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Podcast
Français Authentique
By Malarki
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Apprendre le français en prenant du plaisir
Ce que je vis en ce moment
Episode in
Français Authentique
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Transcription de l’épisode :
Eh bien, salut chers amis et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Alors aujourd’hui, je te propose un petit épisode personnel pour répondre à une question qu’on m’a beaucoup, beaucoup, beaucoup posée ces derniers temps et j’en suis honoré puisque je vois que les gens prennent des nouvelles, veulent savoir comment ça va.
Et déjà, avant de commencer, je voudrais te mettre en garde, entre guillemets, puisque j’enregistre cet épisode fin mars. Donc on est aujourd’hui le 22 mars 2026, et les choses évoluent tellement vite qu’au moment où toi tu entendras ce podcast, peut-être dans quelques semaines, les choses auront pas mal évoluées, mais c’est pas grave, l’idée ici c’est juste de partager un peu les nouvelles, je l’avais déjà fait avec les membres de mon académie en direct, mais vous êtes nombreux à me contacter pour me demander, bon Johan, comment ça va ? Comment est la situation pour toi ? Puisque j’en ai parlé dans un épisode de podcast déjà il y a quelque temps, je vis à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, depuis 2022, pour plein de raisons que j’explique dans le podcast en question.
Et une des raisons pour lesquelles je suis allé là-bas, c’était parce que ça me donnait un sentiment de sécurité. Cette ville est connue pour la sécurité et face à un certain nombre de choses qui se passaient en France, j’avais vraiment envie de vivre dans un endroit calme et paisible. Et comme vous l’avez vu dans l’actualité, les choses ne se passent pas exactement comme je l’avais imaginé. Et ça fait maintenant que nous sommes au jour 22, je crois, de la guerre qui a débuté, et nous avons été très pris par surprise, nous avons été très surpris, la situation a été très vite tendue, j’ai reçu des messages du monde entier, vraiment, des gens qui me disaient « Bon Johan, comment ça va pour toi et ta famille ? ».
Et en fait, nous, on n’a pas souffert, on n’a pas eu de problèmes particuliers. La situation était bien sûr anxiogène avec des alarmes chaque jour sur le téléphone pour nous dire de nous mettre à l’abri. Ce que nous faisions avec les nouvelles officielles qui nous indiquaient qu’il y avait des interceptions de missiles. Donc c’est forcément une situation anxiogène, et on prend conscience en fait que, eh bien, la situation est bien sûr étrange, mais on s’aperçoit que d’un coup tout peut basculer en fait. Moi j’étais le matin quand ça a démarré, j’avais un rendez-vous chez le kinésithérapeute pour mon genou, je me promenais au bord de la plage, je rentre à la maison. Céline était à la piscine avec Raphaël et nous avons ces nouvelles-là.
Donc mon rôle immédiat à moi ça a été de protéger, de rassurer, d’expliquer et de rester calme. Donc tout ça, ça a été ma première mission à mettre en place avec ma famille puisque j’ai quand même trois enfants qui chacun réagissent différemment en fonction de leur caractère et chacun a aussi une compréhension différente en fonction de l’âge.
Donc moi ce que j’ai commencé à faire c’est prier au maximum pour essayer de rester calme, d’avoir de la force. J’ai filtré les informations parce que tu sais dans ce genre de situation tu as beaucoup ce qu’on appelle de fake news, donc des fausses, des nouvelles fausses, donc il fallait bien faire le tri et protéger ma famille.
Donc j’ai réussi à leur expliquer avec calme ce qui se passait, sans dramatiser, mais sans mentir. On a bien sûr fui le bruit, donc moi je suis déjà très peu présent sur les réseaux sociaux, parce que ça ne sert à rien de se surinformer et d’avoir des informations non fiables.
Et en fait, tu vois que dans ces moments-là, il vaut mieux rester calme, serein et travailler sur les choses qui sont les priorités. Donc, pour moi, c’était prendre soin de ma famille, prendre soin de mon travail parce que j’ai continué à travailler normalement.
Personne n’a vu aucune différence dans le cadre de Français Authentique et ça a été mes deux priorités. Au bout d’un moment, on a décidé d’aller à Al Ain, qui est une ville à une heure et demie de Dubaï, un peu plus calme, pour respirer un peu plus et fuir surtout les alertes qu’on avait sur le téléphone qui sont assez anxiogènes.
Et puis, on a décidé cette semaine, donc au bout d’une vingtaine de jours à peu près, on a décidé de venir passer un peu de temps en France puisque j’ai toujours ma maison ici dans laquelle je rentre chaque été. C’est ma maison de vacances. Et donc nous sommes rentrés ici pour deux semaines parce qu’ils ont annoncé en fait que pendant deux semaines les enfants feraient école à distance donc j’ai jugé que c’était une bonne idée de venir passer deux semaines ici et de rentrer après ces deux semaines tout simplement pour reprendre notre rythme en espérant que les choses se seront calmées.
Mais tu vois, ça m’a fait réaliser que le monde est clairement instable. On a parfois l’impression de vivre dans un monde apaisé.
Et tu sais, il y a eu, après la chute du mur de Berlin, certains ont établi une théorie qu’on a appelée la théorie de la fin de l’histoire. C’était Fukuyama en particulier, qui a remis ça un peu au goût du jour.
Mais il disait, en gros, il y a eu au XXe siècle des guerres mondiales auparavant il y a eu plein plein de guerres. Mais maintenant c’est terminé. On a frôlé la guerre nucléaire entre les blocs américains et soviétiques pendant la guerre froide mais maintenant c’est bon. Le commerce et la mondialisation vont nous sauver. C’était un peu l’idée en fait tu vois que ça c’est une vision qui est fragile, qui est une illusion. La nature humaine est telle que les tensions, les conflits, les rapports de force sont et seront toujours là malheureusement.
Je ne cherche pas à être cynique et négatif, mais je pense que c’est réaliste de le voir comme ça. Et voilà, du coup, tu vois, ça me rappelle finalement qu’on est en pure sécurité nulle part dans ce monde. Et ça crée un certain nombre de doutes, tu vois.
Moi j’avais, si je résume très brièvement, j’ai dit que j’étais parti aux Émirats Arabes Unis pour le climat, enfin la sécurité comme je viens de le dire, le climat, il fait beau toute l’année, il fait trop chaud l’été, mais l’été je venais passer mes vacances en France, la simplicité administrative, il faut être clair.
Je déteste la bureaucratie. Je suis entrepreneur depuis 2011 et j’avais énormément, énormément de documents à remplir. Une bureaucratie et une fiscalité assez lourdes, voire très, très lourdes parfois. Donc, ça a été, bien sûr, une simplification sur ce point-là et un environnement international pour mes enfants.
Quand je vois Raphaël qui est arrivé là-bas, il avait un an et demi quand on est arrivé, il a cinq ans maintenant, il parle anglais super bien, il a un accent natif, c’est le seul qui aura un accent natif, Emma et Tom parlent super bien anglais, donc rien que ça, c’est une richesse formidable pour eux. Ils sont dans un lycée français mais au contact de nationalités diverses et variées, donc ils connaissent le monde et ça, d’un point de vue ouverture d’esprit, c’est imbattable.
C’était impossible à obtenir en restant en France. Toutes ces raisons sont encore valables, tout ce que je te dis. Bien sûr, il y a le point sécurité qui ne l’est plus tout à fait. Nous, on est heureux là-bas, ma famille est heureuse là-bas. Hormis Emma, qui bien souvent aimerait rentrer en France pour être avec ses copines.
Ma réflexion évolue, il y a des doutes forcément qui apparaissent dans ces situations-là, déjà sur le court terme. Est-ce que la situation va se calmer rapidement ? Est-ce qu’on va pouvoir rentrer dans les deux prochaines semaines comme prévu ? Et ensuite, il y a la question long terme. Est-ce que j’ai envie de construire quelque chose durablement là-bas, sachant que c’est un endroit du monde qui est très instable.
Voilà, je pense que c’est le meilleur terme, et ça je le savais en partant, beaucoup de pays autour sont en conflit, donc ça bien sûr m’amène à un conflit intérieur énorme, entre d’un côté, j’ai construit plein de choses, je me plais là-bas, et de l’autre, mon rôle de père qui est avant tout, numéro un, sécuriser ma famille. Et tu vois, la sécurité, on voit qu’elle n’est jamais acquise. Mais dans certaines zones, comme le Moyen-Orient, on sent qu’on est plus exposé.
Donc, voilà, tu vois, là, c’est une question qui est ouverte. Est-ce que rentrer en Europe, en France ou ailleurs, à moyen terme, serait une idée ? Est-ce qu’aller ailleurs serait une idée ? Est-ce que rester là-bas serait une idée ?
Pour le moment, je n’ai absolument aucune idée, pour être honnête, et c’est vraiment quelque chose qui est nouveau pour moi, parce que moi j’aime les choses claires, planifiées. J’aime avoir un cap et me dire « allez, je sais ce que je vais faire dans les trois, quatre prochaines années ». Et là, je n’ai pas ça.
C’est vraiment l’incertitude totale, l’impermanence totale. J’y vois aussi un exercice un peu spirituel. Parce qu’une de mes grandes maximes pour cette année.
Pour moi c’est de lâcher prise et faire confiance. Donc là pour le coup, je lâche prise mais je fais confiance. Mais tout ça, ça me permet en fait, j’en parlais la semaine dernière dans mon épisode sur rendre les choses faciles. Ça me permet de simplifier un peu les choses parce que dans ces moments là en fait ce qui compte le plus ça redevient évident.
Alors je me le dis tous les matins pendant ma routine matinale je pense à la chance que j’ai que ma famille soit en bonne santé. Je sais que ça peut changer à tout moment mais vraiment quand tu vis ces choses là tu te dis, la base c’est la famille, c’est la sécurité c’est notre stabilité émotionnelle.
On en revient à la pyramide de Maslow tu sais cette très célèbre pyramide construite par un psychologue américain. Tu ne peux pas penser à, tu vois, optimiser, avoir beaucoup de confort, avoir plein de projets si tu n’as pas tes besoins de base qui sont avoir à manger, à boire, de quoi te vêtir, un toit pour te protéger et vivre en sécurité.
Si tu n’as pas ça, ça ne fonctionne pas. Donc, voilà un peu les différentes choses auxquelles je pense en ce moment. Un grand rappel fort que j’ai, c’est qu’on n’est pas en contrôle, on n’est jamais en contrôle.
Tu peux te dire, ok, j’ai pu mettre en place un environnement qui me semble être super stable, super riche pour la famille, super sécurisé Et en fait, c’est une illusion de contrôle.
Dans nos sociétés modernes, on pense toujours qu’on peut contrôler. Mais en fait, la réalité nous rattrape. Et ça a toujours été, mais ça, ce sont des grands rappels de vie. Donc vraiment là ce que je m’anime à faire ce que je vraiment m’attache à faire en ce moment. C’est d’être un point d’ancrage pour ma famille pour ma femme et mes enfants.
Ne pas céder à la peur, ne pas minimiser les signaux donc prendre les bonnes décisions continuer à avancer avec lucidité en étant fidèle à mes valeurs de foi, de famille, de responsabilité d’optimisme malgré tout parce que je me dis que la situation se calmera et un jour on revivra paisiblement.
Et, peut-être le plus gros défi pour moi, accepter de ne pas avoir de réponse immédiate quant à mon futur. Voilà, avancer étape par étape.
Donc voilà un peu ce que je voulais te dire aujourd’hui. Bien sûr, les choses vont changer, vont évoluer au fur et à mesure. Ça bouge beaucoup, ça avance.
Et je te tiendrai au courant soit ici, soit sur ma liste mail si tu veux en savoir plus le meilleur moyen c’est toujours d’être abonné à la liste mail de Français Authentique j’envoie deux mails par semaine tu vas sur francaisauthentique.com/cours-gratuit comme ça, ça te permet d’avoir à la fois le cours 7 règles pour parler français sans bloquer qui est la Bible de Français Authentique en ce qui concerne l’apprentissage naturel et en même temps tu recevras chaque semaine des infos personnelles, etc.
Donc en fait ce que je te dis là, ceux qui font partie de la lettre d’informations en connaissaient un certain nombre de points et bien sûr les membres de l’académie savaient à peu près tout ce que j’ai dit puisque j’échange très régulièrement sur notre groupe privé Telegram.
Merci de m’avoir suivi si tu as aimé cet épisode je t’invite vraiment à laisser 5 étoiles au podcast de Français Authentique si tu l’écoutes sur Apple Podcast laisse un petit 5 étoiles au podcast si c’est sur Google laisse 5 étoiles si c’est sur notre application mobile laisse 5 étoiles s’il te plaît, ça nous aide beaucoup merci en tout cas de m’avoir suivi et je te dis à très bientôt pour du nouveau contenu en Français Authentique et bien sûr pour les contenus Marchez Avec Johan.
Salut !
L'article Ce que je vis en ce moment a été publié la première fois sur Français Authentique.
15:24
5 signes que ton français est meilleur que tu ne le penses
Episode in
Français Authentique
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Transcription de la vidéo :
Salut et merci de me rejoindre. Aujourd’hui, j’espère avoir une bonne nouvelle pour toi et bien sûr, je ne le dis pas pour te faire plaisir. Cette bonne nouvelle, c’est vraiment ce que je pense au plus profond de moi-même. Si tu es là aujourd’hui avec moi, c’est peut-être parce que tu te demandes où en est ton français.
Peut-être que tu comprends bien l’oral, que tu lis sans trop de difficultés, mais qu’au fond de toi, tu doutes. Ce qui est vraiment intéressant, c’est que la plupart des apprenants, ils ne se surestiment pas, ils se sous-estiment. Ça veut dire qu’ils pensent que leur niveau est inférieur à leur niveau réel.
Depuis 2011, j’ai accompagné des milliers de personnes dans leur apprentissage du français et j’ai remarqué quelque chose d’assez intéressant, c’est qu’ils ne voient pas toujours les signes qui montrent qu’ils ont bien progressé. D’ailleurs, ceux qui progressent le plus sont parfois ceux qui doutent le plus. C’est pour ça que je te disais que j’avais une bonne nouvelle, c’est que ton français est probablement meilleur que ce que tu penses et j’espère te le prouver puisqu’aujourd’hui, je vais te montrer cinq signes qui prouvent que ton français est meilleur que tu l’imagines.
Si tu te reconnais dans au moins trois signes, ce sera une preuve qu’il faut que tu arrêtes de te sous-estimer. Premier signe, tu comprends sans traduire. Quand tu entends « on verra », « ça marche », « j’en ai marre », tu comprends et tu n’essaies pas de traduire dans ta langue maternelle.
Ça, c’est énorme parce que ça montre que ton français commence à être automatique et l’automatisme, c’est clairement à la base de la fluidité. Au début de l’apprentissage, on est tous passés par là, on traduit tout, donc on va traduire de notre langue maternelle au français, on va parler et quand quelqu’un va nous répondre, on va écouter sa phrase et la traduire dans notre langue maternelle. Mais si tu arrives de ton côté à comprendre plein de choses sans traduire dans ta langue maternelle, c’est que ton cerveau ne considère plus forcément le français comme une langue obscure, tu as des automatismes.
Et encore mieux, si tu comprends des expressions idiomatiques du type « avoir un chat dans la gorge », « poser un lapin » ou autre, eh bien, ça prouve vraiment que ton cerveau intègre le français. Alors, est-ce que de ton côté, il t’arrive de comprendre sans avoir besoin de traduire ? Si c’est le cas, c’est que ton français est peut-être meilleur que tu ne le penses.
Deuxième signe, tu remarques certaines erreurs chez les autres.
Imagine, tu es en train d’écouter un non-natif, cette personne fait une erreur, ou un natif, parfois les Français se trompent aussi, et quand tu entends l’erreur, ça te gêne, ça te dérange, tu sens que quelque chose ne va pas. Parfois, tu as ce sentiment même sans savoir expliquer pourquoi, mais tu as décelé l’erreur, tu sens que ce n’est pas vraiment correct. Et ça, ça veut dire que ton oreille, s’est un petit peu forgée ou s’est un petit peu formée au français.
Si tu entends du français ou que tu lis du français et que tu vois une erreur de grammaire ou de conjugaison, c’est que ton cerveau a, lui, déjà commencé à intégrer la règle correcte et tu n’as même pas besoin de savoir expliquer pourquoi c’est comme ça. Le fait de le ressentir, c’est déjà énorme et d’ailleurs, c’est très souvent le cas avec les natifs. Très souvent, quand tu demandes à un natif « Pourquoi vous dites ça en français ? », il va te dire « C’est comme ça, il ne saura pas l’expliquer ». Donc, si toi, tu commences à avoir ces automatismes, c’est clairement que ton français est bien meilleur que tu ne le penses.
Troisième signe, quand tu bloques, tu reformules.
Quand on débute dans l’expression orale dans une langue étrangère, dès qu’il nous manque un mot, dès qu’on veut dire quelque chose mais qu’on ne sait pas exactement comment, on s’arrête, on bloque, tel un lapin au milieu de la route avec une voiture qui arrive qui se bloque devant les phares, on ne sait pas quoi faire. Et au bout d’un moment, on arrive à ne plus bloquer, on se dit « Ah tiens, j’ai oublié ça, on va l’expliquer différemment, on va simplifier un petit peu ». Par exemple, si tu ne te souviens plus du mot « parapluie », tu vas dire « Ah, tu sais l’objet qu’on utilise pour se protéger quand il pleut ». Tu vas expliquer différemment ce que tu n’arrives pas à dire en un mot et si tu fais ça, ton niveau est déjà vraiment très solide parce que les débutants, ils bloquent, les intermédiaires, ils vont être là « Hum, j’essaie à tout prix de trouver le mot qui me manque », mais les étudiants plus avancés vont, eux, expliquer d’une autre manière parce que finalement, reformuler, c’est exactement ce que font les natifs.
Moi, il m’arrive d’oublier des choses, plein de choses en français et je vais contourner, je vais dire « Ah, le terme m’échappe, le mot exact m’échappe, mais voilà, j’explique ». Et tous les natifs font ça à un moment donné. Et si toi, tu as déjà partiellement développé cette capacité, c’est que ton français est bien meilleur que tu ne le penses. Quatrième signe, tu commences à comprendre l’humour en français.
On dit souvent que dans une langue étrangère, le plus difficile, c’est de comprendre les blagues, l’ironie et c’est vrai, c’est vraiment quelque chose qui vient quand on a un niveau plutôt avancé. Donc, s’il t’arrive ou il t’est déjà arrivé en écoutant un podcast en français ou en regardant une vidéo ou un film en français, s’il t’est arrivé de rire à une blague, c’est déjà énorme parce que pour rire à une blague, il ne faut pas seulement comprendre les mots, il faut comprendre l’ironie, le second degré, le sens caché, le contexte un peu culturel autour de cette blague. Et ça, ça ne vient qu’avec l’expérience.
Donc, si tu ris naturellement en entendant un comique français ou en regardant une série française, c’est clairement que tu as un niveau qui est bien plus élevé que tu ne le penses. Cinquième signe, tu oublies que tu es en train d’apprendre. Et ça, c’est le signe ultime.
C’est de là que vient le nom de ma chaîne Français Authentique. C’est quand tu es capable finalement d’écouter du français parce que tu t’intéresses au contenu, que tu apprends des choses sans te dire « Ah, je suis là à apprendre, à écouter du français ». Tu oublies presque que tu écoutes du français, tu es juste concentré, tu es focalisé sur le contenu et à ce moment-là, tu n’es plus en mode étudiant, tu es vraiment en mode utilisateur de la langue de Molière. Quand tu consommes du contenu en français pour le plaisir, pour te divertir, pour apprendre des choses, c’est que le français fait partie intégrante de ta vie.
Tu ne te forces plus, tu ne te dis plus « Il faut que je regarde une vidéo en français ou il faut que j’écoute du français. Non, tu dis juste « Il faut que je consomme du contenu » et tu choisis du contenu en français. C’est comme ça que les enfants apprennent et perfectionnent leur langue maternelle et je pense que c’est ce que nous devrions tous faire quand nous apprenons une langue étrangère.
Donc, si tu suis des contenus en français et que tu oublies que tu es en train d’apprendre, c’est que ton niveau est bien meilleur que tu ne le penses. Voilà, il y a probablement d’autres signes, mais c’est vraiment les cinq que je voulais te présenter aujourd’hui et j’aimerais beaucoup que tu prennes le temps de réfléchir quelques instants et que tu me dises en commentaire combien de ces cinq signes tu reconnais chez toi. N’hésite pas vraiment, on lit tous les commentaires, et ça m’aiderait beaucoup de le savoir.
Si tu en connais au moins trois, félicitations ! Vraiment, ça veut dire que ton français est beaucoup plus avancé que tu ne l’imagines. Et si tu en reconnais moins, ce n’est pas grave, ça veut juste dire que tu as encore un peu de chemin à parcourir, mais tu réussiras si tu le fais avec calme, avec sérénité et que tu cherches à apprendre en prenant du plaisir. Et c’est exactement pour vous aider, quel que soit le nombre de réponses que tu as données, c’est pour vous aider qu’on a créé en 2016 l’Académie Français Authentique.
Je voulais mettre à votre disposition du contenu authentique qui permettrait à tous ces étudiants de progresser, d’apprendre en prenant du plaisir, de se mettre face à un module de l’Académie et de se dire « j’apprends des choses. Je n’écoute pas parce que c’est du français, juste parce que ça m’intéresse, que j’apprends des choses et que je me divertis. » On a aussi petit à petit fait évoluer l’Académie vers une grande communauté avec des groupes privés, avec des réunions Zoom avec nos tuteurs, on a ajouté des ressources un peu plus techniques, les fameuses fiches SOS que nos membres reçoivent chaque mois.
Il y a une longue bibliothèque déjà accessible dès que tu nous rejoins pour expliquer les grandes règles de grammaire d’une manière synthétique et facile à suivre. Les inscriptions, elles sont fermées 90% de l’année parce qu’on a un parcours d’intégration pour faire en sorte que les nouveaux puissent comprendre comment utiliser notre plateforme parce que le contenu qui s’y trouve est énorme, mais la séance d’inscription en cours se termine demain. Donc, si tu veux nous rejoindre, suis le premier lien dans la description, ça n’engage à rien, lis un petit peu le contenu, découvre – c’est une nouvelle page en plus qu’on a créée pour cette occasion – découvre le contenu et rejoins-nous avant demain.
Merci de ta confiance et j’espère que tu as aimé cette vidéo. N’oublie pas de laisser un commentaire, de suivre le premier lien, tu peux aussi laisser un j’aime, partager avec tes amis et t’abonner à la chaîne YouTube de Français Authentique en activant les notifications, bien sûr. Merci d’avoir passé ce moment avec moi aujourd’hui et je te dis à très bientôt pour du nouveau contenu en français authentique.
Salut !
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10:35
Pourquoi compliquer ce qui devrait être simple ?
Episode in
Français Authentique
Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :
Rejoins l’académie Français Authentique avant la fermeture des inscriptions
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Transcription de l’épisode :
Salut très chers amis et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Ces épisodes de podcast dans lesquels tu peux pratiquer ton français avec moi, puisque je te parle pendant mes promenades, pendant mes balades, comme si tu étais à côté de moi et que nous étions deux amis qui échangent. Donc je partage avec toi des choses que j’apprends, des choses qui m’intéressent, des réussites, des challenges, des apprentissages pour que tu améliores ton français et que tu sois inspiré aussi à améliorer ta vie en général.
Avant de commencer, aujourd’hui, on va parler de rendre les choses faciles dans nos vies, mais avant de faire ça, je voudrais te rappeler qu’il ne te reste que quelques jours pour rejoindre l’Académie Français Authentique donc c’est la communauté, la grande famille de Français Authentique dans laquelle tu accèdes à du contenu, d’une part, authentique en français et d’autre part, tu peux participer à des zooms avec des tuteurs natifs et à des groupes privés dans lesquels tu peux échanger avec des membres du monde entier.
Donc c’est vraiment la grande communauté pour améliorer ton français et aussi, puisqu’il y a aussi cette touche de développement personnel dans laquelle tu peux aussi améliorer ta vie. Et le lien pour nous rejoindre est dans la description. Les inscriptions sont fermées 90% de l’année, donc ça vaut toujours le coup d’aller regarder.Dès maintenant, sans perdre de temps.
Alors, je voudrais aujourd’hui, aborder un sujet dont j’ai déjà parlé, qui est la simplicité. Mais aujourd’hui, je voudrais en parler selon l’angle inverse.
Avant de penser à simplifier, c’est bien d’arrêter de rendre les choses compliquées. parce qu’on a souvent, tous plus ou moins, tendance à compliquer ce qui pourrait être simple à rendre les choses plus compliquées qu’elles ne devraient être et je vais te donner un petit exemple personnel très simple, une situation concrète qui m’est arrivée et qui m’a donné envie ou qui m’a inspiré pour enregistrer cet épisode c’est que j’ai eu mon fils Raphaël qui est tombé malade il y a quelque temps.
Et donc Céline me dit, Raphaël est malade, il ne va pas pouvoir aller à l’école, il va rester à la maison. Et moi, mon intuition, ma première réaction, ça a été d’être un peu frustré, un peu stressé, parce que j’avais un tournage vidéo de prévu que j’avais déjà dû déplacer pour autre chose. Et donc tu vois j’ai eu ma première pensée automatique qui a été «oh là là ça tombe mal, comment je vais faire, je vais pas réussir, ça complique tout». Et en fait donc j’ai rien dit, tout ça c’était une réaction automatique dans ma tête et j’ai pris du recul et je me suis dit mais en fait il n’y a rien de grave c’est juste un petit imprévu qui arrive dans ma vie comme il en arrive dans toutes les vies en permanence.
Donc, il n’y a absolument aucun problème. Et j’étais en train de me dire, finalement, Johan, tu te rends la situation ou tu rends la situation plus difficile qu’elle ne l’est. Et tu vois, souvent, on confond un imprévu et un problème. Dès qu’il y a une chose qui est imprévue, on voit ça comme un problème. Bien sûr, c’est plus fort chez des gens comme moi qui ont eu, pour différentes raisons sur lesquelles je ne vais pas forcément revenir, mais qui ont un peu ce stress latent, cette envie de vouloir tout contrôler, alors que, bien sûr, c’est impossible.
Chez nous, c’est assez fort, cette peur de l’imprévu. Mais en fait, dans la vie réelle, on a un travail, on a une famille, on a des amis, on a des hobbies, parfois on a un manque d’énergie. Et tout ça, ça ne suit pas un planning parfait, en fait. Donc le fait de vouloir en permanence tout contrôler ou avoir cette sensation de vouloir tout contrôler et bien ça crée un stress inutile, ça rend les choses difficiles on perd de l’énergie. Il y a une grosse tension intérieure et on le sent, en tout cas moi personnellement je le sens. Il y a une certaine crispation, mon corps se crispe un peu, se contracte un petit peu, on respire moins bien.
C’est vraiment un indicateur qu’on est en train, littéralement, de compliquer sa vie. Et souvent, on le fait parce que ces mécanismes que je viens de décrire, avec une respiration plus difficile, des muscles qui se crispent. Tout ça, c’est prévu dans notre corps. C’est là pour une raison, ce n’est pas un hasard. Mais c’est là pour nous aider dans des situations vraiment graves. Pas dans des situations courantes, d’imprévus dans lesquels on pourrait laisser les choses faciles et en fait, on les rend difficiles, voilà.
Donc, tu vois, on a aussi tendance, quand ces choses démarrent, à amplifier mentalement, tu vois. Littéralement, on se fait un film. Si je reprends mon exemple de Raphaël malade, je me dis, ah ouais, mais là, Raphaël est malade, je ne vais pas pouvoir tourner aujourd’hui alors que j’avais prévu. Donc je ne vais pas réussir à faire mon tournage cette semaine. Donc la vidéo de Français Authentique sera en retard. Donc les gens vont dire mais pourquoi il n’y a pas de vidéo. Et tout ça c’est un film, déjà parce que c’est complètement irréaliste. Moi j’ai toujours suffisamment d’avance pour ne pas être embêté s’il y a un retard de tournage. Je peux toujours tourner la semaine d’après. Donc c’est littéralement irréaliste et en plus, on amplifie vraiment les conséquences.
Donc, tu vois, on a toujours cette illusion de, voilà, dans un monde parfait, tout se déroulerait comme prévu, selon le plan, alors que l’alternative simple, c’est d’accepter que rien ne peut être parfait, rien ne peut suivre le plan, et on se dit, ok, on s’adapte.
Voilà, donc, tu vois, c’est un réflexe que j’essaie de m’imposer en me disant, bon, est-ce que c’est vraiment difficile ou est-ce que moi-même, inconsciemment, je suis en train de rendre les choses difficiles.
Donc tu vois, c’est super important à déceler, c’est un signal qui est très important à réaliser. Ensuite, l’idée clé, c’est que je fais le choix conscient de rendre les choses simples. En fait, la simplicité dans le monde dans lequel on vit, tel qu’il a été conçu, eh bien, elle n’est pas naturelle. Il y a un grand principe de ce qu’on appelle la thermodynamique qui est une science sur la dynamique liée aux températures la thermodynamique. Il y a une grande loi qui est, je crois que c’est la deuxième loi si je me souviens bien. J’ai appris ça au lycée. Mais c’est en gros, l’entropie ne peut que croître et l’entropie en gros c’est une valeur physique qui mesure le désordre. Donc on dit, l’entropie ne peut que croître. C’est un moyen scientifique et compliqué de dire que le désordre ne fait qu’augmenter. C’est à dire que si tu laisses un je sais pas là tu vois je me promène près d’un champ. Si tu laisses le champ sans intervention humaine sans aucune intervention. Et bien le désordre va augmenter parce que l’herbe va pousser partout, il va y avoir peut-être que la pluie va abîmer certaines parties, etc. Donc, le désordre, il augmente. Et en fait, tout ça, ça crée de la complexité qui augmente dans nos vies en permanence.
Donc, du coup, nous, de notre côté, on doit comprendre ça et se dire, je dois chercher tous les déclics dans lesquels je vois que je rends les choses difficiles et j’essaie consciemment d’avoir de développer le réflexe de les rendre simples. Donc pour moi c’est juste si Céline si je reprends mon exemple précédent. Céline m’annonce que Raphaël est malade et que je dois décaler mon tournage. La solution simple c’est de faire finalement ce que j’ai fait mais en essayant de ne pas avoir de pensée négative. C’est de dire ok, pas de soucis je vais décaler et on va prendre soin de Raphaël aujourd’hui. Et là bien sûr je prends cet exemple tout bête, il y a des cas où c’est beaucoup plus compliqué à faire. Mais il faut accepter de s’adapter tout simplement. Et c’est vraiment en lien avec mon thème de vie actuelle qui est de de ralentir, de lâcher prise de prendre, d’arrêter de vouloir forcer d’accepter, tu vois, qu’en enlevant la difficulté, en enlevant les frictions dans ma vie, je serais beaucoup plus serein, que ce soit enlever des choses de ma vie personnelle ou de ma vie professionnelle, bien sûr.
Tu vois, je le vois dans le cadre de Français Authentique, même de l’Académie, j’ai toujours voulu, avec le Kaizen, rendre les choses toujours meilleures. Mais il arrive un moment où tu ajoutes trop de complexité tu rends les choses moins simples en voulant tout le temps améliorer, en rajoutant des choses. Donc l’idée, maintenant, c’est de toujours essayer d’éliminer, de simplifier, de rendre plus simple. Et on le met en place aussi bien dans le cadre de l’académie qu’on rend en permanence beaucoup plus simple, beaucoup plus facile à suivre. Je pense notamment aux nouveaux qui parfois arrivent et disent il y a tellement de contenu.
Donc rendre les choses simples pour eux et pour les anciens membres aussi. Évidemment, pour que chacun sache ce qu’il a à faire et bien souvent en fait simplifier, enlever la difficulté c’est aussi ajouter de la qualité pour ce qui est du domaine professionnel et dans le domaine personnel bien sûr. Tu vois quand tu simplifies tu gagnes en calme. Il y a moins de tension, les choses sont plus claires, t’as plus d’énergie, tu n’as pas l’impression de tout le temps être débordé. Donc vraiment c’est un c’est un choix de vie rendre les choses simples, refuser la difficulté. Dans mon travail, j’essaie de faire un peu moins mais mieux. Si tu fais un peu moins et beaucoup mieux, beaucoup plus utile, eh bien le résultat sera meilleur avec moins d’efforts.
Donc tu seras en plus, plus heureux et plus serein. Et ça c’est magique en fait, c’est vraiment magique. Et avant de savoir comment faire quelque chose, il faut réfléchir à est-ce que cette chose doit vraiment être faite. Ça passe aussi par refuser la complexité inutile au niveau des outils qu’on utilise, au niveau des optimisations qui sont plus utiles. Le monde nous pousse à complexifier en permanence parce qu’à chaque fois qu’on complexifie bien souvent, 9 fois sur 10, on va acheter des choses. Donc le modèle de grande société de consommation dans lequel on vit, lui, nous pousse à la complexité. Parce qu’il y a beaucoup de monde qui a un grand intérêt à ce que les choses soient complexes et difficiles pour leur propre intérêt. Finalement, alors que ce qui compte vraiment, bien souvent aussi bien d’un point de vue professionnel que personnel. Et bien c’est d’être présent, de faire une chose à la fois, d’avancer doucement mais sûrement. De rendre les choses faciles d’être patient. Et tout ça, c’est une forme d’humilité.
On en parle souvent dans ce podcast. Mais c’est une forme d’humilité. Reconnaître que nous ne sommes pas des surhommes. Nous sommes des êtres humains. On est là pour faire des choses, pour les faire correctement. Et on ne peut pas tout faire. Donc tu vois, tout ça, ça rend les journées plus paisibles, plus prévisibles. Tout simplement plus lentes.
Et sur le long terme, je suis vraiment persuadé que c’est plus durable. Parce qu’on peut courir, avoir une vie archi-complexe pendant des années et des années. Mais est-ce qu’on tient toute une vie comme ça ? Je n’en suis pas sûr. J’avais lu dans le livre, je crois que c’est Ikigai. Non, je mélange peut-être. Si, je crois que c’est Ikigai. Je ne suis plus sûr du titre du livre. Mais en fait, j’en avais parlé aussi dans un podcast.
Si tu utilises l’appli mobile gratuite de Français Authentique, tu peux rechercher. C’est un livre qui a été écrit en fait en s’inspirant des gens qui vivent le plus longtemps sur une petite île au Japon. Et une des choses qu’on voyait c’est que ceux qui vivaient très longtemps, ils avaient une vie très simple, en fait. Ils avaient un certain nombre de choses qu’ils faisaient tout le temps, qui étaient importants pour eux. Mais ils avaient une vie très très simple. Donc tu vois la question finale que je pourrais te poser. C’est de te dire allez, dans quoi en ce moment est-ce que je suis en train de compliquer les choses et comment je pourrais rendre les choses simples ? De mon côté, c’est un grand axe de réflexion, puisque au moment où j’enregistre cet épisode de podcast, je vis en dehors de France depuis quelques années, je voyage un petit peu trop à mon goût, j’ai bâti pas mal de complexités à certains égards. Et donc une de mes grandes priorités c’est de simplifier tout ça.
J’espère en tout cas que ça t’a inspiré et n’hésite vraiment pas à suivre le premier lien dans la description pour rejoindre l’Académie Français Authentique. Il ne te reste quelques jours et ce sera un plaisir de faire ta connaissance en personne sur notre groupe privé Telegram. Merci et à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Salut.
L'article Pourquoi compliquer ce qui devrait être simple ? a été publié la première fois sur Français Authentique.
15:10
Mon déclic : ralentir change tout (Café Avec Johan 17)
Episode in
Français Authentique
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Transcription de la vidéo :
Salut à tous et merci de me rejoindre pour ce nouvel épisode de Café Avec Johan. Le concept est simple et clair. J’ai un café, je m’appelle Johan, et tu prends ta pause ou ton café avec moi. Si tu as envie d’un café ou d’un thé, rejoins-moi tout de suite dans ces vidéos que tu peux aussi suivre sous forme de podcast, parce qu’on n’ajoute rien à l’écran, c’est vraiment quelque chose de spontané. Eh bien, je parle de différents sujets. Parfois, c’est la culture française. Parfois, ce sont des conseils d’apprentissage, mais aujourd’hui, c’est plutôt un conseil de développement personnel, parce que dans ces vidéos, ou en tout cas c’est l’une des missions de Français Authentique, je n’ai pas seulement envie de t’aider en français, j’ai aussi envie de t’aider à améliorer ta vie à mon humble niveau, en partageant avec toi mes lectures, mes apprentissages, mes tests de vie. Et voilà, c’est une de mes ambitions et une de mes missions ici sur cette chaîne.
