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Le Rendez-vous des Amériques et d'Haïti
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Le Rendez-vous des Amériques et d'Haïti

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13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radio, après celui de l’Afrique francophone. Le pays compte six émetteurs pour diffuser RFI en modulation de fréquence. C’est pour cet auditoire que, chaque jour, RFI consacre un reportage, ou une interview, spécifiquement consacré à Haïti. 

13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radio, après celui de l’Afrique francophone. Le pays compte six émetteurs pour diffuser RFI en modulation de fréquence. C’est pour cet auditoire que, chaque jour, RFI consacre un reportage, ou une interview, spécifiquement consacré à Haïti. 

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«Donald Trump se comporte comme un gangster»

Depuis son retour à la Maison Blanche, il y a un an, Donald Trump précipite les États-Unis et le monde vers le chaos en multipliant les menaces qui se traduisent souvent en actes. « Quand vous y pensez, on ne devrait même pas avoir besoin d’élections », lâchait la semaine dernière Donald Trump auprès d’un journaliste de Reuters. Une plaisanterie, a rassuré la Maison Blanche. Mais la phrase a provoqué l’émoi aux États-Unis. Le président peut-il vraiment annuler les midterms prévues en novembre 2026 ? « Donald Trump peut tout faire : tricher, changer les circonscriptions en sa faveur, constate l’avocat et défenseur des droits de l’homme Reed Brody. Et on se trouve à un moment où les contre-pouvoirs traditionnels ne fonctionnent pas. Les élus républicains sont tétanisés à l’idée d’avoir face à eux lors des primaires un candidat désigné par Trump, les grands médias privilégient leurs intérêts commerciaux… Quant à la justice, plus on monte dans l’appareil judiciaire, plus on trouve des juges acquis à Donald Trump. » Longtemps tétanisé, le camp démocrate semble depuis quelques semaines organiser la résistance. Donald Trump, c’est aussi une saturation de l’espace médiatique, des déclarations intempestives, des provocations permanentes… « Un président ne devrait pas parler comme ça. Il se comporte comme un gangster, observe Olivier Richomme, maître de conférences à l’Université de Lyon II. Il pense pouvoir changer la réalité par les mots. »   Les conséquences d’une rupture avec l’allié européen Sa dernière lubie : acquérir le Groenland. « Un impératif national et mondial », répète à l’envi Donald Trump, qui a menacé de surtaxes douanières les pays européens qui s'y opposeraient. Le sujet est largement traité par la presse du continent, et notamment le Wall Street Journal qui s'interroge : « Qu'est-ce qu'une rupture avec l'Europe signifie pour l'économie états-unienne ? » Car les deux économies sont étroitement liées, avec des milliers de milliards de dollars d'investissements de part et d'autre. Si une guerre commerciale éclatait, elle serait dévastatrice pour l'Europe, prévient le Wall Street Journal. Mais elle aurait aussi de lourdes conséquences pour les États-Unis. La première : une diminution des ventes des entreprises américaines vers l'Europe, ce qui impacterait leurs bénéfices et ouvrirait la voie à la concurrence notamment chinoise. Autre conséquence : une baisse des investissements européens, qui conduirait à un affaiblissement du dollar et une augmentation des coûts d'emprunt. Ce qui pèserait sur les investissements des entreprises et les dépenses des ménages. Et provoquerait un ralentissement de la croissance états-unienne. Mais la menace n'est pas seulement économique. L'option d'une opération militaire est toujours sur la table. Une hypothèse qui, selon The Atlantic, place l'armée états-unienne face à une question existentielle : peut-on attaquer un pays allié ? C'est à lire sous la plume de Tom Nichols, qui écrit : « Certains officiers militaires hausseront les épaules face aux divagations de Trump et diront que les ordres sont des ordres, et que les amis d'hier sont les ennemis d'aujourd'hui ». Mais Tom Nichols en est convaincu : « Les hommes et les femmes des forces armées seront déchirés lorsqu'ils tenteront de transformer les obsessions démentielles de Trump en un plan militaire cohérent. » Pour The Atlantic, Donald Trump vit désormais dans une réalité différente. Ce qui conduit la revue à se demander quand les républicains du Congrès interviendront. « Des années de diplomatie prudente, des milliards de dollars d’échanges commerciaux, sont désormais menacés parce que des sénateurs et des représentants ont refusé d’utiliser les pouvoirs dont ils disposent pour bloquer le président états-unien », semble s'agacer The Atlantic. Qui estime qu’il est donc temps d’agir.   Haïti se prépare à la fin du TPS Avant même son retour au pouvoir, Donald Trump avait menacé les Haïtiens en multipliant les fausses informations. Cela avait contribué à créer un climat de peur, qui s’est considérablement accru avec les traques menées par la police de l’immigration et la fin annoncée du TPS, ce statut de protection particulier accordé aux ressortissants de certains pays. Une suppression prévue dans deux semaines et à laquelle Haïti se prépare, comme l’explique Gotson Pierre, directeur de l’agence haïtienne Alterpresse.
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Haïti: la liberté de la presse entravée

Haïti figure parmi les pays les plus dangereux au monde pour les journalistes. Selon le dernier rapport de Reporters sans frontières (RSF), le pays se classe au 111è rang sur 180. Dans ce contexte dominé par la violence des gangs, les journalistes sont fréquemment la cible d’actes criminels, ou même de certains membres de la Police nationale haïtienne. Après Port-au-Prince, la capitale, l’Artibonite est la deuxième région du pays où la situation des journalistes est particulièrement préoccupante.  À Saint-Marc, chef-lieu du Bas-Artibonite, les journalistes sont désormais obligés de rester confinés dans le centre-ville, car la commune se trouve prise en étau entre deux gangs puissants qui menacent régulièrement de s’emparer de la ville. « Nous, journalistes de Saint-Marc, aimerions souvent nous rendre dans les zones périphériques pour réaliser des reportages, notamment dans la commune de Montrouis. Malheureusement, cette région est aujourd’hui contrôlée par des hommes armés, explique à Ronel Paul le journaliste Yveto Altidort, de la Radio Latibonite FM. Nous souhaiterions également nous rendre dans la vallée de l’Artibonite afin d’y rencontrer les paysans, qui ne peuvent plus travailler leurs terres à cause de la présence du gang Gran Grif à Savien, dirigé par un certain Luckson Elan. Hélas, c'est désormais impossible. Contrairement aux années 2020, 2021 et 2022, il est aujourd’hui extrêmement difficile pour nous, journalistes, de poursuivre notre travail sur le terrain. » Les journalistes risquent aussi désormais davantage de sanctions pour diffamation : à trois semaines de la fin de son mandat, le conseil présidentiel de transition (CPT) a adopté un décret pour « encadrer la liberté d’expression ». Le comité de protection des journalistes dénonce un recul des libertés de la presse et réclame le retrait du document publié par les autorités de transition.   État de siège au Guatemala Le président Bernardo Arévalo a déclaré l'état de siège pour 30 jours au Guatemala après l'assassinat de 8 policiers par les gangs ce week-end. Les portraits en noir et blanc de ces hommes et femmes, en uniforme, sont alignés en Une de La Hora. En signe de deuil, la première page du quotidien Prensa Libre a été imprimée sur fond noir ce dimanche et ce lundi. Les policiers ont été tués dans une série d'attaques, de mutineries et de prises d'otages dans des prisons, après que les autorités ont décidé de transférer des chefs de gangs dans un établissement de haute sécurité. Dans son éditorial du jour, Prensa Libre déplore que la politique actuelle du gouvernement consiste plus à réagir qu'à anticiper. D'après le quotidien, ce n'est toutefois pas nouveau : les systèmes de renseignement ont été  « fragilisés » par les gouvernements successifs, par « négligence » ou à cause de « querelles politiques ». Le journal appelle à « punir », au nom des droits des citoyens, même si cela va à l'encontre des droits humains. Mais attention à la tentation « d'importer les méthodes » répressives du Salvador de Nayib Bukele, prévient l'auteur d'une tribune dans El Siglo. C'est un « risque mortel pour la république », écrit-il. Car face à un « discours d'efficacité, tout contrepouvoir est vu comme suspect, est perçu comme un obstacle qui protègerait les coupables », regrette l'auteur de cette tribune. Mais si « le pouvoir apprend qu'il peut fonctionner sans limites », il est déjà trop tard quand le citoyen réalise ensuite « qu'il n'a plus personne à qui demander des comptes », conclut-il.   Au Québec, la difficile mise en œuvre d'une réforme sur la langue française C’est une exception culturelle, encerclée par 350 millions d’anglophones : au Québec, le seul État francophone d’Amérique du Nord, la langue française se défend par la loi. Depuis 2022, le gouvernement a durci sa législation linguistique avec une réforme majeure qui impose le français comme langue normale du travail, du commerce et des affaires. Saluée par ceux qui redoutent une assimilation lente, cette réforme oblige désormais les entreprises, locales comme internationales, à réviser leur grammaire, sous peine de lourdes sanctions. Mais près de sept mois après son entrée en vigueur, l'application de cette réforme se heurte à des difficultés sur le terrain, a constaté notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert.   Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, l’Hôpital de Capesterre-Belle Eau passe officiellement sous la direction du Centre Hospitalier de Basse-Terre, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.
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ICE, une «police politisée aux moyens exponentiels»

Le président américain menace désormais d'invoquer une loi d'exception afin de déployer l'armée à Minneapolis. La ville est toujours secouée par la mort de Renée Good, une jeune femme abattue par un agent de la police de l'immigration (ICE), lors d'une opération. Un nouvel incident a eu lieu mercredi (14 janvier 2026) : un Vénézuélien a été blessé par un tir. Une nouvelle manifestation contre ICE a dégénéré, en fin de journée. Créée après les attentats du 11-Septembre 2001, ICE est une police fédérale de l'immigration « dotée de moyens exponentiels sous Donald Trump », détaille Charlotte Recoquillon, chercheuse rattachée à l’Institut français de géopolitique et journaliste spécialiste des États-Unis. « En principe, ces policiers ne peuvent intervenir que contre des étrangers ». Mais dans les faits, « depuis des mois, ils arrêtent des citoyens américains et des personnes naturalisées. Ils sont engagés dans une confrontation hostiles avec les immigrés, ceux qui ressemblent à des immigrés et ceux qui expriment leur désaccord politique », explique Charlotte Recoquillon qui parle d'une « criminalisation » de toute forme d'opposition à Donald Trump. « Ice est une police politisée. Elle l'a toujours été », précise encore la chercheuse. Les policiers d'ICE sont « lourdement armés et équipés d'uniformes et de masques, ce qui leur donne un sentiment d'impunité. À tel point que des autorités locales prennent des arrêtés pour interdire aux forces de l'ordre d'être masquées. »   Maria Corina Machado a rencontré Donald Trump La réunion a consisté en un déjeuner privé d'un peu moins de deux heures dont il n'est sorti aucune photo sur le moment, raconte le journal vénézuélien Tal Cual. Ce n'est pas bon signe pour Maria Corina Machado, estime le Washington Post. Donald Trump adore se montrer aux côtés des grands de ce monde, raconte le journal. S'il n'a pas mis en scène cette rencontre, c'est qu'il ne compte pas lui apporter son soutien. La figure de proue de l'opposition vénézuélienne lui a, pourtant, offert sa médaille du prix Nobel de la paix. « Une offrande (...) pour tenter de gagner les faveurs d'un Donald Trump méfiant », analyse le Washington Post qui poursuit : « avec cette manoeuvre extraordinaire », Maria Corina Machado « tente de regagner de l'influence dans les discussions sur l'avenir de son pays ». Mais cette stratégie n'a pas fonctionné. « La Maison Blanche n'a envoyé aucun signal laissant penser que sa politique envers le Venezuela allait changer », souligne Pagina 12. Au contraire, les relations entre Donald Trump et la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, sont très chaleureuses, insiste le New York Times. Clarin se fait ainsi l'écho des commentaires positifs entendus ces derniers jours. C'est une « femme formidable », a déclaré le président étasunien avant-hier, après avoir eu Delcy Rodriguez au téléphone. « Elle est extrêmement coopérative », insistait la porte-parole de la Maison Blanche hier (15 janvier 2026), pendant le déjeuner avec Maria Corina Machado. Donald Trump a décidé. Il soutient clairement « une fidèle de Maduro plutôt qu'une défenseure de la démocratie », estime le New York Times. Et c'est parce qu'entre la démocratie et le pétrole, il a choisi.   Réponse positive de l'ELN à la main tendue par le principal groupe dissident des Farc Les guérillas colombiennes se disent prêtes à s'unir pour faire face aux États-Unis. « Nous nous retrouverons dans la lutte (...) pour défendre la Patrie contre l'agresseur étranger », a assuré hier (15 janvier 2026) à l'Agence France-Presse, Antonio Garcia, le commandant de l'ELN. Cette union est-elle vraiment possible ?, s'interroge El Tiempo. Les experts qu'a interrogés le journal, semblent très pessimistes. Ils rappellent d'emblée que ces deux groupes s'affrontent actuellement dans plusieurs parties du pays, notamment dans la région du Catatumbo. On en parlait ici, mardi dernier (13 janvier 2026). Un conflit qui dure depuis un an maintenant et qui a déjà fait environ 200 morts et 100.000 déplacés, détaille le journal Semana. Cette trêve entre les guérillas semble également impossible à César Niño, enseignant de l'Université militaire Nueva Granada, cité par El Tiempo. Il souligne que « les guérillas obéissent à des motivations criminelles différentes (...) Les logiques de pouvoir empêcheront toute union ». Pour Luis Fernando Trejo, professeur à l'Université del Norte, l'ELN cherche surtout à « assurer sa survie » alors que le ministère de la Défense colombien compte passer à l'offensive contre cette guérilla. L'ELN cherche, donc, des alliés, surtout dans les zones qu'elle ne contrôle plus. Haïti : les mercenaires d'Erik Prince participent bien à des opérations contre les gangs « Pour la première fois, les autorités reconnaissent publiquement que la société militaire privée Vectus Global a apporté son soutien aux opérations de police, notamment au raid du 14 janvier visant le chef de gang Jimmy « Barbecue » Chérizier à Delmas 6 », écrit The Haitian Times. Des agents de sécurité privée sont intervenus aux côtés de la Police nationale haïtienne, de l'armée haïtienne, du Groupe de travail du Premier ministre et de la Force internationale de répression des gangs, depuis le début de l'année mais aussi l'an dernier. « En 2025, ils ont fourni une assistance logistique et aérienne, notamment un appui héliporté, lors d'opérations de police à Carrefour-Feuilles, Kenscoff et Croix-des-Bouquets », écrit le journal. Il faut dire qu'à l'approche du 7 février et de la fin théorique du Conseil provisoire de transition, la police haïtienne intensifie ses efforts pour démanteler la coalition de gangs Viv Ansanm et pour reprendre le contrôle du centre-ville de Port-au-Prince. Le journal de la 1ère En Guyane, les autorités veulent faire respecter l'obligation de porter un gilet de sauvetage en bateau.
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Haïti : le pays s’interroge sur l’après 7 février

