. Aussi grâce aux bons clients de Marie-Louise à New-York. Là-bas, le styliste de Rihanna leur achète quelques vêtements pour le clip de Diamonds.   Leur philosophie :  « Ce qu’on voudrait, c’est que les clientes s’identifient plus aux femmes qui posent pour nous et puis prennent part à l’histoire de la marque comme ça, sans avoir de modèle de perfection imposée. La philosophie globale c’est : les femmes se sentent confortables dans leurs vêtements mais aussi avec qui elles sont, avec leur individualité. C’est un message un peu féministe mais sans jamais dire, « ça c’est juste, ça ce n’est pas juste ». On fait les choses un peu à notre manière sans dire que le reste n’est pas bien, c’est juste proposer un autre modèle et des images différentes »   Elles essaient de se défaire du carcan du marketing :  « C’est un peu en s’exposant à des images différentes, c’est en s’ouvrant l’esprit avec l’art, les expos que l’on s’ouvre à d’autres choses. Evidemment que si on ne regarde que la publicité, on va être quelqu’un d’hyper fermé. On se dépollue pas mal en regardant les choses telles qu’elles sont et en regardant des images faites différemment » Leur méthode de travail est pour le moins avant-gardiste : Elle à Toulouse, Marie-Louise entre Los Angeles et Copenhague, elles n’ont jamais habité dans la même ville, mais voyagent beaucoup ensemble.   Pour travailler efficacement malgré la distance, ils communiquent beaucoup, font régulièrement des Skype pour parler des sujets qui leur tiennent à cœur mais ils sont tous assez libres. 2. SE RETROUVER DANS L’ÉPISODE   01:28 Blandine présente son parcours depuis son enfance à aujourd’hui. 10:06 Les débuts de Baserange, trouver des matières naturelles en 2012, comment remonter la filière. 20:23 Les informations demandées par les marques, les différents milestones de progression vers le sustainable, l’ADN de la marque, leur mode de travail et les best practices pour travailler. 29:40 Est-ce qu’elle ferait les choses différemment dans le mode d’organisation du travail, les matières qu’elles utilisent. 42:59 Est-ce que ce n’est pas antinomique de créer des vêtements en 2019, le transport et le packaging, est-ce qu’il faut mettre en avant le 100% recyclable. 48:49 L’inclusivité, le body positive, le féminisme : comment en parler lorsque l’on est un homme, comment se détacher des cadres du marketing. 57:28 Leur stratégie communication et marketing.   3. CITATIONS   « Au début, on s’est dit qu’on voulait faire des pièces assez minimales dans des matières les plus écologiques possibles. C’est vrai que ça nous a paru quand même être la base en 2011, 2012 de partir sur de l’écoresponsable, il y a quelque chose de fondamental. On ne va pas retourner fabriquer en Chine, faire des allers/retours de cargo. »    « En tant que responsable de production, je voyais les allers/retours des tissus qu’on achetait en Italie, qu’on envoyait en Asie, qu’on faisait revenir. Parallèlement à ça, je déjeunais régulièrement avec Sébastien de Veja et je me disais, bon il y a quand même mieux à faire. »    « Je voudrais bien mettre en place une filière de coton bio. Les filières c’est quelque chose, pour des petits comme nous, de vraiment difficile à trouver et à gérer, du début jusqu’à la fin c’est difficile. Nous, on est souvent bloqué au niveau des fabricants de tissus qui ne veulent pas nous dire d’où viennent leurs fibres. »    « On se base sur les certifications, c’est la seule chose qu’on a. Si on veut être crédible jusqu’au bout, il n’y a qu'avec les certifications que les gens vont vraiment être sûrs. »    « Quand on revient avec une demande de Net à Porter ou des Galeries Lafayette, voir nos producteurs en disant « voilà ce qu’ils veulent », et maintenant vous allez être obligé de nous dire d’où viennent les choses, et si vous pouvez avoir des certificats ou pas, et donc ça, ça nous aide beaucoup parce qu’avant on demandait et en tant que petit, on n’avait pas énormément de réponse."   « La meilleure chose, c’est la proximité avec les usines, avec les fabricants, de bien les connaitre, c’était vraiment la meilleure chose qui nous protégeait de ces problèmes de sous-traitance, ou après, on perd complètement le lien et on ne sait pas comment ça se passe. »    « Le côté écologique, on ne le met plus spécialement en avant parce cela nous paraît être un comportement de base. C’est comme recycler chez soi, on essaye de faire les choses bien c’est tout. Là où on a vraiment travaillé de manière un peu plus particulière, c’est au niveau des images. C’est quand même une pensée un petit peu globale d’avoir une entreprise qui est vraiment humaine à tous les niveaux, aussi bien au niveau de la production, donc du rapport avec les fournisseurs mais aussi du rapport avec les jeunes femmes qui vont poser pour nous, et des clientes. Dans les images, on travaille avec des femmes de tout type, tout âge, toute origine, pour qui ce n’est pas forcément le métier de faire du mannequinat. »    « Ce qu’on voudrait c’est que les femmes s’identifient plus aux femmes qui posent pour nous et puis prennent part à l’histoire de la marque comme ça, sans avoir de modèle de perfection imposée. La philosophie globale c’est : les femmes se sentent confortables dans leurs vêtements mais aussi avec qui elles sont, avec leur individualité. C’est un message un peu féministe mais sans jamais dire, ça c’est juste, ça ce n’est pas juste. On fait les choses un peu à notre manière sans dire que le reste n’est pas bien, c’est juste proposer un autre modèle et des images différentes. »   4. RÉFÉRENCES   Baserange IFM Surface to Air  Bansky Rihanna – Diamonds Sébastien Kopp Véja GOTS FSC Net à porter Galeries Lafayette Règlement REACH Patagonia Missegle Öko-Tex Paprec Go Green DHL Hopaal Centre Commercial Le Bon Marché Merci Pour contacter Base Range : infos@baserange.fr
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#01— Marie Dewet — MaisonCléo — La sincérité, ça paie !

Ensemble, créons plus qu'une marque de vêtements! ????? Découvrez RÉUNI, mon nouveau projet Suivez les aventures de RÉUNI sur Instagram I Twitter I Linkedin I Facebook  Last but not least pour participer à la création de RÉUNI et de son 1er produit c'est par ICI 3 raisons pour lesquelles Marie nous inspire : 1. Son engagement. Marie est sans concession sur le choix des matières et n'utilise que des restes de tissus : « C’est que du tissu naturel, il y a 0% de synthétique dans nos tissus. Même si j’en trouve avec 1% de polyester dedans, je vais pas le prendre » 2. Son rapport à l'argent. Marie ne souhaite pas faire grossir sa marque à tout prix et jusqu'à présent ne se paie pas avec Maison Cléo. Son shop n’ouvre que les mercredis à 18h30. Elle vend volontairement 20 à 30 pièces, pas plus, puis ferme le shop. Sa récompense, elle est ailleurs : « Il y a plein de personnes qui nous disent que depuis qu’elles connaissent notre marque, elles font vraiment plus attention à la façon dont elle consomment. C’est ça mon salaire » 3. Ses valeurs : authenticité et naturel, dans les matières comme la communication.  Au premier abord, on pourrait prendre ça pour de la candeur. Mais Marie est sans filtre, sans posture, juste sincère. Un vrai vent de fraîcheur.  1. QUICK BIO Fondatrice de MaisonCléo, Marie est née dans le Pas de Calais. Sa maman est couturière depuis l’âge de 14 ans. Après des études de communication, Marie a eu plusieurs expériences, toutes dans la mode : Modetrotter, Emmanuelle Lebas, Juliette Laloë. Aujourd’hui, en plus d’être la créatrice de Maison Cléo, elle est VIP service Team Leader chez Vestiaire Collective. Quant à Maison Cléo, tout commence à Noël 2016 : « C’était à un moment où j’étais de plus en plus intéressée par vouloir acheter des vêtements Made in France mais en même temps faits dans des matières naturelles, et je trouvais aucune marque qui proposait ça, ou alors c’était hors de prix. Du coup j’ai demandé à maman de me faire mes vêtements » Elle dessine alors un vêtement que sa maman coud et reproduit à l’identique. Marie comprend alors qu’il est possible d’en faire quelque chose.  Elle crée donc un compte Instagram et poste des photos de ses vêtements. À la demande de ses followers, elle crée par la suite un site internet puis sa marque en mars 2017 : MaisonCléo (surnom de sa maman qui, plus jeune, ressemblait à Cléopâtre avec ses cheveux courts et noirs, son eye-liner noir et ses gros bijoux dorés). Son processus de création est simple : Marie dessine et, n’ayant pas de connaissance en couture, sa maman lui dit si cela est réalisable ou non, et si le rendu peut être identique au dessin. Elle se fait à présent accompagner par une assistante, sa maman aussi.  