Donc peut-être qu’en voyant ce titre tu t’es dit : « Tiens, je vais cliquer parce que je me sens un petit peu fatigué. Fatigué de devoir toujours courir partout, fatigué de toujours chercher à optimiser ma vie. » C’est aussi un des risques du développement personnel, de chercher à toujours faire plus pour améliorer sa vie. On va voir que c’est une erreur. Tu peux être fatigué parce que tu as l’impression que tu n’as jamais assez de temps. Et clairement, si c’est ton cas, je te comprends à 200 % parce que j’ai passé la plus grande partie de ma vie dans cet état d’esprit. Pendant des années, j’ai cru vraiment que je pouvais résoudre tous mes problèmes en accélérant, en faisant plus de projets, en passant plus de temps à créer, en ayant plus d’idées, plus de stratégies. Et c’est seulement récemment que j’ai compris qu’en fait, plus j’accélérais, plus j’ajoutais de choses à ma vie, plus j’avais une sorte de bruit dans la tête. C’est un peu ce qu’on appelle en français un trou sans fond. Un trou sans fond, c’est quelque chose qui n’a pas de fin, qui est infini. Plus tu ajoutes, eh bien plus ça continue, mais ça ne s’améliore jamais. Et j’ai compris que la clarté mentale, elle ne vient pas de l’accélération, au contraire, elle vient de la simplification. Et c’est ce manque de clarté qui me posait problème, là où moi je pensais que je manquais de temps. On manque rarement de temps : on a tous 24 heures dans nos journées, qu’on soit président américain, qu’on soit le pape, qu’on soit n’importe qui, je peux prendre d’autres, qu’on soit, je ne sais pas, Gandhi n’avait que 24 heures, Nelson Mandela n’avait que 24 heures. On a tous 24 heures dans nos journées. Et la clarté dont on a besoin, elle ne vient jamais de l’accélération, elle vient plutôt du fait de simplifier.
Et aujourd’hui, je voudrais te montrer cinq principes concrets – tu vas voir, il n’y a rien de compliqué dans ce que je vais partager avec toi – que j’applique dorénavant pour ralentir sans perdre en efficacité. Et si tu testes ne serait-ce que l’un de ces concepts, l’un de ses principes, cette semaine, tu risques de commencer à sentir un peu plus de sérénité, un peu plus de clarté. Tu sentiras en tout cas une différence et à mon avis, ça te donnera envie d’aller plus loin.
Donc le premier principe, c’est de ralentir, parce que ralentir, ce n’est pas faire moins, c’est choisir mieux. Ça, je vais répéter. Ralentir, ce n’est pas faire moins, c’est choisir mieux. Ça, c’est plutôt inspirant parce que pendant des années, comme je te le disais, moi j’ai confondu vitesse et efficacité. Je dis : « Il faut faire plus de projets, plus de contenus, plus de décisions. » À chaque fois en fait, que j’avais un problème, j’ajoutais quelque chose pour résoudre ce problème. Donc du coup, intérieurement, ça correspond à plus de bruit, plus de choses, plus de bruit. Tu vois, quand je travaillais – j’ai travaillé dix ans dans l’industrie automobile – j’étais tout le temps pressé, j’avais plein de réunions, j’avais parfois deux téléphones qui sonnaient en même temps. Je devais toujours me rendre… « OK, j’ai une réunion dans ce bâtiment là-bas. Maintenant faut que j’aille à l’autre bout de l’usine pour une autre réunion. » J’avais une pression permanente. Français Authentique, je l’ai développé en parallèle de cette vie-là, j’avais aussi une famille, donc tu vois, chaque minute comptait pour moi à ce moment-là et j’avais l’impression…, je pensais que pour m’en sortir, je devais ajouter des choses.
Je devais par exemple choisir une nouvelle stratégie ou je devais avoir un nouvel outil, un outil miracle sur mon smartphone pour être plus organisé ou un nouveau projet. Et en fait, c’est pas une question de quantité, c’est plutôt une question d’essentiel. Je me suis dit : « Non, Johan, en fait, tu ne manques pas vraiment de temps, tu manques de clarté et la clarté ne vient pas dans l’accélération. » Donc maintenant, par exemple, je me suis noté quelques exemples que je voulais partager avec toi pour que tu comprennes bien. Je fixe pour Français Authentique seulement un projet par trimestre. Pas trois, pas cinq. On pourrait en faire trois, on pourrait en faire cinq, mais j’en fixe un. J’en fixe un parce que, que ce soit pour moi ou pour l’équipe, je m’aperçois que c’est déjà beaucoup de maintenance de produire des contenus YouTube de qualité, de produire des podcasts de qualité, de servir les membres de notre académie. Toute l’équipe est très focalisée là-dessus. Donc si on veut fournir de la qualité, il faut faire moins. Donc c’est pour ça que j’essaie de faire moins de projets et de mieux décider. A titre plus personnel donc aujourd’hui, je ne travaille plus dans l’industrie automobile, je m’occupe de Français Authentique à plein temps et c’est quelque chose d’assez nouveau, j’expérimente avec trois blocs de travail par jour planifiés et le quatrième est libre. Ça ne veut pas dire que je ne travaille pas, ça veut dire que je choisis sur le moment, dans ma journée.
Aujourd’hui, si des idées tardives arrivent, j’ai énormément d’idées dans des listes – j’utilise ça sur Apple Notes. Je note mes idées, à la fin de la semaine, je les mets dans un tableau que j’ai appelé… C’est un anglicisme, mais moi ça m’aide parce que j’ai découvert ce principe dans un livre qui s’appelle Procrastinate on purpose. PoP. Ça veut dire en gros « procrastine, mais en le faisant exprès d’une manière consciente ». Donc ce que je fais, j’ajoute pas immédiatement les idées dans ma liste parce que parfois je pense avoir une super idée et auparavant, je me disais : « Ça, c’est une super idée, faut le faire. » Donc je la mettais dans notre liste de projets et au bout de trois jours, je me disais : « En fait c’est pas vraiment une bonne idée. » Donc maintenant, je ne m’autorise plus à agir tout de suite, mais je mets mes idées dans ce fichier « Procrastinate on purpose » – PoP. Mais tu vois qu’en fait, ralentir c’est arrêter de se disperser, mais c’est surtout mieux décider. En fait, la première source de simplification, c’est de décider les choses auxquelles on accorde de l’importance et les choses sur lesquelles on procrastine d’une manière consciente et absolument sans mauvaise justement conscience. Donc je t’invite vraiment à ralentir et peut-être que tu peux commencer à réfléchir à ça de ton côté. Tu écris par exemple : « Ma priorité cette semaine c’est : » et tu choisis une seule priorité juste pour essayer, tu vois, de commencer à voir à quel point c’est à la fois compliqué et puissant de simplifier.
Deuxième principe, principe super important : ralentir protège ton énergie mentale. Et encore une fois, je te l’ai dit, mais j’ai mis du temps à le comprendre. Ces dernières années, mon problème c’était vraiment pas le travail ou que j’avais trop de travail, c’était que j’étais surchargé mentalement. J’avais trop de choses dans ma tête et j’étais tout le temps en train de réfléchir, tout le temps en train de chercher à optimiser, à améliorer, tout le temps en train de comparer, de décider. Et en fait, j’ai lu dans le livre de Ryan Holiday qui s’appelle Stillness is the key. Il explique que la clarté mentale, donc le fait de savoir ce qu’on veut, d’avoir de la clarté dans sa tête, finalement, ça vient du calme intérieur, pas de l’hyper-réflexion. Donc, moi je pensais qu’en fait, quand je sortais, je prenais mon téléphone et je faisais des sortes de discussions avec ChatGPT pour essayer d’optimiser, je disais : « Tiens, qu’est-ce que tu penses de ça ? » Et je passais 30 minutes à essayer d’optimiser quelque chose. Je me suis aperçu que c’était moins efficace que juste moi, marcher et penser et réfléchir par moi-même. Parce que la clarté mentale, encore une fois, elle vient du calme intérieur. Donc il faut d’abord faire le calme dans sa tête et pas de l’hyper-réflexion, à être tout le temps en train de bombarder son cerveau.
Donc tu vois, parfois il n’y a pas de solution parfaite et il faut l’accepter. Et plutôt que d’être sans arrêt en train de sur-optimiser en réfléchissant, en prenant une feuille de papier, en faisant des plans, eh bien il faut comprendre que le cerveau, c’est pas comme un… En fait, on peut comparer notre cerveau un peu à un ordinateur avec de la RAM (la mémoire vive, tout ce dont on a besoin pour réfléchir) – et c’est David Allen dans son livre Getting Things Done qui parle de ça – dit que notre mémoire vive, elle doit nous servir à réfléchir, pas à stocker plein d’informations. Donc en se laissant le temps de vider un peu sa tête, d’avoir de la clarté mentale, on libère de la RAM comme un ordinateur qui ne fonctionne plus bien parce qu’on a trop de fenêtres d’ouvertes. Il faut fermer les fenêtres ouvertes sur l’ordinateur et fermer un certain nombre de fenêtres ouvertes – c’est une métaphore, bien sûr – dans notre cerveau, parce que si on essaie de tout retenir, de tout optimiser et de tout rendre parfait, notre cerveau surchauffe.
Donc moi, ce que je fais maintenant, j’essaie de laisser mon téléphone loin de moi pendant que je travaille. Là, je l’ai à côté de moi parce que je m’en sers parfois pendant les tournages vidéo, mais sinon le téléphone est dans une autre pièce quand je me suis focalisé sur mon travail. Je ne le prends pas toujours avec moi pendant les marches, j’essaie de marcher sans téléphone. Je le laisse parfois au premier étage quand je suis au rez-de-chaussée pour manger avec ma famille et j’essaie d’avoir un jour complet pendant lequel je refuse de penser stratégie. Ça, c’est difficile parce qu’auparavant je pensais à Français Authentique du lundi au dimanche, tout le temps. Là, j’essaie le dimanche – je ne dis pas que je réussis toujours – mais le dimanche, j’essaie de moins me focaliser et d’avoir un jour un peu sacré, pendant lequel je me détends avec ma famille tout simplement.
Et j’essaie aussi de moins consommer, d’avoir moins de sources d’inspiration et plus de silence. Donc j’ai enlevé les nouvelles de mon smartphone. J’utilise juste des contenus fermés, c’est-à-dire que j’ai un journal que j’ai sur ma tablette, j’ai un abonnement au Figaro, mais peu importe, peu importe la source. Mais l’avantage c’est que je ne suis pas à scroller pendant des heures. Dès que j’ai cinq minutes aux toilettes ou en me brossant les dents, j’ai le journal sur ma tablette qui est comme un journal physique. Je télécharge vraiment le journal en lui-même que je peux lire, tourner les pages sans être envoyé à droite, à gauche vers autre chose. Et quand j’arrive à la fin, c’est la fin. C’est pas ce scroll infini qu’il peut y avoir sur les applications.
Donc moi, ce que je t’inviterais à faire de ton côté, un petit exercice, c’est de te choisir quelques heures cette semaine, peut être deux heures où tu ne fais rien de productif. Alors, ça va être difficile ; les dix premières minutes, ça va être horrible. Tu vas être là, ton cerveau va vouloir penser, va te dire « tu as oublié ça, note ça » mais non, tu tiens bon. Tu n’apprends pas le français, tu ne penses pas au travail, tu n’optimises pas. Soit tu lis pour le plaisir, soit tu te promènes et tu laisses un peu reposer ton cerveau et observe un peu ce qui se passe les jours suivants. Quand tu fais ça, tu verras que tu risques d’avoir beaucoup plus de clarté et de paix d’esprit. Dans le monde actuel un peu trop surchargé dans lequel on vit, ça fait vraiment du bien.
Troisième principe : la patience est une force active. Et ça, c’est encore une fois, tu vois, quelque chose qui peut paraître contre-intuitif parce que nous, on pense que si on ralentit, on subit. Mais en fait, ralentir, c’est un choix et c’est une discipline, c’est une discipline. On peut littéralement être efficace sans être pressé. Les personnes que j’admirais le plus quand je travaillais dans l’industrie automobile, c’était des personnes déjà d’un certain âge, avec beaucoup d’expérience, et moi qui étais toujours pressé en train de courir d’une réunion à l’autre, je les voyais toujours calmes, posées. Tu venais avec eux avec un problème, ils disaient : « Hum, OK, OK », ils réfléchissaient, ils prenaient leur temps. Et ça, ça m’a toujours, moi, fasciné et ça m’a toujours montré la voie, même si celle-ci est parfois un peu difficile à suivre. Et pour moi le mot clé ici c’est vraiment la patience. C’est une chose que j’ai vraiment pu suivre chez eux, et j’ai eu la possibilité et la chance d’échanger avec Gwendoline, qui est une membre clé de l’équipe Français Authentique que les membres de l’académie connaissent tous, qui travaille avec moi sur plein de projets différents, des projets clés et on a échangé sur la patience. J’ai fait un article complet de blog ou un podcast de Marchez Avec Johan complet sur le sujet. Et en fait, Gwendoline m’a fait suivre un article dans lequel on présentait quatre façons de pratiquer la patience. Moi je les ai repris, je les ai réécrits, c’est sur une porte derrière que tu ne peux pas voir, c’est affiché et j’essaie – je les revois chaque matin – et j’essaie de les appliquer dans ma vie parce que c’est la clé pour ralentir et pour être serein. Donc je vais te les lister tranquillement, de manière très courte, et tu verras à quel point ça peut faire de toi une meilleure personne finalement.
La première chose, c’est d’être lent à se mettre en colère, de rester calme. Dieu sait à quel point c’est compliqué avec trois enfants – Tom qui est préadolescent, Emma qui est adolescente, Raphaël qui a cinq ans, donc avec des sollicitations constantes et parfois une écoute qui n’est pas totalement fiable pour les parents – et bien parfois on est fatigué et on a tendance à vouloir élever la voix. Donc maintenant j’essaie de respirer avant de répondre, je prends cet instant de pause pour essayer de ne pas me mettre en colère et d’être patient.
La deuxième chose, c’est de savoir attendre calmement, sans s’irriter ni s’agacer. Avant, quand un médecin qui me recevait était en retard, je stressais, je me disais « quel manque de respect ! » Maintenant, j’arrive avec un livre et s’il faut attendre 20, 30 minutes, si le médecin est en retard, c’est OK parce que j’ai de la patience.
La troisième chose, c’est d’être patient dans son travail, de ne pas se précipiter, de ne rien bâcler. J’essaie de m’organiser et de me laisser le temps nécessaire aux tâches. Auparavant, j’avais tendance à planifier beaucoup trop. Il faut faire ça, faut faire ça. Résultat, je courais tout le temps. Maintenant, j’accepte que certaines tâches prendront plus de temps que prévu, qu’il y aura des imprévus et c’est pas grave. Je sais que celle d’après attendra et le seul moyen d’être au clair avec ça, c’est de savoir quelles sont les choses qu’on a à faire et qu’on fera plus tard. Ça reprend l’idée de de la procrastination consciente, en le faisant exprès, en cherchant à procrastiner. C’est que ça peut être OK pour ton cerveau que si tu l’as noté quelque part. David Allen en parle beaucoup dans le livre que j’ai cité tout à l’heure. David Allen, c’est vraiment un des gourous de la productivité et de l’organisation. Il disait : « Le seul moyen d’être OK avec ce qu’on ne fait pas, c’est de savoir ce qu’on ne fait pas. »
Si tu ne le notes pas quelque part, eh bien tu vas avoir tendance à y penser tout le temps. Donc tu vas être au milieu d’une tâche et « ah, au fait, il faut que je fasse ça ». Donc, note tout et sois flexible, ne bâcle rien, n’agis pas dans la précipitation.
Et le quatrième point de la patience, c’est de supporter les épreuves sans se plaindre. Moi j’ai eu des soucis de genoux, c’est vraiment une épreuve. J’aurais aimé avoir une solution immédiate. Je ne l’ai pas ; maintenant, j’accepte le processus, j’accepte d’être patient. Je fais plus d’efforts long terme sur mon sommeil, ma nutrition, ma gestion des émotions, mes étirements, le renforcement musculaire et je vois que cette contrainte pourra probablement m’aider à vivre un peu plus longtemps en bonne santé. Parce que sinon, la seule solution pour moi, c’était de prendre un médicament rapide pour résoudre ce problème, mais peut-être en créer d’autres ailleurs.
Donc vraiment, ce que je t’invite à faire aujourd’hui, c’est de pratiquer au cours de cette semaine ces quatre vertus liées à la patience : de ne pas t’énerver, de, quand tu dois attendre quelque part, rester calme et prendre un livre, de finir tes tâches proprement sans rien bâcler et d’accepter les difficultés sans se plaindre. Et tu verras. Observe comment tu te sens et je suis à peu près sûr que tu te sentiras bien mieux.
Prochain principe – c’est l’avant dernier : faire une vraie pause, ça augmente la performance et c’est contre-intuitif. On peut se dire : « Non, il faut que je travaille plus, il ne faut pas que je fasse de pause. » Bien souvent, mes meilleures idées sont venues pendant que je faisais une pause. Ça venait pas quand j’étais assis en train de me forcer. Tu vas avoir une bonne idée sous la douche, tu vas avoir une idée en marchant, en voyage avec ta famille, en lisant sans objectif, ou même à Noël en famille, tu sais, parce que le fait d’être en pause, ça libère du temps à ton cerveau et la partie inconsciente peut travailler sans être surchargée. Et moi, en cette fin d’année, en fin d’année 2025, j’ai fait une vraie pause familiale. Ça faisait longtemps que je ne l’avais pas fait. J’ai essayé de me déconnecter. En tout cas, je me suis déconnecté du travail, j’ai essayé d’être le plus présent possible avec ma famille. Malheureusement, on a eu quelques soucis – ça, j’en parlais dans un épisode de Marchez avec Johan, – mais j’ai pu en profiter. Je me suis rendu compte vraiment à quel point ces moments de détente et de repos peuvent être précieux. Ça permet de respirer, de prendre du recul, de limiter le stress et de préparer la suite avec plus de clarté. Et quand je me suis remis au travail en janvier, j’étais super motivé, avec plus de clarté. Donc j’essaie maintenant de mon côté d’appliquer ça en m’offrant deux mini pauses de quinze 20 minutes chaque jour. Et comme je te disais le dimanche, de ne pas travailler du tout. De me laisser le choix des contenus que j’utilise pendant ma pause. C’est pas « tu lis à tout prix », c’est « si tu as envie de lire, tu lis. Si tu as envie de faire une partie d’échecs, tu fais une partie d’échecs ». Pas besoin de se forcer tout le temps, et c’est pareil pour ton apprentissage. N’hésite pas à lire juste quelques pages en français, tranquillement de temps en temps, ou à regarder une vidéo, mais sans objectif précis. Peut-être qu’aujourd’hui c’est ce que tu fais : tu m’écoutes sans objectif, juste pour avoir du français. Tu peux même faire des vraies pauses sans aucune culpabilité pour mieux respirer.
Donc regarde si dans les prochaines semaines, tu peux te fixer quelques heures pour toi, où tu marques en gros dans ton calendrier, dans ton agenda ou dans ton agenda en ligne, tu marques « repos » et tu respectes. Pas de travail, pas de français, pas de réflexion, juste du repos. Et regarde comment tu te sens les jours suivants.
Dernière partie, dernier principe : ralentir te rend plus serein. Ici, en fait, je me suis rendu compte que j’ai pas besoin de tout le temps m’améliorer. Ça, c’est un des risques du Kaizen. Je parle beaucoup du Kaizen dans l’apprentissage du français, mais aussi dans le développement personnel. Le Kaizen, c’est en gros « il faut chercher les toutes petites améliorations quotidiennes ». Et ça, je le maintiens aussi bien pour les langues que pour notre vie. Il faut essayer de se coucher meilleur qu’on ne l’était quand on s’est levé. Mais il peut y avoir un petit peu un effet pervers si on se met trop de pression pour ça. Il faut se protéger et penser à durer sur le long terme. Et ici, mon ami Alberto D’Italiano Automatico – chaîne pour apprendre l’italien que je te recommande. Mon ami Alberto m’a toujours aidé là-dessus en me disant : « Johan, attention, il faut que tu tiennes sur le long terme. Ça sert à rien de te forcer trop maintenant, il faut que tu te retiennes pour être là pour ta famille, pour ta santé, pour ta communauté dans les quinze ans à venir, parce qu’on parle toujours de croissance, mais au final, la stabilité, c’est aussi une victoire. » Donc il faut accepter de ralentir parce que c’est OK de stagner, de ne pas s’améliorer pendant quelques jours. C’est OK quand on sent que la communauté ne progresse plus comme avant. C’est le cas de Français Authentique. C’est un peu plus compliqué que ça ne l’a été, notamment en 2021, après le Covid, où là, beaucoup de monde nous a rejoint. C’est OK, il faut faire confiance au long terme, il faut faire confiance à la nature et au rythme des saisons. Il y a des saisons de croissance, des saisons de stagnation, des saisons de repos où ça baisse un peu. Et vouloir toujours être en croissance et toujours se forcer, ça entraîne du stress et c’est malsain.
Donc si tu veux être moins stressé, plus serein, ralentis, sois régulier. C’est OK d’avoir l’esprit Kaizen, de chercher à s’améliorer, mais il ne faut pas que ce soit des grandes révolutions, juste des toutes petites accumulations ou des toutes petites améliorations qui vont s’accumuler.
Et tu vois, j’ai hésité à créer encore un cours cette année, parce que je sais que j’ai la capacité à créer des cours pour Français Authentique et pour l’audience et que je peux les aider, mais j’ai vu que voilà, on a fait un super cours en 2025 qui s’appelle « 15 clés pour débloquer ton français ». Et donc ce cours, il est déjà suffisant pour le moment. Ça ne sert à rien d’ajouter encore un cours, même si certains nous le demandent. L’idée, c’est plus de se focaliser, de mettre toute mon énergie et celle de l’équipe sur l’Académie Français Authentique, en améliorant les réunions avec nos tuteurs, en améliorant nos contenus, en rendant notre plateforme plus facile à suivre. Là, on fait un gros travail pour encore mieux aider ceux qui nous rejoignent, parce que certains sont perdus quand ils arrivent. Donc c’est OK dans un moment où on a envie de ralentir, de justement se focaliser et accepter de ne pas progresser énormément.
Donc voilà un petit peu ce que je voulais te dire aujourd’hui. Moi ces cinq principes, clairement, ils ont changé ma vie. Suis-je parfait ? Non. J’espère que tu as répondu « non » parce que personne n’est parfait et je suis très très très très loin d’être parfait, mais je suis meilleur qu’il y a six mois et ça c’est l’essentiel. C’est ça l’esprit Kaizen, c’est ça Français Authentique : c’est la petite progression régulière qui amène des grandes progressions sur le long terme.
Si tu veux avancer avec moi et avec mon équipe, j’ai une bonne nouvelle : les inscriptions à l’Académie Français Authentique sont ouvertes pour quelques jours. Moi, j’ai pas créé l’académie pour que tu ailles plus vite et que tu sois stressé. J’ai créé l’académie pour que tu te trouves dans un environnement plaisant, pour que tu ne sois plus jamais seul, pour que tu saches quoi faire au quotidien et que tu apprennes en prenant du plaisir, tout simplement. Donc si tu nous rejoins, tu auras accès à des modules exclusifs sur la culture française, la France, la francophonie, le développement personnel. Tu as des réunions en direct, tu as des réunions Zoom avec nos tuteurs, tu as une grande famille qui t’attend, une communauté que je nourris notamment au quotidien ou presque sur nos groupes Telegram et Facebook. Tu as un parcours d’accueil personnalisé. Et donc le lien est en dessous. Découvre. Si ça résonne, rejoins-nous avant la fermeture des inscriptions parce qu’on ouvre que 10 % de l’année et sinon c’est pas grave, ce sera pour une autre fois. Mais en tout cas, merci du fond du cœur d’avoir pris ce café avec moi. Je te dis à très bientôt dans l’académie si tu suis le premier lien, ou alors pour un autre épisode de café avec Johan. Merci de m’avoir suivi. Salut, à bientôt.
L'article Mon déclic : ralentir change tout (Café Avec Johan 17) a été publié la première fois sur Français Authentique.
27:15
Le jour où mes faux problèmes ont disparu
Episode in
Français Authentique
Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :
Rejoins la liste d’attente de l’académie (ouvertures des inscriptions le 05 avril)
(Fais un clic droit sur ce lien pour enregistrer le fichier MP3)
Transcription de l’épisode :
Salut, très très cher ami ! Bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan. C’est un plaisir pour moi de t’accueillir pour cet épisode. Et aujourd’hui, on va parler, une fois n’est pas coutume, d’un sujet de développement personnel ou en tout cas un sujet de vie, une réflexion personnelle de vie. Pas besoin de tout nommer développement personnel, c’est juste tout simplement un enseignement de la vie.
Mais avant ça, je voudrais te dire quelque chose. J’ai un peu hésité, parce qu’on est le 1er avril et je me suis dit : « Tiens, est-ce que je ferais pas une petite blague à ceux qui suivent le podcast Marchez Avec Johan ». Mais j’étais pas inspiré, donc, j’ai dit non, je ne vais pas faire de blague. Mais attention, peut-être que j’en ferai une l’année prochaine. Je réserve mes blagues à mes enfants pour aujourd’hui.
Mais je voulais t’annoncer que ce dimanche les inscriptions à l’Académie Français Authentique ouvriront. Donc, si tu as envie d’avoir accès à du Français Authentique, à des contenus exclusifs, à des fiches pratiques pour maîtriser la théorie de la langue française, accéder à des réunions Zoom avec nos tuteurs natifs et faire partie d’une grande famille, d’une grande communauté de membres basés du monde entier qui échangent sur nos différents groupes privés, eh bien, c’est le moment. Les inscriptions sont fermées 90 % de l’année, donc, je t’invite à suivre le premier lien dans la description pour découvrir tous les contenus de l’Académie Français Authentique. J’espère qu’on a fait un bon travail de clarté sur la page, parce qu’on a une page mise à jour. J’espère que ça te plaira, que ça t’aidera à mieux comprendre. Et n’oublie surtout pas de rejoindre la liste d’attente.
Alors aujourd’hui, je voudrais te parler d’un jour qui est arrivé très récemment, où j’ai mis fin à mes faux problèmes, mais d’une manière à la fois inattendue et soudaine. J’avais l’impression d’avoir des problèmes, et ces problèmes ont disparu.
En fait, ce qui s’est passé, c’est que pendant plusieurs jours, je stressais un peu pour des choses qui étaient concrètes, qui existaient, qui étaient des soucis administratifs notamment. Alors, je vais pas forcément te donner tous les détails, parce qu’ils sont pas intéressants, mais j’avais un problème avec un compte bancaire de ma société, j’avais un problème avec un formulaire administratif que je devais rendre mais que je ne comprenais pas, je ne savais pas si j’étais concerné, donc, je me disais : « Ah, est-ce que je le suis ? » Les personnes qui m’aidaient me donnaient des conseils un peu contradictoires.
Donc, voilà, rien de grave, bien sûr, mais objectivement, ça me faisait un peu tourner en bourrique, comme on dit en français. Donc, je perdais du temps, ça tournait un peu dans ma tête. Et il y a eu des moments, notamment avec l’histoire du compte bancaire là, où je commençais à avoir un léger stress. Pas un stress super fort mais, tu sais, une sorte d’inconfort.
Et parfois, je dois l’avouer, malgré mon travail sur la patience, je te disais dans un épisode précédent qu’une de mes grandes priorités pour cette année, c’était travailler ma patience, et je le fais tous les jours, vraiment, et je m’améliore énormément, mais comme tout le monde, comme tout être humain, eh bien, je commençais à être agacé par moments. Et j’en suis pas fier. Mais, encore une fois, on est là pour s’améliorer au quotidien.
Et j’ai remarqué que ça me rendait un petit peu tendu pendant quelques jours, ça me rendait un petit peu anxieux, un petit peu irritable. Et comme si, en fait, tu vois, j’avais donné à ces petits problèmes, à ces légers soucis, un pouvoir immérité. Pourquoi laisser ces petits problèmes de rien du tout… ‘fin, qui auraient pu devenir complexes mais qui ne l’étaient pas encore ou qui auraient pu devenir graves mais qui ne l’étaient pas encore, pourquoi leur laisser définir mon humeur, ma joie, mon bonheur ? Enfin, ça, ça n’a aucun sens, en fait.
Et à un moment, en fait, ce qu’il y a eu, c’est que j’ai eu un vrai problème. Au milieu de toute cette histoire, ma fille Emma a eu quelques petits soucis. Là encore, je pense pas qu’il soit nécessaire que j’entre dans les détails. Je vais juste t’expliquer pour que tu comprennes le point. Donc, elle avait, ma fille Emma, pendant quelques jours, ‘fin, quelques semaines même, elle a souffert de pertes d’appétit, elle avait des maux d’estomac, un épuisement du coup, puisqu’elle mangeait moins. Et donc, on a fait plein d’analyses médicales. Dieu soit loué, tout va bien pour elle, elle est en pleine santé.
Mais, tu vois, à ce moment-là, dès que ces soucis sont arrivés avec Emma, tout le reste a disparu. Donc, toutes ces histoires de papiers, de formulaires, de compte en banque, ça n’avait plus aucune importance. Comme on dit en français d’une manière familière, « je n’en avais rien à secouer ». Ça veut dire je n’en avais rien à faire, je m’en moquais, c’était plus important. Et j’aurais, à ce moment-là, mais donné n’importe quoi pour que quelque chose me dise : « Ta fille va bien, elle est en bonne santé ». J’aurais donné n’importe quoi. J’aurais donné Français Authentique, j’aurais donné tout ce que j’ai pour m’assurer que ma fille aille bien.
Et donc, en quelques heures, tu vois que l’échelle des priorités, elle s’est remise à l’endroit. Et je suis sûr que tu as déjà rencontré ce genre de chose, ce genre de pensée. J’ai l’impression, et je sais plus quel philosophe parlait de ça, je me demande si c’est pas Schopenhauer, j’ai lu ça quelque part, un philosophe qui disait qu’en fait notre cerveau était sans arrêt en train de chercher le danger et les problèmes, et que du coup, en fait, quand il y avait pas de problème, il en créait, mais que les problèmes créés étaient remplacés par d’autres plus grands. Donc, c’est qu’en fait on était tout le temps dans un état de stress avec des problèmes qui étaient classés par hiérarchie. Et dès qu’un problème plus important arrivait, il prenait, il remplaçait tous les autres, comme si on ne pouvait pas avoir aussi dix problèmes en même temps. Et donc, tu vois, je pense que ce genre d’expérience, tu l’as déjà eu, où tu penses avoir un problème, et finalement, tu t’aperçois, quand un vrai problème arrive, que tu n’en avais pas avant.
Donc, du coup, tu vois, ça m’a aidé à réfléchir de nouveau que beaucoup de nos angoisses sont vraiment artificielles. Elles existent surtout parce que tout va bien ailleurs, en fait. Et on devrait plutôt se focaliser sur la gratitude et se dire : « Tant que je suis en bonne santé, que mes proches sont en bonne santé, j’ai ce qu’il faut, en fait. Même si j’ai des soucis administratifs, même s’il y a des choses qui vont pas dans ma vie, comme tout le monde, eh bien, j’ai tout ce qu’il me faut ».
Et ça, en fait, c’est une chose qu’on devrait presque se rappeler chaque jour, mais pas d’une manière artificielle, vraiment d’une manière concrète et profonde. C’est ce que j’essaie de faire dans mes prières, d’éprouver de la gratitude, mais je pense qu’on mériterait tous de le faire encore plus, parce que le stress, il vient souvent juste d’un oubli. Il vient pas d’un danger réel, puisque mes soucis de formulaires se sont réglés. Je veux dire, aujourd’hui, les soucis de formulaires n’en sont plus, ça a été réglé. Les soucis de compte bancaire non plus, tout est réglé, tout est clean, tout est stable. Et du coup, tu vois, quand on stresse, c’est souvent qu’on oublie la chance qu’on a. C’est pas qu’on est en danger réel, mais qu’on oublie la chance qu’on a. Et parfois, la vie nous rappelle que ce qui compte, c’est ce qu’on est prêt à… ‘fin, c’est ce qu’on… ça peut partir brutalement, en fait.
L’enjeu, c’est d’apprendre à se souvenir de ça avant d’y être forcé. Donc, se souvenir que le plus important, c’est la santé, la nôtre, celle de nos proches, et s’en souvenir tant qu’on est tous en bonne santé. Beaucoup disent le regretter après, en fait. Quelqu’un qui tombe malade, qui a une grave maladie, dit : « Oh la la, si seulement j’avais pris conscience de la chance que j’ai avant de tomber malade ». Parce que c’est toujours très facile de prendre conscience de quelque chose quand cette chose est là ou quand on la perd, où des gens vont dire : « Ah, si seulement j’avais pris plus soin de ma femme quand elle m’aimait encore, peut-être qu’on serait encore ensemble ». Mais c’est trop tard. Il faut penser à être un bon mari pendant que la femme est encore là. Et des exemples comme ça, il y en a vraiment à la pelle.
Donc, c’est mon appel pour toi ou mon grand message du jour : éprouve de la gratitude pour ce que tu as avant de les perdre, avant de perdre ces choses, et fais en sorte de ne pas laisser les petits soucis du quotidien, les petits tracas du quotidien, te ruiner le bonheur que tu as et la gratitude que tu es censé éprouver.
J’ai réussi à le faire. J’étais assez content de pouvoir le faire. J’ai essayé de m’en souvenir au quotidien. Et j’espère t’avoir inspiré avec ce petit exemple personnel pour que toi aussi tu te rendes compte que le plus important est ailleurs. Et j’ai aussi une grande pensée aujourd’hui, et je dédierai les derniers mots de cet épisode, j’ai une grande pensée d’affection à ceux qui n’ont pas la chance que j’ai d’être en bonne santé ou d’avoir sa famille en bonne santé. Donc, pour tous ceux qui souffrent, je partage, je vous envoie toutes mes amitiés et toute ma sympathie.
Merci, chers amis, de m’avoir écouté aujourd’hui, merci d’avoir passé ces moments avec moi, et n’oubliez pas d’aller jeter un œil à la liste d’attente de l’académie. Les inscriptions ouvrent ce dimanche, donc, j’espère vraiment que tu les manqueras pas, qu’on pourra faire connaissance en personne sur nos groupes privés Facebook et Telegram. Merci du fond du cœur d’écouter mes podcasts. Suis le premier lien dans la description, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Salut !
L'article Le jour où mes faux problèmes ont disparu a été publié la première fois sur Français Authentique.
11:00
9 mots pour parler un français plus naturel
Episode in
Français Authentique
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Transcription de la vidéo :
Salut et merci de me rejoindre aujourd’hui pour cette nouvelle vidéo. Si tu as cliqué, c’est probablement parce que tu aimerais parler un français plus naturel. Tu comprends bien, mais quand tu parles, tu sens qu’il te manque un petit quelque chose, un petit truc un peu difficile à décrire mais qui fait que tu sonnes un peu trop scolaire parfois.
Depuis 2011, j’ai vu énormément de non-natifs qui avaient un très bon niveau, mais qui, au moment de s’exprimer, manquaient de fluidité et enviaient énormément les natifs. Et avec le temps, j’ai compris quelque chose que j’ai déjà dit plusieurs fois sur cette chaîne : c’est que le vrai problème, ce n’est pas un problème de niveau. Tu n’as probablement pas un problème de connaissance, c’est juste qu’il te manque ces petits mots que les Français utilisent en permanence quand ils parlent et qui donnent vraiment du relief à leur discours.
Aujourd’hui, je vais t’en présenter neuf de niveaux différents que tu peux utiliser dès à présent quand tu parles français. On y va ?
On commence par trois mots indispensables à connaître absolument, et le premier c’est « voilà ». On l’utilise soit pour montrer quelque chose, soit pour conclure et dire « bon, c’est comme ça, c’est terminé ».
Par exemple, à la fin de ce tournage de vidéo, je peux dire : « Voilà, j’ai fini d’enregistrer mes vidéos. » Ou encore : « J’ai fini d’enregistrer mes vidéos. Voilà. » Ici ce serait le sens de « J’ai terminé et je conclus finalement cette tâche, je conclus cette activité en disant “Voilà, c’est fait, c’est fini” ».
Un autre exemple, cette fois pour illustrer le sens de « voilà » qui est celui de montrer quelque chose. Tu as perdu ton smartphone ? Voilà, il est sur la table. Donc ici, le « voilà » sert à montrer quelque chose.