Que se passera-t-il après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition ? Comment le gouvernement intérimaire prépare-t-il la suite ? Nous avons posé la question au rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval. Lors de notre rendez-vous hebdomadaire, Frantz Duval évoque un gouvernement qui donne « l’impression de travailler », comme pour « rattraper le temps perdu ». Les forces de l’ordre sont à l’offensive. Les actions de la Police Nationale d’Haïti (PNH) filmées, comme cette vidéo qui montre la destruction de la maison du chef de gang Jimmy Chérizier. « Les acteurs politiques se bousculent pour se réunir et pour proposer. Rien de concret n’a encore émergé ; mais, plus que jamais, ça parle, ça cause, ça tire des plans. Chacun espère avoir le bon numéro et la formule de transition qui sera cette fois retenue », écrit Frantz Duval. Mais que se passera-t-il après le 7 février ? Personne ne le sait vraiment. Delcy Rodriquez et Maria Corina Machado se disputent les faveurs du président américain La cheffe de l’opposition Maria Corina Machado sera reçue ce jeudi (15 janvier 2026) à la Maison Blanche, par Donald Trump. Une rencontre qui intervient au lendemain d’une conversation téléphonique que par le président américain a eue avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez. Pour le journal El Pais, les deux femmes se disputent les faveurs de Donald Trump. Ses conseillers le savent : le président est un « patron volatil, capable de changer d’avis à tout moment », écrit le journal et rappelle un épisode raconté par une correspondante à la Maison Blanche, selon laquelle les conseillers montent la garde jour et nuit devant le Bureau ovale pour voir qui entre parler au président des États-Unis et quelles sont ses intentions, comme dans un jeu d’espions. Ces jours-ci, poursuit El Pais, « Delcy Rodríguez et María Corina Machado, l’opposante qui aspire à lui succéder, sont entrées dans cette danse du pouvoir, cherchant à convaincre ce président imprévisible, quelle est la personne idéale pour conduire la transition au Venezuela ».  La ville de Minneapolis toujours sous tension Pour le New York Times, cette ville ressemble de plus en plus à une occupation militaire. Minneapolis est au bord du gouffre poursuit le journal selon lequel la mort de Renee Nicole Good, tué par un agent de l’ICE, et des arrestations massives ont mis les habitants en colère. Des habitants qui tentent d’observer, de documenter ou d’entraver l’action des agents de l’ICE. Ils leur lancent des boules de neige ou les poursuivent jusqu’aux toilettes pour les insulter. « On a l’impression que notre communauté est assiégée par notre propre gouvernement fédéral », a déclaré au New York Times le représentant démocrate de l’État, Michael Howard. Assiégé, c’est aussi un terme utilisé par le journal Startribune. Le quotidien local décrit une situation où des agents fédéraux lourdement armés et masqués n’hésitent pas à interpeller tout Américain qu’ils croisent dans la rue, en fonction notamment de leur couleur de la peau, leur accent et leur style vestimentaire. Le journal rappelle que seulement 1,5% de la population dans l’État de Minnesota est un migrant sans papier. Un chiffre au-dessous de la moyenne nationale, selon la Startribune. La voiture électrique en recul aux États-Unis À Détroit, se tient en ce moment l'un des grands rendez-vous de l'année de l'industrie automobile, le salon de Detroit. 40 marques y participent. Il y a une tendance notable cette année, c’est le recul de la voiture électrique, nous explique notre envoyé spécial Nicolas Feldmann. Journal de la 1ère Plus d’un an après la signature de l’accord sur la vie chère, la Martinique entre scepticisme et satisfaction.
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Colombie: quel impact des États-Unis dans la campagne présidentielle ?

Après l'enlèvement sidérant du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis, quelle influence Washington pourrait avoir dans la campagne électorale en Colombie cette année ? Yann Basset, professeur de Sciences Politiques à l'Université du Rosario, à Bogota, est l'invité de RFI. La Colombie vit ces derniers mois au rythme des menaces de Donald Trump. Après avoir fait enlever Nicolas Maduro au Venezuela, le président américain a menacé le président Gustavo Petro. Avant cela, le locataire de la Maison Blanche avait déjà accusé son homologue colombien de liens avec le trafic de drogue. Il a ensuite semblé adoucir son discours : les deux dirigeants se sont parlé au téléphone le 7 janvier 2026. Les Colombiens sont tout de même inquiets, pour certains, d'un nouveau revirement du président américain à l'avenir, témoignent-ils au micro de notre correspondante en Colombie, Najet Benrabaa. Avant les élections législatives (8 mars 2026) et présidentielle (31 mai 2026), l'appel entre les deux hommes apparaît tout de même comme un signe d'apaisement qui pourrait temporairement « mettre en veille » la question du rôle des États-Unis dans la campagne, estime Yann Basset, professeur de Sciences Politiques à l'Université du Rosario à Bogota. « Cela peut montrer que Gustavo Petro est capable d'une bonne gestion des relations internationales, ou en tout cas qu'il est plus raisonnable que ne le dépeint la droite », poursuit-il. La sécurité reste néanmoins l'un des enjeux centraux de la campagne. « Gustavo Petro avait promis une "paix totale", qui a largement échoué, car les groupes armés ont profité des négociations pour se renforcer, notamment à proximité de la frontière avec le Venezuela », rappelle le chercheur. Chili: dénouement judiciaire pour un manifestant rendu aveugle Gustavo Gatica. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais il est bien connu au Chili : en 2019, cet étudiant a été rendu totalement aveugle par des tirs de billes de plomb des forces de l'ordre. Les Chiliens manifestaient alors contre la hausse du prix des transports publics et contre les inégalités sociales héritées de la dictature de Pinochet. Six ans après, l'ancien policier a été acquitté définitivement, lit-on en Une du quotidien conservateur El Mercurio. Il a été reconnu comme auteur des tirs mais considéré comme en état de légitime défense, précise le site CiperChile. Car Gustavo Gatica a été filmé en train de jeter une pierre en direction de la police un peu plus tôt. Ce jugement est « un triomphe historique », se félicite Claudio Crespo, l'ancien membre des forces de l'ordre, cité par radio Bío Bío. À la sortie du tribunal à Santiago, sur un ton offensif, il en a profité pour apporter son « soutien » aux policiers qui, dit-il, devront « faire face à la barbarie et à l'insurrection » ces prochains mois, car il anticipe des manifestations contre le nouveau président d'extrême-droite José Antonio Kast, qui prendra ses fonctions début mars 2026. Gustavo Gatica, lui, sera dans l'opposition. Il vient d'être élu député indépendant. Il regrette « qu'une personne qui a rendu aveugle un citoyen » ne soit pas sanctionnée par de la prison, précise le journal La Tercera. Plus de 450 personnes ont été blessées aux yeux, rendues aveugles ou éborgnées lors des manifestations de la fin 2019 au Chili. Dans le journal de La 1ère... En Martinique, cela fait trois jours que les bus du TCSP sont « à l’arrêt » entre Le Lamentin et Fort-de-France, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.
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Colombie : les déplacés du Catatumbo