L’explosion de MaisonCléo a lieu lorsque Leandra Medine (@leandramcohen), influenceuse et créatrice du blog Man Repeller comptant plus de 2 millions d’abonnés, lui passe commande et écrit sur elle un article. Quelques minutes après que l’article soit publié, une quarantaine de commandes sont faites. Par la suite, Vogue US lui consacre un article et de nombreuses influenceuses telle qu’Emily Ratajkowski (@Emrata)  portent ses vêtements. Ses objectifs : faire évoluer les mentalités, la façon de consommer (seconde main, matières naturelles, made in France) et prouver que des vêtements faits à la main peuvent être vendus dans des boutiques telles qu’Opening Ceremony.  Selon elle, pour connaître la réelle intention d’une marque, il faut regarder sa démarche depuis le début, même si aujourd’hui, avec le marketing, il est plus facile de tromper le client. Elle considère que les marques doivent changer de stratégie et s’adapter aux demandes des clients en quête de transparence et de bonnes pratiques concernant la fabrication et les matières. « Ce qui me révolte dans la mode, c’est de produire en masse sans savoir ce que les clients voudront » 2. SE RETROUVER DANS L’ÉPISODE 2:30 Marie présente son parcours depuis son enfance à aujourd’hui 8:15 La genèse de MaisonCléo, l’histoire de sa maman, la création de la marque 14:00 Le coup de projecteur de Leandra Medine 18:25 Sa passion pour la mode et le vintage, le processus créatif de Marie et sa maman 20:30 L’équipe de MaisonCléo, les collab, pourquoi vouloir rester petit 24:50 Sa définition du succès et de la réussite 26:30 Consommer autrement, le rôle des marques pour faire changer les choses 30:45 Sa relation avec les influenceurs, le greenwashing, l’avenir de la mode 36:15 Les modèles photo de MaisonCléo, comment Marie crée ses images, fait ses photos et imagine les histoires 38:15 Le choix des matières, ce que Marie pense d’Instagram 43:00 Comment gérer les gens dans une entreprise qui grossit, les raisons du succès de MaisonCléo, ses clientes 49:25 Les marques amies, les marques qui l’inspirent, ce qui révolte Marie dans la mode, ce qui l’enthousiasme 52:50 Ce qu’elle fait pour consommer différemment dans son quotidien, qui elle voudrait entendre dans le podcast, son actualité 3. CITATIONS « C’était à un moment où j’étais de plus en plus intéressée par vouloir acheter des vêtements Made In France mais en même temps faits dans des matières naturelles et je trouvais aucune marque qui proposait du Made In France dans du tissu naturel ou alors c’était hors de prix, du coup j’ai demandé à maman de me faire mes vêtements » « On est au début du changement, les gens sont en train de se rendre compte, ça va prendre beaucoup de temps avant de changer » « C’est que du tissu naturel, il y a 0% de synthétique dans nos tissus. Même si j’en trouve avec 1% de polyester dedans, je vais pas le prendre. C’est des restes de tissus » « Il y a plein de personnes qui nous disent que depuis qu’elles connaissent notre marque, elles font vraiment plus attention à la façon dont elle consomment. C’est ça mon salaire » « Ce qui me révolte dans la mode, c’est de produire en masse sans savoir ce que les clients voudront » « Je trouve dommage que des grosses marques ne profitent pas de leur notoriété pour faire bien les choses et ça c’est frustrant » « On m’appelle Madame bio au boulot :) J’essaie de n’acheter que des trucs locaux, des trucs bio. Dans la cosmétique aussi, je n’achète que des produits bio, France, sans composant chimique, et quand je peux sans contenant » Son geste responsable : « Dans la mode, n’acheter que du seconde main ou du vintage » 4. RÉFÉRENCES MaisonCléo https://www.maisoncleo.com/ Modetrotter https://www.modetrotter.com/fr/ Emmanuelle Lebas https://www.emmanuellelebas.com/fr La Cambre http://www.lacambre.be/fr Juliette Laloë https://www.juliettelaloe.com/ Vestiaire collective https://fr.vestiairecollective.com/ Leandra Medine https://www.instagram.com/leandramcohen/?hl=fr Man Repeller https://www.manrepeller.com/ Opening ceremony https://www.openingceremony.com/ Susan Alexandra http://www.susanalexandra.com/ Éternel Éphémère https://www.eternelephemere.eu/shop
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#01— Marie Dewet — MaisonCléo — La sincérité, ça paie !