Deuxième mot : Bon. Pas « bon » dans le sens « assez bon à manger ; je prends du plaisir en le mangeant, ça a un bon goût », mais plutôt le bon que tu peux entendre dans certaines phrases et où tu te dis « mais en fait, il sert à rien ce mot. » Et ce mot, il est souvent optionnel quand les Français l’utilisent, et il sert à organiser un petit peu ce qu’on dit. On l’utilise souvent au début d’une phrase, quand on commence à parler, ou parfois quand on a été interrompu et qu’on veut reprendre son propos, et bien on va ajouter le mot « bon ». Parfois on l’utilise aussi pour changer de sujet, littéralement.
Donc je vais te donner quelques exemples. « Bon, on commence la réunion ? » Donc ici, tu vois, c’est pour montrer qu’on commence à parler et on organise un peu ce qu’on dit. « Bon, on commence la réunion ? » On aurait pu dire : « On commence la réunion. », mais le « bon » ajoute un petit peu de sérieux, voire un tout petit peu d’impatience ici. Un autre exemple : « Arrête de m’interrompre. Bon, j’en étais où moi ? » Ici, le « bon » est utilisé pour reprendre ce qu’on disait. On disait quelque chose, on a été interrompu et on rajoute un « bon » pour redémarrer notre discussion.
Troisièmement, le mot « quoi ». Ce n’est pas ici le « quoi » qu’on utilise pour poser une question. Ici, il s’agit du mot « quoi » qu’on va placer à la fin d’une phrase pour insister sur quelque chose ou pour rendre une phrase encore plus naturelle. Ça peut donner un ton un peu plus détendu à l’oral. Par exemple : « C’est compliqué quoi. » Ici, le « quoi » insiste, ça permet d’insister sur le fait que cette chose est compliquée, elle est difficile. « C’est bien normal d’avoir envie de partir en vacances quoi. » Même chose ici, on insiste et ça rend la phrase un tout petit peu plus naturelle, même si le mot « quoi » seul n’ajoute pas grand-chose. C’est juste ici de la nuance. Et c’est pour ça que je te disais que ces petits mots ajoutent de la nuance et te font sonner exactement comme un natif finalement.
Poursuivons avec trois mots un peu plus avancés. Ce sont même en fait des locutions puisqu’à chaque fois elles sont composées de deux petits mots. La première, c’est « en fait ». Alors celui-là, les Français l’utilisent tout le temps. On utilise « en fait » pour préciser quelque chose, corriger quelque chose ou reformuler, quand on essaie de mieux expliquer. Par exemple : « J’avais l’intention de partir demain, mais en fait je pars aujourd’hui. » Donc ici, tu vois, c’est une petite correction. Je pensais partir demain, mais je pars aujourd’hui. Et cette petite correction, je l’introduis par « en fait ». « C’est difficile à expliquer. En fait, c’est une longue histoire. » Donc ici, tu vois, on reformule un petit peu pour préparer à mieux… ou pour se préparer à mieux expliquer quelque chose. En fait.
La locution suivante c’est « du coup ». On l’utilise souvent pour exprimer une conséquence logique. À l’oral surtout, ça peut parfois remplacer « donc » ou « alors » mais c’est plutôt de l’oral. Par exemple : « Il pleuvait, du coup nous avons annulé le barbecue. » Ici le « du coup » annonce une conséquence. C’est parce qu’il a plu que nous avons annulé le barbecue. C’est la conséquence du fait qu’il pleuve. Du coup. « Ma voiture est en panne, du coup je vais prendre le métro. » Là encore, c’est une conséquence directe. C’est parce que ma voiture est en panne que je vais prendre le métro.
La prochaine locution super utile, c’est « quand même ». On l’utilise pour exprimer une contradiction ou pour insister sur quelque chose, parfois avec une notion de surprise, on montre qu’on est surpris. Par exemple : « Il neige, mais je vais quand même aller faire mon jogging. » Ici, le « quand même » montre qu’il y a une contradiction parce qu’on dit il neige. Donc, s’il neige, personne ne s’attend à ce que tu ailles faire un jogging. Pourtant tu le fais. Donc, il y a une petite contradiction entre les deux informations et on utilise « quand même » pour montrer cette contradiction. « Tu aurais quand même pu me prévenir avant de partir. » Ici, on est plus dans la contradiction, on est plutôt dans le fait d’insister sur quelque chose et de montrer une surprise. Parce que cette personne est partie, elle est partie sans prévenir, elle ne nous a pas dit qu’elle partait, donc on est un peu surpris et on veut insister là-dessus. Donc on insiste sur notre surprise en disant : « Tu aurais quand même pu prévenir avant de partir. » Ici, tu vois clairement qu’on insiste.
Poursuivons avec trois mots un peu plus avancés, mais toujours très utiles, donc c’est important de bien les connaître et surtout, déjà de bien les comprendre.
N’empêche. Celui-ci, il est un peu plus subtil. On l’utilise pour introduire un argument qui va un peu contredire ou nuancer ce qui vient d’être dit. C’est la contraction de « n’empêche que ». Tu vas voir, ça va être plus clair avec des exemples. « Oui, il s’est excusé. N’empêche qu’il n’aurait jamais dû dire ça. » Donc ici, tu vois, on nuance, on dit : « OK, cette personne, elle s’est excusée, mais quand même, elle n’aurait jamais dû dire ça. » Donc on insiste sur le fait qu’elle n’aurait pas dû dire ça. Et ici, on nuance. C’est bien qu’elle se soit excusée, mais c’est pas suffisant. Et cette nuance, on la porte avec « n’empêche ». Le projet a été terminé dans les délais. N’empêche qu’on a eu chaud. » Donc ici, on va aussi nuancer un peu. On dit : « OK, le projet a été terminé dans les délais, c’est bien, tout le monde est content, mais on a eu chaud. » Ça veut dire : « C’était difficile, ça aurait très bien pu ne pas se passer comme ça. »
Donc on apporte ici, encore une fois une petite nuance avec « n’empêche ».
Le prochain mot, il est un peu familier et il est surtout utilisé à l’oral entre amis et surtout chez les jeunes. J’ai mon fils Tom par exemple, qui l’utilise dans chaque phrase et je n’arrête pas de lui dire “Eh Tom, utilise un peu moins ce mot s’il te plaît, parce que ça devient un tic de langage. » C’est un mot que tu vas utiliser tout le temps alors qu’il n’apporte plus rien. Et c’est le mot « genre ». Il peut être utilisé, soit pour donner un exemple ou pour dire « environ ». Par exemple : « On pourrait faire un truc ce soir, genre un resto. » Ici, le « genre » donne un exemple. On pourrait faire quelque chose, ça pourrait être un cinéma, un restaurant, aller voir un match de foot, une pièce de théâtre, que sais-je, mais on ajoute « genre » pour donner un exemple de ce qu’on pourrait faire. « On pourrait faire un truc ce soir, genre un resto. » Ça veut dire « ce n’est qu’un exemple des choses qu’on pourrait faire ». « Il est arrivé avec genre 30 minutes de retard. » Ici, le « genre » signifie « environ ». On dit : « Il est arrivé avec genre 30 minutes de retard. » En fait, il avait peut-être 25 minutes de retard ou 35 minutes. C’est approximatif. Donc, le « genre » ici veut dire « environ »,
mais les jeunes l’utilisent surtout pour donner un exemple, le mot « genre », parce que j’ai remarqué chez mon fils Tom et ma fille Emma, qui sont un peu dans l’adolescence, qu’ils aiment expliquer des choses via des exemples. Nous on aime d’abord expliquer un concept et ensuite on donne un exemple pour illustrer le concept. Mais chez les jeunes qui veulent aller plus vite, parfois ils veulent expliquer quelque chose juste en donnant un exemple et c’est pour ça qu’ils utilisent beaucoup « genre genre genre » ; ça les aide à expliquer à l’aide d’exemples. Ça, ce n’est que ma théorie personnelle.
Et pour terminer, le mot « enfin ». Celui-là, tu peux l’utiliser dès aujourd’hui. Tu connais peut être « enfin » pour montrer qu’on termine quelque chose. Par exemple : « premièrement, deuxièmement, enfin » pour conclure. Mais les deux sens que je vais te donner sont un peu plus courants, sont un peu différents.
La première utilisation, c’est pour corriger légèrement ce qu’on vient de dire et pour essayer de reformuler quelque chose. Par exemple : « C’est vraiment quelqu’un de calme, enfin presque toujours. » Donc ici, tu vois, on corrige un tout petit peu ce qu’on a dit, on reformule peut-être parce qu’on se souvient que cette personne est calme, mais parfois elle ne l’est pas. Donc le « enfin, presque toujours », permet de nuancer, de reformuler un tout petit peu.
Et « enfin », ça peut être là pour montrer une émotion, un léger agacement ou un soulagement. Par exemple : « Te voilà enfin ! Mais ça fait une heure que je t’attends. Je me suis inquiété. » Donc tu vois ici, la personne qui dit ça, elle est à la fois agacée parce qu’elle s’est inquiétée et elle a attendu longtemps, mais elle est aussi soulagée parce que justement, elle s’est inquiétée et elle a vu cette personne arriver. Et le mot « enfin » – te voilà enfin – exprime ce soulagement et cet agacement.
Tu as peut-être déjà entendu aussi « enfin bref » qu’on utilise pour mettre fin à un sujet pour dire « Bon, on en parlera une autre fois par exemple, on a discuté deux heures de ce problème. Enfin bref, on en reparlera demain. » Donc ici, le « enfin bref » met fin à la discussion sur ce sujet.
Donc voilà, j’espère que ça t’a plu. Tu vois, j’ai utilisé « voilà », (sans le sans le vouloir) qu’on a vu aujourd’hui. Si jamais tu ajoutes ne serait-ce que trois de ces mots ou locutions à ton vocabulaire actif, tu sonneras déjà beaucoup plus francophone, ça sonnera beaucoup plus naturel et ton français sera beaucoup plus fluide. Donc je t’invite à en sélectionner deux ou trois et à essayer de te forcer à les utiliser dans le bon contexte pour ajouter de la fluidité. Inutile de tous les ajouter maintenant, mais tu peux petit à petit en ajouter à ton vocabulaire actif.
Et tu peux commencer dès maintenant en écrivant un petit commentaire dans lequel tu utilises peut-être deux ou trois des mots que tu as appris aujourd’hui. On lit tous vos commentaires et on les apprécie toujours.
Si tu souhaites aller plus loin et plus vite, je t’invite à suivre le premier lien dans la description. Il s’agit de la page de présentation de notre académie, dans laquelle tu auras des fiches SOS qui t’aideront à débloquer d’une manière simple et claire toute la théorie française : grammaire, vocabulaire, conjugaison et même la prononciation. Tu accéderas à plus de 200 heures de contenu authentique : des modules sur la France, la francophonie, le développement personnel, etc., des réunions Zoom avec nos tuteurs, une communauté privée, etc. Et les inscriptions sont fermées actuellement. C’est pour ça que c’est peut-être le bon moment pour toi d’aller voir cette page, parce qu’on les ferme 90 % de l’année, les inscriptions, tout simplement parce qu’on a un parcours d’intégration. Quand les nouveaux arrivent, on se focalise sur eux pour qu’ils puissent tirer le meilleur de notre plateforme. Et les prochaines inscriptions ouvriront le 5 avril. Donc je t’invite à suivre le premier lien et peut-être t’inscrire à la liste d’attente si l’académie t’intéresse.
Merci d’avoir passé ce moment avec moi aujourd’hui. Comme d’habitude, n’oublie pas de partager cette vidéo, de mettre un petit j’aime pour nous aider et bien sûr de t’abonner à la chaîne YouTube de Français Authentique en activant les notifications.
Merci d’avoir passé ce moment avec moi aujourd’hui et je te dis à très bientôt pour du nouveau contenu en français authentique. Salut !
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14:13
J’arrête le sucre pour mettre l’essentiel en premier
Episode in
Français Authentique
Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :
Rejoins la liste d’attente de l’académie (ouvertures des inscriptions le 05 avril)
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Transcription de l’épisode :
Salut très chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan. C’est toujours un plaisir pour moi de t’accueillir ici pour des podcasts dans lesquels on parle de la France en général, de développement personnel, de la vie, puisque avant tout, une langue c’est un outil de communication, donc, parlons de la vie, de nos vies, comme j’essaie de le faire régulièrement aussi sur le groupe Telegram avec nos membres de l’Académie Français Authentique. Je suis très heureux depuis un certain temps d’être plus présent, de donner plus de priorité aux échanges avec nos membres, de publier des choses liées à mon quotidien. C’est vraiment super sympa de pouvoir aussi bénéficier de l’expérience et de la compétence de tous nos membres du monde entier.
Donc, merci à tous les membres de l’académie qui nous écoutent… ‘fin, qui m’écoutent. Merci aussi à tous les membres de l’équipe qui, régulièrement, me disent écouter les podcasts. Donc, à la fois, ça m’honore, parce que je suis très heureux, très fier, mais ça m’oblige, ça me met une petite pression quand même, parce que je me dis : « Voilà, j’ai pas envie de décevoir tous ces membres qui nous écoutent et tous les membres de l’équipe ».
Ceci étant dit, aujourd’hui j’aimerais partager avec toi une décision que j’ai prise pour l’année 2026 et qui est… Bon, ça a pas été super facile à prendre, ce sera probablement pas super facile à exécuter toute l’année, et donc, je vais te dire ce que c’est, pourquoi je l’ai fait, comment je vais le faire, et voilà. On aura l’occasion peut-être d’échanger sur ces sujets par message ensemble sur Telegram, dans le cadre de l’académie, ou par email. En tout cas, j’ai décidé pour l’année 2026 de ne pas consommer de sucre ajouté. Je m’autorise des fruits, je m’autorise une cuillère de miel de temps en temps si je veux, surtout si j’ai mal à la gorge, je consomme souvent du miel quand j’ai mal à la gorge, mais pas de bonbons, pas de brioches, pas de sucreries. J’en consommais déjà peu, mais là j’ai décidé d’être à zéro.
Je vais juste me laisser comme tolérance, puisqu’on parle de toute l’année 2026, qui est quand même très très très long. Et j’ai démarré ce défi au mois de… je crois que c’était fin janvier. C’est ça, c’était fin janvier, peut-être le 31 janvier. Les seules tolérances, c’est nos anniversaires, aux membres de ma famille. Donc, ça fait quatre anniversaires, puisque Raphaël a déjà eu son anniversaire le 8 janvier. Mais donc, nos quatre anniversaires, plus Noël, plus Nouvel An. Si à ces moments-là, j’ai envie de prendre un chocolat ou de manger une chose dans laquelle il y a du sucre ajouté, j’accepterai, mais le reste de l’année, rien.
J’ajoute à cette décision… Je vais te dire pourquoi dans un instant je prends cette décision qui peut sembler folle, surtout pour quelqu’un comme moi qui consomme déjà très peu de sucre ajouté, mais j’ajoute à ça les chips et les frites industrielles. J’accepte les frites que Céline fait, des pommes de terre coupées en morceaux avec très peu d’huile, cuites dans ce qu’on appelle l’air fryer. Donc, c’est sans graisse, etc. Tout ça, j’accepte.
Alors, pourquoi ? Pourquoi je fais ça ? Je vais te dire pourquoi, je vais te donner mon plan et je vais partager avec toi, j’espère, un enseignement à la fin qui sera utile à tout le monde et applicable à ta vie quels que soient tes sujets à toi, parce que le sujet d’aujourd’hui, c’est peut-être pas ton sujet, mais j’ai un enseignement universel, donc, reste bien jusqu’au bout.
La vraie raison en fait, la raison pour laquelle je fais ça, c’est pas pour faire un challenge, tu sais, pour me tester comme on peut voir beaucoup sur les réseaux, c’est pour ma santé, parce que… j’en ai parlé à de multiples reprises dans le cadre de Français Authentique, mais j’ai un problème d’inflammation générale, je souffre d’arthrite psoriasique et ça crée un certain nombre d’inflammations et notamment au niveau de mes genoux. Ça fait un petit moment que j’en souffre et j’ai compris que… et je fais beaucoup d’efforts pour résoudre ça. Depuis très longtemps, ces soucis me permettent de… ‘fin, m’ont poussé en tout cas à beaucoup marcher, à prendre soin de mon sommeil, donc, à vraiment prendre soin de mon hygiène de vie.
J’ai discuté récemment avec un chirurgien qui a observé mon genou, parce que je voulais être sûr qu’il n’y avait pas de problème dans la structure de mon genou à cause de ces inflammations à répétition, et il m’a par exemple proposé de faire des exercices de kiné pour renforcer mes muscles des cuisses, parce que si t’as des cuisses plus fermes, plus fortes, eh bien, ton genou est protégé. Donc, il m’a conseillé de faire ça. Je prends déjà des compléments alimentaires, etc.
Et je me suis dit mais en fait, attends, Johan, tu as lu plein de livres sur l’inflammation, tu as passé beaucoup de temps à étudier le sujet et tu sais que la chose numéro 1, dès qu’on parle d’inflammation, et notre amie Maria, qui est spécialisée en nutrition, entre autres, et qui nous écoute peut-être aujourd’hui, comme Maria est peut-être en train de le penser, le facteur numéro 1 de l’inflammation, c’est le sucre ajouté. C’est le premier levier inflammatoire, en fait. Donc, avant de penser à optimiser des choses à côté, pourquoi je n’attaquerais pas le problème numéro 1 ? Parce que je pense que passer de presque rien ou de je prends du sucre ajouté trois, quatre fois par semaine à zéro, c’est probablement changer de niveau quand même. Et c’est vraiment agir là où l’impact est le maximum.
Alors bien sûr, il y a d’autres effets à ça, en plus, puisque je te dis que je te donnerai la vraie raison, donc, la vraie raison, c’est clairement ma santé, mon inflammation en général. Mais je sais, et ça, ça me motive aussi, que arrêter le sucre ajouté a d’autres effets, notamment sur la clarté d’esprit, sur la maîtrise de soi, la discipline. Et finalement, il y a peu d’inconvénients parce que au quotidien, franchement, si j’arrive et que on est vendredi et que mes enfants mangent de la brioche, et que moi, j’aime beaucoup la brioche, mais si au lieu de prendre la brioche, je prends une banane, pour moi, en fait, il y a pas d’inconvénient. C’est pareil, j’adore les bananes, ou les pommes, ou les autres fruits, le raisin. Donc, pour moi, il y a pas d’inconvénient.
La seule chose qui est un peu difficile, comme souvent, c’est l’aspect social, si je suis invité quelque part. J’ai eu le cas le week-end dernier, où j’étais avec des amis, ils ont tous pris un dessert, ils m’ont dit : « Bon, Johan, tu prends quoi ? » j’ai dit : « Bah rien, merci, je vais prendre un petit peu de raisin, ça me suffira ». Mais même ça, tu vois, ça s’explique aux bons amis. Et puis ceux qui comprennent, tant mieux ; ceux qui ne comprennent pas, tant pis. Je te renvoie à l’épisode de la semaine dernière sur garder la tête froide quand le monde s’emballe. Je pense que c’est tout à fait légitime de vouloir faire ça.
Et en fait, la question que je me suis posée à un moment, c’est « Pourquoi en fait être radical ? Pourquoi dire bah zéro jusqu’à la fin de l’année, tu t’autorises juste quelques écarts pour les anniversaires, parce que t’as quand même envie de manger un gâteau d’anniversaire de tes enfants ou une part. Pourquoi être radical ? » Parce que, déjà, je veux éviter de décider, et ça c’est fatigant. Quand tu te dis : « Bon, je réduis, donc, c’est juste exceptionnel », mais après, à chaque fois que tu vois et que t’as l’opportunité d’avoir du sucre ajouté, bah t’es à réfléchir, à décider, à négocier avec toi-même. Parce que notre cerveau, lui, il a envie de ça, il a envie de sucre ajouté, donc, il te dit : « Non, mais vas-y, c’est pas grave. Aujourd’hui, tu peux, mange quelques bonbons, ça va pas te faire de mal, c’est pas grave ».
Donc, tu vois, je veux plus avoir à décider. Je veux plus avoir à négocier avec moi-même. Donc, en faisant ça, je vais littéralement ou drastiquement diminuer ma charge mentale, ma charge cognitive, ma fatigue cognitive. Et la règle, elle est très simple. Et en général, ce qui est simple, ça marche bien. Et souvent, la clarté, ça apporte plus de liberté finalement que la flexibilité. Ça, j’ai eu l’occasion de m’en apercevoir tout au long de ma vie. Donc, c’est pour ça que je passe à zéro, c’est pour ça que j’ai une règle qui est archi-claire. Et voilà un peu.
Donc, du coup, avant de passer à l’enseignement qui pourra fonctionner pour toi et dans d’autres domaines de ta vie, je te donne mon plan anti-inflammation dans l’ordre, zéro sucre ajouté, zéro chips, zéro frite industrielle. Ensuite, gestion des émotions, éviter le stress, la rumination, les tensions inutiles. Donc, ça, je suis sur le bon chemin depuis le début de l’année, je dois dire, j’ai l’impression. Ensuite, un sommeil suffisamment long et apaisé. Donc, là, je suis pas parfait, mais je suis pas mal non plus.
Des compléments en soutien. Les compléments que je prends, ce sont des oméga-3 et de la curcumine, parce que c’est très très bon pour limiter l’inflammation. Donc, ça fait très longtemps que j’en prends tous les jours, et je pense que ça aide, que ça soutient. Ensuite… Et j’ai d’autres compléments que je prends de temps en temps, notamment vitamine D, probiotiques. On m’a conseillé aussi du zinc, du zing. Non, du zinc, on dit zinc. Attends, zinc, zing, zing, du zing. Ça s’écrit Z-I-N-C, mais je crois qu’on dit zing. En tout cas, ça, c’est la composante complément alimentaire.
Bien sûr, je continue la marche quotidienne, simple. J’ai parlé de multiples reprises des bienfaits de la marche. D’ailleurs, si tu vas sur l’application mobile de Français Authentique, que tu vas dans la zone de recherche, tu tapes « marche », tu vas retrouver plusieurs épisodes dans lesquels je te parle de ma marche, qui est un outil exceptionnel pour moi. Et bien sûr, un renforcement musculaire progressif, aussi bien le haut du corps que le bas du corps. Et ça, je le fais d’une manière un peu plus progressive, parce que c’est difficile de travailler les muscles des cuisses sans forcer sur les genoux. Donc, j’essaie de trouver un juste équilibre.
Alors la règle ici que je veux garder en tête et que je veux te transmettre, donc, je veux te demander de garder en mémoire, ou sur laquelle je te demande au moins de méditer, c’est qu’il faut toujours commencer par ce qui est utile et pas par ce qui est facile. Tu vois, mettre l’énergie là où le rendement est le plus fort, et c’est le reste qui vient ensuite. Et en général, notre intuition, comme on est des êtres humains un peu paresseux au fond, notre intuition, c’est de faire exactement l’inverse.
Moi, ça fait plus d’un an que je prends des compléments alimentaires tous les jours, les oméga-3 et la curcumine. Donc, en fait, je fais depuis plus d’un an ce qui est facile, mais ce qui est moins efficace que d’arrêter le sucre. Si depuis un an, j’aurais décidé d’arrêter le sucre complètement et de ne pas prendre de compléments alimentaires, eh bien, ça aurait été mieux pour moi. Mais non, j’ai préféré faire ce qui était facile avant ce qui était efficace. Et bien souvent… Donc, ça, c’est le premier point. Je répète parce qu’il est archi-important en fait, c’est qu’il faut d’abord chercher à faire ce qui est le plus efficace avant de chercher à faire ce qui est le plus facile. Ça sert à rien de faire un truc facile qui apporte moyennement quand on peut faire un truc difficile qui apporte beaucoup.
Et le deuxième point, c’est que bien souvent, notre intuition, et je suis encore tombé dans ce piège, moi-même, alors je sais qu’il existe, ce piège, c’est qu’on a tendance à vouloir ajouter des choses qui ont peu d’impact alors qu’il est bien souvent plus efficace de supprimer les choses qui ont beaucoup d’impact. Et encore ici, j’ai eu tendance à ajouter quelque chose, donc, ajouter des compléments alimentaires, plutôt que de supprimer quelque chose. Et ajouter, c’est toujours plus compliqué que supprimer, parce que ajouter des compléments c’est pas grand-chose sauf qu’il faut que j’y pense tous les soirs, que tous les soirs je les prépare. Si on sort chez des amis ou au restaurant, bah je les prépare dans un petit sac et je les apporte. Il faut que je les achète quand j’en ai plus, il faut que je les stocke. Donc, c’est aussi une logistique. Donc, c’est toujours plus compliqué que de dire « j’arrête le sucre ». Donc, c’est aussi le deuxième point là que je voudrais que tu gardes en tête, c’est que souvent il vaut mieux enlever qu’ajouter.
J’ai déjà pris plusieurs fois cette métaphore, que j’avais entendue dans un podcast, de trois coureurs. T’en as un qui court, voilà. Il court normalement, il a des chaussures normales, il court, il fait son marathon. Il y en a un autre, il va prendre les meilleures chaussures qui existent, les chaussures les plus légères, les plus optimisées pour la course. Donc, il va ajouter un truc. Et l’autre, eh bien, il aura sur son dos un poids. Celui qui a le poids est beaucoup plus désavantagé que celui qui a les chaussures soi-disant rapides et optimisées n’est avantagé. Donc, dans cette situation, il vaut mieux retirer le sac avec les poids que d’ajouter des chaussures super légères.
Et c’est la même chose ici. Je dis pas que les chaussures légères ne sont pas utiles, je dis pas que les compléments alimentaires, dans mon cas, curcumine et oméga-3, ne sont pas utiles, la preuve, je continue, mais il faut d’abord retirer ce qui gêne.
Donc, c’est vraiment ce que je voulais te faire retenir aujourd’hui via cet exemple personnel, c’est que, voilà, on a souvent l’intuition de faire ce qui est facile avant de faire ce qui est le plus utile. Et deuxièmement, on a tendance à vouloir ajouter des choses peu utiles au lieu de supprimer des choses qui seraient très utiles ou ce serait très utile de les supprimer.
Donc, voilà un peu ce que je voulais partager avec toi aujourd’hui. Si tu t’intéresses au français, si tu t’intéresses à ce genre d’échanges, à toutes les choses que je peux partager dans le podcast de Marchez Avec Johan, je t’invite vraiment à rejoindre la liste d’attente de notre académie, parce que notre académie, c’est pas seulement du français. Bien sûr, il y a une grande composante qui est orientée vers des modules sur la culture, la France, le développement personnel, sur tous les sujets possibles et imaginables finalement. Il y a bien sûr des fiches SOS qui t’aident à mieux maîtriser la langue française. Il y a des réunions Zoom avec nos tuteurs, mais il n’y a pas seulement ça, il y a aussi une grande communauté avec des gens qui préfèrent échanger sur Facebook, d’autres qui préfèrent échanger sur nos groupes Telegram. Donc, ils ont accès au groupe Telegram privé de l’académie sur leurs smartphones, et on échange. J’essaie d’être présent le plus possible, de partager des réflexions quotidiennes, etc. Et je t’invite à faire partie de notre grande famille.
Les inscriptions sont fermées 90 % de l’année, elles ouvriront, les prochaines, le 5 avril. Donc, je t’invite à suivre le premier lien dans la description pour découvrir tout ce que l’académie peut faire pour toi et pour rejoindre la liste d’attente. Merci de m’avoir écouté aujourd’hui. Suis le premier lien dans la description. Et je te dis à très bientôt pour du nouveau contenu en Français Authentique. Salut !
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16:42
Pourquoi la bise pose problème en France ?
Episode in
Français Authentique
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Transcription de la vidéo :
Salut ! Alors petite question, si je te croise en France, qu’est-ce que je fais ? Je te serre la main pour te dire bonjour, je te fais une bise, deux bises, trois bises, quatre bises, tu hésites ? C’est normal, parce que moi-même, Français depuis toujours, je ne suis pas sûr de connaître la bonne réponse. La réponse, elle dépend de plein de paramètres comme l’âge, l’environnement, le contexte et même la géographie. Et le pire, c’est que depuis le Covid, plus personne ne sait exactement quoi faire.
Alors aujourd’hui, je vais essayer de te dire pourquoi on fait la bise en France, d’où vient cette tradition, comment tu peux réagir si tu es en France et que tu ne sais pas exactement comment faire, et je vais te montrer que finalement, on dramatise ce sujet, mais c’est pas un sujet si important et si rigoureux que ça.
Alors déjà, ce qu’il faut comprendre, c’est que la bise, c’est pas seulement une habitude bizarre des Français. Elle a une vraie histoire. Alors, d’où vient-elle ? La plupart des gens pensent que la bise, c’est une tradition moderne, tu vois, une tradition du XXe siècle, et c’est pas du tout ça. La bise, elle remonte au Moyen Âge. Au Moyen Âge, se faire la bise, c’était une marque de respect, de confiance, c’était un geste de paix. Quand deux chevaliers se rencontraient, ils se faisaient la bise pour montrer qu’ils n’avaient pas d’armes sur eux et qu’ils venaient en amis. Bien sûr, c’était aussi un geste religieux, puisque dans les communautés catholiques, on se donnait le baiser de la paix. Ça symbolisait l’amour fraternel et la communion pendant les messes. Donc, tu vois, ce n’est pas juste une habitude française moderne, c’est vraiment quelque chose d’ancestral, qui vient de nos ancêtres, et qui a traversé les siècles.
Alors, pourquoi c’est devenu si compliqué aujourd’hui ? Pourquoi, aujourd’hui, on ne sait pas est-ce que je dois faire la bise ou pas ? Si je fais la bise, combien j’en fais ? De quel côté je commence ? Etc. Eh bien, c’est parce qu’en France, en fonction de la région dans laquelle tu te trouves, eh bien, le nombre de bises sera différent.
Et là, je voudrais… avant de t’expliquer un peu les détails, je voudrais faire une précision pour les pinailleurs, parce que les Français pinaillent, c’est-à-dire qu’ils aiment bien prendre un détail et dire : « Ah ben non, c’est pas vrai, c’est pas comme ça que ça marche ». Je vais te donner des grandes tendances, parce qu’à l’intérieur même d’une région, parfois, en fonction des familles, en fonction du village dans lequel les gens vivent, en fonction des générations, etc., le nombre de bises peut changer. Donc, je sais déjà que dans les commentaires, il va y avoir des Français qui vont me dire : « Oui, tu as dit que dans ma région, on faisait deux bises, mais moi j’en fais trois ». Ça, je le sais. Et ça te montre que le sujet est complexe et que c’est vraiment très local, et ça dépend vraiment des personnes.
À Paris et en Île-de-France, en général, on fait deux bises assez rapides, c’est efficace. Et on commence en tendant la joue droite. Donc, on penche la tête vers la gauche, on tend la joue droite, et puis la joue gauche. Donc, on fait « Bonjour ». Ça, c’est la bise en général à Paris et en Île-de-France.
Quand on parle de bise, ce n’est pas… on ne prend pas sa bouche sur la joue de l’autre. On ne fait pas un bisou ou un baiser comme on peut dire. On se moque un petit peu parfois en disant que ce sont plutôt les grand-mères qui vont faire ça à leurs petits-enfants. Mais la vraie bise française, c’est joue contre joue, c’est-à-dire que là, je vais avoir la joue de l’autre personne contre ma joue et je vais faire ça dans le vide. Je vais pas faire un vrai bisou sur la joue de la personne, à moins encore une fois d’être une grand-mère ou un grand-père et de le faire avec un geste vraiment d’affection fort. Oui, je le fais aussi à mes enfants, mais ce n’est plus vraiment la bise traditionnelle telle qu’on l’entend dans cette vidéo.
Dans le sud-est, région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en général, c’est deux bises aussi, mais attention, ils font dans l’autre sens. Je t’ai dit qu’à Paris, région parisienne, on commençait par la joue droite ; eh bien, dans le sud-est, parfois on commence par la joue gauche. Et ça, ça peut créer des collisions. Si un Parisien arrive comme ça et que la personne du sud-est arrive comme ça, ça peut créer certaines confusions et un malaise. Mais en général, dans cette région, ils font aussi deux bises. Et donc, à Paris, on va faire… et dans le sud-est de la France, on va plutôt faire dans l’autre sens.
Dans l’ouest, en Bretagne et dans les Pays de la Loire, on est plutôt à deux bises aussi, mais une particularité qu’on retrouve souvent, c’est qu’il y a même pas de contact au niveau des joues. C’est une sorte de air kiss, bise dans l’air. Donc, plutôt que de coller les joues, on va faire… sans vraiment se toucher.
Dans le centre et l’est, en Bourgogne et en Alsace notamment, on a tendance à faire trois bises. Ne me demande pas pourquoi, c’est comme ça.
Dans le nord, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, on est généreux parce qu’on fait quatre bises, donc… quatre bises. Je sais que mes grands-parents qui ont vécu longtemps en Picardie faisaient quatre bises. Donc, si tu vas de Paris à Lille, tu vas devoir doubler ton nombre de bises. En général, encore une fois, c’est des grandes tendances. Et il semblerait que le record soit détenu par les Corses avec cinq bises. Alors personnellement, je ne l’ai jamais vu, je n’y suis jamais allé, mais d’après les recherches que j’ai faites, en Corse, on ferait parfois jusqu’à cinq bises.
Donc, tu vois, si toi tu es non Français et tu arrives en fonction, tu fais un voyage, tu vas arriver à Paris, tu vas voir que c’est deux bises, dans un sens, dans le sud-est, deux bises dans l’autre sens, tu vas en Bretagne, c’est un air kiss. Ensuite, tu vas en Alsace, il y a trois bises ; tu vas en Corse, il y a cinq bises ; tu vas dans le nord, il y a quatre bises. Donc, je comprends que tu puisses être déstabilisé. Mais dis-toi qu’il n’y a pas que toi. Les Français qui déménagent, par exemple du nord au sud ou autre, rencontrent ce problème. Donc, c’est pas un problème de culture, c’est juste un problème pratique à gérer quand on est en France.
Petite info rapide : Si tu t’intéresses à la France et à sa culture, je t’offre aujourd’hui un module gratuit extrait de notre académie. C’est un module sur l’Alsace. C’est même un mini-cours en fait. Chaque module de l’académie constitue un mini-cours puisque tu as une vidéo, tu as bien sûr le PDF, tu as les fichiers MP3 dans lesquels on lit le module, où tu entends le module, tu as un fichier vocabulaire, un fichier prononciation, un quiz. Donc, c’est à chaque fois un mini-cours. Et nous t’offrons aujourd’hui notre module sur l’Alsace. C’est le premier lien dans la description. Donc, si tu t’intéresses à la France, sa culture, jette un œil. On a plein de beaux paysages à te présenter dans ce module vidéo. Premier lien dans la description.
Alors, on a vu que la bise en France, c’était un art, c’était compliqué à gérer, mais ça s’est encore plus compliqué en mars 2020. Là, le Covid arrive et, tout d’un coup, la bise devient interdite. On n’a même plus le droit de se faire la bise, donc, les Français perdent un geste qu’ils faisaient des dizaines de fois au quotidien depuis qu’ils sont nés en fait. Donc, pendant 2 ans, on a essayé des choses un peu bizarres. Il y a eu le check, il y a eu le coude contre coude, un peu étonnant comme façon de se saluer. Il y a même eu le pied contre pied, que je trouve encore plus bizarre. Et il y avait aussi la salutation de loin, donc, salut, qui est tout de suite un peu froide pour les Français qui n’étaient pas habitués à ça.
Et en fait, aujourd’hui, en 2026, donc, 6 ans plus tard, on ne sait toujours pas trop comment réagir. Parce que bien sûr, le Covid n’a pas supprimé la bise, mais il a supprimé l’automatisme. Ce genre de tradition, ce genre d’habitude, tu le fais parce que tu l’as toujours fait. Moi, je me souviens, je faisais la bise parce que c’était la façon de saluer les gens. Mais le Covid nous a poussés finalement à réfléchir autrement, ça a arrêté cet automatisme. Et du coup, maintenant, on se pose encore plus de questions. Certains ont recommencé à faire la bise normalement, comme avant ; d’autres refusent complètement la bise ; d’autres ne font la bise qu’à leurs proches ; d’autres hésitent en fonction du contexte. Donc, ça a rabattu les cartes.
Et tu vois, ça peut créer des situations un peu gênantes. Imagine, toi, tu arrives, tu tends la main à quelqu’un, et cette personne te fait la bise. Ou pire, tu tends la joue pour faire la bise, la personne recule, te tend la main. C’est un peu maladroit, et ce sont des situations qui peuvent vite devenir gênantes.
Donc, maintenant que tu as compris que c’était compliqué et que tu avais les grandes règles géographiques, je voudrais te donner quelques règles non dites qui sont relativement ancrées chez les Français. Encore une fois, ce sont des règles générales, ce n’est pas archi-strict, mais si tu suis ces règles, ça devrait bien se passer pour toi en France.