Les affrontements entre groupes rebelles dans la région du Catatumbo, au nord-est de la Colombie, ont poussé près de 2 300 personnes vers Cucuta, à la frontière avec le Venezuela. Au centre régional d'aide aux victimes de Cucuta, Maria, 32 ans, attend de la nourriture et du lait pour son bébé. Le 25 décembre 2025, elle a fui son village sans rien emporter. Aujourd'hui, ses trois enfants sont traumatisés. « La petite, dès qu'elle voit quelqu'un en uniforme, elle a peur. Mes fils de 8 et 14 ans ont déjà vu des morts. D'ailleurs, le jour où on est parti, il y avait des corps sur la route. » Depuis un an, la guérilla de l'ELN et un groupe de dissidents des FARC s'affrontent pour contrôler le Catatumbo. Depuis trois semaines, les combats se sont de nouveau intensifiés, avec l’utilisation de drones. Certains villageois ne sortent plus de chez eux depuis des mois. Une situation intenable pour Maria : « Ils nous ont dit qu'ils ne voulaient voir personne dehors, qu'on devait rester enfermés chez nous. Ils ont coupé l'électricité. Mais comme les enfants étaient malades, c'était impossible de rester. Mon fils de 8 ans avait de la fièvre. Et la petite tousse. Il fallait qu'on parte. Sur la route, ils nous ont arrêtés. Mais quand ils vont vu mon fils très malade, ils nous ont laissé passer. » Maria préfère taire le nom de ces groupes qui les ont arrêtés. Bien que réfugiée à Cucuta, elle continue d'avoir peur, car les deux guérillas ont des informateurs dans la ville.   Initimidation L'ELN et le groupe de dissidents des FARC traquent plus particulièrement les leaders communautaires. Ils en ont tué plusieurs. Ceux qui ont pu quitter le Catatumbo vivent dans la clandestinité à Cucuta et sont toujours victimes de campagnes d'intimidation sur les réseaux sociaux. C'est le cas de ce leader communautaire qui témoigne anonymement. Il est la cible d'attaque depuis des mois. « Dans cette vidéo qu'il a publiée sur son compte Facebook, un commandant d'un groupe dissident des Farc me désigne comme une cible. Il donne mon nom. Il m'accuse d'être un membre de l'ELN et il dit qu'il faut me tuer. Il a aussi offert de l'argent pour obtenir mon adresse », confie-t-il à nos envoyées spéciales, Marine de la Moissonnière et Melissa Barra. Ces efforts pour réduire au silence la population prouvent combien cette région est stratégique pour les groupes armés, comme l'explique cet autre leader communautaire qui tient, lui aussi, à garder l'anonymat : « Si le Catatumbo était pauvre, il n'y aurait pas de guérilla. Les groupes armés sont ici à cause des richesses qu'ils accaparent : les mines illégales, le charbon, l'élevage, l'huile de palme, les pierres précieuses, les champs pétroliers, et bien sûr la drogue. Mais si leur seule source de financement, c'était la drogue, alors le conflit serait sur le point de se terminer car avec ce qui se passe dans les Caraïbes, les envois de drogue ont diminué. » Zone de production mais aussi de transit, le Catatumbo est un point névralgique du trafic de cocaïne, dont tire profit une partie de l'armée vénézuélienne. C'est d'ailleurs de ce côté de la frontière que les chefs des guérillas colombiennes vivent. Mais depuis la chute de Nicolas Maduro, ils envisageraient de rentrer en Colombie. « Evidemment que ça m'inquiète, mais pas à cause des chefs. Eux, ils ne participent pas aux combats. Ils vont passer par ici et aller se cacher. Le problème, c'est qu'ils ont des hommes avec eux qui vont venir grossir les rangs des combattants ici. Du coup, le conflit pourrait continuer indéfiniment. »   Au Venezuela, un « réflexe de survie » De l’autre côté de la frontière, le quotidien Tal Cual se penche sur la stratégie de communication du régime vénézuélien, dix jours après l’enlèvement de Nicolas Maduro. Le 10 janvier 2026, le ministre de la Communication convoque une réunion avec les propagandistes du régime. Objectif : leur donner les éléments de langage à relayer. Donald Trump doit ainsi être qualifié de « kidnappeur » et la survie de Nicolas Maduro de « victoire ». Il est aussi convenu que tout ce qui ne peut pas être dit de manière officielle par les autorités le sera par « le peuple » sur les réseaux sociaux. Traduction : le pouvoir se réserve le discours politiquement correct tout en diffusant des messages agressifs via les comptes de prétendus citoyens lambda. Pour Tal Cual, qui a appris l'existence de cette réunion grâce à une fuite, il s'agit de contrôler le récit autour de l'enlèvement du couple Maduro. Il faut aussi empêcher à tout prix une division au sein du chavisme, ce qui est perçu comme le principal danger par le régime. Le quotidien vénézuélien voit ainsi dans cette réunion « un réflexe de survie ». Elle a révélé, écrit-il, comment les autorités vénézuéliennes perçoivent la communication comme un instrument de contrôle, un outil pour discipliner les voix dissidentes et maintenir l'unité dans un contexte de fragilité politique extrême.   Donald Trump face à un retour de bâton ? Autre sujet à la Une de la presse du continent : la procédure lancée par le ministère états-unien de la Justice à l'encontre du président de la Réserve fédérale. Jerome Powell a lui-même rendu publique dimanche (11 janvier 2026) cette assignation à comparaître. Officiellement, il lui est reproché de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation du siège de l'institution. L’intéressé, lui, y voit plutôt une vengeance de Donald Trump parce que la Fed n'a pas conduit sa politique monétaire comme le voulait le locataire de la Maison Blanche. Une procédure commentée jusqu'en Colombie, où El Espectador y voit le dernier signe de la persécution que l'administration Trump mène contre ses opposants. La liste commence à être longue. Après l'ancien directeur du FBI James Comey, la procureure générale de New York Letitia James, l'animatrice star Oprah Winfrey ou encore le chanteur Bruce Springsteen, c'est donc au tour de Jerome Powell de subir les foudres présidentielles. Une enquête criminelle qui est une première pour un président de la Fed, relève El Espectador. Mais aux États-Unis, les éditorialistes sont unanimes : l'attaque de Donald Trump est bien partie pour se retourner contre lui. « Un fiasco contre-productif », titre ainsi le Wall Street Journal, car il pourrait notamment inciter Jerome Powell à rester à la Fed plus longtemps qu'il ne l'avait prévu. « Tenter d’utiliser le droit pénal pour punir les désaccords politiques laisse un goût particulièrement amer », se désole pour sa part le Washington Post. Tandis que le New York Times se montre plus véhément. Cette « violation choquante de l'indépendance historique de la banque centrale, dénonce-t-il, place les États-Unis dans la même catégorie que les nations autoritaires qui s'enfoncent dans la crise financière ». En Haïti, au lendemain des commémorations du terrible tremblement de terre de 2010, l'agence Alterpresse revient sur les leçons de ce drame, du moins celles qui auraient pu être tirées. Entretien avec Gotson Pierre, directeur d’Alterpresse.
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En Equateur, un petit port touristique frappé par la violence des groupes armés

La plage touristique de Puerto Lopez fait face aux exactions d'organisations criminelles qui tentent de contrôler le trafic de cocaïne dans cette province du sud-ouest du pays. Ce dimanche (11 janvier 2026), la police équatorienne a ouvert une enquête après la découverte de cinq têtes humaines en bord de mer. Le niveau de violence a fortement augmenté sur la côte équatorienne l’an dernier (2025). Selon la police, 97% des morts violentes qui se produisent dans la seule province de Manabí (sud-ouest) sont liées au trafic de drogue. Les groupes armés se disputent le contrôle des villes côtières et des ports pour y organiser la distribution locale de cocaïne ou le trafic international de stupéfiants. La petite ville touristique de Puerto Lopez est représentative de cette violence qui a fait de l’Equateur le pays le plus violent d’Amérique Latine. Neuf personnes y sont mortes entre Noël et le jour de l’An et cinq têtes humaines ont été découvertes de dimanche 11 janvier 2026 sur la plage, avec un message d'avertissement. Notre correspondant en Equateur, Eric Samson, s'est rendu sur place. Libérations de prisonniers politiques au Nicaragua et au Venezuela Des « dizaines » de prisonniers ont été libérés ce samedi (10 janvier 2026) au Nicaragua (une vingtaine selon des médias nicaraguayens indépendants). Pour l'un des porte-parole de l'Union des prisonniers politiques du Nicaragua, qui préfère rester anonyme pour préserver sa sécurité, il s'agit d'une réponse à la pression de Donald Trump sur le régime de l'ancien guérillero Daniel Ortega et son épouse Rosario Murillo. « C'est une stratégie pour faire baisser la tension. La dictature nicaraguayenne sait bien que si la situation géopolitique actuelle persiste, ils sont les prochains sur la liste, après Cuba », explique-t-il à Hugo Passarello de la rédaction en espagnol de RFI. Ce lundi 12 janvier 2026, un peu plus d'une semaine après l'enlèvement à Caracas du président Nicolas Maduro par les États-Unis, les autorités vénézuéliennes ont pour leur part annoncé la libération de 116 prisonniers. Les organisations de défense des droits humains comme Foro Penal continuaient de tenter de vérifier ce chiffre et d'établir une liste précise de noms, parmi les près de 800 prisonniers politiques qui se trouvaient encore derrière les barreaux dimanche. Ce week-end, leurs familles ont attendu dans l'incertitude et l'angoisse la libération de leurs proches, écrit Tal Cual, bougies à la main, ou même enroulés dans des couvertures et allongés à même le sol devant les prisons du pays. 17 libérations seulement avaient eu lieu depuis jeudi (8 janvier 2026), malgré les annonces du gouvernement, puis « aucune » ce dimanche, souligne El Pitazo.  « Si Maduro est en prison, pourquoi mon papa n'est pas rentré à la maison ? », se demandait une petite fille de sept ans, Carolina, qui a attendu des heures et des heures à Caracas devant El Helicoide, un centre de détention tenu par les services de renseignement intérieur vénézuéliens, rapporte le média indépendant Efecto Cocuyo.  « Plus de pétrole ni d'argent pour Cuba » Après l'enlèvement du président Nicolas Maduro au Venezuela, l'avenir pourrait s'assombrir pour Cuba, allié historique de Caracas. Si le régime ne conclut pas « un accord » avec Washington, il n'y aura « plus de pétrole ni d'argent » à destination de La Havane, a écrit Donald Trump ce dimanche (11 janvier 2026) sur son réseau social. Le président américain n'a pas précisé de quel type d'accord il parle, mais les autorités cubaines n'ont pas apprécié ces menaces. Un gigantesque drapeau cubain occupe la moitié de la Une de Granma, le journal officiel du parti communiste. « Nous défendrons Cuba », titre le quotidien, face à « l'agression » de « l'empereur » américain. Cité dans les colonnes du journal, le président Miguel Diaz-Canel dénonce le voisin du Nord qui « transforme tout en business ». Mais certains Cubains défendent au contraire la pression exercée par Washington et même une éventuelle intervention américaine. « La résistance non violente [...] n'a jamais provoqué la chute du régime », constate Julio Schilling, auteur d'une tribune dans le média indépendant 14ymedio. Alors ce Cubain-Américain rêve d'une intervention états-unienne similaire à celle menée contre Nicolas Maduro. « Ce ne serait pas un acte impéraliste », soutient-il, ni une « occupation ». Il veut même croire qu'une « part importante » des Cubains accueilleraient cette intervention comme une « libération ». Sauf qu'à ce stade, on ne sait pas si les États-Unis comptent mener une opération militaire contre Cuba, et contrairement au Venezuela, l'île n'a pas de pétrole, rappelle le magazine américain The Atlantic, qui parle sur un ton un peu moqueur de « la pensée magique de l'administration Trump sur Cuba ». Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, espère un effet domino et une chute du régime de La Havane en raison de la baisse ou de la fin du soutien vénézuélien à Cuba. Mais les experts interrogés par The Atlantic sont sceptiques, car le régime « a surmonté de nombreuses crises » jusqu'à maintenant, à commencer par la chute de l'URSS. Alors « quand le département d'État dit que le régime cubain va s'effondrer, moi, je leur demande d'expliquer comment ça va se passer », dit William LeoGrande, l'un de ces experts. « Ils restent sans réponse face à cette question », conclut-il. 16 ans après, Haïti vit encore avec les séquelles du séisme de 2010 Ce 12 janvier 2026 marque le seizième anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010. Loin de s’être remis de cette catastrophe naturelle sans précédent qui a ravagé Haïti (220 000 morts et 300 000 blessés), les habitants de Port-au-Prince se souviennent encore du désastre et vivent toujours avec les séquelles. Pour de nombreux spécialistes, le pays n’a pas tiré toutes les leçons de ce drame. Ils dénoncent le manque de volonté politique, l’absence de normes ou encore de politiques publiques pour réduire les risques sismiques. Pour Patrick Saint-Pré du réseau Haïti Climat, le pays n’a pas transformé l’expérience du séisme en changement réel et structurel. « Les risques sismiques sont encore largement banalisés et sous-estimés à plusieurs niveaux, explique-t-il à notre correspondant Peterson Luxama. Au sein de la population, beaucoup de citoyens ne sont pas informés des signes précurseurs ni des comportements à adopter. Après les séismes, l'attention retombe rapidement. C'est comme si le temps effaçait la menace. Chez les autorités, ce n'est pas mieux puisque l'État ne dispose pas de plan national intégré de gestion des risques validés et financés. La communication institutionnelle sur les risques sismiques est sporadique.» Dans le journal de La 1ère... À la une de ce journal des Outre-mer, présenté par Julien Talérien, la production de viande martiniquaise est en mesure désormais de se passer d’organismes génétiquement modifiés (OGM).
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Aux États-Unis, la polémique continue après la mort de Renee Good, tuée par l’ICE