Ensemble, créons plus qu'une marque de vêtements! ????? Découvrez RÉUNI, mon nouveau projet Suivez les aventures de RÉUNI sur Instagram I Twitter I Linkedin I Facebook  Last but not least pour participer à la création de RÉUNI et de son 1er produit c'est par ICI 3 raisons pour lesquelles Marie nous inspire : 1. Son engagement. Marie est sans concession sur le choix des matières et n'utilise que des restes de tissus : « C’est que du tissu naturel, il y a 0% de synthétique dans nos tissus. Même si j’en trouve avec 1% de polyester dedans, je vais pas le prendre » 2. Son rapport à l'argent. Marie ne souhaite pas faire grossir sa marque à tout prix et jusqu'à présent ne se paie pas avec Maison Cléo. Son shop n’ouvre que les mercredis à 18h30. Elle vend volontairement 20 à 30 pièces, pas plus, puis ferme le shop. Sa récompense, elle est ailleurs : « Il y a plein de personnes qui nous disent que depuis qu’elles connaissent notre marque, elles font vraiment plus attention à la façon dont elle consomment. C’est ça mon salaire » 3. Ses valeurs : authenticité et naturel, dans les matières comme la communication.  Au premier abord, on pourrait prendre ça pour de la candeur. Mais Marie est sans filtre, sans posture, juste sincère. Un vrai vent de fraîcheur.  1. QUICK BIO Fondatrice de MaisonCléo, Marie est née dans le Pas de Calais. Sa maman est couturière depuis l’âge de 14 ans. Après des études de communication, Marie a eu plusieurs expériences, toutes dans la mode : Modetrotter, Emmanuelle Lebas, Juliette Laloë. Aujourd’hui, en plus d’être la créatrice de Maison Cléo, elle est VIP service Team Leader chez Vestiaire Collective. Quant à Maison Cléo, tout commence à Noël 2016 : « C’était à un moment où j’étais de plus en plus intéressée par vouloir acheter des vêtements Made in France mais en même temps faits dans des matières naturelles, et je trouvais aucune marque qui proposait ça, ou alors c’était hors de prix. Du coup j’ai demandé à maman de me faire mes vêtements » Elle dessine alors un vêtement que sa maman coud et reproduit à l’identique. Marie comprend alors qu’il est possible d’en faire quelque chose.  Elle crée donc un compte Instagram et poste des photos de ses vêtements. À la demande de ses followers, elle crée par la suite un site internet puis sa marque en mars 2017 : MaisonCléo (surnom de sa maman qui, plus jeune, ressemblait à Cléopâtre avec ses cheveux courts et noirs, son eye-liner noir et ses gros bijoux dorés). Son processus de création est simple : Marie dessine et, n’ayant pas de connaissance en couture, sa maman lui dit si cela est réalisable ou non, et si le rendu peut être identique au dessin. Elle se fait à présent accompagner par une assistante, sa maman aussi.  L’explosion de MaisonCléo a lieu lorsque Leandra Medine (@leandramcohen), influenceuse et créatrice du blog Man Repeller comptant plus de 2 millions d’abonnés, lui passe commande et écrit sur elle un article. Quelques minutes après que l’article soit publié, une quarantaine de commandes sont faites. Par la suite, Vogue US lui consacre un article et de nombreuses influenceuses telle qu’Emily Ratajkowski (@Emrata)  portent ses vêtements. Ses objectifs : faire évoluer les mentalités, la façon de consommer (seconde main, matières naturelles, made in France) et prouver que des vêtements faits à la main peuvent être vendus dans des boutiques telles qu’Opening Ceremony.  