Alors la première chose, la première règle, c’est que la bise, c’est quelque chose d’informel. Donc, on va éviter d’arriver au travail et de faire la bise à tout le monde. La bise est plutôt réservée à ce qui se passe en dehors du travail. Là aussi, il y a des grandes différences, ça va dépendre des gens. Des gens qui travaillent ensemble depuis plusieurs années peuvent se faire la bise tous les jours. Ou ça dépend des personnalités.
Moi, je me souviens que quand j’ai fait mon stage ingénieur chez PSA, à La Garenne-Colombes, en région parisienne, c’était en 2006, eh bien, la chef de service, donc, qui avait beaucoup de responsabilités, elle me faisait la bise alors que j’étais étudiant. Elle arrivait, elle faisait la bise à tout le monde, et moi qui étais étudiant, très gêné, très impressionné, elle me faisait la bise. Donc, tu vois, ça encore une fois, c’est une exception à une règle globale qui est en général, en entreprise, on serre la main. On va aussi éviter quand les personnes sont plus âgées que nous. On va plutôt tendre la main que de faire la bise.
Deuxième règle : En général, quand on rencontre quelqu’un pour la première fois, on ne va pas lui faire la bise, on va lui serrer la main, sauf si c’est un contexte, tu vois, très amical. Si par exemple, tu arrives dans un groupe d’amis, ils se font tous la bise, on te présente, il se peut que tu fasses la bise. Mais en général, pour une première rencontre, on ne fait pas la bise.
Traditionnellement, troisième règle, les hommes entre eux ne se font pas la bise. Mais c’est de moins en moins vrai. Auparavant, les hommes se serraient la main, se faisaient des accolades, se tapaient dans la main, mais ils ne se faisaient pas vraiment la bise à moins d’être frères ou d’être vraiment très proches, d’être dans la même famille. Mais aujourd’hui, ça change. ‘Fin, depuis un certain temps, ça change. Et moi, je fais la bise à la quasi-majorité de mes meilleurs amis. Pas à tous mes amis, bien sûr, mais la majorité de mes bons amis, je leur fais la bise, même si ce sont des hommes.
Quatrième règle : Observe et adapte-toi. C’est une posture que moi j’ai tendance à prendre. Tu regardes un peu comment font les autres, en fonction du contexte, et tu t’adaptes à ce que tu vois.
Cinquièmement, très important, celui qui hésite a toujours raison. Si quelqu’un, tu vois, recule, tend la main, c’est lui qui a raison. On s’adapte à lui. Et il est hors de question de forcer une bise. Le respect passera toujours avant la tradition. Donc, là, tu peux aussi, en jaugeant ton interlocuteur, voir s’il est plutôt à l’aise avec la bise ou pas.
Personnellement, j’ai tendance à serrer la main par défaut. Donc, quand je suis pas sûr, je serre la main, parce que je préfère finalement paraître comme étant quelqu’un de trop rigide que d’être quelqu’un d’irrespectueux en faisant la bise à quelqu’un qui n’a pas du tout envie de faire la bise. Donc, j’aurais tendance personnellement à adopter le comportement par défaut de serrer la main, sauf quand je suis sûr. Si c’est une personne que je connais bien, si c’est une personne qui vient de faire la bise à dix autres qu’elle connaissait à peine, là, je ferai la bise. Mais j’ai tendance à vraiment, par respect, m’adapter aux autres. Et de toute façon, si jamais tu te trompes, c’est pas grave, les Français se trompent aussi et ça fera une bonne occasion de rigoler.
Avant de nous quitter, voici quelques mots de vocabulaire en ce qui concerne la bise. Quand on dit faire la bise, je l’ai employé plein de fois dans cette vidéo, c’est tout simplement embrasser quelqu’un. Ça, c’est faire la bise. Parfois, à la fin d’un message, d’un email ou d’un SMS, on peut dire à quelqu’un « grosse bise », ça veut dire « je t’embrasse, au revoir ». C’est une façon de dire au revoir d’une manière amicale et affectueuse. Parfois, au lieu de dire « grosse bise », on dit « bise ». Ça veut dire la même chose, c’est un peu plus informel, un peu plus contracté, mais c’est une façon affectueuse de dire au revoir. Quand on parle de bisou, tu as déjà entendu parler de bisou, c’est un peu plus affectueux, c’est un peu plus enfantin. Donc, le mot « bisou », en général, je vais l’utiliser seulement avec ma femme, je vais dire : « Tu me fais un bisou ? » ou avec mes enfants. Faire un bisou. Mais en dehors du cadre vraiment purement familial, on parle pas vraiment de bisou, on parle de bise.
Donc, voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Dis-moi en commentaire, on lit tous les commentaires, dis-moi si tu as déjà fait la bise en France. Je sais qu’en fonction des pays, moi qui ai passé beaucoup de temps en Allemagne, c’était une façon totalement différente d’appréhender ce sujet, même en Autriche où j’ai vécu 6 ans. Donc, dis-moi, toi, est-ce que tu es déjà venu en France ? Est-ce que tu as déjà fait la bise à des Français ?
N’oublie pas de suivre le premier lien dans la description pour obtenir ton cadeau, un module de l’académie complet sur l’Alsace. Suis le premier lien. Si tu as aimé cette vidéo, n’hésite pas à laisser un petit « j’aime », n’hésite pas à la partager avec tes amis, n’hésite pas à t’abonner à la chaîne YouTube de Français Authentique en activant les notifications. Et aujourd’hui, je vais simplement te dire, pour te dire au revoir, « grosse bise ». Merci de m’avoir suivi. Salut !
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14:49
Garder la tête froide quand tout s’emballe
Episode in
Français Authentique
Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :
Découvre mon livre de développement personnel
(Fais un clic droit sur ce lien pour enregistrer le fichier MP3)
Transcription de l’épisode :
Salut très chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Merci de me rejoindre et de passer ce petit moment avec moi aujourd’hui. Et on va parler aujourd’hui de garder la tête froide quand tout s’emballe. Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ?
Avant de passer au sujet, et je vais t’expliquer ce que signifie « garder la tête froide », je voulais te rappeler que tu peux… ou te faire un petit cadeau, tu peux télécharger gratuitement la version PDF de mon livre 4 pilules pour une vie riche et sans stress. Il te suffit de suivre le premier lien dans la description. Et ça aidera tous ceux qui ont envie à la fois de pratiquer leur français et d’améliorer leur vie. Voilà. Donc, tu peux dès maintenant télécharger ce livre PDF et bien sûr le lire hein. Le télécharger c’est bien, mais le lire c’est mieux.
Et ce que je t’invite à faire ou en tout cas ce que j’ai réalisé pour moi-même encore une fois récemment, c’est qu’il est important de garder la tête froide. Garder la tête froide, eh bien, ça veut dire, tu sais, on a tendance à décrire les émotions comme étant une sorte de chaleur. Quand on parle de quelqu’un qui a beaucoup d’émotions, qui est très énervé, eh bien, on va le décrire comme étant quelqu’un avec du feu, tu vois, avec beaucoup de chaleur. Et garder la tête froide, c’est l’inverse. Garder la tête froide, ça veut dire garder son calme, rester calme, rester patient.
Et un monde qui s’emballe, c’est quand le monde finalement s’accélère ou a des pensées qui sont pas forcément bonnes sur le long terme. Et c’est ce dont on va parler aujourd’hui, parce que… Alors, c’est peut-être une impression personnelle, mais moi j’ai l’impression qu’aujourd’hui, tu vois, on ne parle plus que d’une seule chose par période. C’est-à-dire qu’à un moment, on va te parler seulement du Covid ; à un moment, on va te parler seulement de la guerre en Ukraine, ensuite seulement de l’inflation, ensuite seulement du conflit israélo-palestinien, ensuite seulement de… je sais pas, de la politique étrangère ou de la diplomatie, de la géopolitique, avec le Groenland, etc. Et bien sûr, ça veut pas dire que ces sujets ne sont pas importants, c’est juste qu’on est dans un monde où c’est finalement les hommes politiques et la presse qui nous disent : « Aujourd’hui, voilà le sujet, tout le reste, on s’en moque ».
Et ça, c’est une chose qui me plaît pas beaucoup. À une époque, on parlait toujours d’Internet, il y avait qu’Internet qui comptait. Maintenant, on parle seulement que de l’intelligence artificielle. T’as l’impression que, voilà, c’est l’IA, l’IA, l’IA partout, on ne te parle que d’IA. Si c’est pas l’IA… ‘fin, si c’est pas lié à l’IA, c’est pas bien. Et, tu vois, le mécanisme est toujours le même.
Tu vois, à chaque époque… Alors là, je suis un tout petit peu plus précis que précédemment où j’ai pris des exemples très généraux, mais on voit aussi qu’à toutes les époques, eh bien, une nouveauté devient centrale. Elle est présentée comme incontournable, comme une rupture totale avec le passé. Et je ne suis pas en train de dire que ces grandes révolutions techniques, notamment si on pense à Internet, par exemple, n’ont pas d’impact, ne sont pas des ruptures. Mais en gros, c’est que presque comme si tout le reste devait disparaître. Mais on est bien d’accord, je pense et j’espère, pour dire que dans la vie, tout n’est jamais tout noir, tout n’est jamais tout blanc. Il y a toujours de la nuance.
Et, tu vois, là, je reviens un peu sur l’intelligence artificielle, puisque moi, ça m’agace un peu à chaque fois que j’ouvre le journal d’entendre parler d’intelligence artificielle. À chaque… Des entreprises qui finalement n’ont rien à voir avec l’intelligence artificielle, eh bien, augmentent les prix du service.
Je te donne un exemple tout bête. On a un outil de gestion de tâches dans le cadre de Français Authentique avec l’équipe, et on veut juste gérer des tâches, c’est-à-dire, voilà, écrire des tâches avec des dates, des projets, mettre en place des documents et communiquer ensemble. On n’a pas besoin d’intelligence artificielle pour ça. Et pourtant, ils sont là sans arrêt, nos nouvelles fonctionnalités d’intelligence artificielle, et on va augmenter nos prix à cause de l’intelligence artificielle, etc. Et c’est vrai pour tout. Mon logiciel de mail avec lequel j’écris mes lettres hebdomadaires, chaque vendredi notamment, eh bien, c’est la même chose. « Utilise l’intelligence artificielle pour ton titre d’email », etc. Mais non, je veux pas, je le fais, moi, de mon côté, laissez-moi tranquille.
Donc, tu vois, je viens pas minimiser la révolution en cours. L’intelligence artificielle, c’est clairement un outil puissant qui va probablement révolutionner et impacter profondément nos vies. Et je suis pas là pour dire qu’il faut les ignorer, ce serait complètement naïf. Mais tu vois, devenir ou les prendre comme idoles et comme la solution à tout, ce serait à mon sens excessif et dangereux.
Moi, j’utilise, comme tout le monde, je pense, aujourd’hui, l’intelligence artificielle, et je l’utilise de plus en plus comme un outil pour essayer de gagner du temps, notamment avec les tâches que je déteste le plus, qui sont les tâches administratives, de classement, et ça me permet de gagner du temps. Tu vois, pour structurer aussi parfois certaines idées, j’ai tendance à utiliser l’intelligence artificielle, où je vais aller dans ChatGPT, je vais parler pendant quelques minutes et je vais lui dire : « Ben tiens, remets mes idées en ordre ». Et bien souvent, ça m’aide à restructurer certaines choses, retrouver des sources aussi. Si je dis : « Tiens, j’ai cette idée en tête, je ne sais plus dans quel livre je l’ai lue, est-ce que tu peux m’aider ? » Là, il m’aide aussi. Donc, j’aime utiliser l’intelligence artificielle pour ça.
Par contre, ce que je n’ai pas envie de déléguer, c’est ma réflexion, ma réflexion pure, ma prise de décision. Il peut m’aider à mettre en place des éléments, des idées, des concepts, des arguments, mais par contre, la décision finale, la réflexion, c’est moi, mon discernement, c’est moi, c’est moi qui choisis. Mon authenticité, évidemment, elle pourra pas être remplacée par l’intelligence artificielle, ma créativité non plus.
Ce sont des valeurs non négociables et c’est aussi ce qui fonde Français Authentique, parce que, on le voit, moi je vois souvent, quand je vais jeter un œil aux vidéos de Français Authentique sur YouTube, je vois des vidéos qui sont finalement… d’autres hein, j’évite de trop regarder les autres, mais parfois, mon œil est attiré par les suggestions, et je peux voir des discours 100 % intelligence artificielle. Donc, le discours ou le contenu a été rédigé par une intelligence artificielle, les voix sont fake, sont 100 % intelligence artificielle, il n’y a aucun partage d’expérience. Ben voilà, OK, faisons tout ça et proposons un enseignement qui est plat. Mais c’est pas du tout l’idée que je me fais de l’enseignement. Pour moi, l’enseignement d’une langue et l’apprentissage d’une langue, ça passe par la culture, ça passe par l’authenticité, par des valeurs, par des prétextes, entre guillemets, c’est-à-dire des sujets, bah tu vois, là, je te parle de l’IA d’un côté pour indirectement t’enseigner le français. C’est ça aussi, apprendre une langue.
Et c’est en fait ce que les membres de l’Académie Français Authentique souhaitent. Ils veulent pas que j’arrive tous les mois et que je leur jette du contenu purement IA non réfléchi, ils veulent du contenu authentique. Et d’ailleurs, je pense que le nom « Français Authentique » que j’ai décidé de choisir en 2011 ne s’est jamais aussi bien porté. Moi, j’ai envie de vous offrir l’authenticité. Donc, c’est exactement ce que j’ai l’intention de continuer à faire.
Et je vois que beaucoup tombent dans le piège de la facilité, de tout déléguer. Et il y a un vrai danger pour ça, parce que déjà, plus on délègue sa réflexion et plus on devient paresseux, plus notre cerveau va dire : « Bah, j’ai pas besoin de réfléchir, j’ai pas besoin de penser, il suffit de demander à l’IA ».
Et j’ai, à un moment, eu cette tendance. Tu vois, je dois écrire un email, je dis : « Attends, je vais l’écrire dans l’IA ». Mais non, l’IA peut m’aider pour cet email, pour le rendre meilleur, oui, mais il faut que le travail de base vienne de moi en fait, parce que si j’utilise plus le muscle de la réflexion, de la créativité, eh bien, il va complètement disparaître, fondre, et nos capacités cognitives, intellectuelles, vont fortement décliner en fait.
Donc, voilà un petit peu ce qui m’inquiète, ce qui m’anime. Et franchement, je t’invite, toi-même, à essayer de trouver cet équilibre, ce juste milieu. Ignorer complètement l’intelligence artificielle, c’est pas forcément la meilleure des choses, même si ça va dépendre un peu de ce que tu fais dans la vie hein. Mais je pense que pour beaucoup, c’est quand même utile. Et complètement déléguer notre pensée à ces machines, c’est dangereux aussi en fait. Donc, à nous de trouver l’équilibre.
Moi, tu sais, ce que j’ai tendance à dire, c’est que j’utilise l’intelligence artificielle seulement pour la partie du milieu, c’est-à-dire le début, c’est moi qui prends le temps de réfléchir, et je me casse bien la tête dans la façon de poser les problèmes, dans la façon de décrire ce que j’attends de l’intelligence artificielle. Donc, c’est ce qu’on appelle « le prompt ». Le prompt, il vient de moi. Je passe beaucoup de temps à réfléchir, à être précis, parce que la qualité de ce qui sort de l’intelligence artificielle, elle est proportionnelle à la qualité de ce qui rentre.
Si tu lui dis : « Rédige-moi un mail sur le passé simple », ben il va te rédiger un mail sur le passé simple, mais ça va être pourri, ça va être le même mail qu’il va proposer à tout le monde. Si, par contre, tu dis : « Bon, ben voilà, moi j’aimerais aujourd’hui aider mon audience à comprendre le passé simple d’une manière absolument limpide. Je sais qu’ils rencontrent ces problèmes-là, je sais qu’ils font cette erreur-là ». Donc, tu vois, je mets toute mon expérience dans le prompt. Donc, j’interviens énormément au début. Ensuite, le gros du travail de tri, de réflexion, c’est lui qui va le faire. Et ensuite, moi, j’interviens de nouveau, c’est-à-dire que je vais corriger toutes les choses qui me plaisent pas, je vais aussi demander d’approfondir certaines choses, d’enlever d’autres choses, et je vais lui demander, par exemple, de me donner des exemples, des statistiques, des citations, des anecdotes. Et à la fin, ce sera mon… si on parle d’un email, j’ai pris l’exemple d’un email, mais c’est vrai pour tout, ce sera à la fin mon contenu, en fait. Parce que j’ai été là au début, j’ai été là à la fin, et lui, il m’a juste un peu simplifié la tâche entre les deux.
Donc, mon conseil, c’est de ne pas suivre les foules. Tu sais, c’est une vieille histoire de suivre les foules, de dire : « Tout le monde parle d’IA, donc, l’IA, c’est génial ». C’est pas nouveau, cette dynamique des foules, ça a toujours marché depuis la nuit des temps. Je lisais cette semaine, dans ma lecture quotidienne de la Bible, je lisais encore une fois l’Évangile de Matthieu dans lequel, en fait, il parle à la fin de la foule qui, le vendredi, acclamait Jésus, parce qu’ils pensaient que Jésus allait être leur sauveur, et le lundi, hurlait à sa crucifixion en le voyant faible. Donc tu vois, je prends cet exemple, peu importe ta foi, peu importe vraiment ce que tu penses, j’ai trouvé que c’était un très bel exemple pour montrer à quel point la foule, donc, tous les gens dehors, pouvaient changer d’opinion d’une manière si extrême du vendredi au lundi. Ça montre vraiment que suivre la foule, c’est clairement pas une bonne idée.
Donc, moi, ce que j’essaie de garder, c’est tout simplement la tête froide, c’est avancer en acceptant le progrès, évidemment, mais sans perdre mon âme. Je veux pas confondre un outil et une vérité. Je veux pas confondre ce que pense la majorité avec la vérité. Et je préfère être lent et lucide, je préfère que la lenteur l’emporte sur la rapidité, et je préfère peut-être, tu vois, parfois réfléchir d’une manière moins insistée, mais au moins rester vivant. Et je pense que c’est très sain de penser comme ça, et notamment dans les situations un peu plus difficiles, on rencontre tous des difficultés dans nos vies. Et si on ne fait que regarder ce que font les autres, ce que pensent les autres, on ne peut pas s’en sortir. L’idée, c’est vraiment de continuer à penser par soi-même.
Donc, voilà ce que je voulais te dire aujourd’hui. J’espère que ça t’a plu. Je t’invite vraiment à suivre le premier lien dans la description pour télécharger gratuitement mon livre PDF 4 pilules pour une vie riche et sans stress. Et je te dis à très très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Merci d’avoir été avec moi aujourd’hui. Salut !
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14:09
Ton français est-il automatique ?
Episode in
Français Authentique
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Transcription de la vidéo :
Salut ! Tu comprends le français quand tu as le temps de réfléchir, mais dans une conversation, tu bloques, ton cerveau cherche, hésite, et finalement, tu perds le fil. Depuis 2011, j’ai discuté avec des centaines de personnes comme toi, et j’ai compris une chose, souvent le vrai problème, ce n’est pas ton niveau, mais c’est la vitesse, la rapidité. Ton français n’est tout simplement pas encore automatique. Et aujourd’hui, pour la première fois sur cette chaîne YouTube, c’est exactement ce que nous allons tester ensemble.
Alors, est-ce que ton français réagit très vite ou tu as besoin de réfléchir longtemps ? C’est ce que nous allons tester en 12 questions, avec des questions plutôt B1, d’autres B2, d’autres C1 et d’autres C2. Pour chaque question, nous te laisserons 6 secondes pour réfléchir et répondre afin de tester tes réflexes et ta rapidité. Donc, il faudra faire vite, mais bien sûr, réponds sans stress. Et à la fin, tu sauras exactement où tu en es, je te donnerai la correction et ton niveau approximatif. Donc, prends une feuille de papier et un crayon pour pouvoir répondre aux questions au fur et à mesure. Tu es prêt ? C’est parti !
On commence avec trois questions niveau plutôt B1 auxquelles tu dois répondre rapidement.
Hier, je ou j’ … au cinéma avec mes amis.
La bonne réponse, c’est :
A – allais
B – est allé
C – suis allé
D – vais
Réponds rapidement.
Deuxième question, complète :
Il fait un froid de
A – loup
B – chien
C – chat
D – canard
Troisièmement, je cherche quelqu’un … parle espagnol.
A – que
B – qui
C – dont
D – où
OK, on enchaîne, on continue avec trois questions qui sont plutôt du niveau B2.
Bien qu’il … malade, il est venu travailler.
A – est
B – soit
C – était
D – sera
Cinquièmement : C’est le projet … je suis le plus fier.
A – que
B – qui
C – dont
D – auquel
Parmi ces mots, quel est le synonyme de « bavard » ?
A – loquace
B – taciturne
C – silencieux
D – discret
OK, ça se complique encore un peu avec trois questions niveau C1.
Sans votre aide, nous … échoué.
A – avions
B – aurions
C – aurons
D – avons
Couper les cheveux en quatre signifie
A – être coiffeur
B – faire peu attention aux détails
C – se disputer
D – compliquer inutilement les choses.
Ses devoirs …, il a pu sortir jouer.
A – ayant été terminés
B – ayant terminé,
C – terminaient
D – qui terminent.
Un dernier petit effort avec trois questions qui sont plutôt niveau C2.
Pour … qu’il soit, ce projet reste compliqué à mettre en œuvre.
A – ambitieux
B – ambition
C – ambitieusement
D – l’ambitieux
Quel mot désigne une peur excessive des espaces fermés ?
A – agoraphobie
B – acrophobie
C – fermophobie
D – claustrophobie
Et enfin : … soient vos arguments, je ne changerai pas d’avis.
A – quelque
B – quel que
C – quels que
D – quelque que
OK, c’était intense, n’est-ce pas ? Donc, on va maintenant voir ensemble les réponses à ces 12 questions, et ensuite, en fonction du nombre de bonnes réponses que tu as eues, on estimera quel est ton niveau de français rapide, dans la rapidité.
Donc, la première question c’était : Hier, je suis allé au cinéma avec mes amis.
Donc, ici, on a « hier » et on voit bien qu’on parle d’un événement dans le passé, et donc, on utilise le passé composé. Tu peux retrouver ma vidéo sur le sujet, qui t’aidera à choisir entre imparfait et passé composé, mais ici, c’était la réponse C.
En français, on dit « il fait un froid de canard ». Si tu dis « il fait un froid de canard », ça veut dire « il fait très froid ». C’est une expression idiomatique classique. C’était la réponse D.
Troisième question : Je cherche quelqu’un qui parle espagnol. On utilise « qui » ici pour décrire une personne, pour parler d’une personne, et c’était la réponse B.
Quatrième question : Bien qu’il soit malade, il est venu travailler. Ici, on utilise le subjonctif, et si tu veux savoir pourquoi, je t’invite à regarder ma vidéo sur le sujet. Je t’avais présenté une technique particulière pour savoir quand est-ce que tu dois utiliser le subjonctif. Donc, tu peux la regarder après avoir vu cette vidéo.
Cinquièmement : C’est le projet dont je suis le plus fier. C’était la réponse C.
Sixièmement, le synonyme de bavard, c’est loquace. Quelqu’un de bavard, c’est quelqu’un qui parle beaucoup. On dit aussi qu’il est loquace. Loquace, bavard, qui parle beaucoup, c’est la même chose. C’était la réponse A. Et les trois autres, en fait, c’est le contraire. Quelqu’un de taciturne, c’est quelqu’un qui parle peu. Quelqu’un de silencieux, c’est quelqu’un, encore une fois, qui parle peu. Et quelqu’un de discret, c’est quelqu’un qui parle peu. Donc, les trois autres exprimaient une notion qui est opposée à bavard ou à loquace. Réponse A.
Septièmement : Sans votre aide, nous aurions échoué. Il fallait choisir la réponse B, « aurions », parce qu’ici, on emploie le conditionnel. Ce n’est pas quelque chose qui s’est vraiment passé. On dit « sans votre aide, nous aurions échoué », mais ça s’est pas passé, parce que ce qu’on comprend ici, c’est que non seulement on a reçu de l’aide, mais on a réussi. Donc, ici, quand on imagine quelque chose qui ne s’est pas produit, eh bien, on utilise le conditionnel.
Couper les cheveux en quatre, c’est une expression idiomatique qui signifie compliquer inutilement les choses. Il fallait choisir la réponse D. C’était pas facile.
Neuvième question : Ses devoirs ayant été terminés, il a pu sortir jouer. C’était pas simple, mais bon, on est dans les questions C2, donc, il fallait répondre « ayant été terminés ». C’était la réponse A. Ici, on exprime une cause antérieure. On dit qu’il a pu sortir jouer parce que ses devoirs étaient terminés. Donc, ça arrive avant. Ses devoirs ont été terminés avant qu’il puisse sortir jouer. Comme dans la première partie de la phrase, le sujet, c’est « les devoirs », on est obligé d’utiliser la voix passive. C’est pour ça qu’on dit « les devoirs ayant été terminés ». Ils ont été terminés, les devoirs. Le sujet, c’est « les devoirs ». Donc, ici, il y avait un petit peu un mélange entre choisir le bon temps et reconnaître qu’on avait besoin de la voix passive parce que le sujet, c’est « les devoirs » et c’est eux qui ont été terminés.
Dixièmement : Pour ambitieux qu’il soit, ce projet reste compliqué à mettre en œuvre. Alors ici, on a une structure avec « pour » + un adjectif + « que » + le subjonctif. On a bien dit « pour ambitieux qu’il soit ». Eh bien, cette forme, en fait, c’est un moyen un peu soutenu de dire « même s’il est ambitieux ». Pour ambitieux qu’il soit, ça veut dire « même s’il est ambitieux ». On a cette opposition. Donc, ici, tu reconnais d’une manière un peu soutenue, un peu avancée, qu’on a dit, en fait, même s’il est ambitieux, eh bien, le projet, il reste compliqué à exécuter, à mettre en œuvre, même s’il est ambitieux. Et au lieu de dire « même s’il est ambitieux », on dit ici « pour ambitieux qu’il soit », et les autres propositions étaient incorrectes.
Onzièmement, quand on parle d’une peur excessive des petits espaces, des espaces fermés, on parle de claustrophobie. Claustrophobie. J’en souffre personnellement de claustrophobie. Être dans un ascenseur, être dans un espace fermé, me donne une peur excessive. On dit que je suis claustrophobe, je souffre de claustrophobie. « Fermophobe », ça n’existe pas, c’est un terme que j’ai ajouté pour un peu vous induire en erreur, c’était un petit piège, donc, « fermophobe », ça n’existe pas. L’agoraphobie, c’est la peur de la foule. Si on est agoraphobe, on a peur d’être entouré de plein de gens, on a peur de la foule. Et acrophobie, c’est la peur de la hauteur.
Dernière phrase : Quels que soient vos arguments, je ne changerai pas d’avis. Et ici, il fallait répondre « quels que ». C’était la réponse C, puisqu’il fallait mettre un « s » à la fin de « quel ». Ici, ça ne pouvait pas être la réponse 1, puisque la réponse A, c’était « quelque ». Quelque, ça veut dire environ, un peu. Donc, ça ne rentrait pas dans ce cas. Pour la B, on avait bien la bonne structure, « quel » plus loin « que », mais « quel » était au singulier, alors qu’ici, les arguments sont au pluriel. C’est pour ça qu’on avait besoin de « quels » au pluriel, « que » plus loin, donc, c’était la réponse C. Et la D était complètement fausse, puisque « quelque » et « que » sont deux mots qu’on ne met jamais ensemble.
Donc, voilà, je te laisse mettre pause et compter le nombre de bonnes réponses que tu as eues sur 12. Et on va te donner un niveau approximatif. Encore une fois, c’est très approximatif, c’est vraiment juste pour s’amuser, mais on considère que si tu as eu entre zéro et trois bonnes réponses, tu as probablement un niveau A2, B1 peut-être. Et donc, on t’invite à continuer à pratiquer, à continuer à travailler pour t’améliorer. Entre quatre et six bonnes réponses, tu as probablement un niveau intermédiaire, un niveau B1 relativement solide. Entre sept et neuf réponses, tu as probablement un niveau B2 qui est bien installé. Si tu as 10, 11 bonnes réponses, là bravo, tu as probablement un niveau C1. Donc, c’est un très bon niveau, il ne te manque vraiment pas grand-chose pour accrocher le C2. Et si tu as 12 bonnes réponses, c’est un sans-faute, bravo, on considérera que tu t’approches du niveau C2.
Encore une fois, je le dis à chaque fois, parce qu’on me dit dans les commentaires : « Ah, je pense avoir un meilleur niveau que ce que tu as dit » ou un moins bon niveau, c’est juste des ordres de grandeur, on peut pas donner un niveau uniquement par ce type de test, parce que les niveaux incluent également la pratique. Donc, peut-être que tu as eu tout bon, je te dis « tu as probablement un niveau C2 », mais tu n’oses pas encore parler, donc, en fait, tu n’as pas vraiment le C2. Encore une fois, c’est vraiment à prendre dans les grandes lignes, et c’est juste pour s’amuser. J’espère en tout cas que tu as pris du plaisir en faisant ce test.
Partage ton score en commentaire, dis-moi combien de bonnes réponses tu as eues, on lit tous les commentaires. Tu peux aussi te tester. Je t’ai mis un lien dans la description, c’est le premier lien dans notre description. Tu peux te tester avec notre quiz aléatoire. Donc, à chaque fois, tu reçois 10 questions différentes et on a plus de 500 questions dans notre base de données. Donc, tu peux régulièrement faire ce test pour t’évaluer régulièrement dans le cadre de Français Authentique. N’oublie pas de laisser un petit « j’aime », de partager cette vidéo avec tes amis, de t’abonner à la chaîne YouTube de Français Authentique en activant les notifications. Et je te dis à très bientôt pour du nouveau contenu en Français Authentique. Merci. Salut !
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13:31
Je n’y serais pas allé et pourtant…
Episode in
Français Authentique
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Transcription de l’épisode :
Salut, salut très chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan. C’est toujours un plaisir pour moi de passer ces moments avec vous et tu sais à quel point ces épisodes correspondent un peu les temps forts de la création de contenu de Français Authentique, parce que ça me permet de partager avec toi des réflexions et de mettre à ta disposition à la fois du français et des choses liées à la vie en général.
Et aujourd’hui, je voudrais partager avec toi une expérience que je n’ai pas vraiment choisie ou que disons que je n’aurais pas choisie spontanément moi-même, mais que je referai avec plaisir. J’ai pris beaucoup de plaisir en la suivant alors qu’à la base c’était pas mon idée, et je l’ai plutôt suivie, cette activité, pour faire plaisir à ma famille.
Alors, de quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une intervention dans le lycée français dans lequel sont mes enfants pour ce qu’on appelle « le forum des métiers ». Donc, le forum des métiers, c’était une journée thématique dans l’école de mes enfants, dans laquelle les parents pouvaient venir et partager leur expérience. Il y avait des pilotes d’avion qui ont parlé de leur métier, il y avait des gens qui étaient dans la finance, des gens qui étaient dans la technologie, etc. donc, vraiment des profils très très différents les uns des autres. Et ma femme et ma fille m’ont dit : « Bah ça serait bien que tu viennes pour parler de ton parcours, pour expliquer ce que tu as fait, parler de tes études, parler de ton expérience, parler de ton chemin d’entrepreneur, etc. »
Alors moi, ma première réaction, ça a été : « Ouais, mais bon, j’ai du boulot, j’ai plein de trucs à faire, c’est pas facile de trouver du temps, c’est pas facile de se libérer, c’est en pleine semaine, évidemment ». Donc, tu vois, moi, j’y serais pas forcément allé comme ça spontanément, d’autant plus que je suis quelqu’un de travailler… de travailler, je suis quelqu’un de réservé, pardon. J’aime travailler seul, tranquille, dans mon coin, dans mon bureau, qui est une sorte de temple pour moi, où je peux m’arrêter deux fois par jour, me mettre dans mon fauteuil, faire une partie d’échecs ou lire un bouquin ou lire le journal. Mais en tout cas être à distance du bruit, des sollicitations extérieures et ce genre d’évènement, c’est clairement pas quelque chose de naturel pour moi. Donc, encore une fois, jamais, je pense, je n’aurais postulé moi-même.
Mais bien sûr, si ma fille me demande quelque chose, c’est presque impossible que je dise non. Bien sûr, il y a des limites, mais en tout cas, je me suis dit : « Ça lui fait plaisir ». Emma elle-même s’était impliquée dans l’organisation de cet évènement, puisqu’ils avaient besoin d’élèves pour organiser l’évènement. Donc, elle était élève bénévole avec quelques amis. Et donc, elle s’était impliquée. Et évidemment, j’ai dit : « Bah OK ». Ma femme Céline a insisté aussi ou me l’a en tout cas fortement suggéré. Donc, j’ai dit : « OK, si vous voulez, les filles, je le ferai ».
Donc, ça m’a… Clairement, je savais que ça me ferait sortir un peu de ma zone de confort, mais pas énormément, parce que j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de parler en public, donc, j’ai pas forcément de problème avec ça. Je suis assez à l’aise en ce qui concerne l’expression orale. Et je me suis dit : « Écoute, si tu peux y aller et que tu peux contribuer sans avoir d’attente particulière, eh bien, fais-le. Tu fais plaisir à ta femme, tu fais plaisir à ta fille, et en même temps, peut-être que tu vas aider des jeunes, et du coup, c’est une bonne idée ».
Donc, j’ai dit oui, je me suis préparé évidemment. Donc, j’ai pris un peu de temps pour réfléchir de quoi je pourrais leur parler, comment bien les intéresser. J’ai fait une petite présentation sympa pour eux, parce qu’il faut réussir à capter l’attention des jeunes. C’était des lycéens, ceux qui participaient à ma conférence. Donc, voilà, c’était des élèves qui avaient, je sais pas, 15, 16, 17 ans. Donc, il faut avoir un langage qui est adapté aux jeunes, etc.
Et franchement, j’ai pris un grand plaisir à y être sur place. J’ai pu échanger brièvement avec quelques autres intervenants, parce qu’il y a toujours le café, le petit déjeuner organisé pour les intervenants. Donc, c’est pas ma partie préférée, parce que, tu sais, je me trouve là-bas à prendre mon café, à voir des gens que je connais pas, certains se connaissent, donc, moi je suis un peu dans mon coin. J’ai pas tendance à aller vers les gens, mais j’ai pu discuter avec plusieurs personnes, dont une notamment qui était très intéressante, pu écouter quelques parcours, mais surtout, pour moi, le plus important, c’était de pouvoir parler aux jeunes, de pouvoir m’exprimer auprès des jeunes et de pouvoir partager mon message pour essayer de leur transmettre en fait quelque chose déjà qui me semblait vrai, qui me semblait important et qui me semblait simple.
Donc, en fait, j’ai essayé de leur faire passer deux messages, et j’espère l’avoir bien fait. J’espère vraiment l’avoir bien fait, qu’ils l’ont retenu ou qu’ils ont retenu ces deux messages. Le premier, c’était que pour réussir, que ce soit dans ses études, dans l’entrepreneuriat ou dans sa carrière, c’est qu’il faut bâtir des compétences. Donc, c’est important de bien travailler à l’école, d’avoir des diplômes, de lire. Je leur ai expliqué que c’est pas quand on quittait l’école, c’était pas la fin de l’apprentissage, il fallait continuer de lire et qu’il fallait construire en fait une culture solide avant de vouloir construire une entreprise. Parce qu’on leur dit aujourd’hui sur les réseaux, avec le fléau d’Instagram, de TikTok, on leur dit : « Bah voilà, t’as 16 ans, bah c’est bon, va créer ton entreprise et laisse tomber l’école, etc. » Donc, j’ai essayé de leur montrer que non, la base, c’est de développer des compétences et que si on a des compétences, tout se passera bien, que ce soit dans notre vie salariée ou dans notre vie d’entrepreneur.
Et le deuxième message que j’ai essayé de leur faire passer, probablement encore plus important que le premier, parce que celui-là, on en entend très peu parler… Bien sûr, j’en parle, moi, très souvent dans les podcasts de Marchez Avec Johan, mais on n’en parle quasiment jamais ailleurs, ou en tout cas, j’en entends très peu parler à l’extérieur, c’est qu’il faut être patient. Il faut être patient. Rien n’arrive rapidement, rien de durable ne se construit en quelques semaines. Et là aussi, ça va plutôt contre ce qu’ils peuvent rencontrer sur les réseaux sociaux, où on leur explique que pour réussir on peut juste créer un compte TikTok ou Instagram, et en trois semaines, on devient millionnaire. J’exagère évidemment, mais en tout cas, c’est un message qu’ils peuvent malheureusement parfois entendre.