La trentenaire a été tuée au volant de son véhicule par un policier de l’immigration, mercredi 7 janvier, alors qu’elle manœuvrait après avoir refusé d’en sortir.   Aux États-Unis, de nouvelles manifestations ont eu lieu à Minneapolis hier soir pour réclamer le départ de la police de l'immigration, très contestée pour sa brutalité et encore plus depuis la mort de Renee Good. Malgré des vidéos qui contredisent la version officielle, l'administration Trump maintient que le policier a voulu se protéger, lui et son équipe. Le vice-président JD Vance l'a répété hier lors d'une conférence de presse. Des arguments que le maire démocrate de Minneapolis qualifie de « conneries ». La polémique se poursuit dans la presse, avec le Wall Street Journal dans le rôle d'arbitre. Le quotidien économique renvoie dos à dos ceux qui crient à la bavure et ceux qui plaident la légitime défense. « La manière houleuse avec laquelle M. Trump a mené sa politique d’expulsion massive, et la manière tout aussi houleuse avec laquelle la gauche s’y est opposée, ont rendu ce drame inévitable », estime le journal qui appelle les deux camps à la retenue, tout en admettant qu'il est peu probable que Donald Trump suive son conseil. Mais pour le New York Times, la mort de Renee Good tuée par un agent de l'ICE est un message adressé à l'ensemble de la population états-unienne. Aujourd'hui, considère le quotidien, plus personne n'est à l'abri des attaques de l'administration Trump contre les libertés individuelles, pas même la population blanche. « Nous sommes tous, écrit-il, gouvernés par des gens qui pensent que la vie est un privilège accordé par l’autorité et que la mort est une peine équitable en cas de désobéissance. » L’emprise glissante de Donald Trump sur le Congrès Donald Trump, quant à lui, voit son emprise sur le Congrès faiblir. C'est en tout cas ce que remarque Politico. Hier, cinq sénateurs républicains se sont joints à leurs collègues démocrates pour adopter une résolution limitant les pouvoirs militaires de Donald Trump contre le Venezuela. Ce vote est surtout symbolique. Pour être validé, le texte doit aussi être approuvé par la Chambre des représentants. Donald Trump aura ensuite la possibilité d'y mettre son veto. Ce qu'il ne manquera certainement pas de faire, lui qui a déclaré mercredi dans une interview au New York Times que la seule limite à son action à l'international était sa propre moralité. Mais pour Pagina12, le désir de Donald Trump de contrôler le continent est une aberration dans un monde interconnecté. C'est le « fruit d'un délire de grandeur et d'omnipotence, écrit le quotidien argentin, qui, tôt ou tard, ne fera qu'accélérer davantage le déclin des États-Unis, un phénomène dont l'histoire des empires prouve qu'il ne se stoppe pas par la force des armes. » Au Venezuela, les conditions de détention indignes d’un prisonnier argentin Le président états-unien assure avoir « annulé » une seconde attaque contre le Venezuela après la libération de prisonniers politiques hier soir, dont on ignore toujours le nombre exact. On sait en revanche qu'avant ces libérations, 806 prisonniers politiques se trouvaient dans les geôles du régime, d’après l'ONG Foro penal. Parmi eux, 80 étrangers, dont un gendarme argentin détenu depuis un an dans des conditions indignes décrites par le quotidien Clarin qui s'est entretenu avec un ancien compagnon de cellule. « Nous étions réveillés à 5h du matin pour l'appel, suivi du petit-déjeuner, puis d'une heure de temps libre. Nous étions enfermés 23 heures par jour, tout se passait dans la cellule », raconte-t-il. Une cellule pleine de cafards et d'excréments. Des matelas sans drap ni couverture après que des détenus yéménites avaient tenté de se pendre. Des haut-parleurs diffusant tous les jeudis des discours du ministre de l'Intérieur Diosdado Cabello. Et pour seule distraction : un jeu d'échecs fabriqué avec des rouleaux de papier toilette. La culture en résistance En Colombie, notre correspondante Najet Benrabaa nous fait découvrir la comuna 13, un quartier de Medellin. La ville est plutôt connue pour les violents affrontements qui s'y sont déroulés pendant des années, impliquant soit des guérilleros soit des trafiquants de drogue. Mais aujourd'hui, comuna 13 est devenu le site touristique le plus visité. En Haïti, et notamment à Port-au-Prince, la culture haïtienne refuse de s’éteindre malgré l’insécurité et les multiples crises qui fragilisent le pays. Après plusieurs initiatives et festivals maintenus envers et contre tout, comme En Lisant ou encore le Festival Quatre Chemins, c’est au tour du Festival International de Jazz de Port-au-Prince (PapJazz) de faire entendre sa voix. La 19è édition de ce rendez-vous musical a commencé le 7 janvier et se termine ce samedi 10 janvier dans la capitale d’Haïti où les gangs font la loi. Milena Sandler est la présidente de la fondation Haïti Jazz, organisatrice du PapJazz. Elle s’est confiée à notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Toujours en Haïti, notre confrère du quotidien de référence Ayibopost évoque le travail des journalistes dans un pays meurtri par la violence.
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À Minneapolis, le réveil d’une peur et d’une douleur familières

L’indignation règne dans la capitale du Minnesota après la mort de Renee Good, tuée mercredi 7 janvier au volant de son véhicule par un agent du service d’immigration et des douanes (ICE). Sur la vidéo, plusieurs agents d’ICE s’approchent d’une voiture et demandent à sa conductrice de descendre. Celle-ci semble manœuvrer pour partir et frôle les policiers. C’est à ce moment-là que l’un d’eux lui tire dessus sous les cris des passants. Le drame a aussitôt provoqué une vague d’émotion à Minneapolis, rapporte notre correspondant à Washington, Vincent Souriau. Une marche de soutien spontanée s’est tenue dans la soirée et le maire de la ville, le démocrate Jacob Frey, s’est tout de suite rangé du côté de la victime sans mâcher ses mots. « Ils essaient déjà de faire passer ça pour de la légitime défense, a-t-il dénoncé. Ayant de mes yeux vu la vidéo, je veux le dire à tout le monde : ce sont des conneries. Il s’agit d’un agent qui a utilisé la force de manière inconsidérée, et il en a résulté que quelqu’un est mort, a été tué. » Dans le camp d’en face, la version des autorités est déjà connue, résumée en quelques mots par Kristi Noem, la ministre chargée de la Sécurité intérieure : « Les gens doivent cesser d’utiliser leurs voitures comme des armes. Ce genre d’acte de terrorisme qui consiste à utiliser votre véhicule pour tuer des agents assermentés doit disparaître. » L’agent d’ICE qui a tiré, dit-elle, n’a fait qu’appliquer sa formation pour sauver sa vie et celle de ses collègues. Le souvenir de George Floyd La mort de Renee Good réveille une peur et une douleur familières à Minneapolis. Car c'est dans cette même ville qu'un agent de police avait tué un homme en l'étouffant sous son genou. C'était le 25 mai 2020. L'homme s'appelait George Floyd et son meurtre avait déclenché une vague de protestation et d'émeutes dans le pays. « Il y a cinq ans et demi, se souvient le Minnesota Star Tribune, le quotidien local, des manifestants se sont rassemblés et les forces de l'ordre ont riposté avec des balles en caoutchouc. Pendant des jours, la violence s'est intensifiée jusqu'à ce que toute la ville sente la fumée, les gaz lacrymogènes et le chagrin. » Les années ont passé, la ville s'est reconstruite, essayant d'aller de l'avant. Jusqu'à ce qu'un président se mette à traiter les immigrés somaliens du Minnesota d'« ordures » - c'était le 2 décembre dernier - et que son administration place Minneapolis dans son viseur. Hier soir, les habitants ont de nouveau défilé. Mais cette fois, veut croire le quotidien, la ville est plus sage. Elle sait que la violence est exactement ce que cherche cette administration. Et le journal de citer le gouverneur de l'État Tim Walz : « Ils veulent un spectacle. Nous ne pouvons pas leur donner. Nous ne pouvons pas. » Donald Trump a lui-même commenté ce drame lors d'une interview accordée au New York Times. Un entretien de près de deux heures où il a été aussi question du Groenland sur lequel le président veut faire main-basse, de sa santé et des travaux de rénovation de la Maison Blanche. Mais surtout du Venezuela, que Donald Trump promet de reconstruire de manière très rentable en exploitant son pétrole et que les États-Unis comptent diriger jusqu'à nouvel ordre. Trois mois ? Six mois ? Un an ? « Beaucoup plus longtemps », a répondu le président. Mais pour Tal Cual, ces velléités sont inacceptables. « Les États-Unis n'ont aucun droit de tutelle sur le pays, écrit le quotidien vénézuélien. Et encore moins celui d'imposer aux compagnies pétrolières américaines de remplacer et de moderniser les infrastructures pétrolières vénézuéliennes. » Pour Tal Cual, ces propositions sont si grossières qu’elles peuvent difficilement être acceptées par les dirigeants vénézuéliens actuels, quand bien même Donald Trump menacerait le pays d'une nouvelle intervention beaucoup plus sanglante. Tournant en Colombie, prudence au Canada Si le ton de l'administration Trump envers le Venezuela reste martial, il s'est en revanche adouci à l'égard de la Colombie. Fini les accusations de narcotrafic, les invitations à surveiller ses arrières. Le président états-unien est aujourd'hui prêt à recevoir son homologue colombien à la Maison Blanche. Les deux hommes se sont téléphoné hier. « Un honneur », a même dit Donald Trump. Sur leurs sites, El Tiempo et El Espectador révèlent les coulisses de cette reprise du dialogue réclamée depuis des mois par Bogota. Un tournant diplomatique, dont s'est félicité un président colombien jusque-là menacé lui aussi d'une intervention militaire américaine, comme le raconte notre correspondante sur place, Marie-Eve Detoeuf. Lui aussi régulièrement dans le viseur de Donald Trump et victime des taxes douanières du président américain, le Canada semble pour sa part assez embarrassé par les événements des derniers jours. Le Premier ministre Mark Carney joue la prudence face aux États-Unis. Peut-être un peu trop au goût de certains Canadiens, comme le constate notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert. Optimisme en Haïti En Haïti, le rédacteur en chef du Nouvelliste Frantz Duval parle des opérations qui se multiplient contre les gangs pour reprendre le contrôle du centre-ville de Port-au-Prince. Les forces de sécurité s'attaquent aussi à la source, avec deux saisies d'armes dans le nord, à Cap-Haïtien et Quartier Morin. Ce qui amène le secrétaire d'État à la Sécurité publique à formuler des déclarations optimistes. Il promet la réouverture des routes menant vers le sud et le nord le mois prochain.
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Après l’enlèvement de Nicolas Maduro, Cuba et le Groenland dans la tourmente

La chute de Nicolas Maduro menace d’aggraver une économie cubaine déjà mal en point, tandis que Donald Trump lorgne désormais vers le territoire danois. Le procureur général du Venezuela demande à la justice américaine de se déclarer incompétente pour juger Nicolas Maduro. Le président a été enlevé samedi dernier à Caracas lors d'une intervention sidérante de l'armée américaine accompagnée de bombardements dont les autorités vénézuéliennes ont publié les premiers bilans. Elles parlent de dizaines de victimes civiles et militaires. Et parmi elles, 32 soldats cubains. Les deux pays entretiennent des relations étroites. Caracas fournit du pétrole à Cuba et La Havane, des médecins et des militaires au Venezuela. Le départ de Nicolas Maduro pose donc un certain nombre de questions. L’opposant cubain José Daniel Ferrer, exilé aux États-Unis, s’en est confié à Romain Lemaresquier, du service International de RFI. Menace sur le Groenland Les États-Unis renforcent leur mainmise sur le Venezuela. Donald Trump affirme que le pays va désormais leur fournir entre 30 et 50 millions de barils de pétrole, sous son propre contrôle. Le président états-unien répète aussi ses menaces à l’encontre du Groenland, disant envisager plusieurs options pour faire main basse sur la plus grande île du monde. Y compris « utiliser l'armée ». On le rappelle, le Groenland est un territoire autonome appartenant au Danemark, lui-même membre de l'Otan. Tout comme les États-Unis. À ce titre, les deux pays se doivent mutuellement assistance contre toute agression. Ce qui fait dire à la Première ministre danoise Mette Frederiksen que si Washington décide d'attaquer militairement un autre pays de l'Otan, « tout s'arrête ». Or, estime le Washington Post, « le Groenland ne vaut pas la peine de détruire l'Otan ». Le quotidien considère que « le simple fait d'évoquer cette possibilité cause déjà de nombreux dégâts ». Un avis partagé par le Wall Street Journal, qui reconnaît toutefois que l'intérêt porté au territoire danois est justifié. Mais pour le quotidien économique, les États-Unis n'ont pas besoin de brandir de telles menaces pour renforcer leur présence sur l'île. Micmac au sein du CPT En Haïti, le coordonnateur du Conseil présidentiel de transition Laurent Saint-Cyr doit quitter ses fonctions dans tout juste un mois. Mais son départ du CPT aurait même pu avoir lieu dès aujourd'hui. C'est ce que raconte Le Nouvelliste. Lundi, une source au sein du Conseil a indiqué au quotidien que cinq conseillers présidentiels étaient d'accord pour remplacer ce mercredi Laurent Saint-Cyr. Ils voulaient réduire son mandat à cinq mois comme pour ses prédécesseurs et le remplacer par un nouveau coordonnateur, jusqu'à la tenue d'élections. Il semble qu'ils aient finalement tous changé d'avis. Ce micmac traduit une nouvelle fois l'absence de collégialité au sein de l'organe de transition. Et pousse Frantz Duval, le rédacteur en chef du Nouvelliste, à s'interroger : « Le pays va-t-il enfin entrer dans la dernière ligne droite de la transition CPT ou faut-il s’attendre à un dernier zigzag ? » Le Nouvelliste plaide pour une guerre économique totale contre les gangs. « Lorsque les premiers contingents de la Force de répression des gangs se déploieront en 2026, ils ne feront pas face à une simple insurrection de bandits en guenilles. Ils affronteront une holding criminelle diversifiée, résiliente et parfaitement intégrée », prévient-il. Pour le quotidien, la force armée ne suffira pas pour mettre les gangs définitivement à terre. Il faut les asphyxier financièrement en leur coupant l'accès au dollar, développer le transport maritime pour contourner les barrages routiers et gagner la guerre des esprits et du renseignement. Et de conclure : « Il n'y a pas de match nul possible contre une tumeur. Il faut l'asphyxier ou mourir. » Dans les favelas de Rio, l’emploi contre le crime Direction enfin les favelas brésiliennes. Les zones les plus défavorisées du pays sont aussi les plus susceptibles de voir les groupes criminels s’infiltrer. Le crime offre des possibilités aux 51% de jeunes qui n'ont ni études à suivre ni emploi à Rio. C'est évidemment risqué, mais c'est parfois la seule alternative pour ces jeunes. Des organisations tentent de leur proposer d’autres solutions, rapporte notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.
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Enlèvement de Nicolas Maduro: en Colombie, l’incertitude des exilés vénézuéliens