Selon elle, pour connaître la réelle intention d’une marque, il faut regarder sa démarche depuis le début, même si aujourd’hui, avec le marketing, il est plus facile de tromper le client. Elle considère que les marques doivent changer de stratégie et s’adapter aux demandes des clients en quête de transparence et de bonnes pratiques concernant la fabrication et les matières. « Ce qui me révolte dans la mode, c’est de produire en masse sans savoir ce que les clients voudront » 2. SE RETROUVER DANS L’ÉPISODE 2:30 Marie présente son parcours depuis son enfance à aujourd’hui 8:15 La genèse de MaisonCléo, l’histoire de sa maman, la création de la marque 14:00 Le coup de projecteur de Leandra Medine 18:25 Sa passion pour la mode et le vintage, le processus créatif de Marie et sa maman 20:30 L’équipe de MaisonCléo, les collab, pourquoi vouloir rester petit 24:50 Sa définition du succès et de la réussite 26:30 Consommer autrement, le rôle des marques pour faire changer les choses 30:45 Sa relation avec les influenceurs, le greenwashing, l’avenir de la mode 36:15 Les modèles photo de MaisonCléo, comment Marie crée ses images, fait ses photos et imagine les histoires 38:15 Le choix des matières, ce que Marie pense d’Instagram 43:00 Comment gérer les gens dans une entreprise qui grossit, les raisons du succès de MaisonCléo, ses clientes 49:25 Les marques amies, les marques qui l’inspirent, ce qui révolte Marie dans la mode, ce qui l’enthousiasme 52:50 Ce qu’elle fait pour consommer différemment dans son quotidien, qui elle voudrait entendre dans le podcast, son actualité 3. CITATIONS « C’était à un moment où j’étais de plus en plus intéressée par vouloir acheter des vêtements Made In France mais en même temps faits dans des matières naturelles et je trouvais aucune marque qui proposait du Made In France dans du tissu naturel ou alors c’était hors de prix, du coup j’ai demandé à maman de me faire mes vêtements » « On est au début du changement, les gens sont en train de se rendre compte, ça va prendre beaucoup de temps avant de changer » « C’est que du tissu naturel, il y a 0% de synthétique dans nos tissus. Même si j’en trouve avec 1% de polyester dedans, je vais pas le prendre. C’est des restes de tissus » « Il y a plein de personnes qui nous disent que depuis qu’elles connaissent notre marque, elles font vraiment plus attention à la façon dont elle consomment. C’est ça mon salaire » « Ce qui me révolte dans la mode, c’est de produire en masse sans savoir ce que les clients voudront » « Je trouve dommage que des grosses marques ne profitent pas de leur notoriété pour faire bien les choses et ça c’est frustrant » « On m’appelle Madame bio au boulot :) J’essaie de n’acheter que des trucs locaux, des trucs bio. Dans la cosmétique aussi, je n’achète que des produits bio, France, sans composant chimique, et quand je peux sans contenant » Son geste responsable : « Dans la mode, n’acheter que du seconde main ou du vintage » 4. RÉFÉRENCES MaisonCléo https://www.maisoncleo.com/ Modetrotter https://www.modetrotter.com/fr/ Emmanuelle Lebas https://www.emmanuellelebas.com/fr La Cambre http://www.lacambre.be/fr Juliette Laloë https://www.juliettelaloe.com/ Vestiaire collective https://fr.vestiairecollective.com/ Leandra Medine https://www.instagram.com/leandramcohen/?hl=fr Man Repeller https://www.manrepeller.com/ Opening ceremony https://www.openingceremony.com/ Susan Alexandra http://www.susanalexandra.com/ Éternel Éphémère https://www.eternelephemere.eu/shop
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#00 Building RÉUNI