Et moi, j’ai voulu aller contre ça et leur montrer qu’il fallait être patient, qu’il fallait se former, mûrir, que le succès n’arrivait pas en quelques jours, que l’esprit Kaizen, dont je parle beaucoup dans le cadre de l’apprentissage du français, s’appliquait à tout et qu’il fallait chercher à avancer petit à petit pour ne pas se brûler les ailes. Donc, ça, c’est des choses que tu m’entends souvent aborder, dont tu m’entends souvent parler ici dans ce podcast, et j’ai essayé de l’enseigner aux jeunes, tout simplement.
Et je me suis aperçu en fait que… Tu sais, c’est souvent comme ça. Parfois t’as pas envie de faire quelque chose avant, mais quand tu le fais, t’es content. J’avais ça parfois quand j’étais gamin. Parfois, après la journée d’école, le travail, j’avais pas forcément envie d’aller à mon entraînement de foot. Et pourtant, à chaque fois que j’y allais, j’étais super content. Et là, c’est pareil, si tu veux, j’étais pas forcément motivé avant, je me disais : « Ça va me prendre du temps », mais je vois qu’à chaque fois que je vais enseigner en vrai, quand je transmets sans écran interposé, c’est-à-dire je suis vraiment en face de la salle, je peux voir les réactions des gens sur leurs yeux, je peux lire les choses auxquelles ils pensent, etc. eh bien, je prends toujours un certain plaisir.
Et ça a été le cas dans ce lycée français auprès des jeunes, comme ça a été le cas quand j’ai organisé le séminaire à Paris en 2017. Avec mon frère, avec ma femme Céline, ma belle-sœur Charlène, mon frère Jimmy, on a organisé tout ça et j’ai pris beaucoup de plaisir à enseigner en vrai ou à en tout cas transmettre des choses en vrai. Et de la même façon, j’ai pris du plaisir lors du séminaire de Marrakech en 2018, je crois, Luxembourg en 2019. Donc, à chaque fois, je repars nourri et motivé.
Donc, le point central que je redécouvre un peu à chaque fois, c’est que… Bien sûr, je ne suis pas fait pour le bruit, ça c’est clair. Bien sûr, je ne suis pas fait pour la mise en avant permanente, mais je suis profondément à ma place quand je transmets des choses, quand je partage une expérience honnête, sans forcément chercher à promettre, à faire des raccourcis énormes. Et je me dis que je devrais probablement refaire ce genre d’expérience, pas forcément super régulièrement, mais de temps en temps et d’une manière plus juste, parce que pour moi, transmettre calmement, ça fait clairement partie de ce que je suis.
Donc, voilà un peu ce dont je souhaitais te parler aujourd’hui. Tu peux, comme d’habitude, me contacter soit sur nos réseaux ou autres pour me dire ce que tu en penses, par email. Souvent, on répond aux emails du vendredi, de ma lettre d’informations, pour partager des avis. Et je vous remercie vraiment, parce que je vois ce podcast aussi comme un échange. Donc, on peut partager, échanger sur les réseaux ou en direct, par email. Et bien sûr, si tu as envie d’avoir plus de contenu en français, je t’invite, sans bruit, tu vois, je t’invite à télécharger notre application mobile gratuite. On te met le lien dans la description. Elle existe pour Android, pour iOS, sur Apple. Et elle reprend en fait tous les contenus de Français Authentique qui sortent. Tu peux les classer, mettre des favoris, faire des recherches de textes avec des mots-clés, et ça te permet en fait de ne pas avoir un million de suggestions si tu es sur une autre appli de podcast ou sur YouTube. Voilà. Donc, je t’invite à suivre notre application, le lien est dans la description. Et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Salut !
L'article Je n’y serais pas allé et pourtant… a été publié la première fois sur Français Authentique.
11:18
Peut-on encore être fier de la France aujourd’hui ? (Café Avec Johan 16)
Episode in
Français Authentique
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Transcription de la vidéo :
Salut très chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Café Avec Johan, le podcast de Français Authentique, podcast vidéo dans lequel on échange ou en tout cas je te présente mes pensées sur un sujet lié à la France, à la francophonie, et que tu peux consommer tranquillement, même pas besoin de me regarder. Il y a pas de montage, c’est quelque chose de simple. Tu peux tout simplement écouter et partager ton avis avec moi à la fin.
Tu as vu le titre. Aujourd’hui, on va se poser la question « peut-on être fier de la France aujourd’hui ? » L’idée… Donc, je t’ai préparé pas mal de petites idées que je voudrais partager avec toi aujourd’hui, mais déjà, petit avertissement, on ne parle ici ni de faire de la polémique, ni de la politique, ni de la critique. Le fait d’être fier de la France, fier d’un pays, fier de son pays en l’occurrence pour moi, c’est quelque chose d’intime et c’est probablement pas un hasard si tu regardes cette vidéo, puisque Français Authentique s’adresse aux non-francophones, à des gens qui ne sont pas français. C’est pas un hasard si tu as cliqué, c’est qu’il y a un attachement pour toi à la France.
Et je le dis toujours, je le dis depuis 15 ans maintenant, depuis que Français Authentique existe, on ne peut pas vraiment maîtriser une langue si on n’a pas un petit attachement à la culture ou à l’histoire du pays dans lequel on parle cette langue.
Donc, je voudrais déjà clarifier le mot « fierté » que j’ai employé dans le titre. Ici, être fier de la France, c’est pas se croire supérieur aux autres, hein, dire : « Ouais, on est les meilleurs, on a inventé plein de trucs, on a une histoire formidable ». C’est pas ça, être fier de son pays. C’est pas non plus nier les problèmes, dire : « Non, non, mais il y a des petites difficultés, mais nous on est tellement forts, tellement bons qu’on va s’en sortir ». C’est pas ça, la fierté.
La fierté, moi, je la décrirais en deux mots : gratitude et responsabilité. Parce que on n’a rien fait pour mériter ce que fait la France. La France, elle nous est léguée par nos ancêtres. Et moi, je considère que j’ai beaucoup de chance d’être né en France, d’avoir grandi en France, même si je l’ai quitté il y a quelques années, que j’ai vécu pas mal en dehors de France, mon esprit un peu aventurier ici qui m’a poussé à le faire, mais je considère toujours que c’est une grande chance que j’ai eue que d’être né en France. Donc, il y a cette responsabilité parce qu’on doit beaucoup à nos ancêtres, à nos parents, à l’histoire de France en général, et de la gratitude pour tout ce que ça a apporté. Donc, gratitude, responsabilité et pas fierté liée à de l’arrogance.
Donc, on va se poser la question si on peut encore être fier de la France aujourd’hui. Encore une fois, on va pas juger, ni critiquer, ni faire d’éloges démesurées. On va essayer de parler de sentiment et on va réfléchir calmement autour d’un petit café. D’ailleurs, tu peux te faire un petit café avec moi, on peut trinquer le café dans cet épisode.
Mais avant de passer vraiment au fond du sujet, je voulais te raconter une petite anecdote qui peut te montrer ce que ça veut dire de se sentir français. Quand je suis arrivé en Autriche en 2007 et que j’ai travaillé dans l’industrie automobile, j’ai pris mes petits déjeuners, mes premiers petits déjeuners avec mes collègues. J’avais des collègues allemands, autrichiens, et il y avait un collègue qui s’appelait Franck, qui était Allemand, qui avait son bureau juste derrière moi. Et toujours, tous les jours vers 9 heures 30 à peu près, je devais arriver au bureau à 7 heures 30, il me disait : « Johan, frühstück ? » Petit déjeuner ? Je disais « OK ».
Je suivais tout le monde au petit déjeuner. On se posait pendant un quart d’heure à une table. Et tu vois, pendant que mes collègues mangeaient salé, des saucisses ou autres, moi j’avais mon café, un croissant, et je trempais mon croissant dans le café et je mangeais, ce qui est normal pour nous les Français. Pour moi, à l’époque, c’était normal. Mais crois-moi, quand je faisais ça, je me suis senti français. Et mes collègues souriaient, ils disaient : « Ah, c’est vraiment le cliché du Français qui trempe son pain ou son croissant dans le café ». Mais tu vois, c’est ça en fait, ressentir son appartenance à un pays.
Quand je suis parti faire une petite retraite seul quelques jours dans le centre de Paris, je me suis senti français en marchant, en voyant des monuments qui me sont familiers, qui sont communs pour moi, des statues de personnes historiques, je me suis senti français.
Donc, tu vois, le fait d’être fier de la France ou de se sentir français, c’est pas dans les discours que ça se passe, ça se passe dans les sentiments, dans les images. C’est une langue qu’on reconnaît immédiatement de par sa tonalité. C’est une façon de parler. On sait que nos amis italiens parlent beaucoup avec les mains, que les amis espagnols parlent très très très vite, les Français ont tendance peut-être à, eux, parler en se plaignant, donc, d’une manière un petit peu grincheuse, avec des débats un peu excessifs parfois. J’en parlais dans le Café Avec Johan 12 sur « pourquoi les Français se plaignent tout le temps ? » Mais tu vois qu’on ressent déjà, ne serait-ce que d’entendre une personne, de la voir s’exprimer, on ressent une partie de cette culture.
Il y a aussi le rapport aux idées qui peut être différent d’une culture aux autres. Et ça, c’est un point que j’avais fortement sous-estimé quand je suis arrivé en Autriche. En tant que français, on a une… je sais pas comment expliquer ça, on a une façon de penser, on est des descendants de Descartes, donc, on a un cartésianisme, un esprit logique, rationnel qui est très très développé, un rapport aux mots, un rapport aux idées. Et souvent, c’est ce qui m’a frappé, ce sont les non-Français qui vont le remarquer pour nous.
Moi, plein de fois, mes collègues allemands disaient : « Ah ouais, mais t’as une façon de penser qui est différente, une façon de voir les choses qui est différente, parce qu’ils sont pas noyés dans le quotidien d’un Français ». Donc, tu vois ce que je veux dire quand je parle de fierté ou de se sentir français, c’est exactement ce type de choses. Alors après, il y a la connaissance bien sûr de la France, sa culture, son histoire, sa géographie.
Et d’ailleurs, si ces sujets t’intéressent, je t’invite à peut-être regarder à notre académie, parce que c’est le meilleur moyen de vivre en France sans y être que de rejoindre notre académie. Et c’est aussi une des raisons pour lesquelles j’aime bien vous tester, soit en faisant des petits quiz sur YouTube. Si tu es abonné à la chaîne, tu le vois dans le flux, on publie régulièrement des quiz pour t’interroger sur la langue française, mais sur l’histoire de France aussi. Et on a chaque semaine un quiz hebdomadaire, puisque c’est chaque semaine. Je te mets le lien dans la description si tu veux te tester en dix questions. On te donne ton niveau ou, en tout cas, on te dit immédiatement combien de bonnes réponses tu as eues. Donc, si tu as envie justement de voir si tu as une partie de cette culture française, je t’invite à suivre le premier lien dans la description.
Mais la France, on peut voir ça un peu comme un vieux livre. Parfois, il est abîmé, parfois il est un peu difficile à comprendre, mais il est profond et dense. Donc, aimer la France, c’est aimer quelque chose de beau, à mon sens. Être fier de la France, c’est être fier de quelque chose de beau, mais bien sûr, comme tout, comme les êtres humains, il y a pas de perfection. Donc, on peut être fier de la France, l’aimer, tout en reconnaissant les choses qui ne sont pas parfaites. Même les personnes que tu aimes le plus ont des défauts. Ma femme, mes enfants, que j’aime le plus que tout au monde, ont des défauts. On a tous nos défauts, et c’est pareil pour nos pays. Donc, aimer et être fier de la France, c’est aimer et être fier de quelque chose de complexe, avec une histoire complexe, une langue complexe, une culture complexe, un art de vivre complexe.
Alors, j’aimerais maintenant qu’on essaie de comprendre, sans accuser bien sûr, pourquoi il est devenu difficile d’être fier ou de reconnaître qu’on est fier d’être français. Si aujourd’hui, tu dis : « Je suis fier d’être français », on va avoir tendance à te regarder de travers. C’est un peu difficile à dire.
Alors déjà, le premier point, c’est qu’il y a un problème de définition du mot « fierté ». Comme je le disais en introduction, si quelqu’un me dit : « Je suis fier d’être français », je vais peut-être avoir tendance à me dire : « Attends, il a un sentiment d’arrogance, il a un sentiment de supériorité, alors qu’il a rien fait pour le mériter. Il est français, c’est juste un hasard, en fait ». Tu vois, si la France gagne la Coupe du monde de football, eh bien, OK, tu peux être fier, mais t’as rien fait, c’est pas toi qui as joué, t’as juste eu la chance d’être né en France. Mais si on reprend la définition de la fierté comme je l’ai exprimée, qui est plutôt de la gratitude et de la reconnaissance, là, OK, là, on peut se dire : « Je comprends pourquoi tu es fier de ton pays ».
Un autre point, au-delà de la définition, qui rend un peu difficile le fait de dire qu’on est fier d’être français ou qu’on est fier de la France, c’est que c’est devenu succès… c’est devenu suspect, pardon, à cause de certains courants politiques, alors aussi bien les extrêmes, mais pas seulement. Emmanuel Macron ne cesse de parler de la France glorieuse du passé, etc., mais au détriment du présent et du futur. Mais il y a plein d’idées négatives, notamment liées au racisme, à la colonisation, qui peuvent rendre suspect ceux qui disent : « Je suis fier d’être français ».
Et aujourd’hui, quelqu’un qui va mettre un drapeau français devant chez lui va être vu comme un raciste, clairement. Il en va de même, je pense, en Allemagne. Je ne veux pas parler pour mes amis allemands, mais je sais qu’il y a aussi ce rapport un peu délicat par rapport à l’histoire et le drapeau. Alors qu’on voit aux États-Unis des drapeaux américains partout, je vois aux Émirats arabes unis des drapeaux émiratis partout, où j’en vois beaucoup, bah c’est top ! Je veux dire, on devrait être content de montrer nos couleurs, montrer le drapeau, notre pays. Et malheureusement, ça a été confisqué par les politiques et par une certaine partie de l’histoire. Donc, du coup, ça crée un petit peu cette tension quand on dit qu’on est fier d’être français.
Mais pour moi, c’est un gros problème, parce que quand un pays commence à douter de son futur, de sa trajectoire, ou de son présent, il doute de lui-même. Et ça, ça renforce un certain nombre de choses dont j’avais parlé dans différents Café Avec Johan. Par exemple, le climat de fatigue qu’il peut y avoir à cause de l’instabilité politique, à cause des promesses non tenues. Je garde en tête personnellement un souvenir très amer de 2005 et le référendum sur la Constitution européenne. Je ne veux pas parler du fond. Est-ce que c’était bien de dire oui ou de dire non ? C’est pas ce qui m’intéresse. Mais on a un président qui nous a demandé, qui a demandé à son peuple par référendum, l’arme absolue de la Cinquième République en France. Est-ce que vous voulez que la France signe, oui ou non ? Les Français ont dit non et ils ont signé quand même. Donc, ça, ça crée un climat de fatigue, de défiance, qui rend le fait d’être fier de son pays très très difficile parfois.
Encore une fois, c’est pas le fond qui compte ici, c’est la forme. Il y a une perte de confiance qui découle de ce que je viens de dire dans les élites locales, les élites à l’échelle de la France ou de l’Europe, encore une fois, sans parler du fond, parce que j’ai pas envie forcément de dire ce que je pense sur ce fond, c’est pas l’important, mais dire que l’Europe impose le traité du Mercosur par exemple, qui est un traité de libre-échange entre l’Union européenne et quatre pays sud-américains, donc, Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay, me semble-t-il, le fait que la France dise non mais que ce soit fait quand même, ça montre qu’il y a une perte de souveraineté. Encore une fois, c’est probablement très bien ce traité de libre-échange, mais quand un pays souverain dit non, ça ne devrait pas s’appliquer ou alors les règles ont été mal établies.
Et donc, beaucoup de monde voit ça de cette façon et se dit : « Comment je peux être fier de mon pays s’il n’est pas capable de faire entendre sa voix et de faire valoir ses intérêts ? » Donc, ça, c’est une chose qu’on entend encore et qu’on ressent beaucoup en France. Et il y a un énorme sentiment de blocage politique, je l’ai dit juste avant, puisque les institutions sont bloquées. J’ai enregistré l’épisode Café Avec Johan volume 1, que tu peux aller revoir, dans lequel j’explique ce qui se passe avec la politique en France. Un an et demi plus tard, rien n’a changé. On est toujours dans le même blocage. Peut-être que ça va encore évoluer dans les prochaines semaines ou mois, mais on est dans un blocage politique énorme et un blocage économique énorme, avec un chômage élevé, une croissance basse, une dette énorme. Et on a un peu de mal à comprendre comment tout ça va évoluer.
Et du coup, pour certains, ça rend le fait d’être fier de son pays très difficile. Et du coup, à force de ne plus oser aimer, certains finissent par ne plus rien transmettre. Et c’est là en fait le plus gros problème, le plus gros risque à mon sens pour la France, et c’est ce que je voudrais développer un peu dans la prochaine partie, c’est que… je te disais qu’être fier, c’est éprouver de la gratitude et de la responsabilité, donc, c’est la redéfinition de la fierté. Et en fait, pour cela, je pense qu’il est très très important de transmettre ce que veut dire être français, donc, pour remettre un peu le mot à sa juste place.
Comme je l’ai dit, c’est pas brandir un drapeau être français. Être français, c’est pas voilà je suis français. J’avais pas prévu de faire ça, mais j’ai ce drapeau français dans mon bureau. C’est pas ça être français, c’est pas dire : « Ouais, moi je suis français ». C’est pas un drapeau brandi, c’est pas un slogan vide qui consisterait à dire oui, liberté, égalité, fraternité, c’est pas ça être français. C’est pas chanter la Marseillaise avant un match de foot. Bien sûr que tout ça, ça peut y contribuer, mais c’est pas seulement ça en fait.
La fierté d’être français, c’est même pas aussi se réjouir quand l’économie ou la politique va bien. C’est reconnaître ce qu’on a reçu via nos ancêtres, via nos enseignants, via nos parents, via du coup la société actuelle et se sentir non pas propriétaire, parce que la France n’appartient à personne, mais dépositaire. On a une responsabilité parce que quelqu’un a déposé tout ça pour nous en fait.
Et bien sûr, ça a énormément de portée, ce que je dis. Ça peut être transmettre la langue française, comme j’essaie de le faire via Français Authentique depuis 15 ans. Pour certains, ça va être transmettre la littérature française ; pour d’autres, la pensée française ; pour d’autres, l’art de vivre, la culture, la cuisine française ; pour d’autres, le patrimoine français.
Mais tu vois, on peut être fier de son pays, éprouver de la gratitude et éprouver une certaine responsabilité en transmettant aux autres. Parce qu’il est clair, en fait, que tout ce qui vient peut disparaître. Et les civilisations, les cultures disparaissent également. L’Égypte ancienne, même si l’Égypte n’a pas disparu comme pays, la culture de l’Égypte ancienne a disparu. L’Empire romain et sa culture ont disparu. Même s’il y a une portée historique, aujourd’hui, malheureusement, elles sont plus concrètes, tangibles, vivantes.
Et c’est pour ça que certains en France parlent de la théorie du grand remplacement, parce qu’on a tendance à éteindre la culture française pour faire plaisir aux autres. Et moi, je pense qu’une culture, elle vit seulement si on nourrit et respecte les traditions. Je suis outré d’entendre, par exemple, qu’on commence à interdire les crèches dans les mairies françaises, qui sont des bâtiments publics. Au moment de Noël, on interdit les crèches sous l’argument de la laïcité alors que la France est un pays à dominante catholique, la France a une culture et une descendance judéo-chrétienne. Et même si beaucoup de musulmans ou autres vivent en France, la France n’a pas besoin de renier sa culture pour accueillir les autres.
Je vis moi-même dans un pays musulman dans lequel les règles sont ouvertes. J’ai le droit d’être chrétien. Il y a des églises dans lesquelles je peux aller. Je vais à l’église régulièrement dans un pays musulman. Mais le pays musulman, il garde sa culture. Il y a l’appel à la prière, il y a les jours fériés qui sont liés à la religion musulmane, et c’est OK. Celui qui n’accepte pas n’est pas obligé de rester. Et je pense que la France devrait conserver sa culture tout en accueillant les autres. C’est absolument pas en opposition, mais elle devrait maintenir sa culture.
Donc, interdire les crèches qui sont signes du christianisme en France, je trouve ça complètement stupide. Renommer les vacances comme ils veulent le faire, puisqu’ils disent qu’en France on parle des vacances de Noël ou des vacances de Pâques, ah ben non, c’est pas conforme à la laïcité, donc, ça va être les vacances d’hiver, les vacances de printemps. Bah non, je suis désolé. Si on veut maintenir la culture française, si on veut rester fier de la France, on ne peut pas commencer à faire une croix sur le passé.
Et je pense clairement que la culture, c’est un peu comme un feu, tu sais. Si t’ajoutes du bois, tu nourris cette culture, eh bien, elle continue. Si par contre t’arrêtes de mettre du bois et t’arrêtes de la nourrir, eh bien, le feu s’éteint et la culture disparaît. Et je pense que chaque mot que toi tu apprends en tant que non-francophone, chaque notion que moi je transmets vis-à-vis de la France dans l’Académie Français Authentique, eh bien, ce sont des petites bûches, des petits morceaux de bois, des bûches, morceaux de bois, qu’on met dans le feu et qui maintiennent cette culture française. Donc, c’est un peu ce que je pense là-dedans.
Et j’ai… Je regarde parce que j’ai encore d’autres points à traiter et je suis pas sûr que celui que j’ai envie de dire maintenant… Ouais, OK, je le dirai après. Donc, il faut clairement, je pense, continuer de nourrir la culture française pour que les gens en restent fiers. Je pense que la culture française n’est pas morte, mais elle demande de l’attention. Et j’en avais parlé dans l’épisode Café Avec Johan 8 sur « La culture française est-elle en danger ? » C’était exactement le sujet de cet épisode. Donc, il faut la nourrir. Et merci à vous qui apprenez la langue française puisque évidemment vous contribuez à maintenir notre culture.
Donc, la vraie question, c’est pas de se dire : « Est-ce que la France va bien ? » parce qu’elle va pas forcément bien. Mais la question, c’est qu’est-ce que nous transmettons chacun à notre niveau, histoire, culture, langue, etc. Et pour ça, on a tous un rôle à jouer. Les familles françaises ont un rôle à jouer, les lecteurs, les apprenants qui apprennent la langue française, les créateurs de contenu comme moi ou d’autres, les enseignants et les amoureux de la France. C’est là que toi tu as ton rôle à jouer. Même si tu ne vis pas en France, en t’intéressant à sa culture, tu contribues à la maintenir.
Et la culture, on la transmet pas par décret ou par loi. On peut pas avoir Emmanuel Macron qui va arriver et qui va dire : « Mes chers compatriotes, voici une loi pour transmettre la culture ». Non, ça se transmet par des gestes et par des sentiments. Et c’est ce que je m’efforce de faire sur cette chaîne YouTube et dans l’Académie Français Authentique.
Et je voudrais vraiment insister sur ce point. Il n’y a pas que les Français qui peuvent être fiers de la France et qui peuvent transmettre au niveau de sa culture. Le fait d’apprendre le français, si tu n’es pas français, c’est déjà un acte de transmission. Aimer la France sans y être né, c’est une force et c’est quelque chose d’exceptionnel dont nous devrions tous, nous Français, nous réjouir.
Alors la question, peut-on encore être fier de la France aujourd’hui ? Moi, je dirais plutôt qu’est-ce qu’on veut garder vivant ? Parce que aimer la France, c’est pas forcément aimer tout ce qu’elle a fait ou tout ce qu’elle fait, ni être d’accord avec tout, notamment les choix parfois incompréhensibles de nos élites. Aimer la France, ça veut pas forcément dire y vivre. Je vois que beaucoup d’amoureux de la France, qui sont non français, vivent à l’étranger. Et moi-même, j’ai pas vécu en France de 2007 à 2013, quand j’étais en Autriche ; depuis 2022, je n’y habite plus, mais mes racines y sont, et celles de mes enfants aussi, les racines de ma famille. Donc, je reste malgré tout heureux et fier d’être français. Et j’espère, dans cet épisode, avoir pu t’expliquer ce que ça voulait dire qu’être fier, et être fier d’être français et aimer la culture française.
Moi ce que j’aimerais, c’est que tu me dises en commentaire, parce qu’on les lit tous, ce que ça représente pour toi la France. Qu’est-ce que c’est la culture française à tes yeux ? Je t’invite aussi à tester ton niveau de français, aussi bien ton niveau de grammaire, conjugaison, etc., mais ton niveau de la compréhension de la France en faisant le quiz dont le premier lien se trouve dans la description. Tu peux partager en commentaire vraiment tout ce qui te semble te rattacher à la France : une image, une émotion, un mot, un souvenir des vacances. Donc, ce sont tes deux actions pratiques en laissant un tout petit commentaire rapide. Et va faire le quiz. Tu peux aussi nous dire combien de bonnes réponses tu as eues en commentaire.
Et moi, je dédie cet épisode à ceux qui aiment la France. Je vous remercie du fond du cœur de me suivre sans bruit, parfois en arrière-plan, de se manifester des mois après à me dire : « Johan, ça fait des mois que je regarde tes vidéos, voire des années ». Ça me fait toujours plaisir. N’oublie pas de laisser un « j’aime » si tu as aimé, de partager cette vidéo avec tes amis qui aiment la France et de t’abonner évidemment à la chaîne YouTube de Français Authentique en activant les notifications. Je reviens très bientôt avec un épisode de Café Avec Johan ou des épisodes un peu plus traditionnels pour t’enseigner du Français Authentique.
Merci d’avoir été avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour du nouveau contenu en Français Authentique. Salut !
L'article Peut-on encore être fier de la France aujourd’hui ? (Café Avec Johan 16) a été publié la première fois sur Français Authentique.
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Ce n’est pas ce qui arrive qui pèse le plus
Episode in
Français Authentique
Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :
Rejoins la liste d’attente de l’académie (ouvertures des inscriptions le 05 avril)
(Fais un clic droit sur ce lien pour enregistrer le fichier MP3)
Transcription de l’épisode :
Salut très chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan, le podcast qui t’aide à améliorer ton français, qui met à ta disposition du contenu qui, je l’espère, t’intéresse, te permet d’apprendre de la grammaire, du vocabulaire, de la conjugaison, en utilisant une méthode d’apprentissage naturelle. Et bien sûr, il y a un aspect très très important dans Marchez Avec Johan, c’est le partage d’expérience, l’authenticité, le fait que je partage avec toi mes succès, mes difficultés, mes échecs, pour essayer d’en tirer des choses et de s’améliorer, parce que l’amélioration continue est pour moi une base, une clé, que ce soit pour l’apprentissage des langues, pour Français Authentique, mais aussi pour tous les autres aspects de ma vie, une personne, un père de famille, un leader, une personne de foi, etc.
Donc, aujourd’hui, je vais te parler d’un sujet que j’ai déjà abordé par le passé, mais je voudrais insister encore aujourd’hui. Souvent, tu sais… c’est la règle 2 de Français Authentique sur la répétition, on a besoin d’entendre les choses plusieurs fois avant de les intégrer, avant qu’elles soient automatiques. Et c’est vrai pour les langues. Pour les langues, je dis : « Il faut entendre un mot ou une expression des dizaines de fois avant qu’elle soit ancrée ». Bien sûr, même si tu connais sa signification à ce mot ou à cette expression par exemple, il y a une différence entre la connaître, donc, que ce soit un savoir passif, et savoir l’utiliser, donc, que ce soit un savoir actif. Et si tu veux de la fluidité, tu as besoin de savoir actif et, donc, tu as besoin d’entendre de nombreuses fois. Ça, c’est vrai pour les langues, mais c’est vrai aussi pour tous les apprentissages en fait.
C’est pour ça que j’aime bien parfois revenir sur des concepts que j’ai déjà abordés, parce que je sais que si tu l’entends une fois, tu vas le comprendre. Si tu l’entends cinq fois, eh bien, tu vas peut-être l’appliquer automatiquement dans ta vie.
Et aujourd’hui, donc, cette chose dont j’ai déjà parlé, c’est basé en fait sur une vérité claire qui est « ce ne sont pas les événements en eux-mêmes qui nous rendent négatifs ou qui nous font souffrir, mais c’est la manière dont nous réagissons ». Je vais répéter ça. « Ce ne sont pas les événements en eux-mêmes qui nous rendent négatifs ou nous font souffrir, c’est pas ce qui nous arrive, c’est pas les événements, mais c’est la manière dont nous réagissons ».
Et un exemple que je prends souvent, que je vais reprendre parce que pour moi il est très très parlant cet exemple, on va prendre un exemple donc d’un événement qui arrive à deux personnes différentes, et on va voir qu’il y a deux réactions différentes à ce même événement.
Donc, prends d’un côté un fermier, un agriculteur, qui doit faire pousser des légumes dans ses champs, et de l’autre côté, un randonneur qui a juste quelques jours à passer quelque part et qui a envie d’aller marcher dans la montagne. Donc, tu prends ces deux personnes différentes. Et imagine… Donc, ça, ce sont deux personnes. Imagine un événement qui va se produire, qui est unique. Cet événement, c’est qu’il pleut beaucoup, beaucoup. Il pleut des litres et des litres d’eau toute la journée. Donc, un événement, un même événement identique.
Eh bien, il y en a un, le randonneur, il va se dire : « Oh non, c’est pas possible. J’ai que quelques jours à passer ici, j’ai que quelques jours pour marcher, j’ai que quelques jours pour profiter de ce superbe paysage, et il pleut, mais c’est vraiment catastrophique, ça m’énerve, c’est injuste. Ah, ça me bouffe ma journée ». Tu vois, cette personne va être négative, triste, énervée pour un événement. Et en face de ça, tu vas avoir le fermier qui va se réjouir, il va dire : « Ouais, il pleut, c’est génial, plein d’eau pour mes plantes, on va avoir des beaux légumes l’année prochaine ». Et donc, le fermier va être super joyeux.
Et ça montre bien qu’en fait un même événement peut être perçu de manière totalement différente entre deux personnes à partir de la manière dont ils réagissent, parce que ce qui crée le malheur ou l’énervement ou l’agacement ou l’aspect négatif chez le randonneur, c’est pas la pluie, c’est le fait qu’il se dise : « Non, mais c’est pas juste. Moi, j’aurais préféré qu’il y ait du soleil pour marcher ». Donc, tu vois, c’est sa réaction qui fait ça. Il aurait très bien pu dire : « Bon ben, c’est comme ça. Finalement, je vais rester près du feu et puis je vais lire mon livre que j’attends depuis… enfin, qui est en attente depuis des semaines ». Tu vois, il aurait pu voir les choses différemment. Mais c’est la façon dont il voit les choses qui crée un petit peu son malheur.
Et parfois, on le voit dans nos vies. Un même événement, deux journées différentes, peuvent conduire à un message différent qu’on va se raconter et à des comportements et des niveaux de bonheur qui sont complètement différents.
Là, je te donne un exemple spontané rapide, mais imagine Johan fait sa routine matinale, se lève à 5 heures 30 pour avoir du temps pour lui, puisque c’est le seul moment d’avoir du temps vraiment à 100 % seul dans son bureau, et il y a notre Raphaël qui se lève à 6 heures pour dire : « Papa, moi, j’ai plus sommeil ! » Eh bien, je peux soit me dire : « Non, mais attends, je me lève, je fais l’effort de me lever pour avoir du temps pour moi et je peux même pas avoir ce temps pour moi ». Donc, là, je suis négatif, je vais avoir un comportement négatif.
Ou alors, je peux réagir en me disant : « Mais c’est vraiment une chance qu’il me rejoigne, on va avoir du temps rien que tous les deux pendant que tout le monde dort, on va démarrer la journée d’une manière positive ensemble. Et de toute façon, ces moments-là, j’en ai plus des milliers à vivre, parce que Raphaël va grandir, et au bout d’un moment, il n’aura plus envie de venir voir son papa ». Et en fait, pour être tout à fait transparent, 9,5 fois sur 10, je choisis la deuxième. Je suis toujours heureux qu’il me rejoigne.
Mais tu vois, c’est un exemple un peu fictif pour dire que c’est notre choix en fait. Il y a un événement, Raphaël se lève alors que j’avais prévu d’être seul, je peux réagir positivement ou négativement.
Et en fait, on vit rarement les faits, on vit surtout l’histoire qu’on construit autour. Tu vois, les faits, les événements, c’est juste un déclencheur, un stimulus. Et le reste, c’est l’histoire qu’on construit autour. C’est nous qui racontons cette histoire. Et bien souvent, ce qui nous fatigue le plus, c’est pas la réalité, c’est la rumination. C’est justement cette histoire qu’on a bâtie, cette histoire qu’on a inventée, qui n’existe que dans notre tête finalement et qui, lorsqu’on la rumine, lorsqu’on y pense encore, encore et encore, eh bien, va créer des émotions négatives et du stress.
Et je te disais en préambule que j’avais déjà abordé ce sujet plusieurs fois, et c’était surtout dans la phase pendant laquelle j’étudiais le stoïcisme et je partageais ici dans le cadre de Marchez Avec Johan ce que j’apprenais. Et donc, les grands philosophes stoïciens, les plus connus c’est Epictète, Sénèque, Marc Aurèle, ils disaient un peu tous la même chose. Ils t’expliquaient qu’il y avait en fait une place entre le stimulus et la réaction émotionnelle, donc, finalement, entre ce qui se produit, entre l’événement qui arrive, comme la météo par exemple, pour reprendre l’exemple de tout à l’heure, et la réaction émotionnelle, donc, la réaction du fermier ou la réaction du randonneur.
Et ce court espace entre les deux… parce que c’est très court hein. En général, entre notre réaction émotionnelle et l’événement, il y a très peu de temps. Les stoïciens appelaient ça, ou j’ai lu ça dans un livre, je sais plus si c’était vraiment des stoïciens ou des philosophes un peu plus tard, mais ils appelaient ça une « pré-émotion », c’est-à-dire l’émotion n’est pas encore là, mais elle est vraiment sur le point d’arriver, eh bien, c’est le moment où on peut agir. Et l’émotion, elle naît presque toujours d’une phrase intérieure, même très brève. Donc, il y a un stimulus, la première pensée, la première phrase qu’on va se dire, c’est elle qui va régir notre émotion et, donc, notre comportement. Et c’est pour ça qu’on ferait bien de bien travailler sur ses pensées, sur ses émotions, sur ses comportements, en commençant évidemment par les pensées, parce qu’en changeant ses pensées, on peut modifier ses émotions. Et du coup, on va modifier, on va changer ses comportements.
Il y en a un qui en parle très bien aussi, c’est Norman Peale dans son livre… c’est quoi déjà ? C’est sur The Positive Thinking. Mais qu’est-ce qu’il dit avant ça ? Je sais plus. En tout cas, c’est peut-être bien Positive Thinking, la pensée positive. En tout cas, j’ai plus le titre de cet ouvrage majeur. Il en a écrit d’autres, mais c’est celui que j’ai lu. Donc, lui, il axe beaucoup ça sur la religion, parce que c’était un chrétien qui basait en fait ses enseignements sur la foi. Mais encore une fois, on peut très bien utiliser ça quelle que soit notre philosophie. Ah, c’est The power of Positive Thinking. C’est ça, le pouvoir de la pensée positive.
Et clairement, ça change tout en fait. J’allais dire « se forcer », mais c’est même pas se forcer, c’est faire de la pensée positive un comportement par défaut. Ça change tout. J’en avais parlé aussi dans divers épisodes, et c’est une chose qui devient pour moi de plus en plus intuitive. C’est vraiment maintenant un comportement par défaut quand quelque chose m’arrive de le voir d’une manière positive. Ça agace parfois Céline. J’essaie toujours parce que des fois en fait je le fais d’une manière un peu trop peut-être systématique et forte, mais quel que soit ce qui arrive, je dis toujours : « Ça va aller ». « Oui, tu dis toujours ça va aller ! » « Bah oui, ça va aller, ça va aller. J’essaie toujours d’être positif et de voir les choses du bon côté ». Et ça change tout.
Et c’est pas seulement de la pensée positive pour se… tu vois, c’est pas un truc qu’on fait pour se mentir. C’est juste une recherche de pensée juste et claire. Et je me dis toujours que finalement ma liberté elle commence là, parce que certes, je ne contrôle pas ce qui m’arrive, ça c’est clair, il peut m’arriver n’importe quoi, n’importe quand. Par contre, je peux travailler à mon regard, je peux travailler à ma réaction.