Les Vénézuéliens en exil attendaient depuis des années la chute de Nicolas Maduro. Désormais, beaucoup d’entre eux se demandent s’il faut rester dans leur pays d’accueil ou rentrer. Les quelque 215 000 Vénézuéliens qui vivent à Cucuta mènent souvent une vie difficile faite de sacrifices et de petits boulots. Mais comparé à leur pays natal, il y a des avantages qu’ils savourent dans cette ville de 1,2 million d’habitants située à la frontière. Lorena Martinez, 46 ans, avocate au Venezuela devenue couturière en Colombie, a ainsi exulté samedi 3 décembre en apprenant l’enlèvement de Nicolas Maduro. « Au Venezuela, les policiers ont pour ordre d’arrêter les manifestants. C’est pour ça que les rues de Caracas étaient désertes. Mais nous, ici, on a pu faire la fête ! Je n’ai pas dormi de la nuit, raconte-t-elle à notre envoyée spéciale, Marine de La Moissonnière. On a célébré le départ de Maduro toute la journée. J’ai écouté l’hymne national vénézuélien. La seule chose que je n’ai pas faite, c’est de brandir le drapeau du Venezuela parce que je n’en avais pas. Il faut que j’en achète un ! » Ana Tiamo, elle aussi, apprécie cette liberté. Chaque fois qu’elle retourne au Venezuela, elle fait très attention : « J’efface tout ce que j’ai sur mon téléphone ou alors je ne l’emporte pas. Une fois, j’ai fait le voyage avec un voisin. Les policiers l’ont arrêté et lui ont soutiré de l’argent seulement parce qu’ils avaient une photo d’un jeu vidéo ».  Ana Tiamo a toujours un appartement au Venezuela, mais pas question de quitter la Colombie. Le régime n’est pas près de changer, assure-t-elle. Lorena Martinez, elle, veut revoir sa maison qu’elle a confiée à des proches. Elle pense retourner dans son pays pour des vacances dans quelques mois, et définitivement d’ici deux ans. « Beaucoup de Vénézuéliens vont rentrer au pays. Mais il faut attendre que les choses se stabilisent. Grâce au président des États-Unis, les investisseurs vont arriver et la situation économique du Venezuela sera très bonne », veut-elle croire. Doris Cuevas attendra également que le pays sorte de la crise économique pour rentrer. Cette femme de ménage travaille du lundi au samedi et gagne moins de 15 euros par jour. Avec ça, elle fait vivre toute sa famille – ses six enfants et ses parents restés au Venezuela, juste de l’autre côté de la frontière. Doris Cuevas ne les voit que deux dimanches par mois et rêve de les retrouver. « Quand je rentre chez moi, je me sens comme une étrangère, comme si je n’étais que de passage. J’ai un petit garçon de 10 ans et à chaque fois, il pleure quand je repars, confie-t-elle. C’est vraiment très dur. Passer du temps avec mes enfants, c’est tout ce que je veux. Les serrer dans mes bras, encore et encore. » Près de 8 millions de Vénézuéliens vivent à l’étranger, soit près d’un quart de la population du pays. À lire aussiColombie: le président Petro et les mouvements armés en ébullition après l'opération américaine au Venezuela L’Amérique latine face à Donald Trump Trois jours après l'opération militaire américaine à Caracas pour enlever Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores, le Venezuela fait toujours la Une de la presse sur le continent. Avec en Argentine, une image en noir et blanc : celle d'un homme en uniforme militaire, allongé lascivement sur un bureau. Posé sur sa main, un globe terrestre qu'il contemple en souriant. L’image est celle du Dictateur, de Charlie Chaplin. Mais ici, en Une du site de Pagina 12, l'homme a le visage de Donald Trump. Et c'est le continent américain que le président états-unien regarde d'un air suffisant. Un photomontage évidemment, sous lequel le journal argentin titre : « Le grand envahisseur ». Car, rappelle Pagina 12, Donald Trump n'entend pas s'arrêter là. Après le Venezuela, le président états-unien vise désormais le Groenland, le Mexique, Cuba… Mais aussi la Colombie, où l’hebdomadaire de droite Semana estime que le pays pourrait connaître le même sort que le Venezuela. Et cela, estime-t-il, « en raison de l'adoption d'un modèle politique qui tolère – quand il ne légitime pas – le narcotrafic et les groupes armés illégaux comme instruments de pouvoir ». Mais pour El Espectador, rien ne justifie les menaces proférées par Donald Trump. Certes, admet le journal, le pays est confronté à des problèmes de sécurité et d'inégalité. Mais il s'agit d'une démocratie stable et qui se renforce. Alors El Espectador prévient : si l'opération que le président états-unien envisage avait lieu, il s'agirait d'un coup d'État. Quant au Mexique, même si la lutte contre le narcotrafic pourrait encore servir de prétexte à une opération américaine, la situation n'a rien à voir, rappelle Milenio. Les États-Unis, estime-t-il, n'agissent pas par romantisme ou parce qu'ils veulent contrôler l'immigration, mais par appât du gain. En l'occurrence, les ressources en pétrole dont le Venezuela regorge. Au Venezuela, enfin, le quotidien Tal Cual s'interroge sur l'après-Maduro, avec deux scénarios. Soit une transition négociée, et donc molle. Avec des réformes lentes et l'impunité pour les dirigeants sortants qui conserveraient une partie de leur pouvoir. Soit un effondrement du régime, qui pourrait entraîner une grande volonté réformatrice. Avec un risque tout de même : celui du chaos. À lire aussiCuba dans le viseur américain après l’arrestation de Nicolas Maduro au Venezuela Colère dans le département de l’Artibonite en Haïti En Haïti, le département de l'Artibonite est lui aussi victime de la violence des gangs, en particulier du groupe Gran Grif. Un groupe ultra-brutal qui multiplie les attaques sans que les autorités réagissent, du moins pas suffisamment selon les habitants. Pour interpeller les autorités, ceux-ci ont donc bloqué pendant plus de huit jours à plusieurs endroits l’axe routier reliant le Grand Nord à la capitale Port-au-Prince. Les blocages ont depuis été levés, mais la menace et la colère persistent. « Si, après ce blocage, ils ne répondent pas à nos revendications, la deuxième phase consistera à fermer tous les bureaux du service public dans la région afin d’empêcher toute entrée d’argent dans les institutions publiques. Si, après cette deuxième phase, ils n’ont toujours pas répondu, nous nous en prendrons physiquement aux gangs vêtus de costumes et de cravates, ceux qui ont créé ces petits voyous », prévient René Charles, président du Syndicat des planteurs visionnaires pour le développement de l’Artibonite, au micro de notre correspondant Ronel Paul. À lire aussiEn Haïti, la promesse d’une année électorale Soulagement dans le secteur de la crevette hondurien Au Honduras, le changement de président est scruté de près par les industriels de la crevette. Le secteur est majeur : le Honduras est le plus gros exportateur d'Amérique centrale, mais l'ancienne présidente avait porté un coup aux producteurs en supprimant les exportations vers Taïwan. Un moyen de satisfaire l'allié chinois. Mais aujourd'hui, le positionnement sur la scène diplomatique est différent avec l'arrivée au pouvoir de Nasry Asfura. Le nouveau président a déjà dit qu'il comptait renouer avec Taïwan pour le plus grand soulagement des premiers intéressés. Un reportage de Marie Griffon, dans le golfe de Fonseca, dans le sud du pays.
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En Haïti, la promesse d’une année électorale

Haïti célébrait jeudi 1er janvier non seulement la nouvelle année, mais aussi les 222 ans de son indépendance. L’occasion pour le président de la transition de réaffirmer que 2026 sera consacrée à la tenue d’élections.  « Il n'y a pas d'autres voies possibles », a martelé Laurent Saint-Cyr depuis le siège de la présidence, dans un discours où il a fait appel à l'unité nationale, à la responsabilité collective et au redressement du pays. Un discours largement repris par Le Nouvelliste. Mais aussi par la Gazette Haïti qui écrit : « 222 ans après 1804, le message lancé depuis la Villa d’Accueil se veut clair : la mémoire des ancêtres oblige, mais l’avenir reste à construire, ensemble, avec responsabilité et courage. » De la responsabilité et du courage, il va effectivement en falloir face aux enjeux qui ont marqué l'année qui vient de s'achever et que notre confrère Gotson Pierre passe en revue dans un article d'Alterpress : violence armée, déplacements internes massifs, transition politique sans assise réelle, économie en lambeaux... Une situation dramatique face à laquelle la population parvient tant bien que mal à s'adapter. « En 2025, poursuit notre confrère, des formes d’entraide communautaire, des initiatives locales et des activités culturelles ont permis de maintenir un minimum de cohésion sociale. » Mais, prévient-il, « ces dynamiques relèvent toutefois davantage de l’adaptation que d’une réelle capacité de changement face aux tendances lourdes. Elles compensent partiellement l’absence de l’État, sans pouvoir s’y substituer durablement. » Javier Milei face au « cancer du socialisme » Dans un entretien à CNN en espagnol, le président argentin Javier Milei se réjouit des récentes victoires de José Antonio Kast au Chili, un président classé à l'extrême droite, ou encore de Nasry Asfura au Honduras, soutenu par Donald Trump. Javier Milei dit également travailler avec d'autres pays latino-américains à la formation d'un nouveau bloc pour affronter « le cancer du socialisme ». Le chef de l’État argentin ne précise pas quels dirigeants il vise. Mais pour Clarin, c'est assez clair, c’est notamment le Brésilien Lula qui est ciblé. « Une voix influente mais dont le leadership s'est érodé », écrit le journal qui avance également les noms de la Mexicaine Claudia Sheinbaum, du Vénézuélien Nicolas Maduro ou encore du Colombien Gustavo Petro. Quant aux alliés potentiels de Javier Milei, Clarin en voit huit : Nasry Asfura et José Antonio Kast, mais aussi Rodrigo Paz en Bolivie. Auxquels s'ajoutent les présidents panaméen, équatorien, péruvien et paraguayen. Une liste qui pourrait encore se rallonger en 2026, année présidentielle au Brésil et en Colombie. Clarin relève que ce n'est pas la première fois que Javier Milei évoque l'idée d'un arc politique conservateur. Il a souvent parlé de mener une « bataille culturelle » contre le progressisme et le wokisme, les organisations internationales, la critique d'Israël, et les aides de l'État aux minorités, en se rapprochant du président américain Donald Trump. Donald Trump dresse son bilan de santé Donald Trump, justement, a accordé un entretien au Wall Street Journal au sujet de son état de santé. C’est la coutume : la santé est ce sur quoi on met l'accent au Nouvel An. Donald Trump, lui, avoue s'affranchir des conseils donnés par ses médecins. Le président américain a par exemple essayé les chaussettes de contention pour ses chevilles enflées... pour finalement les abandonner parce qu'il ne les aimait pas. Il prend aussi plus d'aspirine que recommandé parce qu'il veut « un sang léger et fluide ». Résultat : des ecchymoses aux mains qu'il tente de cacher sous du maquillage. Pas d'exercice non plus, à part le golf, parce qu'il trouve cela « ennuyeux ». Lui qui avait passé les quatre dernières années à se moquer des effets de l'âge de son prédécesseur commencerait à en ressentir lui-même les conséquences. On l'a ainsi récemment surpris en train de somnoler pendant des événements publics. Mais au Wall Street Journal, Donald Trump affirme déborder d'énergie. Son secret ? Une excellente génétique. Tout simplement. Nicolas Maduro cherche l’apaisement Le président vénézuélien Nicolas Maduro se dit disposer à discuter avec Washington sur de nombreux sujets, dont la lutte contre la drogue ou la question du pétrole. Il faut dire que son pays a passé les fêtes de fin d’année sous la menace des États-Unis qui ciblent depuis plusieurs mois des embarcations de narcotrafiquants présumés en mer des Caraïbes, et bloquent désormais l’accès du pays aux pétroliers sanctionnés par Washington. Le président américain a annoncé lundi dernier avoir mené une première attaque terrestre en territoire vénézuélien, ce qu’a refusé de confirmer ou de démentir Nicolas Maduro. Le pays continue malgré tout de vivre normalement. Habitués aux crises, les Vénézuéliens se montrent résilients face aux tensions qui s’intensifient. C'est ce qu'a constaté notre correspondante, Alice Campaignolle, qui s'est rendue dans un village de la côte. La fièvre de la chirurgie esthétique en Colombie Un nez plus fin, des oreilles recollées ou tout simplement une peau un peu plus lisse… Des milliers de Colombiens et d’étrangers se rendent chaque année dans les cliniques colombiennes en quête de perfection esthétique. Avec 400 interventions chaque année, le pays est devenu l’un des nouveaux paradis de la chirurgie esthétique. Il est même le quatrième au monde en la matière, derrière les États-Unis, le Brésil et le Mexique. Et à Medellin, un congrès international dédié aux technologies de la médecine esthétique attire des milliers de visiteurs chaque année. Notre correspondante Najet Benrabaa s’est rendue dans les blocs opératoires et à ce congrès pour mieux comprendre le phénomène.
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Le nouveau maire de New York attendu au tournant