Ensemble, créons plus qu'une marque de vêtements! ????? Découvrez RÉUNI, mon nouveau projet Suivez les aventures de RÉUNI sur Instagram I Twitter I Linkedin I Facebook  Last but not least pour participer à la création de RÉUNI et de son 1er produit c'est par ICI La genèse de RÉUNI Depuis le début du podcast Entreprendre dans la mode, je n’ai jamais cessé d’apprendre de mes invités. Chacun a nourri mes idées et renforcé mon désir d’entreprendre. Dans RÉUNI, il y a un peu de chacun d’eux.  Néanmoins, il y a eu un moment charnière dans la construction de mon projet : ma rencontre avec Marie-France Cohen (épisode #13), co-fondatrice de Bonpoint, Merci et Démodé. Dans un discours rempli d’optimisme et d’espoir, Marie-France appelait les jeunes entrepreneurs à sauver la planète et à s’engager socialement. Cette conversation m’a beaucoup fait réfléchir. En effet, pourquoi créer une énième marque de vêtements quand le monde en compte déjà tant ?  J’ai ressassé ça un moment. Et au final, ce que je crois, c’est qu’on doit continuer à en créer. Parce que les vêtements matérialisent les époques, les cultures. Ils sont les témoins de notre histoire, de notre passage, l’expression du renouvellement et de la vie. Mais si on continue à créer des vêtements, on se doit de mieux les faire. Il y a urgence. Et même si tout cela n’est pas que le fait de notre industrie, on a notre part de responsabilité : on est l’une des plus polluantes, les conditions de travail dans les usines sont parfois indignes, les organisations RH trop souvent archaïques, et l’image de la femme est encore trop dévalorisée et stigmatisée. À partir de là, je me suis dit que si je créais une nouvelle marque de vêtements, la responsabilité et la bienveillance devraient y avoir une place centrale. Pour autant, je ne voulais pas tomber dans les clichés de la marque éco-responsable, durable, ennuyeuse et peu attractive. Je suis designer. J’aime la mode et son histoire. Je ne voulais pas faire de compromis ni sur le style, ni sur la qualité. Créer une marque qui allie une belle esthétique à une dimension sustainable forte est alors devenu mon obsession. Très vite, je me suis demandé comment je pourrais réunir dans une seule pièce tout ce que j’aime dans la mode : la green attitude de Patagonia, la qualité, le savoir-faire et la longévité d’Hermès, le twist de Jacquemus ou de Céline sous Phoebe Philo, et l’accessibilité prix d’Asphalte ou Sézane. Il y a encore trop peu de marques qui essaient de réunir tout ça. C’est dommage. Alors, à force d’interviews, de rencontres, d’échanges et de réflexions, j’ai décidé de changer la donne. J’ai rassemblé autour de ce projet des proches et des amis. Et ensemble on a créé RÉUNI, une marque de prêt-à-porter et d’accessoires pour femmes dont j’aimerais vous présenter en avant-première les grandes lignes. Avec RÉUNI, on veut:  1. Développer les classiques du vestiaire féminin 2. Promouvoir des valeurs et un lifestyle qui nous inspirent : un retour à la nature et aux choses qui comptent vraiment. On aime les plaisirs simples : se retrouver en famille, entre amis, autour d’un bon repas. On veut croquer la vie à pleines dents, se sentir vivant.e, en harmonie avec soi, les autres et la nature. Pour nous Réuni, c’est de la bienveillance, du partage, la joie d’être ensemble, réuni quoi :) Et on essaie de le retranscrire dans notre univers visuel. Allez voir notre page Instagram et notre vidéo manifeste.  3. Co-créer la marque et les vêtements avec une communauté de personnes qui partagent ces valeurs. D’ailleurs, ce serait super si vous pouviez participer à la création de Réuni et du 1er produit en répondant à notre questionnaire juste ici : http://bit.ly/timeless-sweater-reuni 4. Défendre une nouvelle façon de produire et de consommer (moins mais mieux) plus respectueuse de la nature et de l’humain : on ne crée qu’un produit à la fois et on le propose en précommande. Soit zéro gaspillage. Notre 1er produit sera le gros pull d’hiver — j’avoue, en plein été, c’est assez osé :) Il sera dispo en précommande dès début octobre si tout va bien.  5. Remettre la qualité et le savoir-faire au coeur du produit avec un seul objectif en tête : la durabilité de nos vêtements. Toujours dans cette logique de produire moins mais mieux, on veut faire des vêtements qui durent longtemps (? fast fashion). En étant focalisé.e sur 1 produit, qui répondra parfaitement aux attentes de nos clients grâce au questionnaire, on peut créer un bijou. 