Encore une fois, c’est pas quelque chose qui est facile à faire, c’est pas quelque chose qui marche dans toutes les situations, parce que forcément s’il m’arrive un drame et qu’il arrive un truc à mes enfants, je vais pas me dire : « OK, c’est un événement, je ne peux pas le changer, donc, ça va, tout va bien ». Non, bien sûr. On n’est pas là pour faire des sursimplifications. Mais par contre, ça nous donne un début de contrôle, parce que je peux pas changer ce qui m’arrive, mais je peux toujours changer ma perspective et ma perception. Et ça, personne, vraiment personne ne peut me l’enlever.
Bien sûr, ça se travaille. Bien sûr, c’est pas facile. Bien sûr, il y a des cas pour lesquels c’est même impossible, c’est pas infaillible. Mais l’idée, c’est d’en faire un comportement par défaut, parce que si on arrive à faire en sorte que ce soit notre comportement par défaut dans neuf situations sur dix, si on exclut vraiment les gros problèmes, eh bien, c’est déjà un gain de qualité de vie énorme. Et donc, il faut le faire avec patience, avec persévérance.
Et dernier petit conseil pour mettre toutes les chances de ton côté, il faut garder à l’esprit qu’un bon moyen de justement s’autoriser à penser d’une manière positive, s’autoriser à utiliser au mieux ce gap qui existe entre l’événement et notre émotion, eh bien, c’est d’avoir des bases solides. Parce que quand est-ce que c’est le plus difficile pour nous de rester positif, de bien penser, de bien agir ? Oui, c’est quand on a mal mangé, on a mal dormi, on a mal pensé, on n’a pas fait les activités qu’il fallait, on a procrastiné, on a fait des… on a, comme on dit en français, d’une manière familière, glandé, c’est-à-dire on a passé du temps sur les réseaux à rien faire, on se dit : « J’ai gaspillé une heure ». Mais si on veut vraiment mettre toutes les chances de son côté, eh bien, il faut qu’on ait une bonne base, un bon sommeil, une bonne nutrition, faire de l’exercice, lire, nourrir son esprit, lire des choses inspirantes, des choses profondes, écrire dans son journal, avoir de la clarté.
Et moi, je vois bien, il y a une corrélation directe et claire entre les moments où j’échoue à avoir une pensée positive, un moment où je vais agir, où je vais réagir comme le randonneur, à vouloir que les choses soient différentes et en me disant : « Ah, c’est pas juste ». Quand j’échoue, quand je réagis comme ça, c’est quasiment toujours quand j’ai pas pu respecter mes bases.
Donc, par exemple, si je suis en voyage et que j’ai pas pu faire ma routine, ou alors que je suis en famille, que j’ai un peu trop mangé ou trop bu pendant les fêtes, tu vois, c’est à ces moments-là où ça va moins bien.
Donc, l’idée, c’est clairement de mettre toutes les chances de son côté en ayant cette base, ce style de vie, ce rythme de vie sain. Et pour le reste, eh bien, on avance, on persévère, et c’est tout à fait en phase avec ce que je te disais dans un podcast il y a quelques semaines, qui reprenait mes grands objectifs ou mon focus pour 2026 qui est le lâcher-prise, la confiance, la patience. Ça me donne une petite partie active via la maîtrise de mes émotions tout en acceptant ensuite ce qui arrive.
Donc, voilà ce que je voulais te dire aujourd’hui. Merci de m’avoir suivi. Je t’invite maintenant à suivre le premier lien dans la description pour découvrir ce que notre académie, ce que l’Académie Français Authentique peut faire pour toi. C’est notre projet majeur, c’est la plus belle chose que Français Authentique puisse mettre à ta disposition. Et les inscriptions sont fermées en ce moment. Donc, je suis pas en train de te faire la promotion de l’académie, mais je t’invite à y regarder maintenant parce que tu peux… bah voilà, on n’a rien à te vendre puisque les inscriptions sont fermées. Donc, l’idée c’est que t’ailles découvrir ça tranquillement, que tu découvres toutes les ressources qui seraient à ta disposition si tu nous rejoignais, éventuellement que tu rejoignes la liste d’attente parce que les prochaines inscriptions ouvrent le 5 avril.
Merci d’avoir passé ce moment avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Salut !
L'article Ce n’est pas ce qui arrive qui pèse le plus a été publié la première fois sur Français Authentique.
16:00
Un ancien hobby que je redécouvre
Episode in
Français Authentique
(Fais un clic droit sur ce lien pour enregistrer le fichier MP3)
Transcription de l’épisode :
Salut mes très chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Je suis très content que tu me rejoignes aujourd’hui. Et tu vas le voir, le sujet que j’ai choisi, c’est un… alors encore une fois, c’est quelque chose d’un peu personnel qui arrive dans ma vie et que j’utilise comme un prétexte pour mettre à ta disposition du Français Authentique. Donc, c’est pas quelque chose forcément, tu vois, qui va te permettre d’avoir une action particulière, c’est même pas vraiment du développement personnel, c’est juste, voilà, une discussion comme si on marchait tous les deux et qui, j’espère, t’aidera à améliorer indirectement ton français.
Donc, je voudrais parler aujourd’hui d’un hobby, d’un passe-temps, que j’aimais beaucoup quand j’étais jeune et que je redécouvre. Et il s’agit en fait des échecs, le jeu des échecs. J’adore, je suis en train de devenir accro, mais je fais attention parce qu’encore une fois il faut rester modéré. Toujours est-il que les échecs… donc, tout le monde connaît les échecs hein… j’ai appris à y jouer, je pense, je devais avoir 12, 13 ans, je suis pas tout à fait sûr. C’est un copain au collège qui m’avait expliqué les règles. Je me souviens encore de ce soir. Je faisais une soirée pyjama chez lui, je dormais chez lui, et il avait un échiquier, il m’avait expliqué les règles des échecs, que je ne connaissais pas, et j’avais bien aimé. Donc, je jouais avec lui, je trouvais ça sympathique comme jeu. C’est son père qui lui avait enseigné.
Et ensuite, donc, j’ai eu un jeu d’échecs sur mon ordinateur de collégien. Alors, c’était un Amiga 600, les anciens sauront peut-être de quoi il s’agit, et j’avais un jeu d’échecs. Alors, c’était lent. Dès que tu faisais un coup, ça ramait, il fallait attendre. Il y avait des animations. Donc, c’est vraiment un très vieux jeu, mais j’étais passionné par ce jeu et je me souviens avoir passé pas mal de temps à jouer à ce jeu d’échecs.
Et par la suite, j’ai souvent gardé contact. Je me souviens avoir joué plusieurs fois sur différents ordinateurs. Par exemple, sur Mac, il me semble qu’il y ait une version déjà installée. Donc, je jouais un peu aux échecs sur Mac. J’avais aussi sur smartphone, à un moment, téléchargé une application gratuite pour jouer aux échecs. Quand je suis dans l’avion, souvent, je joue un peu aux échecs. Et j’ai eu… c’était il y a à peu près un an, quand je rentrais en France, quand je rentrais en Europe, j’étais dans l’avion et je jouais aux échecs et il y a un gars de… un steward qui vient me voir et il me dit : « Tiens, ça te dit, on fait une petite partie. Là, j’ai du temps, on fait une partie tous les deux ». Et donc, j’avais fait deux parties contre lui dans l’avion, c’était amusant.
Mais j’ai jamais joué sérieusement. Tu vois, je connaissais seulement les bases. J’ai jamais joué vraiment avec quelqu’un, sauf avec mon ami d’enfance et sauf avec ce steward l’année dernière. Mais je jouais vraiment, tu vois, de temps en temps et que contre des machines. Parfois, je finissais pas les parties. Tu vois, c’était quelque chose qui a toujours fait partie de ma vie, on va dire, ces 30 dernières années, mais que j’ai jamais vraiment pris au sérieux.
Et depuis décembre, juste en fait avant les vacances de Noël, où j’avais l’intention de faire une pause, et je t’en parle dans mon épisode d’il y a deux semaines. Si ça t’intéresse, si tu veux savoir si j’ai vraiment fait une pause cet hiver, tu peux écouter cet épisode. Petit spoil, comme on dit en anglais, je n’ai pas pu me reposer. Mais si tu veux savoir pourquoi, va écouter l’épisode. Mais donc, juste avant, je m’étais dit : « Tiens, je vais avoir du temps pour me reposer, je vais m’inscrire sur le site, un des plus grands sites, je pense, mondial pour les échecs qui s’appelle Chess.com ». Et c’est devenu une activité régulière.
Alors, c’est pas quelque chose où j’y vais à fond avec des ambitions pour devenir le meilleur, non, mais j’ai commencé à prendre les choses un peu plus sérieusement. Et donc, j’ai fait des parties contre les humains. Et déjà… Alors le premier truc qui m’a choqué, qui m’a frappé, c’est que de jouer contre des humains, ça n’a clairement rien à voir que de jouer contre des machines. Contre des machines, j’avais tendance à gagner au niveau supérieur, à gagner assez facilement. Ses mouvements étaient prévisibles, il faisait pas vraiment de tactiques super élaborées. Il y en avait, mais pas énormément. Contre les humains, c’est différent. Au début, je perdais quasiment toutes mes parties, alors que je jouais contre des joueurs qui étaient en bas du classement, qui étaient à mon niveau. Je perdais quasiment tout. Je me suis un peu rattrapé depuis, mais au début, c’était très compliqué.
Et tu vois, ça a un peu nourri aussi ma réflexion sur l’intelligence artificielle, dont tout le monde parle, qui fait un buzz énorme. Et je ne minimise pas ses effets puisque je l’utilise moi-même, l’intelligence artificielle, pour plein de choses. Mais alors, dans « intelligence artificielle », je suis pas sûr que le mot « intelligence » soit vraiment bien choisi, parce qu’autant ce sont des machines qui ont accès à tout le savoir, mais je vois plutôt ça comme des moteurs de recherche super rapides qui peuvent aller puiser les infos partout, faire des grosses synthèses, mais une intelligence, ça me paraît être un peu surévalué. Mais bon, ce n’est pas le sujet, ce n’est pas le sujet. Beaucoup disent « ce n’est que le début », etc. mais peu importe. Moi, ce que je vois, c’est qu’il y a une différence énorme entre des humains, même mauvais, et des machines, même relativement avancées.
Donc, au début, je perdais pas mal. Là, j’en suis, au moment où j’enregistre ce podcast, à environ 45 % de victoires. Donc, je m’améliore. Au début, je perdais tout le temps ; après, un coup sur deux. Là, je commence à faire des séries de trois victoires. Bon, après, des fois, je fais deux-trois défaites, mais voilà, je m’améliore. Je suis à 500 Elo après donc… après… ça fait combien de temps ? Ça fait… Ouais, même pas un mois, en fait. En moins d’un mois, je suis à 500 Elo, je suis content. Mon pseudo, pour ceux qui sont sur Chess.com, c’est Johan57245. Donc, Johan comme mon prénom et 57245.
Et donc, je joue et j’aime ça, j’aime ça. Alors, comme d’habitude, c’est comme tout ce qui concerne la vie, il faut modérer, il faut faire attention à la modération, parce que la première semaine, je faisais six parties par jour. Du coup, tu vois, je jouais beaucoup le soir, j’ai pas lu quasiment pendant cette semaine-là, et ça m’a rendu un peu dingue. Le soir, quand je fermais les yeux pour m’endormir, je commençais à voir l’échiquier, mais vraiment, tu vois, c’était assez intense.
Et ce qui m’a fait un peu bizarre, c’est qu’un jour, donc, j’ai joué assez plusieurs fois juste avant de dormir, le soir, j’ai du mal à dormir, parce que quand je fermais les yeux, je voyais les diagonales, les fous, je me disais : « Il faut que je mette mon cavalier ici ». Donc, en gros, je jouais aux échecs au lieu de dormir. Et le lendemain, donc, j’ai fait ma routine matinale, et dans ma routine, donc, je lis, et j’ai une petite période où je m’assois, je ferme les yeux et je prie. Et au moment de prier, je fermais les yeux et j’arrivais pas parce que je voyais encore l’échiquier, où là je me suis dit : « Oh la la, il faut, je pense, que je fasse attention et que je modère ».
Mais encore une fois, tu vois, un hobby qui est sympathique sur le papier peut aussi, tu vois, amener une addiction et peut conduire à quelque chose de négatif si on fait pas attention. Alors bien sûr, maintenant, je fais attention, j’ai de la modération, de la tempérance, j’essaie de pas enchaîner plus de trois parties, je les répartis sur la journée. Et tout ça, c’est bien réglé.
Mais je pense vraiment que c’est un bel hobby, ça permet… Un bel hobby, on dit ? Est-ce qu’on dit un bel hobby ? C’est en tout cas un beau passe-temps, un beau hobby, je pense. On dit un hobby hein. Ouais, donc, un beau hobby, un beau passe-temps. Ça permet de travailler sa concentration, sa stratégie, sa patience, qui sont des choses que j’aime développer. Mais surtout, et je pense que là c’est le plus important, moi je prends beaucoup de plaisir à jouer, j’aime ça en fait.
Et je pense que là c’est la clé. Ne va pas te forcer à jouer aux échecs si tu n’aimes pas ça. L’idée, c’est vraiment d’avoir quelque chose qui soit à la fois… qui t’apporte du plaisir, que tu aimes faire, qui soit relaxant et utile. Et tu vois, des fois, je me dis : « Allez, c’est la pause, je devrais lire », parce que j’adore lire et je sais que lire m’apporte des choses. Mais je me dis : « Bon bah non, en fait, j’ai plutôt envie de faire une partie d’échecs, donc, je fais une partie d’échecs », et c’est vraiment sympa. Donc, plaisir plus développement cérébral, cognitif.
On a acheté un échiquier à Tom il y a peut-être 2-3 ans, je sais plus. Donc, on a un échiquier physique. Tom, je joue avec lui de temps en temps. Je lui ai expliqué les règles, je lui ai donné quelques astuces. Alors, Raphaël se joint à nous parfois, donc, il vient. Maintenant, il connaît un peu le mouvement des pièces, Raphaël. Au début, c’était chaotique. Il me disait : « Papa, on joue, mais pas avec les vraies règles ». Donc, moi j’avançais et lui il prenait le cheval et il me dégommait trois pièces. Mais voilà, il se joint à nous, c’est quelque chose de sympa en famille. En plus, c’est un bel objet. Je trouve que l’échiquier c’est quelque chose qui est très très beau.
Donc, voilà, je suis content de partager avec toi cette passion. Et passion, c’est peut-être un bien grand mot, mais en tout cas, je suis content de partager avec toi ce passe-temps que je trouve très agréable. Je sais pas si ça durera pour toujours. En tout cas, j’ai l’intention de continuer un petit peu, sans me rendre fou, parce que je sais qu’il y en a qui passent des heures et des heures, il y en a pour qui c’est… ‘fin, dont c’est le métier. Moi, j’ai aucune ambition, mais j’ai envie d’être le meilleur possible tout en prenant du plaisir.
Sur ce, j’espère que cet épisode t’a plu. Si c’est le cas, si tu aimes les podcasts de Français Authentique, va sur ton application de podcast ou sur l’application Français Authentique, l’application mobile, quel que soit l’endroit en fait où tu m’écoutes, j’apprécierais beaucoup que tu laisses 5 étoiles à notre podcast.
Merci du fond du cœur, et je te dis à très très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Salut !
L'article Un ancien hobby que je redécouvre a été publié la première fois sur Français Authentique.
10:36
30 jours pour parler un français plus naturel
Episode in
Français Authentique
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Transcription de la vidéo :
Salut ! Si tu comprends bien le français mais que tu n’es pas encore tout à fait à l’aise à l’oral, écoute bien. Il y a 5 ans déjà, j’ai publié une vidéo intitulée « Comment mieux parler français en 30 jours ? » Elle a été vue plus de 4 millions de fois depuis, et à mon sens, c’est parce qu’elle proposait quelque chose d’assez rare, c’est-à-dire un plan simple, un plan concret et un plan tout à fait applicable, même pour ceux qui n’ont pas beaucoup de temps. Aujourd’hui, je te propose une version mise à jour encore plus claire pour que tu saches vraiment quoi faire pendant les 30 prochains jours pour enfin parler français sans bloquer et sans stress.
Avant de te donner cinq pratiques concrètes et un plan d’action que tu vas pouvoir démarrer dès demain, laisse-moi te dire ce qui est à la base de ma méthode d’apprentissage naturel. C’est simple, c’est que quand tu comprends déjà bien le français, tu ne t’améliores plus en étudiant. Ce n’est pas comme ça que tu apprends à parler. Tu apprends à parler en t’exposant tous les jours à du Français Authentique et en pratiquant en prenant du plaisir.
Bien sûr, le vocabulaire, la grammaire, la conjugaison sont utiles, ils sont à la base de l’apprentissage d’une langue, mais ils sont surtout importants au début de ton apprentissage. Quand tu comprends bien, ils ne sont plus une priorité. Si tu bloques à l’oral, ce n’est pas parce qu’il te manque des règles de grammaire, c’est parce qu’il te manque des automatismes. Pour les acquérir, tu as besoin d’utiliser une méthode d’apprentissage naturelle. Et je sais que ça marche puisque j’enseigne en ligne depuis 2011 et Français Authentique a accompagné plus de 5 millions d’étudiants. Voici cinq pratiques concrètes qui te feront progresser à l’oral dans les 30 prochains jours.
La première pratique, c’est celle qui va tout changer, tu la connais si tu suis Français Authentique puisque j’en parle depuis maintenant 15 ans, c’est d’écouter du français tous les jours. Je le répète parce que c’est la base. Tu dois vraiment écouter du français au minimum 20-30 minutes tous les jours. Mais attention, il faut pas écouter n’importe quoi. Il y a trois grandes conditions pour que ça fonctionne.
Il faut que ce soit du Français Authentique, donc, du français tel qu’il est parlé par les francophones et pas du contenu artificiel créé par les écoles ou même l’IA. Il faut que tu comprennes au minimum 70 à 80 % de ce que tu écoutes. Si tu ne comprends pas ce que tu écoutes, tu ne progresseras pas. Et il faut que le contenu que tu écoutes t’intéresse. Il faut que tu sois passionné par le sujet. Il faut pas juste écouter parce que c’est du français. Il faut écouter parce que tu aimes ça. Donc, peu importe le sujet, si tu aimes le foot, écoute sur le foot ; si tu aimes la cuisine, écoute sur la cuisine ; si tu aimes le développement personnel, écoute sur le développement personnel. Mais écoute des choses qui t’intéressent. Donc, écoute du contenu authentique que tu comprends et qui t’intéresse.
Alors, on me dit souvent : « Oui, mais Johan, comment faire pour écouter 20 à 30 minutes par jour ? Tu ne te rends pas compte, j’ai des enfants, j’ai des études, j’ai un travail, j’ai des activités, des amis, des hobbies, j’ai plein de choses à faire à la maison ». Et ma réponse est simple : Pour ces 20 à 30 minutes, tu peux utiliser tes temps morts, ces moments pendant lesquels ton cerveau est libre, mais ton corps est occupé. Quand tu fais du sport, quand tu es dans le bus, quand tu fais les courses, quand tu promènes le chien, peu importe, utilise ces temps morts pour avoir au minimum 20 à 30 minutes d’écoute de français.
Alors, voilà mon défi pour toi : dans les 30 prochains jours, écoute du Français Authentique au minimum 20 à 30 minutes, tous les jours. Bien sûr, on voit que c’est simple, hein, c’est un concept simple et il n’y a rien de compliqué, mais ce n’est pas facile, parce que ça demande de la motivation, ça demande de la volonté, mais tu peux le faire dans les 30 prochains jours.
À la fin de cette vidéo, je te donnerai un plan d’action très simple que tu pourras utiliser pour commencer dès demain, et je te propose aussi une version PDF que tu peux télécharger, ce sera le premier lien dans la description.
La deuxième pratique, c’est la clé pour passer de « je comprends » à « je parle d’une manière automatique, sans stress, d’une manière fluide, sans avoir besoin de réfléchir vraiment à fond ». Pour réussir à atteindre cet objectif, il faut répéter. Je parle pas ici de répéter ce que tu entends, ça c’est un autre exercice. Je parle d’écouter plusieurs fois le même contenu. Pour certains contenus, je t’invite à les écouter 5, 10 fois, voire plus.
Alors, tu te dis peut-être : « Oui, mais Johan, si j’écoute 5, 10, 15 fois le même contenu, ça va m’ennuyer ». Et c’est, je pense, le plus grand malentendu qui puisse exister avec ma méthode d’apprentissage naturelle. Parce que je ne t’invite pas à écouter 5, 10 fois tous les contenus. Pour ne pas que tu t’ennuies, il faut que tu sélectionnes les contenus qui t’intéressent le plus. Pense à ta chanson préférée, par exemple. Ta chanson préférée, tu l’as déjà écoutée probablement des dizaines, voire des centaines de fois. Tu ne t’es pas dit : « Oh, je l’écoute une fois, cette chanson, elle est bien, mais je l’écouterai plus jamais ». Donc, quand quelque chose nous intéresse, on peut l’écouter plusieurs fois. La clé, c’est de choisir ces contenus passionnants et de se focaliser dessus.
Il y a, en ce qui me concerne, je prends souvent cet exemple, des conférences de développement personnel de Jim Rohn, célèbre conférencier et écrivain américain, que j’ai écoutées 30 fois, voire plus, en fait. J’écoute très régulièrement et je ne m’ennuie jamais parce que j’écoute quelque chose qui me passionne. Bien sûr, j’écoute d’une manière espacée dans le temps. J’écoute pas ça pendant six mois, tous les jours. Je vais écouter ces conférences pendant une semaine. Ensuite, je laisse de côté pendant quelques mois. Ensuite, j’y reviens.
Mais tu peux écouter de nombreuses fois sur une longue période pour ancrer les automatismes au niveau de la langue française. Parce que tu le sais, quand tu parles, tu n’as pas le temps de réfléchir. Donc, il faut que tes connaissances soient bien ancrées dans ton cerveau. Il faut que ton cerveau ait fait des grandes connexions entre les neurones et que ces connexions soient solides. Sinon, tu devras réfléchir. Si tu veux que les mots sortent automatiquement de ta bouche sans que tu aies à réfléchir, il faut des connexions très fortes dans ton cerveau, et ces connexions, elles se renforcent uniquement par la répétition, le fait d’entendre de nombreuses fois les mêmes choses.
C’est un petit peu comme les chemins, tu sais, dans une forêt. Si un chemin, il est emprunté par peu de monde, eh bien, le chemin, il va être à peine visible. Si par contre, le chemin, il est emprunté par beaucoup de monde, il va être très visible. Et plus il sera visible, plus il sera facile à suivre dans la forêt. Eh bien, c’est pareil pour ton cerveau et pour toutes les informations qu’il emmagasine en français. Là encore, nous verrons en fin de vidéo comment intégrer la répétition à ton plan d’action.
La troisième pratique, beaucoup de gens l’oublient et pourtant c’est elle qui va te permettre de débloquer ton oral, littéralement. Et tu vas voir, c’est très simple, c’est de répéter à haute voix quand tu es seul. Donc, la deuxième pratique, c’est de répéter les contenus, écouter, écouter, écouter le même contenu pendant une longue période. La troisième pratique, c’est d’écouter et de répéter.
Le concept est super simple. Pendant ton écoute, quand tu as un peu de temps, tu mets pause à la fin d’une phrase et tu répètes en copiant l’intonation du natif. Tu es pas obligé de le faire sur chaque contenu, t’es même pas obligé de le faire tous les jours, mais c’est une pratique que je te recommande de mettre en place dans ta vie.
Très important ici, tu ne recherches pas la perfection, hein. Ce sera jamais parfait quand tu vas copier le natif, mais tu essaies d’exagérer et tu essaies de faire en sorte de vraiment avoir la même prononciation et la même intonation quand la voix se lève et quand la voix baisse, parce que ça te permettra de mieux comprendre la mélodie de la langue française.
Donc, cette pratique, elle est super importante parce qu’elle va te permettre de pratiquer ou en tout cas d’activer des muscles que tu n’as pas l’habitude d’utiliser, parce que chaque langue a ses subtilités en termes de prononciation, de mouvements de la bouche, de la langue, etc., de la circulation de l’air. Et le seul moyen d’acquérir une prononciation correcte, c’est de la pratiquer. Et le fait de pratiquer seul, ça te permet de le faire sans stress.
Donc, ne cherche pas la perfection, cherche juste la pratique et l’entraînement. On peut pas devenir un bon footballeur ou un bon joueur de tennis juste en regardant, on a besoin de pratiquer, et c’est ce que je t’invite à faire en répétant quand tu es seul. Là aussi, on verra à la fin de la vidéo comment intégrer cette pratique à ton planning quotidien pour que tu progresses dans les 30 prochains jours.
La quatrième pratique, c’est celle qui va transformer ton apprentissage passif en apprentissage actif. Elle est très simple et elle consiste à répondre à des questions sur ce que tu as écouté. Donc, voilà comment faire. Là aussi, tu peux le faire quand tu es seul. Dès que tu as terminé un contenu, plutôt que de passer au suivant, tu vas commencer à te poser des questions sur ce que tu as entendu. Ça peut être des questions très très simples, du style « de quoi ça parlait exactement ? Quels étaient les points majeurs ? » Ou encore, tu peux faire des exercices de reformulation, c’est-à-dire comment j’expliquerai ce que j’ai entendu avec mes propres mots. Ou ça peut être des choses un peu plus profondes, en fonction du contenu écouté, du style « comment est-ce que je peux appliquer ces principes dans ma vie ? »
L’important ici, c’est de vérifier que tu as bien compris et de forcer ton cerveau à réutiliser ce que tu as entendu. Pourquoi c’est important ? Parce que quand tu écoutes d’une façon passive, parfois ton cerveau il se met un peu en veille. Tu sais, comme un ordinateur, si tu ne l’utilises pas, il se met en veille. Ton cerveau, c’est pareil. Si tu veux vraiment être sûr qu’il crée les fameuses connexions dont j’ai parlé précédemment, qu’il crée ces chemins au niveau de ton cerveau en reliant les neurones entre eux, eh bien, tu as besoin d’être actif. Et ce type d’exercice, c’est parfait pour ça.
Bien sûr, tu peux le faire toi-même de la manière que je viens de te décrire, mais on a aussi dans plein de contenus de Français Authentique des pratiques guidées comme celle-là. Et on intégrera ça à ton plan d’action pour que tu progresses dans les 30 prochains jours.
La cinquième et dernière pratique, elle va concrétiser tout ce qu’on vient de dire. Elle consiste à créer des interactions en français. Alors, ce que je te recommande de faire, c’est d’écrire ou, mieux, parler deux à trois fois par semaine. Ça peut être avec un ami francophone, ça peut être dans une communauté en ligne, ça peut être avec un tuteur ou ça peut même être avec toi-même. Tu peux te parler à toi-même.
J’en ai parlé récemment au cours d’un direct que j’avais organisé sur YouTube dans lequel je montrais quelques exercices que tu peux faire toi-même au quotidien pour pratiquer seul, parce qu’on a tendance à souvent le sous-estimer, parce qu’on se dit : « Oui, mais si je parle seul, personne va me corriger », mais c’est un exercice qui est super puissant et que moi j’ai utilisé dans toutes les langues étrangères que j’ai apprises. Je me parle seul. Je sais que c’est pas parfait, mais ça me pousse à sélectionner les mots qui me manquent, ça me pousse à corriger certaines erreurs et ça aide à structurer son discours dans la langue étrangère qu’on apprend.
Et il y a plein de moyens de le faire. Tu peux te parler en français pour te raconter ta journée. Tu peux chanter en français sous la douche. Tu peux te dire : « À chaque fois que je regarde une vidéo, par exemple celle-ci, je laisse un petit commentaire en français. Quand je vais sur Facebook, je vais sur une page en français que j’aime bien et je laisse un commentaire ». Tout ça, ce sont des mini, des micro-pratiques qui, au fil du temps, s’accumulent et te permettent de progresser.
Tu l’as compris, l’important ici, ce n’est pas de consommer du français, mais de produire quelque chose en français. Et en fait, c’est logique quand on y pense. Quand tu t’exprimes, quand tu parles, si tu veux parler sans bloquer, tu vas produire des choses, tu vas produire du français. Donc, tu dois le pratiquer, et c’est tout l’enjeu de cette pratique simple qui est de produire du français à l’oral ou à l’écrit deux-trois fois par semaine. Et tu n’as pas besoin de le faire trop longtemps. Si tu le fais deux-trois fois par semaine, mais d’une manière courte, c’est pas grave. L’idée ici, c’est plus la régularité et pas forcément l’intensité.
Donc, tu peux le faire en suivant les conseils que je viens de donner ou… il y a plein d’autres moyens, plein d’autres communautés qui existent, notamment l’Académie Français Authentique. Les inscriptions sont fermées actuellement, mais tu peux jeter un œil à la page, éventuellement t’inscrire à la liste d’attente, parce qu’on l’a construite, cette académie, en se basant sur les cinq principes et notamment sur ce principe de pratique. Tu peux parler avec les autres membres de la communauté sur Telegram, sur… donc, c’est l’équivalent de WhatsApp hein, sur Facebook, dans notre salle Zoom ouverte 24 heures sur 24 heures. Il y a des réunions avec nos tuteurs, il y a toutes les ressources indispensables à ta pratique du français. On te met le lien dans le « i » comme info quelque part par là.
Donc, je voulais te proposer le plan d’action et tout récapituler dans cette vidéo, mais je pense que ce serait un peu trop long pour toi, un peu trop rébarbatif. Donc, ce que je te propose, le mieux, c’est de tout simplement suivre le premier lien dans la description et de télécharger le PDF qui reprend ce que j’ai dit aujourd’hui sous forme d’un plan d’action. Tu vas avoir une checklist et tu sauras exactement ce que tu dois faire, quand tu dois le faire, pour améliorer ton français dans les 30 prochains jours, et pas seulement l’améliorer d’une manière passive via la compréhension, mais l’améliorer à l’oral. Donc, tu vois, s’exprimer sans stress, s’exprimer sans bloquer en français, c’est pas magique, c’est juste le fruit d’un travail constant en suivant une méthode rigoureuse.
Et j’aimerais beaucoup que tu me dises en commentaire, ce sera ta première pratique de ton défi de 30 jours, dis-moi en commentaire si tu vas relever ce défi, si tu vas télécharger mon plan d’action et si tu vas dès demain te mettre au travail pour exécuter ce plan. Dis-moi en commentaire, on lit chacun de vos commentaires.
Merci du fond du cœur d’avoir passé ce moment avec moi. N’oublie pas de laisser un petit « j’aime » parce que ça nous aide. Donc, si tu mets un petit « j’aime » à cette vidéo, ça nous oriente dans la création de nos contenus et ça nous aide. Tu peux la partager avec tes amis, ça nous aide aussi, et tu peux bien sûr t’abonner à la chaîne YouTube de Français Authentique en activant les notifications. Merci d’avoir passé ce moment avec moi, et je te dis à très bientôt pour du nouveau contenu en Français Authentique. Salut !
L'article 30 jours pour parler un français plus naturel a été publié la première fois sur Français Authentique.
17:21
Un plan d’action contre une addiction
Episode in
Français Authentique
Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :
Découvre mon livre de développement personnel
(Fais un clic droit sur ce lien pour enregistrer le fichier MP3)
Transcription de l’épisode :
Salut mes très chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan, le podcast dans lequel je partage avec toi des anecdotes de ma vie, des choses que j’apprends pour t’aider à la fois à améliorer ton français via du Français Authentique, des contenus authentiques, et bien sûr, en même temps, de pouvoir améliorer ta vie. C’est un peu la double promesse de ce podcast. Et je suis très heureux quand je discute avec des membres de l’académie ou que je rencontre des membres de Français Authentique en vrai, dans la vraie vie, je suis toujours heureux d’entendre : « Waouh, les podcasts de Marchez Avec Johan, ça fait partie de mes contenus préférés », parce que ce sont aussi les contenus que j’enregistre avec le plus de plaisir, pour être honnête.
Donc, aujourd’hui, je voudrais te parler d’une maladie, une maladie assez grave et sérieuse qui existe dans le monde actuel et qui nous touche quasiment tous. Bien sûr, il y a quelques irréductibles qui arrivent à résister, mais on est très nombreux à être touchés par cette maladie. Je parle de l’addiction à la dopamine. On en entend beaucoup parler.
Qu’est-ce que c’est que la dopamine ? Alors, tu sais ce qu’est une addiction. Une addiction, c’est quand quelqu’un est obligé d’avoir un comportement, même si ce comportement est mauvais. Donc, un alcoolique, il a une addiction à l’alcool. Donc, il sait que même s’il boit, ça va le détruire, ça va détruire sa santé, ça va détruire ses relations sociales, ça va détruire sa vie, eh bien, il boit quand même, parce qu’il a une addiction. Et il y a plein d’addictions différentes hein : l’alcool, la drogue, bien sûr ; pour certains, c’est un certain type de nourriture, ça peut être le sucre. Mais il y a une addiction un peu plus subtile, subtile parce qu’on la remarque moins, on en parle un peu moins, c’est l’addiction à la dopamine.
Alors, qu’est-ce que c’est que la dopamine ? La dopamine, c’est à la fois… En fait, c’est complexe et, bien sûr, on ne va pas rentrer dans les détails, mais la dopamine, c’est à la fois une hormone, donc, une substance chimique qui circule dans notre corps, et un neurotransmetteur. Un neurotransmetteur, c’est une substance chimique qui circule dans notre cerveau pour faire passer des messages entre nos neurones en fait. Et on surnomme la dopamine « la molécule du plaisir », parce qu’elle est essentielle pour la motivation, pour les fonctions cognitives, donc, pour le fonctionnement de notre cerveau, et elle agit en fait comme un messager entre les neurones pour nous pousser en fait à avoir de la motivation et à réaliser des projets.
Alors, elle est très complète. Si tu vas sur Wikipédia et que tu tapes « dopamine », tu vas voir que déjà elle a différentes formes, hormone et neurotransmetteur. Donc, selon la forme, elle a des fonctions différentes, mais elle intervient dans plein plein plein de processus majeurs. Mais le processus sur lequel je voudrais m’attarder un peu, c’est le système de récompense, parce qu’en fait, la dopamine va indirectement, sans qu’on s’en rende compte, de manière tout à fait inconsciente, renforcer des comportements gratifiants, et notamment la recherche de quelque chose que nous ne sommes pas sûrs et certains de trouver.
C’est un processus qui est apparu vraisemblablement avec l’évolution ou qui s’est renforcé grâce à l’évolution. Mais en fait, on peut prendre un exemple tout bête pour comprendre. On pense à nos ancêtres qui étaient chasseurs cueilleurs et qui devaient sortir pour avoir de la nourriture, qui devaient rechercher de la nourriture. Donc, il était pas sûr d’en trouver. Il y a des jours où il en trouvait, il y a des jours où il en trouvait pas. Et il fallait qu’il garde une grande motivation pour aller chercher de la nourriture tous les jours, parce que si un jour il était un peu moins motivé, eh bien, il risquait de mourir de faim ou sa famille risquait de mourir de faim. Donc, c’était un comportement très, très important de chercher quelque chose.
Et donc, notre cerveau est fait de cette façon-là. Dès qu’on cherche quelque chose qu’on n’est pas sûr de trouver mais qu’on finit par trouver, par exemple, notre chasseur cueilleur, il sort et il finit par trouver des baies à manger ou il trouve du gibier à manger, eh bien, au-delà du fait qu’il va avoir quelque chose à manger et que ça va être une belle récompense, il va y avoir dans son cerveau une libération de dopamine et, donc, un sentiment de plaisir. Il va ressentir du plaisir, du bonheur.
Et qu’est-ce que ça va faire ? Ça va le pousser. Et c’est ça la motivation hein, ni plus ni moins. La motivation, c’est faire quelque chose pour avoir un petit plaisir à la fin. Donc, la prochaine fois, il va vouloir aller rechercher de la nourriture parce qu’il va vouloir retrouver ce sentiment de plaisir. Alors bien sûr, on ne le ressent pas d’une manière rationnelle, on se dit pas : « Tiens, je vais aller faire telle chose pour avoir un shoot de dopamine et avoir du plaisir », mais c’est comme ça que ça fonctionne en arrière-plan. Donc, ça va nous pousser, nous inciter à répéter des comportements qui libèrent de la dopamine.