New York a un nouveau maire. Le démocrate Zohran Mamdani prend ses fonctions ce jeudi 1er janvier. Son ambition est de rendre la ville plus abordable pour ses 8,5 millions d'habitants. Zohran Mamdan a multiplié les annonces-chocs pendant sa campagne : gratuité des crèches municipales et des bus publics, gel des loyers dits « stabilisés », création d'épiceries municipales... Des mesures que ses détracteurs qualifient de « populistes » et d'« irréalisables ». Pour les mettre en œuvre, le nouveau maire prévoit des hausses d'impôts. Pour cela, il va devoir convaincre les autorités démocrates de l'Etat, qui renâclent à les augmenter, à commencer par la gouverneure Kathy Hochul, candidate à sa réélection en novembre. En revanche, Zohran Mamdani ne devrait pas se heurter à l'hostilité de Donald Trump, en tout cas, pas immédiatement. Les deux hommes se sont rencontrés le 21 novembre et contre toute attente, cela s'est plutôt bien passé. « Le président a été séduit par le personnage qui est, comme lui, une sorte d'outsider qui a tout renversé sur son passage, notamment l'establishment de son propre parti », explique à RFI Serge Jaumain, professeur d'histoire contemporaine à l'Université libre de Bruxelles. Le président est également content que le Parti démocrate ait « une sorte d'épine dans le pied. Zohran Mamdani incarne la gauche du parti et il fait peur à un certain nombre d'eléecteurs plus centristes », analyse l'universitaire. Malgré tout, la stratégie du trentenaire de mettre l'accent sur la vie chère plutôt que sur la défense de la démocratie pourrait bien inspirer son camp. Sur la forme, Zohran Mamdani avait également innové en menant une campagne joyeuse et en jouant la carte de l'espoir. Une recette que le parti démocrate pourrait appliquer pour les élections de mi-mandat. À dix mois de l'échéance, le débat n'est toujours pas tranché. Donald Trump a bien tenté de contester la victoire de Joe Biden en 2020 Mercredi 31 janvier, à la demande de l'ancien procureur spécial, Jack Smith, la commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants a publié le compte-rendu de son audition qui avait eu lieu à huis clos, le 17 décembre, explique le site Axios. Selon l'ex-magistrat, sans Donald Trump, il n'y aurait pas eu d'assaut du Capitole, le 6 janvier 2021. « Notre enquête a conclu, au-delà de tout doute raisonnable, que le président Trump s'est livré à un stratagème criminel visant à renverser les résultats de l'élection présidentielle de 2020 et à empêcher le transfert légal du pouvoir », a-t-il affirmé, comme le relève le New York Times. Donald Trump est également coupable d'avoir a délibérément conservé des documents confidentiels après avoir quitté le pouvoir, en janvier 2021, toujours selon l'ancien procureur. Lors de son audition, Jack Smith a également défendu son enquête. Il aurait procédé de la même manière avec un président démocrate, assure-t-il. Il affirme avoir fait preuve d'impartialité, avoir travaillé en toute indépendance et n'avoir reçu aucune instruction de la part de Joe Biden, précise Axios. Jack Smith en est certain : si Donald Trump avait été jugé, il aurait été condamné, souligne Politico. Mais comme le veut l'usage, il a dû abandonner toute poursuite pénale à son encontre dès qu'il a été élu président. Comme le raconte le New York Times, Jack Smith « s'est efforcé de démonter le récit selon lequel le président est une victime innocente, persécuté par ses opposants qui instrumentalisent les lois ». L'ancien magistrat sait que Donald Trump va, malgré tout, chercher à se venger. Au Mexique, encore des progrès à faire en matière des droits des femmes Comme le raconte le journal Milenio, dans l'État de Morelos, les partis politiques refusent la parité homme-femmes. La justice avait ordonné que plus de la moitié des postes de maires de cet État soit réservée aux femmes. Une liste de villes n'ayant jamais été dirigées par une femme ou alors il y a très longtemps, avait été dressée, poursuit Milenio. 21 des 36 communes de Morelos étaient, donc, censées élire des femmes à leur tête lors des prochaines élections, en 2027. Mais les partis politiques s'y sont opposé et le Congrès de Morelos a voté une autre règle. Seul un tiers des communes reviendront bien à des femmes. Une décision que dénonce Perla Pedroza de l'Observatoire de la parité et de la violence politique et de genre de Morelos. À Milenio, elle explique pourquoi il faut absolument réserver des postes aux femmes. Elle cite l'exemple d'une ville où lors des dernières élections, un seul homme s'est présenté face à plusieurs femmes. Il a été élu. « Ce n'est pas parce que nous, les femmes, nous ne savons pas gérer une ville ou que nous n'avons pas d'autorité ; c'est parce que les partis ne nous donnent pas de budget et que les gens sont toujours machistes », témoigne cette féministe. En Argentine, les « bureaucrates de la corruption » La Nacion s'est penché sur « les fonctionnaires et les intermédiaires » qui opèrent dans les coulisses du pouvoir « pour piller l'État », ceux qui touchent des pots-de-vin au sein même des administrations, le tout en étant protégés par certains de leurs supérieurs. La Nacion résume les principales affaires qui ont secoué le pays ces dernières années, calculent pour chacune d'entre elles, les sommes perdues par l'État (4 milliards de dollars, par exemple, dans l'affaire VTV - des fonctionnaires qui faisaient sauter des PV). Le journal propose, enfin, des solutions : réduire les pouvoirs arbitraires accordés aux fonctionnaires ou donner la possibilité aux citoyens de s'adresser à différentes personnes. Il ne faut plus qu'une seule personne puisse accorder ou retirer un avantage à quelqu'un, résume La Nacion. La police haïtienne veut récupérer Port-au-Prince En Haïti, mardi 30 décembre, la police nationale a récupéré un important arsenal lors d’une opération à Bel-Air dans le fief du chef de gang connu sous le nom de Jamesley. « Cela fait plusieurs semaines que la PNH essaie de reprendre le contrôle du centre-ville de Port-au-Prince. Elle lance désormais des attaques alors qu'avant, elle était surtout dans un mode défensif », précise Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste. Dans la capitale, rares sont les quartiers qui échappent encore aux gangs. Hier, malgré les coupures de courant et l'insalubrité, on a fêté la nouvelle année. « Dans les quelques zones que ne contrôlent pas les bandits, les festivités durent depuis plusieurs jours », raconte le journaliste. Le 31 décembre au soir, le Premier ministre s'est d'ailleurs rendu au Champ de mars. « Mais par peur, le public n'a pas répondu présent », précise Frantz Duval. « En 2026, des grandes batailles attendent le pays : il faudra retrouver le chemin de la démocratie et organiser des élections », insiste le patron du Nouvelliste.
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En Haïti, l’hôpital La Paix s’organise face à l’afflux de patients

En Haïti, l’hôpital universitaire La Paix est l’un des rares hôpitaux publics du pays à fonctionner encore correctement. Lorsqu’il a visité l’hôpital universitaire La Paix au début du mois, Le Nouvelliste a découvert un établissement métamorphosé. Alors qu'il avait longtemps été perçu comme insalubre et incapable de fournir des soins adéquats, l'hôpital La Paix est aujourd'hui propre, climatisé, doté de tous les services spécialisés, opérationnels 24h sur 24, avec des patients dont le nombre a doublé en trois ans. Une transformation permise grâce à l'aide de l'Organisation panaméricaine de la Santé, la branche régionale de l'OMS. Cet appui sera certainement décisif dans les prochains mois, avec le déploiement annoncé de la Force multinationale de répression des gangs (FRG), et une éventuelle intensification des opérations. L'hôpital, rapporte Le Nouvelliste, est désormais prêt à prendre en charge 30 à 40 blessés par balle par jour. Dans la commune de Delmas, les habitants de plusieurs quartiers célèbreront le passage à la nouvelle année dans le noir, faute d'éclairage public. Mais « selon toute vraisemblance, écrit Le Nouvelliste, ni l’obscurité ni la situation socio-économique difficile n’auront raison de la joie de vivre des habitants. La fête, même dans le noir, devient un symbole de résilience et de courage d’une population prise en étau entre instabilité politique, insécurité et difficultés économiques. » Une opération secrète qui fait beaucoup parler Le président colombien Gustavo Petro a indiqué hier que l’opération secrète menée la semaine dernière au Venezuela par la CIA, rendue publique lundi par son homologue américain, avait visé une fabrique de cocaïne dans le port de Maracaibo, dans l'ouest du pays. Le Wall Street Journal relève que ce n'est pas la première fois que Donald Trump communique ainsi sur des opérations censées restées secrètes. Ce qui provoque un certain désarroi chez les responsables de la CIA. CNN, de son côté, reproche à l'administration américaine de sembler naviguer à vue dans cette confrontation qui ne cesse de s'aggraver. « Ni Donald Trump ni ses principaux conseillers en politique étrangère n’ont esquissé de scénario de sortie », constate CNN qui redoute un nouveau bourbier. Chaos à la Sécu La Sécurité sociale américaine termine l'année dans la tourmente, raconte le Washington Post. En cause, les milliers de licenciements et de démissions qui se sont produits ces derniers mois, et qui entraînent aujourd'hui une saturation des services désormais occupés par un personnel souvent inexpérimenté. Résultat : des situations kafkaïennes pour les usagers. Et notamment pour Aimé, un Camerounais dont l'identité avait été mal enregistrée à son arrivée aux États-Unis il y a deux ans. On avait remplacé son prénom par son nom de famille. Il avait jusqu'à mi-janvier pour faire corriger ces informations sur son permis de conduire, indispensable pour aller travailler. Sauf que le premier rendez-vous qu'on lui propose... est le 9 février. Les habitants de Culiacan entre deux feux Les habitants de la ville de Culiacan, au Mexique, sont pris entre les feux croisés de deux camps de narcotrafiquants. Une guerre interne au sein du cartel de Sinaloa oppose les fils d'El Chapo au groupe d'El Mayo, le criminel arrêté aux États-Unis a l’été 2024. Les autorités déployées en masse sur place ne sont pas parvenues à endiguer cette vague de violence. Officiellement, le conflit a fait plus de 2 000 morts, et au moins autant de disparus. Toute cette violence laisse des traces : les deuils et les traumas chez les habitants que Gwendolina Duval, notre correspondante à Mexico, a rencontrés. Les violences faites aux femmes en hausse au Brésil Plus de 1180 féminicides ont été recensés cette année au Brésil, une augmentation de 36%. Plusieurs cas ont marqué les esprits, comme celui d’un homme qui a écrasé sa compagne avec sa voiture avant de la traîner sur plus d'1 kilomètre. Elle est aujourd'hui amputée des deux jambes. En ce mois de décembre, plusieurs manifestations contre les féminicides ont eu lieu dans tout le pays, comme le rapporte notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.
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Première frappe terrestre américaine au Venezuela