6. Être une marque responsable. Vous le savez peut être, la sustainability c’est mon cheval de bataille. Alors nos vêtements seront conçus à partir de matières naturelles recyclées à chaque fois que c’est possible, et toujours recyclables. Et on mettra tout en oeuvre pour remplir les objectifs du 2030 agenda for Sustainable Development. 7. Vendre au prix juste grâce à notre modèle direct to consumer et en précommande. Ainsi : zéro intermédiaire, zéro stock, zéro solde, et un prix juste toute l’année. 8. Inclure toutes les femmes dans notre aventure, c.-à-d. toutes les morphologies et toutes les personnalités (#inclusivity #bodypositive) 9. Tout montrer. Être radicalement transparent. Sur l’origine des matières, sur la façon dont on fabrique les vêtements… On publiera nos engagements, nos rapports annuels, les certifications, et on montrera les coulisses de Réuni. 10. Partager les bonnes pratiques et fédérer les clients, les partenaires, les autres marques — tous les acteurs de la mode — autour d’un projet commun : changer les pratiques de notre industrie. Et cela se concrétisera entre autres via notre podcast Building Réuni — au travers duquel on racontera notre histoire et on partagera nos conversations avec des personnes qui font bouger les choses. On espère aussi devenir un acteur actif d’initiatives comme la Paris Good Fashion.
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#00 Building RÉUNI

Ensemble, créons plus qu'une marque de vêtements! ????? Découvrez RÉUNI, mon nouveau projet Suivez les aventures de RÉUNI sur Instagram I Twitter I Linkedin I Facebook  Last but not least pour participer à la création de RÉUNI et de son 1er produit c'est par ICI La genèse de RÉUNI Depuis le début du podcast Entreprendre dans la mode, je n’ai jamais cessé d’apprendre de mes invités. Chacun a nourri mes idées et renforcé mon désir d’entreprendre. Dans RÉUNI, il y a un peu de chacun d’eux.  Néanmoins, il y a eu un moment charnière dans la construction de mon projet : ma rencontre avec Marie-France Cohen (épisode #13), co-fondatrice de Bonpoint, Merci et Démodé. Dans un discours rempli d’optimisme et d’espoir, Marie-France appelait les jeunes entrepreneurs à sauver la planète et à s’engager socialement. Cette conversation m’a beaucoup fait réfléchir. En effet, pourquoi créer une énième marque de vêtements quand le monde en compte déjà tant ?  J’ai ressassé ça un moment. Et au final, ce que je crois, c’est qu’on doit continuer à en créer. Parce que les vêtements matérialisent les époques, les cultures. Ils sont les témoins de notre histoire, de notre passage, l’expression du renouvellement et de la vie. Mais si on continue à créer des vêtements, on se doit de mieux les faire. Il y a urgence. Et même si tout cela n’est pas que le fait de notre industrie, on a notre part de responsabilité : on est l’une des plus polluantes, les conditions de travail dans les usines sont parfois indignes, les organisations RH trop souvent archaïques, et l’image de la femme est encore trop dévalorisée et stigmatisée. À partir de là, je me suis dit que si je créais une nouvelle marque de vêtements, la responsabilité et la bienveillance devraient y avoir une place centrale. Pour autant, je ne voulais pas tomber dans les clichés de la marque éco-responsable, durable, ennuyeuse et peu attractive. Je suis designer. J’aime la mode et son histoire. Je ne voulais pas faire de compromis ni sur le style, ni sur la qualité. Créer une marque qui allie une belle esthétique à une dimension sustainable forte est alors devenu mon