Et le problème pour nous, c’est que les ingénieurs, les psychologues de la Silicon Valley qui développent toutes ces applications, l’internet de demain et d’aujourd’hui, eh bien, ils l’ont bien compris tout ça. Ils savent exactement comment ça fonctionne et ils ont mis un peu partout, que ce soit dans les emails qu’on consulte, dans les notifications sur les réseaux, dans les différents badges, au niveau du flux infini qu’il peut y avoir sur les réseaux.
Tu as remarqué, avant, il y avait une fin. Quand tu allais sur ta page Facebook, tu scrollais, donc, tu bougeais la souris, tu descendais, il y avait une fin. Au bout d’un moment, tu avais vu tout ce qu’il y avait à voir au niveau de tes amis, et c’était terminé. Mais maintenant, c’est infini. Tu peux rester devant ton écran, descendre l’écran, balayer, tu peux le faire pendant des heures, il y aura toujours des choses. Donc, c’est un flux infini. Et ce qui a mis encore plus de dopamine et d’addiction, ce sont les contenus courts, initialement via TikTok, mais copiés par Facebook, avec les Reels, Instagram de la même manière, et même sur YouTube avec les Shorts, les formats vraiment horizontaux, donc, pour être optimisés sur smartphone, et qui durent une minute, une minute trente, et avec lesquels on va scroller.
Donc, tout ça en fait, ce sont des… comment dire… des bonbons de dopamine. C’est comme si à chaque fois qu’on se mettait sur notre smartphone et qu’on scrollait, on prenait des bonbons de dopamine. Parce que de temps en temps, on va… par exemple, on va aller sur Gmail, on ouvre notre boîte mail, OK, il y a plein d’emails, ah tiens, il y a cet email-là qui me fait plaisir, ça libère de la dopamine. Peut-être que la prochaine fois que j’irai sur mes mails, je n’aurai pas de dopamine, mais je vais aller sur Facebook. OK, je scrolle, je scrolle, OK, je vois cinq posts, six posts, sept posts. Ça ne m’intéresse pas, mais je scrolle quand même, parce que peut-être que le dixième va m’apporter de la dopamine.
Et tu vois, on est tout le temps… Du coup, on recherche, on regarde des choses juste pour avoir de la dopamine. Je vois un truc intéressant, paf, j’ai de la dopamine, donc, du plaisir. Et au final, tout ça, ça conduit à une addiction.
Alors certes, on parle pas de la même addiction qu’une addiction à la drogue ou à l’alcool, mais c’est une addiction malgré tout. Et déjà, pour commencer, il y a des effets sur le court terme. Moi, je suis touché comme tout le monde. Et même si je fais des efforts, j’ai pas de réseaux sociaux sur mon smartphone, j’évite les vidéos courtes ; pendant plusieurs années, j’avais pas de mails sur mon smartphone, je les remets de temps en temps quand j’ai besoin, mais la plupart du temps, je ne les ai pas, eh bien, je veux me protéger de ça, parce que je sens que je suis touché comme tout le monde.
Et déjà, tu vois, le premier truc, c’est de se dire « on connaît pas encore les effets long terme ». Il y a des études qui commencent à montrer que cette addiction à la dopamine, le fait de consommer en permanence des mini-contenus, d’avoir tout le temps des sursollicitations de notre cerveau, eh bien, ça a tendance à abîmer notre cerveau et à créer des maladies.
Peut-être, on sait pas, peut-être que dans 50 ans, on nous dira : « Attention. La consommation de réseaux qui est trop… on va dire qui est faite dans des proportions trop importantes, c’est dangereux pour votre cerveau », et peut-être qu’on le mettra. Tu sais, pendant des années, on ne disait pas aux gens que la cigarette, c’était mauvais ; le sucre, on ne leur disait pas que c’était mauvais, et maintenant, on commence à en parler. Eh bien peut-être que dans quelques années, on parlera des méfaits de la dopamine, pas la dopamine en elle-même. La pauvre dopamine, elle est utile. Mais en tout cas, peut-être qu’on parlera des méfaits de cette addiction et de ces micro micro-contenus, parce qu’on connaît pas bien encore ces effets long terme.
Donc, moi ce que je fais, ce que je mets en place, c’est de mettre… Parce que, en fait… Laisse-moi repréciser pourquoi je dis que je suis touché. Pendant des années, en fait, je vais me brosser les dents et j’ai mon smartphone dans la main parce que je regarde les nouvelles sur le Figaro ou les résultats de sport sur Eurosport. Pareil quand je vais aux toilettes. Et est-ce qu’aujourd’hui on a besoin, pendant les trois minutes de brossage de dents ou pendant qu’on est aux toilettes, est-ce qu’on a vraiment besoin de consulter son smartphone et d’avoir des shoots de dopamine en permanence ?
En soi, c’est pas grave, mais vraiment, moi ce que j’observe, au-delà des effets long terme sur le cerveau, qui ne sont pas clairs, ce que j’observe, c’est qu’à force d’avoir ces sursollicitations, ces stimulations permanentes, eh bien, je manque de clarté d’esprit. Il y a trop de sollicitations, donc, ça me donne trop d’idées. Et du coup, dès que je sors, que je suis cinq minutes, je commence à penser à plein de choses. « Tiens, j’ai vu ça tout à l’heure dans la presse, je pourrais mettre en place pour Français Authentique. Tiens, j’ai vu ça, ah, il faudra que j’achète ce livre, du coup, pour le lire. Tiens, j’ai vu ça, il faut absolument que je maîtrise cette compétence. Ah tiens, ça, il faut que je teste dans ma vie, etc. »
Donc, tu vois, non seulement les effets sur le long terme sont inconnus, peut-être qu’on bousille notre cerveau, qu’on grille notre cerveau avec les réseaux en permanence, mais peut-être aussi… ‘fin, ce qui est clair pour moi, c’est qu’il y a un effet déjà sur le court terme et immédiat.
Et ce que je recherche, et j’en ai parlé un peu la semaine dernière avec le lâcher-prise, etc., cette année, pour moi, c’est une année basée sur la paix d’esprit, sur la clarté mentale, sur le fait de ne pas courir après des nouveaux projets ou des nouvelles optimisations en permanence. Et donc, j’ai mis en place quelques règles que je suis depuis le début d’année.
Alors, c’est encore en test hein, c’est encore fragile, mais je trouve que c’est un très bon début. La première règle… Et je dis tout ça pour peut-être t’inspirer parce que tu as probablement ce souci d’addiction à la dopamine, peut-être pas de la même manière que moi, mais elle touche tout le monde, cette maladie. Donc, déjà, je me dis maintenant, quand je me brosse les dents et que je vais aux toilettes, pas de smartphone, zéro news. Je pense, je respire, je prie si j’ai envie, mais pas de smartphone quand je suis dans la salle de bains.
J’avais déjà la règle, « pas de smartphone dans la chambre à coucher », ce qui est déjà quelque chose d’exceptionnel, parce qu’avant j’avais le smartphone près du lit, donc, je me dis : « Allez, je regarde ça, et après, j’éteins la lumière ». Donc, tout ça, je n’ai plus. Le smartphone, il ne dort pas dans la même pièce que moi, même si un smartphone ne dort pas. Mais maintenant, c’est plus de smartphone non plus dans la salle de bains. Ça paraît bête, ça paraît très bête, mais crois-moi, déjà, c’est dur à faire, parce qu’on a tendance à justement avoir cette addiction et à vite s’ennuyer, on ne sait plus comment s’ennuyer. Donc, ça paraît bête, mais c’est déjà une belle étape.
Ensuite, j’utilise mes deux pauses, parce que ce que je me disais, c’est ouais, mais moi j’aime bien quand même lire les nouvelles le matin, j’aime bien me tenir informé, etc. Et donc, si je ne peux plus regarder le Figaro sur mon smartphone, c’est dommage. En plus, j’ai mon abonnement, donc, c’est vraiment dommage. Pourquoi je… Comment je vais faire ?
Et donc, j’ai décidé de tout simplement utiliser mes deux pauses. J’avais déjà des pauses, une petite pause-café à 10 heures le matin et une pause-café à 16 heures l’après-midi. Eh bien, j’utilise ces deux pauses pour lire les nouvelles. Mais là, petite astuce, petite… un truc qui change tout, je n’utilise pas l’application Le Figaro, qui est une application mobile, donc, tu as des liens partout, tu as des vidéos, tu as un million de choses, j’utilise, comme j’ai l’abonnement, une version téléchargeable. Donc, j’ai enlevé l’application Figaro de mon smartphone et de ma tablette, et j’utilise… il y a une application séparée où je peux télécharger le Figaro sur mon smartphone… sur mon iPad, pardon, et je le consulte comme un journal.
Donc, déjà, tu vois, on passe de quelque chose d’infini, parce que l’application du Figaro, c’est comme Facebook, c’est infini, tu peux scroller à l’infini, on va te remettre des anciens trucs, etc. Je passe de quelque chose d’infini à quelque chose de fini, et je le consulte tranquillement pendant une trentaine de minutes à 10 heures et à 16 heures, et c’est largement suffisant pour être informé et c’est largement suffisant pour avoir une pause sympathique. Et si j’ai pas envie, je peux lire à 10 heures ou à 16 heures. Et si j’ai pas envie, je peux faire une partie d’échecs. On en parlera la semaine prochaine.
Mais tu vois, l’idée c’est vraiment d’avoir ces pauses, de les rendre non négociables, parce qu’avant j’avais tendance à dire : « Non, mais aujourd’hui, je suis trop occupé, je fais pas de pause ». Aujourd’hui c’est fini, vraiment il faut qu’il y ait une catastrophe pour que je ne prenne pas ma pause. Je veux dire, si on peut pas prendre ne serait-ce que 20 minutes de pause à 10 heures, 20 minutes à 16 heures, c’est qu’il y a un problème. Donc, je fais tout ça comme ça.
Ensuite, pendant le sport ou pendant la douche, je m’autorise un contenu audio inspirant. J’essaie de faire en sorte que ce soit pas un truc anxiogène, et je fais en sorte que ce ne soit pas, encore une fois, dans un flux infini. Donc, je ne vais pas sur YouTube. Parce que c’est ça le problème, c’est le fait que les algorithmes te soumettent des contenus que tu as pas forcément envie de regarder. Tu vas avoir une miniature et un titre qui t’accroche, qui te rend curieux et tu vas cliquer. Non, je ne veux pas que ce soit des choix qu’on fait pour moi, je veux être celui qui choisit.
Donc, j’utilise… j’ai beaucoup de livres audios que j’avais achetés au fil des années sur Audible, mais il existe plein d’applis. J’écoute ces livres audios. J’ai quelques podcasts spécialisés que j’écoute et qui s’effacent une fois que je les ai écoutés. Donc, voilà, quand j’ai tout écouté, c’est pas infini, c’est terminé. Donc, j’essaie, tu vois, pour mes marches et pour mon sport, ‘fin, non, pardon, pour mon sport et pour la douche, je m’autorise ça parce qu’on a besoin de détente et il faut clairement trouver un compromis entre la protection de son cerveau, mais aussi éviter trop l’ennui, parce qu’au bout d’un moment, si on s’ennuie tout le temps, ça commence à être embêtant quoi. Donc, il faut savoir s’ennuyer, mais il faut aussi savoir renoncer parfois à l’ennui.
Et pendant les marches que je fais, je m’oblige à commencer par dix minutes de silence, non négociables. Donc, en général, je vais marcher au bord de la plage, donc, ça me prend environ dix minutes pour y arriver. Je marche dix minutes sans rien, sans rien écouter, juste pour, voilà, poser, pour réfléchir, pour penser. Et ça paraît bête, mais pour moi, c’est pas facile parce que je pense avoir poussé les temps morts à un tel extrême pendant très longtemps que ça devient difficile pour moi de ne rien faire et de ne rien écouter. Donc, je dois réapprendre ça, et c’est tout à fait OK.
Il y a différentes phases de vie. Dans ma phase de vie précédente, peut-être que j’avais encore plus de choses à faire puisque je développais Français Authentique. Avec les enfants en bas âge, ça me prenait du temps. Donc, j’avais tellement peu de temps pour apprendre que j’utilisais mes temps morts en permanence. Mais maintenant, je continue d’utiliser mes temps morts, mais je m’impose quelques phases un peu d’ennui ou en tout cas des phases pendant lesquelles je pense. Donc, je m’impose ces dix minutes, parfois c’est plus. Et ensuite, je m’autorise un audio inspirant sur le même modèle que ce que je t’ai dit précédemment. Je veux que ce soit quelque chose qui soit fini. Voilà. Stop aux boucles infinies.
Et enfin, dernière règle, je fais en sorte que mon dernier bloc de travail de la journée soit non planifié. Alors ça, c’est majeur et pourtant c’est nouveau pour moi. Encore une fois, j’ai un tel système d’organisation rigide, planifié, et je ne le renie pas parce que c’est ça qui fait vraiment que j’ai réussi à créer autant et à faire autant de choses dans ma vie. J’ai eu la chance de pouvoir développer Français Authentique de zéro à partir d’une idée jusqu’à ce que c’est aujourd’hui, le tout en ayant trois enfants, en ayant une carrière dans l’industrie automobile que j’ai laissée tomber, mais j’ai quand même maintenu les deux pendant cinq ans.
Donc, voilà, j’ai fait pas mal de choses, j’ai pu le faire grâce à cette organisation, mais aujourd’hui, je sens que cette organisation touche un peu à certaines limites, et j’ai envie de continuer à être quelqu’un de très organisé. Je continue à mettre en place mon système d’organisation, dont je parle dans « la productivité sans stress », que j’avais créé il y a quelques années. Mais je veux avoir mon dernier bloc de travail non planifié.
Ça, j’ai… En fait, ça me fait même bizarre au début parce que j’ai tellement pas l’habitude que mon premier bloc de travail non planifié, je suis arrivé, je me suis dit : « Bon, qu’est-ce que je vais faire maintenant ? » J’ai regardé « bloc flexible ». Et je dis : « Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire ? » Et c’était vraiment bizarre parce que j’ai une liste, une très longue liste de choses à faire sur lesquelles j’ai décidé de procrastiner volontairement. Donc, ma liste est archi-longue, j’ai de quoi m’occuper pendant des mois à la suite, mais j’étais « qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire ? »
Et au final, je réapprends du coup à choisir les tâches sur le moment, à être plus spontané, à accepter, parfois si j’ai moins d’énergie, eh bien, c’est OK de lire au lieu de travailler, c’est OK. Bien sûr, il faut pas que ce soit tous les jours, tout est dans la modération, mais avoir ce bloc non planifié, c’est super super important pour moi. Voilà. Et donc, du coup, je me mets face à ma liste et je me dis : « OK, ça, c’est vraiment la chose qui me donnera le plus de satisfaction aujourd’hui, qui m’aidera le plus à avancer, donc, c’est ce que je vais faire dans ce dernier bloc ».
Donc, voilà, moi ce que je te recommande de faire, parce que l’idée, c’est pas de parler de moi, de voir comment moi je fais, l’idée c’est que toi tu commences par faire un audit personnel. Donc, je t’invite vraiment à prendre un peu de temps. Prends une feuille de papier, ton cahier, ton journal, peu importe, et tu écris un peu avec une grande honnêteté quels sont… ‘fin, si tu as un souci d’addiction, quels sont les domaines que tu aimerais améliorer, un peu comme moi je l’ai fait avec les différentes phases de ma vie.
Bien sûr, je sais pas… j’en suis déjà à ma… Il y a plusieurs boucles d’optimisation, je débute pas sur le sujet, donc, la première chose, par exemple, ce serait peut-être de dire « OK, le smartphone ne dort plus dans ma chambre ». Ce sera un très bon moyen de commencer. Donc, je t’invite à faire cet audit personnel et peut-être t’inspirer des différentes astuces que j’ai pu mettre en place pour petit à petit essayer de limiter les pics de dopamine dans ta vie également.
Donc, voilà, j’espère t’avoir inspiré. Si tu aimes le développement personnel, j’ai un petit cadeau pour toi. Je t’invite à te rendre dans le lien qui accompagne cet épisode. C’est www.francaisauthentique.com/4p, comme quatre pilules. Et non, je te dis des bêtises, c’est pas ce lien-là, mais tu trouveras ce lien dans la description, je ne l’ai plus en tête. Je t’offre la version PDF de mon livre 4 pilules pour une vie riche et sans stress. Donc, clique sur le premier lien dans la description. Et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Salut !
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22:03
Pourquoi dit-on “quatre-vingt-dix” et pas “nonante” ?
Episode in
Français Authentique
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Transcription de la vidéo :
Salut ! Si tu as cliqué sur cette vidéo, c’est peut-être qu’un jour tu es resté bloqué devant un nombre en français. Soixante-dix, quatre-vingt, quatre-vingt-dix. Tu les as compris, tu les as mémorisés, mais au fond de toi, quelque chose ne collait pas. Et beaucoup de non-francophones avec lesquels je discute dans l’Académie Français Authentique ont eu, à un moment donné, l’occasion de me dire : « mais pourquoi vous, les Français, vous faites les choses d’une manière si compliquée ? » La plupart du temps, en tant que natif, on répond par « ben parce que c’est comme ça, c’est la règle », et on passe directement à autre chose.
Dans cette vidéo, je te propose de faire l’inverse. On va prendre le temps de comprendre pourquoi les Français ont fait ce choix. Parce que, comme tu vas le voir, ce n’est pas du tout un hasard et c’est le fruit d’un très très long cheminement historique. Donc, l’idée, aujourd’hui, c’est pas d’ajouter une règle supplémentaire, c’est juste de te donner une explication qui t’aidera à en savoir un peu plus sur la France et sa culture et apporter du sens là où auparavant il n’y avait que de la mémorisation.
Alors, pour comprendre tout ça, il faut remonter très très loin, bien avant que le français moderne n’existe. À cette époque très lointaine, les peuples européens utilisaient différentes techniques pour compter. Certains comptaient en base 10, d’autres comptaient en base 20. Dans plusieurs langues celtiques anciennes, et notamment chez nos ancêtres les Gaulois, on retrouve, c’est attesté historiquement, une façon de compter par 20, avec une base 20. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui « le système vigésimal ».
Alors, pourquoi 20 ? C’est dur pour nous qui sommes formatés aujourd’hui à penser en base 10 de se dire que parfois, dans certaines civilisations, on avait une base 20. Il y a pas de certitude historique, mais certains pensent que c’était lié au corps humain en fait, puisqu’on a 10 doigts, mais on a aussi 10 orteils. Et il est possible que les civilisations qui utilisaient une base 20 utilisaient leurs doigts et leurs orteils pour compter. Encore une fois, ici, c’est une hypothèse et pas une certitude historique. Mais je trouve qu’elle fait sens.
Quand les Romains arrivent en Gaule, ils amènent avec eux leur système en base 10. Donc, on a les Romains et leur système en base 10 et les Gaulois avec leur système en base 20. Et pendant très très très longtemps, les deux systèmes vont cohabiter ensemble. Au Moyen-Âge, en ancien français, on trouve d’ailleurs les deux formes qui cohabitent. Certains disaient « septante », d’autres « soixante-dix ». Certains disaient « octante », d’autres disaient « quatre-vingt ». Certains disaient « nonante » et d’autres « quatre-vingt-dix ».
Mais progressivement, à partir du XVIIe siècle, on va vouloir standardiser la langue française. Et le point culminant de ce désir de standardisation, c’est la création de l’Académie française en 1635. Un de ses rôles, à l’Académie française, c’est de faire des choix. Quand il y a plusieurs utilisations courantes, l’Académie française va dire « non, le choix correct et le seul reconnu pour la langue française, c’est celui-ci ». Et c’est donc là qu’il va falloir décider entre le système de base 10 et le système de base 20. Et c’est à ce moment-là que l’Académie française décide de privilégier le système vigésimal. C’était le système qui était le plus utilisé à l’époque, et donc, l’Académie a tout simplement décidé, a finalement tranché sur le fait que les Français devaient dire « soixante-dix », « quatre-vingt », « quatre-vingt-dix ».
Certains pensent que c’était une question un peu de prestige, parce que le système en base 20 semblait être plus ancien et plus typiquement français. D’autres disent que c’est juste parce que c’est le système qui était le plus utilisé, et notamment à Paris, et que l’Académie française n’a fait que formaliser quelque chose qui existait déjà plutôt en pratique.
Mais pendant ce temps-là, dans d’autres régions francophones, la vie continue. Et par exemple, la Belgique et la Suisse actuelles, qui n’avaient pas cette influence de l’Académie française, ont décidé de faire un choix un peu plus logique, finalement, et de rester sur la base 10. Là-bas, on dit plutôt « septante », « octante » ou « huitante » et « nonante ». C’est amusant, parce que cette forme, elle est plus logique. Mais pour moi qui suis français, si j’entends un ami belge dire « nonante » ou un ami suisse dire, je sais pas, « septante », eh bien, ça va me faire sourire et m’amuser. Alors que, d’un point de vue logique, je pense que c’est eux qui ont tout à fait raison.
Donc, voilà pour la petite anecdote historique. Alors, qu’est-ce que ça change pour toi de savoir ça ? Eh bien, déjà, ça te permet de comprendre que cette histoire de soixante-dix, ce n’est pas une bizarrerie inventée par les Français pour embêter ceux qui l’apprennent. On parle ici quand même de plus de 2000 ans d’histoire, donc, c’est un héritage, et d’un mix entre une influence des Romains et des Gaulois.
Et cette petite histoire sur les nombres français, elle souligne quelque chose que je dis depuis 2011, depuis que j’ai créé Français Authentique. Quand on s’intéresse à une langue, eh bien, il ne faut pas s’intéresser seulement qu’à la mécanique, qu’aux mots, qu’à la grammaire, etc. La langue, elle s’inscrit dans quelque chose de beaucoup plus grand, beaucoup plus large, et il faut donc s’intéresser à sa culture, son histoire, sa logique, ses raisonnements.
Et maintenant, quand tu verras 70, tu ne verras plus forcément un obstacle qui t’embête. Tu pourras imaginer des Gaulois qui comptaient sur leurs orteils. Tu pourras peut-être imaginer l’Académie française qui, au XVIIe siècle, a essayé de standardiser la langue française. Et c’est, pour le coup, beaucoup plus riche et beaucoup plus intéressant. Et c’est ça la clé de l’apprentissage d’une langue, c’est ce qui te rend plus riche, c’est ce qui te rend plus ouvert sur le monde. Et je pense que tu peux être fier de toi de connaître maintenant une anecdote que beaucoup de francophones eux-mêmes ne connaissent même pas.
Alors, dis-moi en commentaire, est-ce que cette explication te convient ? Est-ce que tu comprends un peu mieux pourquoi on dit « soixante-dix » ? Et tu peux aussi me dire si tu n’aurais pas préféré que les Français adoptent comme nos amis belges le mot « septante ». C’est pour t’aider à apprendre le français d’une manière agréable et t’aider à en savoir beaucoup plus sur sa culture et son histoire que j’ai créé l’Académie Français Authentique en 2016. Depuis 10 ans maintenant, nous aidons nos membres à progresser avec des réunions Zoom, avec nos tuteurs, mais aussi avec des modules qui traitent de la France, la francophonie, il y a des dialogues, du développement personnel, plein plein de choses. On a actuellement 120 modules disponibles, on en ajoute un chaque mois.
Et aujourd’hui, j’ai un petit cadeau pour toi puisque tu es resté jusqu’au bout de cette vidéo. Si tu suis le premier lien dans la description, tu peux obtenir gratuitement le module sur la France de 1940 à 1945. Tu vas voir que c’est un module passionnant sur l’histoire de France, pour le coup, et sur un événement tragique, malheureusement, du XXe siècle. Suis le premier lien pour découvrir ce module complet. Tu as la vidéo, le PDF, le MP3, un article vocabulaire, un article prononciation, etc. Donc, suis. C’est plus qu’un module, c’est un mini-cours en fait. Suis ça dès maintenant en suivant le lien dans la description. Si tu as aimé, laisse un petit « j’aime », ça nous aide toujours, partage cette vidéo avec tes amis et n’oublie pas de t’abonner à la chaîne YouTube de Français Authentique en activant les notifications.
Merci d’avoir été avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour du nouveau contenu en Français Authentique. Salut !
L'article Pourquoi dit-on “quatre-vingt-dix” et pas “nonante” ? a été publié la première fois sur Français Authentique.
08:54
Je pensais souffler cet hiver
Episode in
Français Authentique
Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :
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Transcription de l’épisode :
Eh bien salut très chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Bon, tu as vu le titre, hein ? C’est un petit épisode personnel. Et comme d’habitude, je le rappelle, il est personnel, mais j’utilise plutôt ma vie personnelle comme un prétexte pour mettre à disposition, mettre à ta disposition du contenu en Français Authentique que tu peux écouter tranquillement et bien sûr essayer de t’enseigner des aspects liés au développement personnel, parce qu’une des missions, si ce n’est la mission de Français Authentique, c’est de t’aider à la fois à améliorer ton français et améliorer ta vie.
Donc, aujourd’hui, je me suis mis dans un petit endroit sympa pour enregistrer. C’est le moins bruyant que j’ai à disposition, mais il se peut que tu entendes des petits bruits parfois à droite à gauche. On a un peu plaisanté dans le cadre de l’Académie Français Authentique, notamment avec notre amie Maria, membre espagnole très très fidèle, qui rigolait en disant que je me plaignais, dans les derniers épisodes, du fait qu’il y ait pas mal d’hélicoptères qui passent au-dessus de moi, ici, quand j’enregistre. Mais bref, voilà.
Donc, aujourd’hui, je vais te parler un peu de ma pause d’hiver ou en tout cas ce que j’avais prévu. J’avais prévu, lors des vacances d’hiver, les vacances de Noël, de me reposer et de souffler vraiment. On n’a pas prévu… enfin, on n’avait pas prévu de rentrer en France, on avait prévu de rester aux Émirats arabes unis pour fêter les fêtes de fin d’année. On n’avait aucun voyage de prévu. L’idée, c’était juste de passer du temps à la maison avec la famille. Et tout ça, ça a été respecté.
Et dans ma tête, dans mon esprit, j’avais une vision très très claire qui était de me dire : « Allez, je vais vraiment couper pendant deux semaines », ce que je n’ai pas fait depuis vraiment des années et des années. Normalement, je m’arrête quelques jours à Noël, mais j’en continue de planifier des choses pour l’année d’après, de travailler. Je prends jamais vraiment deux semaines de pause complètes. Et j’ai travaillé dur les semaines précédentes pour pouvoir m’accorder ces deux semaines. J’ai pris de l’avance et je pensais mériter cette récompense.
Mais malheureusement, les choses se passent rarement comme prévu. Et tu vois, ça me fait penser là, en te disant tout ça, j’ai fait un épisode récemment dans lequel je parlais de la loi de l’attraction et je te disais que finalement je ne base plus ma vie selon cette loi de l’attraction qui consiste à dire en fait « j’ai une vision, je vois quelque chose dans le futur et je l’aurai ». Le fait de se baser sur quelque chose, d’avoir un objectif, une vision, ça fait qu’on finit par l’avoir. Et j’ai expliqué qu’en fait, souvent, ça se passait pas vraiment comme prévu. Et encore une fois, ici, ça a été le cas.
Dès le premier jour des vacances, j’ai emmené Emma, qui avait eu un problème au pied. Elle a eu… Alors, c’est un… Ça s’appelle « un œdème osseux » au niveau d’un os du pied. Donc, elle avait des douleurs dans le pied. Il y a eu beaucoup de contrôles pour comprendre ce qui se passait. Et en fait, elle a eu un… C’est comme un bleu. Tu sais, quand tu te cognes quelque part sur ta peau, tu as un bleu, sauf que c’est à l’intérieur de l’os. Donc, c’est l’os qui souffre parce qu’il y a trop de pression, trop de stress pour l’os. Alors, ça peut être lié à la croissance. On sait pas trop ce qui se passe, mais ça peut être lié à une forte croissance combinée à de l’exercice, etc., un excès d’exercice physique. Mais donc, elle avait ça depuis le mois d’octobre.
Et ce qui était prévu… Puisqu’elle avait eu des béquilles, elle avait eu un plâtre pour immobiliser sa jambe. Et ce qui était prévu, eh bien, c’était d’aller refaire un dernier contrôle. Elle n’avait plus aucune douleur, elle pouvait remarcher. D’aller refaire un contrôle IRM pour vérifier que tout se passait bien dans l’os. Et là, patatras, premier jour de vacances, on va faire le contrôle et le médecin nous annonce que la blessure d’Emma est revenue.
Et au fur et à mesure des jours… Donc, elle a fait ce contrôle, mais il a dit : « Bon, c’est pas trop grave si elle a pas de douleur ». Mais au fur et à mesure des jours, la douleur a empiré. Et bien sûr, je suis obligé de te résumer la situation, mais ça s’est passé sur plus d’une semaine, tout ça. Elle avait de plus en plus mal, j’ai fait trois séjours chez le médecin orthopédiste qui la suit, plusieurs visites à la pharmacie. D’abord, il lui a mis ce qu’on appelle « une botte de décharge ». Donc, c’est ce qui sert en fait à alléger la pression quand tu marches. Donc, c’est une botte qui lui permettait de marcher, mais qui limitait la pression sur ses pas. Ça n’a pas fonctionné, donc, on a fini par y retourner le jour du nouvel an, enfin du réveillon du nouvel an, le 31 décembre. Elle a dû remettre un plâtre pour soulager la douleur.
Donc, tu vois, c’était énormément de choses à faire, de stress, de la voir souffrir, etc. et bien sûr des heures et des heures passées à droite à gauche pour résoudre le problème. Et en parallèle de ça, parce que quand Emma a eu cette mauvaise nouvelle, elle a dit : « Ah ben ce soir, c’est moi qui vais m’occuper de Raphaël, je vais aller lui brosser les dents, lui lire une histoire, le coucher, pour me changer un peu les idées ». En général, ça, c’est plutôt moi qui le fais. Céline aussi, mais c’est plus souvent moi parce que c’est dans notre organisation, et Emma le fait très rarement. Mais là, elle avait envie de passer du temps avec son frère pour se changer les idées.
Sauf que Raphaël, notre petit Raphaël qui vient de fêter ses 5 ans, il a toujours beaucoup d’énergie et il écoute pas toujours quand on lui dit quelque chose. Et il a tendance parfois, même dans la salle de bains, à sauter, à pas faire attention, à faire beaucoup de gestes très brusques, comme un enfant de 5 ans finalement. Et donc, il était avec Emma, notre Raphaël, et moi, j’étais… donc, j’avais laissé Emma, j’étais dans la pièce d’à côté en train d’aussi me préparer. Il était environ, on va dire presque 20 heures, c’était vraiment l’heure d’aller se coucher. Et j’entends un gros boom, vraiment un gros bruit, boom, très fort. Et je n’entends rien pendant deux secondes, je m’arrête, j’écoute, et là j’entends Raphaël hurler, crier. Je me dis : « Oh la la, le bruit que j’ai entendu, c’est Raphaël qui est tombé ».
Donc, je cours dans la salle de bains, et qu’est-ce que je vois ? Emma paniquée, qui ne sait pas quoi faire, et Raphaël avec plein de sang au niveau du front. Donc, moi, je ne suis pas à l’aise dans ces situations-là, j’appelle Céline, je dis : « Céline, viens vite », et je commence à mettre une serviette sur le front de Raphaël pour que le sang ne coule plus. Et donc, on a fini aux urgences parce que c’était… Alors, ce n’est rien de grave, mais il a cogné son front et il avait un trou au niveau du front. Donc, nous sommes allés aux urgences, ils nous ont dit : « Ah, le mieux, ce serait de recoudre, donc, de mettre des fils. Mais moi, si je le fais maintenant, il n’y aura pas de calmant pour lui, et je suis obligé de le faire comme ça, donc, il va bouger. Ou il y a un autre système, c’est ce qu’on appelle de la colle, qui permet de refermer, mais comme la blessure est profonde, ce serait mieux qu’un vrai chirurgien plastique ferme ça demain ».
Donc, on y est retourné le lendemain, et tout ça, ça s’est bien terminé, Raphaël a pu… Nous avons passé la journée à l’hôpital avec lui pour qu’il soit recousu. On y est retourné pour un contrôle plus tard, donc, ça a pris encore des heures et des heures. Et toujours, tu sais, c’est… Bien sûr, quand tes enfants ont des problèmes, ça touche à ta chair, c’est encore pire que si ça m’était arrivé à moi directement. Donc, ça crée un stress énorme. Et donc, forcément, ça a pris du temps, du stress, et c’est pas du temps de repos que j’ai pu avoir.
Et bien sûr, en parallèle de tout ça, j’ai eu un… Alors là, je vais pas rentrer dans les détails, mais j’ai eu un problème familial qui est apparu en France, et moi, je suis à distance, donc, c’est très difficile à gérer, juste avant Noël. Et ça a nécessité mon intervention et plusieurs heures passées au téléphone, passées à rédiger des messages, à coordonner des actions, etc. pour essayer d’apporter mon soutien dans ce problème familial qui a lieu à 5.000 kilomètres d’où j’habite.
Et donc, tu vois qu’au final j’ai pas eu de vrai repos comme attendu, j’ai pas eu de vrai repos comme espéré, mais malgré tout, je me suis posé, j’ai respiré, j’ai passé des bons moments, et j’éprouve beaucoup, beaucoup de gratitude pour ça. J’ai quand même passé le réveillon de Noël avec ma famille. On s’est fait un petit repas français ici, donc, c’était vraiment chouette, tous les cinq. Le lendemain, on s’est fait un repas de… un déjeuner de Noël avec des très bons amis que nous avons ici, qui sont Suisses, et avec lesquels nous partageons aussi cette tradition. On a fait le réveillon du Nouvel An avec eux.
Donc, tu vois, c’est toujours important d’éprouver de la gratitude et de réaliser finalement qu’il y a toujours du positif. Déjà, c’était mieux de pouvoir gérer ça quand j’avais pas d’obligations liées au travail. Donc, même si je peux éprouver de la frustration de ne pas avoir pu me reposer comme je le souhaitais, le meilleur moment pour moi pour gérer tous ces soucis, c’était clairement quand je n’avais pas de travail. Et au final, tout s’est bien terminé. Et donc, je pense qu’il faut savoir voir les choses d’une manière positive et prendre tout ça du bon côté.
Par contre, ça a été pour moi un grand rappel, et c’est quelque chose justement qui va être un grand fil conducteur pour moi tout au long de 2026, c’est que on a beau planifier, on a beau se sentir un peu tout puissant, on a beau penser qu’on a le contrôle, en fait on l’a pas le contrôle, on l’a pas le contrôle. Et c’est… j’en parle depuis longtemps déjà, c’est un sujet sur lequel je travaille depuis un moment déjà, mais c’est vraiment une chose que je me dois personnellement de travailler, et ça ne viendra qu’avec l’expérience et la maturité, mais c’est de savoir lâcher prise, faire confiance.
Là, c’est mon mon chemin vers une vie de foi qui parle, mais quelles que soient tes croyances, ta foi, ta philosophie, peu importe, tu peux mettre ça en place dans ta vie et te dire : « Bon, je n’ai pas le contrôle, il faut que je lâche prise, que je fasse confiance ». Donc, ça peut être faire confiance à Dieu, faire confiance à l’univers, peu importe en fait, quelle que soit ta croyance ou ta philosophie, on a tous besoin de cette doctrine du salut et de ce sens global et cet être qui nous dépasse. Donc, quel que soit ce que cela signifie pour toi, je t’invite vraiment à lui faire confiance, à lâcher prise, à être patient.
Et tout ça, ce sont mes grands thèmes pour l’année 2026. Bien sûr, je travaille dur, je vais continuer à… on va continuer à travailler dur pour que Français Authentique maintienne tout ce qu’il offre, tout ce qu’il met à disposition de ses membres pour que les membres de notre académie qui nous font confiance soient toujours servis au maximum et qu’on s’améliore en permanence comme on le fait depuis 10 ans maintenant. Mais il faut que je le fasse plus calmement avec peut-être plus d’humilité en me disant que OK, j’ai ma part à jouer, mais il y a beaucoup de choses qui ne dépendent pas de moi. Voilà.
Donc, j’essaie de réduire un petit peu tout ça, réduire un petit peu ma charge, avoir un peu plus de zones libres dans mes journées, c’est-à-dire ne pas tout planifier d’une manière rigide comme je le fais depuis toujours, finalement. Et même si la situation n’est pas toujours facile, n’est pas toujours simple à gérer, eh bien, je continue à avancer dans cette direction.
Et je suis très très heureux de pouvoir le faire pour la première fois en 2026 et de vraiment mettre mon bien-être, ma paix d’esprit, ma sérénité dans le top 3 de mes priorités, chose qui n’est jamais arrivée auparavant puisque j’avais toujours tendance à chercher à améliorer Français Authentique, à focaliser sur faire des nouvelles choses, améliorer les choses. Et là, c’est encore une fois un recentrage vers moi-même, vers ma liberté, vers ma paix d’esprit qui sera le leitmotiv de cette année 2026, même si encore une fois, je pense que les membres de l’académie le savent puisque on leur prouve au quotidien. On va continuer à travailler dur et à faire les choses bien pour Français Authentique.