La première intervention terrestre des États-Unis au Venezuela a eu lieu la semaine dernière. Donald Trump l'a révélée dans une interview diffusée à la radio, vendredi 26 décembre. Lundi 29 décembre, il a donné quelques détails : c'est un quai situé sur la côte vénézuélienne, qui servait à des trafiquants de drogue à charger des bateaux, qui a été détruit. CNN et le New York Times affirment que c'est la CIA qui a mené la frappe, sans doute mercredi selon le quotidien. Selon ces médias, une frappe de drone a anéanti une installation portuaire utilisée par le gang Tren de Aragua et a fait aucun mort. Cette opération est avant tout symbolique, explique l'une des sources anonymes citées par CNN, car il y a énormément d'installations portuaires de ce genre au Venezuela. D'ailleurs, l'affaire n'a fait grand bruit dans le pays. Mais pour le New York Times, cette frappe marque « le début d'une phase plus agressive dans la campagne que mène l'administration Trump contre le gouvernement Maduro ». Elle « pourrait accroître considérablement les tensions entre les États-Unis et le président vénézuélien », acquiesce CNN. Comment JD Vance a réussi à convaincre Elon Musk de ne pas créer de parti politique Souvenez-vous, c'était au printemps dernier : la fin de la bromance entre Donald Trump et Elon Musk, les insultes par réseaux sociaux interposés et cette promesse du milliardaire de créer un troisième parti politique qui suscite des inquiétudes au sein du camp MAGA. Le Washington Post raconte comment en coulisses, JD Vance, qui a peur pour les mid-terms, fait tout pour que Musk renonce à son projet. Il demande leur aide aux proches d'Elon Musk, promet de soutenir son candidat à la tête de la Nasa... Et ça marche ! Aujourd'hui, Donald Trump et Elon Musk sont à nouveau en bons termes, écrit le quotidien. Une trêve toutefois fragile, relève encore le journal qui met en garde Donald Trump et JD Vance qui aimerait compter sur Elon Musk pour la présidentielle de 2028 : quand le milliardaire soutient financièrement quelqu'un, il attend beaucoup en retour. Il aime « accaparer l'attention et veut orienter la politique selon sa propre vision du monde », écrit le Washington Post. À lire aussiDonald Trump dit que les États-Unis ont détruit un quai lié, selon lui, au narcotrafic au Venezuela Hausse « historique » du salaire minimum en Colombie En Colombie, la décision du président d'augmenter de plus de 23% le salaire minimum à partir de jeudi 1er janvier, provoque des réactions, pas seulement positives. « C'est un jour de fête pour les travailleurs et les classes populaires », s'est réjoui hier la Centrale unitaire des Travailleurs, rapporte El Tiempo. Les syndicats qui avaient demandé une hausse de 16%, ne s'attendaient pas à une telle augmentation. Mais ce cadeau de Noël passe mal auprès des patrons, prévient El Espectador  qui dans un article, se propose de décrypter « le bon, le mauvais et le laid » de cette décision. « Lo bueno, lo malo y lo feo » en espagnol, un jeu de mots car c'est aussi la traduction du film «  Le bon, la brute et le truand ». Avec cette augmentation bien supérieure à l'inflation, le président espère relancer l'économie, explique le quotidien. Mais attention, préviennent les chefs d'entreprises et des experts, c'est surtout l'inflation et les dépenses publiques qui risquent de s'emballer. La méthode employée par Gustavo Petro fait aussi débat. Le président a pris cette décision tout seul, ce que dénonce l'Association des entrepreneurs de Colombie. Il « a créé le concept de "revenu minimum vital", sans une discussion large, ouverte et démocratique », rapporte El Tiempo. Comme le souligne El Espectador, à quelques mois de la présidentielle, l'opposition y voit « un calcul électoral ».   Haïti : accusations d'une ONG contre la police Gazette Haïti se fait l'écho d'une lettre envoyée par le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) à l'Inspection générale de la police, dans lequel cette ONG dénonce la « connivence » entre des membres des forces de l'ordre et trois gangs dans l'Artibonite. Au moins sept agents « sont accusés d’avoir vendu des munitions et des armes, ainsi que de fournir des informations stratégiques de la Police nationale d’Haïti (PNH) aux groupes criminels lors des opérations policières », de les former et de gérer avec eux des « postes de rançonnement », explique le journal. Des membres des gangs auraient même infiltré les forces de l'ordre déployées dans l'Artibonite. Le Réseau national de défense des droits humains demande une enquête et des sanctions. Comment lutter contre la corruption en Haïti En Haïti, la plateforme Ensemble contre la corruption a présenté sa feuille de route sous l’égide du programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Ce document est le fruit de plusieurs mois de travail avec de nombreux acteurs de la société civile et des représentants d’institutions publiques telles que le ministère de l’Économie et l’Unité de lutte contre la corruption. Cette feuille de route contient une vingtaine de propositions que détaille Edouard Plautre, le secrétaire exécutif d’Ensemble contre la corruption qu'a interrogé Romain Lemaresquier. Du progrès dans la préservation des iguanes des Galapagos L’archipel des Galapagos a beau être isolé dans le Pacifique, à 1000 kilomètres du continent, il n’est pas à l’abri des trafiquants d’espèces protégées. Il a beaucoup été question ces dernières années, de vols de bébés tortues géantes, mais la contrebande touche aussi les iguanes terrestres et marins. Il y a quelques semaines, la vingtième réunion de la Convention sur le commerce international des espèces menacées de faune et flore sauvages (Cites) qui s'est déroulée en Ouzbékistan, a débouché sur une bonne nouvelle pour les défenseurs des iguanes des Galapagos. Ces animaux ont été déplacés de l’appendice 2 à l’appendice 1. Leur commerce est, donc, désormais interdit, sauf pour des fins scientifiques. Reportage de notre correspondant en Equateur, Eric Samson. Le journal de la 1ère On connaît le nombre exact d'habitants en Guyane.
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La fin des visas américains pour les Haïtiens: «une décision discriminatoire»

L’administration de Donald Trump multiplie les coups de boutoirs contre l’immigration. Dans son viseur : les pays considérés comme pauvres, dont Haïti. Dès jeudi 1er janvier, Washington suspendra l’octroi de visas aux ressortissants haïtiens. Après la fin du TPS [Temporary Protected Status], c’est un nouveau coup dur pour les migrants, encore plus pour les familles déjà installées aux États-Unis qui comptaient sur le rapprochement familial. Pour Farah Larrieux, présidente de l’association des Haïtiens de Miramar aux États-Unis, la suspension des visas aux ressortissants haitiens est « une décision discriminatoire qui cause la panique, le désarroi et de l’incertitude chez les migrants haïtiens ». Des migrants qui vivent dans la peur depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, même ceux qui ont des papiers, explique encore Farah Larrieux au correspondant de RFI à Port-au-Prince, Peterson Luxama. ICE change de stratégie pour arrêter plus de migrants Depuis juin dernier, la police américaine de l'immigration [ICE] ne procède plus de la même manière. Afin de faire plus de chiffres, les agents d'ICE ne vont plus arrêter les migrants détenus en prison ; désormais, ils les traquent dans leurs quartiers, écrit le Washington Post qui a analysé des données publiques. Ils les arrêtent dans des lieux publics, à leur travail et même chez eux. Une nouvelle manière de faire qui « fonctionne », si l'on peut dire : environ 17 500 arrestations en septembre, dernier mois pour lequel les chiffres complets sont connus. Du jamais vu depuis octobre 2011, souligne le quotidien américain. Plus de 60% des personnes arrêtées dans ces conditions depuis le mois de juin n'avaient pas de casier judiciaire et ne faisaient l'objet d'aucune poursuite. Parmi celles déjà condamnées, beaucoup l'avaient été pour avoir enfreint le code de la route. Or, souligne le Washington Post, « les autorités insistent sur le fait que les agents de l'immigration ciblent les criminels violents, "les pires des pires" ». Mais comme le gouvernement s'est fixé pour objectif un million de personnes renvoyées des États-Unis à la fin de la première année du second mandat de Donald Trump et que le conseiller à la sécurité intérieure du président réclame 3000 arrestations par jour, il faut ratisser large, explique le Washington Post. Des arrestations à tout va qui coûtent cher, qui demandent plus de moyens humains, estiment des experts consultés par le journal, et surtout qui sont plus dangereuses pour le public. Et ça, c'est le site internet d'ICE lui-même qui le dit. À lire aussiÉtats-Unis : l'administration Trump veut transformer des entrepôts en centres de détention pour migrants ICE investit dans l'intelligence artificielle Comme le raconte le journal mexicain Milenio, la police de l'immigration des États-Unis a lancé un appel d'offres en novembre dernier, afin de localiser davantage de migrants. Dix entreprises ont été sélectionnées. Parmi elles, une société spécialisée dans l'IA qui n'emploiera pas de vraies personnes, mais uniquement des techniques d'intelligence artificielle pour retrouver la trace de migrants recherchés par l'administration Trump grâce à leur géolocalisation, aux services qu'ils utilisent ou bien encore à travers leur famille et amis. Chaque mois, chaque entreprise se verra confier la dernière adresse connue de 50 000 étrangers, explique Milenio, et pour chaque migrant retrouvé, elle touchera 300 dollars. À lire aussiAux États-Unis, l’administration Trump instrumentalise Noël pour s’en prendre aux migrants 2026, une année pleine de défis pour Haïti Cela fera alors dix ans que le pays n'a pas connu d'élection présidentielle, cinq ans que Jovenel Moïse a été assassiné et cinq ans que les gangs sont entrés dans Port-au-Prince, « les petits monstres d'hier » devenus « les ogres d'aujourd'hui » à cause du pouvoir, de l'opposition, des trafiquants de drogue et d'individus convaincus qu’il faut des armes pour sécuriser leurs biens et leurs activités économiques, accuse Le Nouvelliste. En 2026, il faudra que cela change si l'on veut sauver le pays alors que certains pays de la région ont basculé à droite, juge encore le journal. « Mais comment faire ? » se demande Alterpresse . Haïti n'a pas les « moyens matériels, humains et institutionnels » pour « répondre rapidement et efficacement à une crise d’une telle ampleur », estime l'agence de presse qui appelle à y croire mais à faire preuve de patience. Seul un « processus progressif, ciblé, tenant compte des segments de l’État qui peuvent être récupérés à court terme et de ceux qui ne le pourront pas immédiatement » peut fonctionner. À lire aussiHaïti: à Port-au-Prince, un Noël étouffé par l’insécurité et la crise économique Les étudiants canadiens ont recours aux banques alimentaires Au Canada, si l’inflation ralentit, les prix des denrées alimentaires eux, continuent de flamber. Ils sont au plus haut depuis 2023. Les étudiants, déjà fragilisés par la crise du logement, en font les frais. Pour la moitié d'entre eux, se nourrir est devenu une préoccupation quotidienne. Des milliers d'entre eux sont obligés d'avoir recours à la solidarité. Reportage de Nafi Alibert, à l’université du Québec à Montréal. Le journal de la 1ère Au Suriname, neuf personnes ont été tuées ce week-end par un homme qui présentait des troubles psychiatriques. A Saint-Laurent du Maroni, en Guyane, deux jeunes hommes ont été grièvement blessés par balle ce lundi matin, de l’autre côté de la frontière. 
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En Équateur, la lutte contre les grossesses adolescentes