obsession. Très vite, je me suis demandé comment je pourrais réunir dans une seule pièce tout ce que j’aime dans la mode : la green attitude de Patagonia, la qualité, le savoir-faire et la longévité d’Hermès, le twist de Jacquemus ou de Céline sous Phoebe Philo, et l’accessibilité prix d’Asphalte ou Sézane. Il y a encore trop peu de marques qui essaient de réunir tout ça. C’est dommage. Alors, à force d’interviews, de rencontres, d’échanges et de réflexions, j’ai décidé de changer la donne. J’ai rassemblé autour de ce projet des proches et des amis. Et ensemble on a créé RÉUNI, une marque de prêt-à-porter et d’accessoires pour femmes dont j’aimerais vous présenter en avant-première les grandes lignes. Avec RÉUNI, on veut:  1. Développer les classiques du vestiaire féminin 2. Promouvoir des valeurs et un lifestyle qui nous inspirent : un retour à la nature et aux choses qui comptent vraiment. On aime les plaisirs simples : se retrouver en famille, entre amis, autour d’un bon repas. On veut croquer la vie à pleines dents, se sentir vivant.e, en harmonie avec soi, les autres et la nature. Pour nous Réuni, c’est de la bienveillance, du partage, la joie d’être ensemble, réuni quoi :) Et on essaie de le retranscrire dans notre univers visuel. Allez voir notre page Instagram et notre vidéo manifeste.  3. Co-créer la marque et les vêtements avec une communauté de personnes qui partagent ces valeurs. D’ailleurs, ce serait super si vous pouviez participer à la création de Réuni et du 1er produit en répondant à notre questionnaire juste ici : http://bit.ly/timeless-sweater-reuni 4. Défendre une nouvelle façon de produire et de consommer (moins mais mieux) plus respectueuse de la nature et de l’humain : on ne crée qu’un produit à la fois et on le propose en précommande. Soit zéro gaspillage. Notre 1er produit sera le gros pull d’hiver — j’avoue, en plein été, c’est assez osé :) Il sera dispo en précommande dès début octobre si tout va bien.  5. Remettre la qualité et le savoir-faire au coeur du produit avec un seul objectif en tête : la durabilité de nos vêtements. Toujours dans cette logique de produire moins mais mieux, on veut faire des vêtements qui durent longtemps (? fast fashion). En étant focalisé.e sur 1 produit, qui répondra parfaitement aux attentes de nos clients grâce au questionnaire, on peut créer un bijou. 6. Être une marque responsable. Vous le savez peut être, la sustainability c’est mon cheval de bataille. Alors nos vêtements seront conçus à partir de matières naturelles recyclées à chaque fois que c’est possible, et toujours recyclables. Et on mettra tout en oeuvre pour remplir les objectifs du 2030 agenda for Sustainable Development. 7. Vendre au prix juste grâce à notre modèle direct to consumer et en précommande. Ainsi : zéro intermédiaire, zéro stock, zéro solde, et un prix juste toute l’année. 8. Inclure toutes les femmes dans notre aventure, c.-à-d. toutes les morphologies et toutes les personnalités (#inclusivity #bodypositive) 9. Tout montrer. Être radicalement transparent. Sur l’origine des matières, sur la façon dont on fabrique les vêtements… On publiera nos engagements, nos rapports annuels, les certifications, et on montrera les coulisses de Réuni. 10. Partager les bonnes pratiques et fédérer les clients, les partenaires, les autres marques — tous les acteurs de la mode — autour d’un projet commun : changer les pratiques de notre industrie. Et cela se concrétisera entre autres via notre podcast Building Réuni — au travers duquel on racontera notre histoire et on partagera nos conversations avec des personnes qui font bouger les choses. On espère aussi devenir un acteur actif d’initiatives comme la Paris Good Fashion.
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