Donc, merci de m’avoir suivi aujourd’hui. Petite recommandation, si tu ne l’as pas fait, je t’invite vraiment à télécharger l’application mobile gratuite de Français Authentique sur laquelle tu retrouves tous nos épisodes de podcast, toutes les vidéos YouTube, et ça te permet de pouvoir suivre nos contenus sans distraction. On parlera bientôt d’un… je t’en parlerai la semaine prochaine de mon addiction à la dopamine, et tu es probablement aussi dans ce cas. Le fait de ne pas devoir suivre les épisodes de podcast ou les vidéos sur les plateformes là où il y a beaucoup, beaucoup de distractions, c’est quand même le top. Donc, on a refait cette application à 100 %, on est reparti de zéro en 2025, et je suis fier du résultat. Donc, il te suffit d’aller sur www.francaisauthentique.com/am comme application mobile. Tu télécharges l’appli sur ton appareil mobile. Ça marche sur smartphone, tablette, sur Android, sur iOS, partout en fait. Et n’oublie pas, si tu l’utilises, de nous laisser 5 étoiles. Ça aide beaucoup au niveau du référencement de l’application.
Merci du fond du cœur, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Salut !
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16:00
Tu progresses même quand tu ne le vois pas (café avec Johan 15)
Episode in
Français Authentique
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Transcription de la vidéo :
Salut mes très chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Café Avec Johan. Merci du fond du cœur encore une fois d’être avec moi aujourd’hui. Ces vidéos Café Avec Johan sont très spéciales, très particulières pour moi et, je sais, pour beaucoup d’entre vous également, puisque ce sont des vidéos que tu peux bien sûr regarder, mais aussi seulement écouter de chez toi, comme un podcast, quand tu marches ou quand tu prends ton café. C’est très informel, même si le sujet dont on va parler aujourd’hui, il est majeur, il est clé pour toi, j’en suis persuadé. On y va plus tranquillement, sans coupe, et j’essaie de pouvoir te parler avec le plus de nuances possibles.
Ce qui m’a inspiré pour le sujet d’aujourd’hui, pour ce Café Avec Johan 15, c’est un certain nombre de messages que je reçois depuis les débuts de Français Authentique. Les gens me disent « Johan, malgré mes efforts, j’ai compris que je pouvais ou je devais ou qu’il était préférable d’utiliser une méthode d’apprentissage naturelle. Et malgré ça, j’ai l’impression de stagner. Je fais plein d’efforts, j’écoute des podcasts, je regarde des vidéos, mais je ne progresse plus, je stagne ». Parfois on me dit même, « j’oublie tout ». D’autres me disent « je ne suis pas capable de réussir ».
Et le message-clé d’aujourd’hui, je préfère te le dire dès à présent et je vais te le prouver, je l’espère, dans les 10, 20, 30 prochaines minutes, c’est que ce sentiment de stagnation, il est normal, il arrive à tout le monde. Moi, j’ai vécu ça quand j’apprenais l’allemand en Autriche, en 2007. Par moments, j’avais l’impression de ne plus progresser. J’avais l’impression, tu vois, d’avoir des phases de progrès énormes et parfois, pendant plusieurs semaines, j’avais l’impression de stagner, voire de régresser, tu sais, où je me disais « mince, je parlais d’une manière plus fluide la semaine dernière ».
Donc, je comprends ce sentiment. Il est général. On est tous passé par là. Mais dis-toi qu’il n’est absolument pas un signe d’échec, ce sentiment que tu peux avoir. Et c’est souvent une fausse impression. Personnellement, à chaque fois que j’ai pensé stagner, en fait, je stagnais pas. Et je vais t’expliquer aujourd’hui. J’ai pris pas mal de notes sur le sujet parce que c’est quelque chose d’assez profond et ça peut littéralement ruiner ton apprentissage. Donc, c’est pour ça que j’aimerais bien, en ce début d’année, qu’on mette une fois pour toutes ce sujet de côté pour toi, pour ton bien-être. Donc, je vais t’expliquer pourquoi ce sentiment apparaît, à mon sens, mais d’après la recherche, pourquoi il est trompeur et comment arrêter de te laisser décourager.
Et si tu veux, on peut faire une petite expérience très rapide pour que je te prouve que tu progresses, même si tu ne t’en rends pas compte, c’est de suivre régulièrement les mini-quiz de Français Authentique. Tu peux en faire un par exemple tout de suite ou juste après avoir vu cette vidéo, et un autre, ce même quiz, dans les prochaines semaines, et tu verras que tu feras de moins en moins d’erreurs. Donc, ce quiz, dont je te mets le lien dans la description, c’est le premier lien, il a dix questions, il est rapide à faire. Les questions changent à chaque fois. On a un système technique qui nous permet de te proposer des questions différentes. Et ces questions, elles traitent de tout, à la fois de la grammaire, la conjugaison, le vocabulaire, les expressions idiomatiques, et bien sûr la culture française également. Donc, si tu fais ce test, ce petit quiz de temps en temps, tu verras que tu progresses.
Mais aujourd’hui, dans cette vidéo… Donc, tu pourras suivre ce quiz en suivant le premier lien. Mais aujourd’hui, je voudrais te dire, premièrement, pourquoi ton cerveau te ment parfois, comment il apprend en fait en silence, en arrière-plan, les pièges de la comparaison et de l’urgence, ça il faut absolument que tu écoutes ce que j’ai à te dire sur ce sujet, parce qu’encore une fois c’est clé, c’est majeur, et on fera une petite conclusion, je te dirai ce que je te conseille de faire.
Donc, commençons par comprendre pourquoi notre cerveau, parce que je dis « ton cerveau » mais le mien fonctionne pareil, pourquoi nos cerveaux nous mentent. Alors, déjà, ce qu’il faut comprendre dans l’apprentissage, c’est que les progrès ne sont pas linéaires, ça suit pas une ligne droite. Ce serait tellement beau ou peut-être pas, j’en sais rien, mais en tout cas c’est un fait, l’apprentissage, les progrès, c’est pas linéaire, c’est pas j’apprends, au bout d’une semaine, j’ai ce niveau-là ; une semaine après, j’ai ce niveau-là ; une semaine après, et ça monte tout le temps. Non, on progresse par paliers… ‘fin, par progression et paliers.
Donc, on va avoir des moments pendant lesquels on progresse énormément. Et c’est surtout vrai au début. Tu progresses très très très vite. Ensuite, on va stagner. Ou l’impression qu’on aura, c’est qu’on stagne. Ensuite, ça va remonter. Et parfois ça va monter moins vite. Mais tout ça, c’est normal. Et le problème, quand je dis que notre cerveau nous ment, c’est que le cerveau il adore ce qui est visible et il adore ce qui est mesurable, ce qui peut mesurer, ce qui est tangible. Et pourtant, l’apprentissage, que ce soit l’apprentissage d’une langue ou tout type d’apprentissage, ça se fait en arrière-plan.
Un exemple tout simple, c’est une métaphore que j’adore, c’est la métaphore de la plante. La plante, elle grandit sous terre, d’une manière invisible, pendant des semaines avant de sortir. Donc, toi, pendant les premières semaines, tu es là, il se passe rien en fait. J’ai mis une graine dans la terre, il y a rien qui se passe. Mais en fait si, la graine a germé, ça a commencé… des petites racines se sont formées, se sont développées, ont grandi, se sont renforcées. Et tout ce qui s’est passé, sans qu’on le voit, en arrière-plan, ça a contribué à ce qu’on ait une belle plante après.
Donc, ça, c’est une métaphore que tu peux garder en tête parce qu’elle correspond aussi à ton apprentissage du français. Ton cerveau, pendant que tu ne vois rien, donc, tu as l’impression de stagner, il développe des connexions entre les neurones, comme la plante fait des racines. C’est comparable. Donc, tu vas enregistrer des structures de phrases, de la grammaire, des sons, donc, de la prononciation, du vocabulaire, mais tu ne le vois pas, parce que ton cerveau, il développe tout ça, comme la plante.
Et je te parlais de mon expérience de l’apprentissage de l’allemand en Autriche, et pour moi, ça a été spectaculaire, parce que parfois, effectivement, comme je te le disais, pendant quelques semaines, je ne voyais pas de progrès. Et puis… Donc, bien sûr, ça me frustrait, parce que je travaillais beaucoup, j’étais dans un environnement germanophone, donc, j’étais vraiment exposé à l’allemand en permanence. Donc, j’étais frustré. J’avais un sentiment d’injustice parce que je travaillais beaucoup, je travaillais dans le tramway pour aller au travail, dans le retour du tramway, je faisais des exercices, je travaillais le soir. Donc, tu vois, j’étais frustré par moments.
Et d’un coup, une sorte de déclic. J’arrivais en réunion et j’avais l’impression d’être inarrêtable, de pouvoir dire tout ce que j’avais envie de dire, de pouvoir trouver mes mots automatiquement. Et j’étais surpris par moi-même. Tu vois, je me disais « waouh, qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ? » Et certains collègues me disaient parfois « waouh, tu t’es vraiment amélioré en allemand ». Et en fait, c’était juste le résultat de ces quelques semaines pendant lesquelles mon cerveau travaillait en arrière-plan. Donc, on avait l’impression que c’était soudain, mais en fait ça ne l’était pas. Mon cerveau travaillait en silence. Et c’est exactement la même chose pour toi.
Donc, la leçon, ici, c’est que ce qui se passe dans ton cerveau, c’est complètement différent de ce que tu vois dans le miroir. Et c’est pour ça qu’il faut utiliser une méthode, c’est ce que je répète depuis 15 ans maintenant, avec mon cours gratuit « 7 règles pour parler français sans bloquer », c’est qu’il faut suivre une méthode d’apprentissage naturelle, parce que c’est le seul type de méthode qui permet à ton cerveau de travailler correctement, tout simplement. Donc, il faut utiliser la répétition, parce qu’à chaque fois que tu répètes, eh bien, tu plantes des graines. Et il faut utiliser le contexte, parce que ton cerveau, il fait des connexions entre ce qu’il sait et ce qu’il ne sait pas. Et ces connexions sont invisibles, mais elles enrichissent ton niveau de langue. Et toutes ces règles, en fait, elles t’aident même quand tu ne vois rien.
Alors, comment ça marche tout ça ? Comment ton cerveau est-ce qu’il apprend en silence ?
Ce que nous dit la science… On va pas rentrer dans la neuroscience, parce que déjà, j’ai pas la prétention d’être légitime sur le sujet. Je suis juste autodidacte, j’ai juste lu des choses et je les applique à moi-même. Mais ce que nous dit la science, c’est quand on écoute du français, notre cerveau, il fonctionne par reconnaissance de structure. Notre cerveau, il fonctionne pas mot à mot. Il va voir des structures, qu’il va reconnaître, et il va créer des associations. La mémoire, c’est ça, souvent. Il va faire des associations entre ce qu’il sait, donc, ce qui est déjà bien intégré au niveau de nos neurones, et il va faire une association entre quelque chose qu’il sait et quelque chose qu’il ne sait pas encore. Donc, ça va marcher pour le vocabulaire, ça va marcher pour la grammaire, etc.
Et ce que la science nous dit aussi, c’est que le cerveau consolide tout ça. Il fait passer des choses de notre mémoire court terme à notre mémoire long terme pendant notre sommeil. Et c’est automatique, on le contrôle pas, comme on ne contrôle pas le battement de notre cœur. Je peux pas me dire « allez, je vais accélérer le battement de mon cœur ». Non, je ne peux pas. C’est la même chose avec le cerveau, c’est invisible, mais c’est réel et ça a été parfaitement étudié en fait.
Et il y a un exemple que je prends souvent, que je prends depuis plus de 10 ans, qui est par exemple, imagine que tu entendes 5, 10, 20, 30 fois la formulation « pour que vous puissiez ». Tu m’entends dans un podcast dire « pour que vous puissiez parler français ». Tu fais pas attention consciemment, t’es pas là à te dire « oh la la, il a utilisé ici le subjonctif ». Non, tu l’écoutes, tu l’entends. Mais ton cerveau, il reconnaît cette construction, il reconnaît cette structure et il l’enregistre. Et le jour où tu dois parler, où tu t’exprimes, eh bien, sans que tu le saches, sans que tu aies à y penser consciemment, ton cerveau va le réutiliser. Tu sauras pas pourquoi c’est comme ça, mais tu sauras, tout simplement.
Alors, bien sûr, encore une fois, c’est pas pour rien qu’il y a sept règles dans mon cours gratuit. Il faut les respecter, ces sept règles, il faut que ce soit du français que tu comprennes, il faut que ce soit du français que tu répètes, que tu écoutes de nombreuses fois. Pour écouter de nombreuses fois, il faut que tu écoutes des choses qui t’intéressent. Mais si tu écoutes de nombreuses fois, tu vas copier les structures correctes.
Et c’est pour ça que bien souvent tu comprends… d’abord, on comprend, et ensuite, on parle, parce que la compréhension, c’est quand on remplit notre cerveau d’informations. L’expression, c’est quand notre cerveau organise ce qu’on sait, ce qu’on a entendu, avec cohérence, pour qu’on l’utilise. Il y a forcément un décalage temporel entre les deux. Donc, c’est tout à fait normal que d’abord on comprenne bien et qu’ensuite on s’exprime bien, mais qu’il y a un décalage entre les deux.
Une analogie là-dessus que je trouve pas mal, c’est, imagine, tu veux remplir… Alors, tu veux remplir cette tasse et tu fais du goutte à goutte. Donc, tu mets une goutte, une goutte, une goutte, une goutte. Donc, pendant longtemps, il y a rien qui se passe. La tasse va se remplir, on va dire, pendant plusieurs semaines. Et à la millième goutte, ça va déborder d’un coup. Ça veut pas dire que les 999 premières gouttes étaient inutiles. Non, elles étaient super utiles et elles ont permis de faire déborder la tasse à la millième goutte. Mais la millième goutte, elle est pas plus importante que la première goutte. Et c’est la même chose ici avec ton apprentissage via l’écoute intensive de français.
Et je me souviens de l’interview que j’avais faite avec Steve Kaufmann, qui est un grand linguiste que j’admire beaucoup, qui parle de nombreuses langues et qui a été un des grands précurseurs des méthodes d’apprentissage naturelles. Il fait partie de ceux qui m’ont inspiré à démarrer Français Authentique en 2011. Et lui, il disait en fait « les gens, ils disent j’écoute beaucoup, mais c’est rarement vrai. On écoute rarement assez ». Et ce qu’il voulait dire par là, c’est qu’on devrait en fait vraiment pour bien, bien, bien progresser, écouter peut-être 2 heures par jour. Donc, si tu as l’impression de ne pas assez progresser, c’est peut-être que tu n’écoutes pas assez.
Maintenant, si tu as l’impression de ne pas progresser, il y a trois signes qui peuvent te montrer qu’en fait tu t’en aperçois pas mais tu progresses.
Le premier signe, c’est de se baser sur ce que tu comprends. Ah oui, on l’a dit, c’est décalé. Donc, si tu t’aperçois qu’en fait tu comprends mieux qu’il y a 3 mois, c’est que tu progresses. Ne compare pas évidemment ton niveau avec celui d’un natif, compare avec toi dans le passé. Qu’est-ce que tu comprenais il y a 3 mois, qu’est-ce que tu comprends aujourd’hui ?
Si tu comprends plus, c’est que tu progresses sans t’en rendre compte. Si parfois, quand tu parles, t’as un mot ou une expression qui te vient seul, sans même que tu y penses, eh bien, c’est un signe que tu progresses, même si ça t’arrive rarement. Quand tu parleras d’une manière tout à fait fluide, ça t’arrivera très souvent. Mais même si ça t’arrive rarement, repère ça parce que c’est un signe que tu progresses. Si parfois tu lis une phrase ou tu entends une phrase et tu sens, tu as le feeling que cette phrase est correcte ou pas, tu vois, même sans connaître la règle, si tu sens que tu développes ce feeling, ce sentiment, encore une fois, c’est un signe que tu t’améliores. Donc, suis ces trois signes qui te montrent que finalement tu progresses alors que tu ne le vois pas et alors que tu as l’impression de stagner.
Avant de conclure avec un petit plan d’action, je voudrais revenir sur un point qui est super important, qui est le piège de la comparaison et de l’urgence, parce que souvent, c’est ça en fait qui nous fait penser qu’on ne progresse pas. Et laisse-moi te dire qu’il y a ici, à mon sens, un poison, c’est les réseaux sociaux. Parce que souvent, les réseaux sociaux sont dans l’urgence, surtout aujourd’hui. C’est pour ça que j’aime beaucoup le concept de Café Avec Johan où je peux prendre… si je veux prendre 30 minutes pour parler de ce point, je le prends. Contrairement aux posts sur Instagram, Facebook, YouTube, au format vertical, où là tu as une minute, une minute trente pour faire passer un point.
Au niveau des réseaux sociaux, tu vois des gens parler couramment en 3 mois, tu vois des résultats rapides. Et tout ça en fait, c’est du marketing, c’est pas la réalité. Ceux qui veulent te faire croire que tu vas maîtriser le français en 3 mois te mentent. Bien sûr que tu peux t’améliorer en 3 mois, bien sûr qu’il y a des petites techniques qui vont te permettre, surtout si tu as beaucoup de temps et d’énergie et de motivation, à progresser en 3 mois, mais tu ne deviendras pas… tu ne parleras pas couramment en 3 mois. C’est pas possible. Ou alors, il y a des grandes exceptions, des polyglottes qui parlent déjà 20 langues, qui ont toutes les techniques nécessaires, qui vivent dans le pays, qui peut-être maîtrisent déjà une langue sœur. C’est sûr que si tu maîtrises l’espagnol ou si tu es natif espagnol et que tu vas apprendre l’italien, ça sera plus facile. Donc, hormis les exceptions, tu ne peux pas devenir totalement fluide en 3 mois.
Et donc, l’idée, ici, c’est de garder des objectifs réalistes et de ne pas te comparer à cette fausse image des réseaux sociaux. Parce que déjà, les réseaux te montrent une image un peu fausse. On te montre que ce qui est beau. Il y a qu’à le voir, j’ai eu l’occasion de voir des personnes qu’on appellerait des influenceuses à la plage se prendre 50 fois en photo, 50 fois la même photo, et ensuite s’asseoir et être seules. Et pourtant, l’image véhiculée par cette personne, c’est « je suis heureuse, je suis à la plage, il fait beau, c’est génial ». Mais en fait, cette personne a passé la majorité de son temps à prendre une belle photo. Donc, l’image véhiculée par les réseaux, elle est artificielle.
Et c’est la même chose pour ce qui est de l’apprentissage des langues. On te montre des progressions qui, en fait, sont fausses. Et quand bien même chacun a un rythme différent. J’ai coutume de dire, et je l’ai développé dans un podcast de Marchez Avec Johan, que je suis un penseur lent, c’est-à-dire j’ai besoin de temps. Je suis pas quelqu’un de super spontané. J’ai besoin d’entendre une info, d’y penser, d’y réfléchir, parfois d’écrire sur le sujet en fonction de la complexité. Et ensuite, au bout d’un moment, je peux donner un avis, je peux dire ce que j’en pense. Je suis un penseur lent, et c’est comme ça.
Pendant longtemps, j’ai voulu être quelqu’un de spontané, qui pensait vite, qui répondait vite, mais je ne suis pas comme ça. Donc, il faut reconnaître qu’on a chacun son rythme, chacun ses forces, chacun ses faiblesses, chacun son contexte. Certains ont beaucoup de temps pour apprendre, d’autres moins. Certains ont une langue maternelle proche du français, d’autres très éloignée. Certains ont vécu dans un environnement dans lequel le français était assez fort, d’autres non. Donc, en fonction de notre rythme et en fonction de notre contexte, on va progresser à des rythmes différents.
Donc, la seule personne avec laquelle tu dois te comparer, c’est toi-même. C’est le toi aujourd’hui comparé au toi d’il y a 3 mois ou 6 mois. C’est la seule comparaison valable, à mon sens. Et si tu le fais en toute objectivité, tu verras que tu progresses toujours et qu’il y a jamais de périodes pendant lesquelles t’arrêtes de progresser. Ça se fait, comme on l’a dit, en arrière-plan.
Et ce qu’on te propose chez Français Authentique depuis 15 ans maintenant, c’est pas d’avancer vite. Parfois, je propose des petites techniques pour essayer de… ce qu’on appelle en anglais des « hacks », pour essayer d’aller un peu plus vite. Mais ça, c’est du court terme et c’est secondaire. C’est plus pour s’amuser, pour se lancer des petits défis. Ici, on avance lentement, mais on avance longtemps. J’ai la règle 4 de mon cours gratuit qui s’appelle « pas de stress, ayez l’esprit Kaizen ». Et le Kaizen, c’est le fait de s’améliorer un tout petit peu au quotidien plutôt que de s’améliorer beaucoup de temps en temps. Et ça fait 15 ans que je le répète. Donc, c’est pour ça que je te dis qu’on n’avance pas vite, mais on avance longtemps.
Et dans le cadre de Français Authentique, c’est la même chose. J’ai amélioré Français Authentique avec l’esprit Kaizen. Tout ce que j’apprends, que ce soit d’un point de vue pratique pour Français Authentique, en tant que leader pour mon équipe, en tant que père, en tant que personne de foi, tout ce que j’apprends, je l’apprends lentement. Je suis pas là pour avancer trop vite. Donc, avec nous, dans le cadre de Français Authentique, tu vas apprendre lentement mais bien, et on avance ensemble. On va pas te faire des promesses irréalistes. On va te proposer une méthode anti-stress avec une vision long terme. Que tu parles français dans 3 mois, 6 mois ou un an, il y a pas une grosse différence, franchement, entre nous. On pense long terme. Et on privilégie toujours la profondeur à la vitesse.
Donc, moi, je vais pas te promettre que tu parleras parfaitement dans 3 mois, mais je te promets que si tu suis la méthode Français Authentique, déjà, tu progresseras en continu. Même si parfois tu as l’impression de ne pas progresser, tu progresseras en arrière-plan. Et dans un an, 2 ans, 3 ans, je ne sais pas, tu parleras français. En fait, tu vas apprendre sans stress et en prenant du plaisir. Et c’est ça l’essentiel en fait, c’est que tu ne peux pas échouer.
Donc, si tu fais les bonnes choses, parce que tout ce que je te dis aujourd’hui, c’est pas nouveau, et il y a certainement énormément de gens parmi vous qui suivent mon cours gratuit, qui ont déjà appliqué tout ça et qui font les bonnes choses, eh bien, laisse-moi te dire que si tu fais les bonnes choses, si tu appliques les bonnes actions, eh bien, tu progresses déjà. Et si tu as l’impression de stagner, c’est que ton cerveau te joue des tours.
Donc, si tu es ici aujourd’hui, je sais que c’était pas pour une vidéo miracle, je sais que tu n’attendais pas le truc qui allait tout révolutionner, que tu cherches pas une astuce magique qui va te permettre d’apprendre le subjonctif en 3 jours, même si, encore une fois, je t’ai donné des hacks, des mini-astuces pour vraiment bien comprendre le subjonctif, par exemple, ou pour savoir quand est-ce que tu dois utiliser l’imparfait ou le passé composé. Ces petites astuces, elles sont utiles, parce que j’aime beaucoup essayer de rendre des choses complexes simples.
Mais tu es ici parce que tu as compris quelque chose d’important, c’est que l’apprentissage, c’est un voyage. C’est pas un sprint, c’est plutôt un marathon, c’est plutôt une longue marche, tu sais, une longue randonnée, une promenade, une longue promenade, mais une belle promenade pendant laquelle tu prends ton temps, tu écoutes des choses qui t’intéressent, donc, tu prends du plaisir dans ton apprentissage, tu fais partie d’une communauté, que ce soit la page Facebook de Français Authentique, où tu peux commenter, ou encore l’étape supérieure, l’Académie Français Authentique, dans laquelle tu parles dans les groupes privés Facebook, sur Telegram, au quotidien, avec nous, avec nos tuteurs, les autres membres ou avec nos tuteurs dans la salle Zoom, mais tu fais partie d’une communauté.
Et moi, ce que je te propose, c’est de continuer de marcher avec toi sur ce chemin, pas pendant une semaine ou un mois, mais vraiment sur le long terme, un an ou plus, si tu le souhaites, parce que c’est comme ça que ça marche. C’est comme ça que j’ai développé cette communauté en 2011, donc, ça fait 15 ans. Et moi, je suis prêt à repartir pour 15 ans. Il y a aucun souci là-dessus. Et si tu veux continuer cette promenade avec moi, tu peux t’abonner à la chaîne YouTube de Français Authentique. Si c’est pas fait, tu peux activer la cloche. Et surtout, reviens, parce que beaucoup s’abonnent mais ne regardent pas les vidéos. Reviens chaque semaine nous dire bonjour, regarder la vidéo. Si le sujet t’inspire pas, c’est pas grave, tu reviens la semaine d’après et tu nous dis un petit coucou dans les commentaires. Mais dis-toi bien que le secret c’est la constance.
Ce que tu peux faire aussi, c’est ce que je te proposais tout à l’heure mais que je te répète, c’est peut-être une fois ou deux fois par semaine de faire le mini-quiz de Français Authentique, tu as le lien, c’est le premier lien dans la description, et tu mesures tes progrès. Peut-être que tu peux t’amuser. Moi, je suis du genre à aimer avoir des Google Sheets dans lesquels je marquerais par exemple OK, semaine, je sais pas, du 6 janvier, 3 fautes ; semaine du 13 janvier, 4 fautes, etc., et suivre un petit peu. Tu verras que tu vas avoir une progression. Pas de semaine en semaine, mais sur le long terme, tu vas progresser. Donc, suis ce lien. Ça t’aidera à te tester et à te motiver.
Si tu aimes ces épisodes de Café Avec Johan, laisse un petit « j’aime ». Moi, ça m’aide vraiment. Toi, c’est un clic, mais moi, ça m’aide vraiment. Depuis 15 ans, ça a toujours été quelque chose qui me touche. Partage-la avec tes amis, et tu peux laisser un petit commentaire en me disant, je sais pas, la chose qui t’a marqué, la chose qui t’a intéressé, la chose qui t’a motivé dans cette vidéo ou une chose que tu souhaiterais ajouter à mon message. On lit chaque commentaire, donc, je compte sur toi. Et dans tous les cas, on se retrouve très bientôt pour une autre vidéo de Français Authentique ou un autre épisode de Café Avec Johan.
Merci de m’avoir suivi, cher ami. Je te dis à très bientôt. Salut !
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26:51
Japon ou Afrique du Sud ?
Episode in
Français Authentique
(Fais un clic droit sur ce lien pour enregistrer le fichier MP3)
Transcription de l’épisode :
Salut très chers amis, et merci de me rejoindre pour ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Alors aujourd’hui, ça va être un épisode un peu personnel. Mais comme d’habitude, je ne fais jamais d’épisodes personnels juste pour te raconter ma vie. Je fais des épisodes personnels pour utiliser ma vie à des fins d’enseignement. Donc, si tu m’écoutes, tu vas apprendre automatiquement du vocabulaire, de la grammaire, de la conjugaison française, tout en améliorant ta prononciation, puisque tu m’entendras prononcer correctement, et ça te donnera peut-être quelques idées pour ta vie en général.
Donc, je voulais partager avec toi une idée qui m’enthousiasme et que j’ai soumise à ma famille. Je leur ai proposé de faire un grand voyage, dont tout le monde se souviendra, parce que Emma grandit. Je te renvoie à mon épisode sur la mélancolie heureuse, que j’ai enregistré il y a quelques semaines, que tu peux retrouver si tu utilises l’application mobile de Français Authentique. Tu vas dans la section de recherche, tu tapes « mélancolie », et tu trouveras cet épisode. Je t’invite à l’écouter peut-être juste après. Raphaël grandit aussi, donc, on peut très bien faire un voyage dont il se souviendra. Et du coup, je leur ai proposé, et on va se prévoir quelque chose.
J’ai toujours été fan des voyages. Pour moi, les voyages… Il y a un proverbe français qui est « les voyages forment la jeunesse ». Donc, ça veut dire que si tu voyages en étant jeune, ça te forme. Et c’est important pour ma famille, c’est important pour mes enfants. Ceci est une des raisons pour lesquelles on vit en Asie depuis maintenant un peu plus de 3 ans et demi. J’ai pas mal voyagé quand j’étais jeune adulte. J’ai peu voyagé avec mes parents. On a juste bougé un peu en France, mais j’ai très peu voyagé avec mes parents. J’ai pris l’avion pour la première fois de ma vie quand je suis allé faire un entretien d’embauche à Linz, en Autriche. Donc, c’était en décembre 2006. Donc, ça fait un peu 19 ans, on va dire. C’était mon premier voyage en avion. Et en 2006, j’avais 24 ans.
Et j’avais jamais pris d’avion, mais j’en ai beaucoup profité ensuite avec Céline puisque quand nous avons déménagé en Autriche, eh bien, nous avons visité l’Autriche beaucoup, l’Allemagne, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Roumanie, la Hongrie, la Slovénie, la Croatie. Alors, bien sûr, on n’a pas visité tous ces pays en profondeur, mais on a essayé d’en voir un maximum. On a pas mal voyagé en France aussi. On est allé pour notre voyage de noces sur l’île de la Réunion, sur l’île Maurice. Un peu plus tard, nous sommes allés sur l’Ouest américain. Donc, arrivés à Los Angeles, petit tour du côté de Las Vegas, de certains parcs nationaux, Grand Canyon, Bryce Canyon, Monument Valley, quoi d’autre ? Yosemite, quelques jours à San Francisco. Quelques années plus tard, nous sommes allés à New York, nous sommes allés au Brésil, à São Paulo, Fortaleza, et bien sûr plein d’autres endroits en Europe, beaucoup en Italie, etc.
Et à chaque fois, en fait, je me dis qu’un voyage… c’est pour ça que je regrette pas d’avoir beaucoup voyagé en étant jeune… un voyage, ça coûte cher, c’est fatigant, mais ça marque à vie. J’ai plein de souvenirs de mes voyages. Il y a plein d’appareils électroniques que j’ai achetés dont je me souviens pas, plein d’objets que j’ai achetés dont je me souviens pas ou qui me sont égales aujourd’hui, mais par contre, les voyages, je les ai encore tous en mémoire. Et si tu le partages en plus, c’est vraiment top.
Donc, ce qu’on va faire, on va partir probablement au mois de mars-avril 2026, parce que là, on prévoit vraiment un gros voyage. Raphaël aura 6 ans, Tom aura 14 ans, Emma aura 15 ans et demi. Et pour moi, les critères, c’était d’avoir un endroit qui a une culture forte, qui est différente de la nôtre, de la nature et de l’histoire. Et on a aujourd’hui deux destinations. Tu pourras d’ailleurs peut-être m’aider à choisir ou nous aider à choisir en partageant ce que tu sais sur ces destinations.
La première des destinations, c’est le Japon. Je ne suis jamais allé dans ce coin de l’Asie, donc, Japon, Corée du Sud, Chine, et ça m’intéresserait beaucoup d’y aller, vraiment. J’ai toujours voulu y aller, je suis très intéressé par la culture japonaise en particulier, et chinoise aussi. Il y a plein de choses, dans la médecine chinoise, par exemple, le Yin, le Yang, qui m’intéressent beaucoup. En ce qui concerne le Japon, tu m’as beaucoup entendu parler du kaizen. Et le kaizen, c’est une technique japonaise qui consiste à chercher les améliorations en continu, des petites améliorations constantes plutôt que de grandes améliorations de temps en temps. Et puis, j’adore les sushis, mais je pense pas que ça nécessite vraiment d’aller au Japon. En tout cas, je pense que d’un point de vue familial, ce serait génial. Je m’imagine, tu vois, quelques jours à Tokyo pour voir un peu la modernité, les musées, d’aller voir le Mont Fuji. Ça, ça me plairait beaucoup. D’aller à Kyoto pour le côté un peu plus culturel, bien sûr ; d’aller peut-être à Hiroshima, d’aller à Osaka.
Et on avait en fait presque un consensus. Moi, au départ, quand j’ai proposé le voyage pour toute la famille, c’était vraiment… je me suis dit « tout le monde va adorer et tout le monde va dire OK, on va au Japon ». Sauf que Céline était motivée, Tom était motivé, j’étais motivé, mais Emma a dit « oh non, moi j’ai pas trop envie d’aller au Japon ». Donc, on a dit « OK, c’est pas grave, on veut que ce soit un moment magique et que tout le monde soit heureux. Seul Raphael ne peut pas donner son avis, donc, on choisit quand même un endroit qui lui conviendrait, et je pense que le Japon lui conviendrait parfaitement ». Mais on a cherché une alternative qui plairait à Emma.
Et l’alternative, l’idée numéro 2, qui m’emballe personnellement, ce serait l’Afrique du Sud, parce que là, on pourrait vraiment mixer pas mal de choses en arrivant au Cap et avoir les vues incroyables, essayer de voir, tu sais, le Cap de Bonne-Espérance, donc, un des points les plus au sud de l’Afrique ou probablement le point le plus au sud de l’Afrique ; Robben Island, où Nelson Mandela a été emprisonné, etc. Je pense qu’il y a vraiment plein de belles choses à voir. On pourrait aussi aller faire un petit safari, voir les lions, les éléphants, les léopards, les buffles, les rhinocéros. Je pense qu’il y a énormément, énormément de choses à faire à cet égard. En plus, il y en a tellement, et c’est tellement grand qu’on n’a pas forcément de foule et que ce serait forcément formateur pour les enfants. La route des jardins me semble magnifique, avec l’océan, les forêts, les montagnes, les villages. Et il y a bien sûr aussi ici une grande dimension culturelle, avec l’histoire de Nelson Mandela, de l’apartheid, avec la culture locale, les Zoulous, l’influence afrikaners. Ça, ça m’attire beaucoup.
J’ai l’impression en fait… Enfin, les deux voyages seraient vraiment exceptionnels, mais j’ai l’impression que le voyage Afrique du Sud serait peut-être un peu plus différencié et peut-être encore plus adapté pour Raphaël. Donc, ça, c’est encore en discussion. Ce qui est amusant, c’est qu’après qu’on ait regardé, après qu’on ait cherché une alternative pour faire plaisir à Emma, elle nous a dit « finalement, je me suis documenté sur le Japon et ça m’intéresse ». Donc, il nous reste encore un peu de temps maintenant pour nous décider. On va être quatre, ça va être un… On veut un consensus. Donc, là, je vais pas chercher à faire comme en démocratie où on vote et c’est la majorité qui l’emporte. Je veux un vrai consensus, donc, comme l’Union européenne à ses débuts, c’est-à-dire qu’il faut… on a un droit de veto. Je veux qu’il y ait quatre oui et je ne veux pas qu’il y ait trois oui et un non, parce que si Emma par exemple ou quelqu’un d’autre n’est pas forcément intéressé, ce sera un échec pour moi. Je veux quelque chose de consensuel, où tout le monde est heureux. Donc, je te tiendrai un petit peu au courant.
Moi, personnellement, autant le Japon était mon intuition de départ et ma volonté du départ, je commence à pencher vers l’Afrique du Sud. Mais tu pourrais me dire ce que tu en penses. Donc, tu peux le faire par mail, tu peux le faire sur les réseaux, on lit tous les commentaires. Donc, cet épisode est posté par exemple sur Facebook, tu peux commenter, donner ton opinion ou partager ton expérience. Mais voilà, ça va être quelque chose de magique. Et au final, ce que j’essaie de me dire et ce dont je me souviens toujours, ce sont les paroles très sages de Jim Rohn : l’important ce n’est pas ce qu’on obtient, c’est ce qu’on devient. Donc, l’idée de ce voyage, ce sera aussi que les enfants sortent grandis, qu’ils s’en souviennent toute leur vie et qu’ils grandissent tout simplement et deviennent des meilleurs êtres humains. Voilà un peu l’ambition de ce voyage, tout en, évidemment, prenant du plaisir et en passant des moments très agréables tous les cinq.
Merci du fond du cœur d’avoir suivi cet épisode. C’est toujours un plaisir de t’avoir avec moi pour ces épisodes de Marchez Avec Johan. Si tu aimes ce podcast, n’hésite pas à laisser 5 étoiles. Tu peux le faire sur la plateforme que tu utilises, plateforme de podcast. Tu peux le faire sur l’application mobile gratuite de Français Authentique, peu importe, mais si tu laisses 5 étoiles, ça nous aide et ça récompense notre travail. Donc, merci du fond du cœur, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Salut !
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