Plus d'1,6 million d'adolescentes accouchent chaque année en Amérique latine, une toutes les 20 secondes. L’Équateur est durement touché par ce phénomène, avec 88 accouchements de mineures par jour. La vice-présidente María José Pinto a demandé au président Noboa d’être chargée de réduire le phénomène des grossesses chez les jeunes filles et les adolescentes.   La jeune Afroéquatorienne Susana Sánchez a eu sa fille à 16 ans et son fils peu après. Elle vit aujourd’hui tranquillement à Nuevo Rocafuerte, mais n’oublie pas une enfance difficile après la mort de sa mère.  “J’avais 15 ans quand j’ai connu le père de ma fille. C’était une porte de sortie", explique-t-elle. Ce schéma se répète dans les régions d'Amazonie. “Les chiffres sont terrifiants. 4 gamines entre 10 et 14 ans accouchent chaque jour en Équateur et 84 adolescentes entre 14 et 19 ans”, s'inquiète la vice-présidente María José Pinto. C'est le reportage de notre correspondant en Équateur, Eric Samson, dans la région amazonienne de Nuevo Rocafuerte, tout près de la frontière péruvienne. Au Mexique, l'essor de la lucha extrema Au Mexique, berceau de la lucha libre, sorte de catch théâtral et particulièrement apprécié des Mexicains, une nouvelle déclinaison de ce sport est apparue dans les zones défavorisées des alentours de Mexico, la lucha extrema, une forme ultraviolente de lucha libre, où la traditionnelle « fausse » bagarre est remplacée par de vrais coups. Plus le sang coule, plus le spectacle est réussi. Un reportage de Marine Lebègue, correspondante de RFI à Mexico. Nicolás Maduro libère 99 prisonniers vénézuéliens Au Venezuela, 99 personnes emprisonnées après la présidentielle de 2024 ont été libérées. Le média vénézuélien d'opposition El Nacional publie sur son site la liste des prisonniers libérés déjà identifiés : il en compte 33. Parmi eux, des hommes, des femmes et des adolescents.  Le quotidien colombien El Espectador rappelle le contexte de leur incarcération : leur lien présumé avec les manifestations de 2024. Après la réélection controversée de Nicolás Maduro, les opposants au président réélu évoquaient des fraudes. À ce moment-là, plus de 2400 personnes avaient été arrêtées par le régime. De nombreux médias font le lien entre ces libérations et les tensions avec les États-Unis. L'édition sud-américaine du quotidien El Pais souligne "un geste calculé du régime pour alléger la pression, sans pour autant manifester de faiblesse ni de magnanimité excessive".  Le média nuance donc l'ampleur de ces libérations et rappelle que près de 1000 prisonniers vénézuéliens sont toujours incarcérés. El Pais l'assure, cette annonce n'est pas le signe d'une politique de détente avec l'opposition. C'est même le contraire, "la pression de Washington fournit au gouvernement Maduro des arguments supplémentaires pour radicaliser sa politique de répression des opposants". Frappes de Washington contre l'État islamique au Nigéria  Le New York Times rappelle qu'en novembre dernier, le président américain avait déjà menacé l'organisation terroriste de frappes si elle ne cessait pas les attaques sur les chrétiens nigérians. Donald Trump n'avait alors pas précisé à quelles attaques il faisait référence, selon le quotidien new-yorkais. Le média AXIOS, lui, revient sur les violences au Nigéria, le pays le plus peuplé d'Afrique où plus de 12 000 personnes ont été tuées par divers groupes cette année. Le média en ligne POLITICO rappelle que le Nigeria a déjà déclaré que les chrétiens n'étaient pas persécutés dans le pays et cite un chercheur de l'Institut d'études de sécurité Afrique : « La crise est bien plus complexe qu'une simple analyse religieuse ne le laisse entendre. » En Californie, des fêtes de Noël cauchemardesques La Californie, déjà marquée par des incendies, des pluies et des vents forts ces derniers mois, est touchée depuis quelques jours par des pluies torrentielles. Signe de la gravité de l'évènement, l'état d'urgence a été décrété par le gouverneur Gavin Newsom. Une image dans le Los Angeles Times permet de comprendre l'ampleur des pluies. On y voit Misty Cheng, une comptable de 49 ans dans sa cuisine à Wrightwood, au nord de Los Angeles. Le regard triste, elle se tient accroupie sur une gigantesque coulée de boue, qui a envahi sa maison, une maison qu'elle était en train de rénover. L'intérieur est complètement recouvert par un amas de pierres et de terre, on voit à peine sa gazinière, le dossier d'une chaise dépasse des débris. La faute à un glissement de terrain qui s'est produit le 24 décembre dans une zone déjà ravagée par des incendies au début de l'année 2025. Le Los Angeles Times rappelle le bilan de la semaine : trois personnes sont mortes dans les inondations et les glissements de terrain en Californie. En Haïti, les marchés de Noël ont fait carton plein.  Ayibopost revient sur les évènements qui se sont tenus cette année aux Gonaïves, au Cap-Haïtien et à Anse-à-Pitre. Des marchés qui ont réuni des centaines d'exposants, d'artisans locaux et qui ont attiré beaucoup de visiteurs.  Ils étaient plus de 15 000 aux Gonaïves.   Le média haïtien rappelle que les artisans rencontrent de plus en plus de difficultés à vendre leurs produits en raison de l'absence quasi totale de touristes étrangers. Dans ce contexte, les marchés de Noël offrent un espace qui permet de renouer avec un public local et, selon les organisateurs, de susciter chez les jeunes Haïtiens l’envie de se lancer dans l’entrepreneuriat.
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Pérou : un village allemand en pleine forêt tropicale

Imaginez, vous vous baladez, dans une forêt tropicale. Quand tout à coup, des odeurs de Saucisse de Francfort et de salade de pomme de terresviennent vous chatouiller les narines. Non vous n'êtes pas à Berlin mais bien au Pérou, coincé quelque part entre les Andes et l'Amazonie. Bienvenue à Oxapampa. C'est ici, que des colons allemands ont posé leur valise il y a 150 ans et leurs descendants comptent bien conserver les traditions. Un reportage de Martin Chabal   Oxapampa, petite ville de près de 20 000 habitants nichée au cœur des Andes tropicales péruviennes, semble tout droit sortie de la Forêt-Noire allemande. Fondée au milieu du XIXᵉ siècle par des colons austro-allemands, leurs descendants revendiquent encore aujourd’hui cet héritage singulier. Chaque année, ils célèbrent leurs origines lors d’un défilé coloré et parfois kitsch, mêlant costumes traditionnels, chars décorés et musique folklorique. Cette fête raconte l’histoire des familles fondatrices, comme celle des Albergrin, et intrigue les touristes, surpris de découvrir une culture germanique transplantée au cœur de la jungle andine.  Nasry Asfura déclaré vainqueur de l’élection présidentielle au Honduras  La presse revient largement sur cette proclamation qui intervient après des semaines de vives contestations postélectorales et d’un climat d’incertitude qui a tenu la population en haleine, écrit le journal Processo. Connu du grand public sous les surnoms de « Tito » ou « Papi a la orden », Nasry Asfuras’emploie à projeter l’image d’un candidat proche des gens, écrit la chaîne CNN en espagnol. S’il accède à la présidence du Honduras, le président élu devra aussi répondre à d’autres enjeux majeurs, estime CNN: la crainte des Honduriens face aux fraudes de la classe politique, la situation économique, l’emploi et la corruption, qui figurent parmi les principales préoccupations de la population. Bien que l’homme d’affaires promette « un gouvernement transparent » dans lequel le peuple « puisse avoir la certitude que ses fonds et ses impôts sont bien gérés », il lui faudra construire cette légitimité au sein d’un Parti national du Honduras terni par des affaires de corruption et par la condamnation pour narcotrafic de l’ancien président et dirigeant du parti, Juan Orlando Hernández.    Si les résultats du scrutin sont validés définitivement, cette l’élection représenterait aussi une victoire pour le président américain Donald Trump. C’est ce qu’on peut dans le New York Times. Le journal rappelle que Donald Trump a apporté son soutien au candidat conservateur, quelques jours avant le scrutin. Le président a déclaré sur les réseaux sociaux qu’ils pourraient travailler ensemble pour faire face aux « narco-communistes » — un terme péjoratif désignant le parti de gauche au pouvoir au Honduras et ses alliés dans la région, notamment le Venezuela — et pour acheminer de l’aide vers le pays.  Aux Etats-Unis, des millions d’enfants ont pu suivre la trajectoire du Père Noël.   Encore une fois, le père Noël est traqué par le très sérieux Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, le NORAD. C’est à la Une de Newsweek. Ce qui a commencé par un appel téléphonique composé par erreur en 1955 est devenu une tradition très appréciée. A l’époque, un enfant a appelé le NORAD par accident. L’officier de service, le colonel Harry Shoup, a joué le jeu, lançant ainsi ce rendez-vous annuel. Une tradition à laquelle même les présidents n’y échappent pas. Donald Trump a ainsi parlé aux jeunes auditeurs via le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord. Lors de ses conservations il a assuré de veiller à ce que le père Noël est sage et qu’il n’y ait pas de mauvais père Noël qui s’infiltrent dans le pays. Après avoir décroché le téléphone, il a publié un message virulent, souhaitant un « Joyeux Noël à tous, y compris – je cite - à la racaille d’extrême gauche ».   Haïti :  « Réveillez-vous »   C’est le titre de l’éditorial de Frantz Duval qui était en direct dans le  journal pour parcourir la Une du Nouvelliste. Le rédacteur en chef estime qu’en « rêvant d’un meilleur avenir, le peuple haïtien, ces dernières années, a accordé foi à des bonimenteurs. Sans mettre la main à la pâte, le pays a livré son destin au Conseil présidentiel de transition et espère des miracles de la Force de répression des gangs. Il n’en sera rien si chaque Haïtien n’est pas éveillé et vigilant », écrit Frantz Duval qui revient aussi sur l’attaque en mer déjouée par les autorités haïtiennes.  Journal d'Outre-mer la 1ère   La Guadeloupe a rendu hommage aux 344 premiers travailleurs indiens débarqués le 24 décembre 1854 à bord du trois-mâts L'Aurélie.  
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En Colombie, les LGBTQI+ victimes des groupes armés

Les accords de paix signés en 2016 entre le gouvernement colombien et les FARC ont ouvert une nouvelle phase du conflit armé. Aujourd’hui encore, il y a des groupes armés actifs dans le pays. Ils constituent une menace directe pour les populations LGBTQI+, déjà durement éprouvées avant le processus de paix par des décennies de violences sexuelles, de menaces, de disparitions forcées et d’assassinats ciblés. Un dossier de Sarah Krakovitch.   Les groupes armés imposent des normes de genre strictes dans les territoires qu’ils contrôlent et font des personnes LGBTQI+ des cibles privilégiées de la violence. Selon l’International Crisis Group, les guérillas exploitent la vulnérabilité des minorités de genre pour asseoir leur domination territoriale, multipliant agressions, menaces et violences marquées par des préjugés transphobes. Depuis les accords de paix de 2016, la fragmentation des groupes armés a accru l’insécurité : les règles changent selon les zones et les chefs locaux, rendant toute stratégie de protection quasi impossible pour les populations LGBTQI+. Cette insécurité est palpable grâce au témoignage de Gabriela, une militante transgenre colombienne contrainte de déménager à plusieurs reprises après avoir reçu des menaces liées à son engagement. Selon l’ONG Caribe Afirmativo, 164 personnes LGBTQI+ ont été assassinées en Colombie en 2024, soit presque une tous les deux jours depuis 2023. Comment partager l'eau entre les Etats-Unis et le Mexique ? C'est l'histoire de deux voisins. D'un côté le Mexique, de l'autre les Etats-Unis. Pour arroser leurs jardins respectifs, ils se partagent des tuyaux depuis 80 ans. Mais depuis, des sécheresses sont passés par là...  les débit se sont réduits... Et le partage n'est plus équitable...Ce qui a poussé Donald Trump à dépoussiérer ce vieux traité de 1944 sur le partage de l'eau. Il reproche à México de ne plus en respecter les obligations. Depuis le Mexique s'est engagé à verser 246 millions de mètre cubes d'eau de l'autre côté de la frontière. Mais en est-il vraiment capable ? D'ailleurs est-il vraiment coupable de cette situation ? Le nouvel accord signé le 13 décembre dernier sera-t-il durable ? Joris Zylberman en parle avec le spécialiste de l'Amérique latine Jean-Louis Martin, chercheur à l'Institut français des relations internationales. Arrestations de plus en plus filmés, l’offensive médiatique de l’ICE L’ICE, l’agence fédérale chargée de l’immigration, s’est lancée dans une véritable offensive médiatique. Les vidéos montrant des arrestations musclées de migrants se multiplient sur les réseaux sociaux. Et c’est une stratégie pleinement assumée, selon le Washington Post, qui a eu accès à des milliers de messages internes de l’agence. Ces échanges montrent comment l’ICE produit et diffuse massivement ces clips, souvent filmés de manière spectaculaire, afin de répondre aux attentes de la Maison-Blanche. L’objectif est clair : montrer une action musclée, valoriser les expulsions et présenter la politique migratoire comme une bataille pour protéger le mode de vie américain. Le reportage révèle la transformation profonde du service de communication de l’ICE, devenu, sous le second mandat de Donald Trump, une véritable machine médiatique. Les vidéos sont soigneusement mises en scène : choix des images, du vocabulaire, de la musique, tout est pensé pour maximiser le partage et la viralité. Les échanges internes révèlent aussi des propos moqueurs, parfois déshumanisants, et une logique assumée de propagande, en rupture avec la communication plus neutre des administrations précédentes. Mais malgré cette offensive numérique sans précédent, le Washington Post souligne que l’impact sur l’opinion publique reste limité : une majorité d’Américains continue de voir l’immigration comme une richesse et désapprouve la gestion de Donald Trump. Journal d'Outre-mer la 1ère La compagnie aérienne Corsair a reçu le feu vert de la Commission européenne pour son plan de restructuration.
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En Haïti, les chrétiens attachés à leur foi

À une semaine de Noël, moment fort pour les chrétiens, les Haïtiens comptent bien pouvoir célébrer l'événement. À Port-au-Prince notamment, les chrétiens n'abandonnent pas la pratique de leur religion et continuent de se rendre au temple, y compris dans les zones contrôlées par les gangs. Certaines communautés trouvent des solutions pour continuer à se rassembler. C’est le cas de l’église adventiste Horeb qui se situe sur la route des Dalles, dans un quartier sous le joug du gang Tilapli. Là-bas, les fidèles trouvent toujours un moyen de venir prier. Mais pour d'autres, c'est plus compliqué. Ainsi, des églises catholiques ont dû suspendre leurs messes ou se réorganiser dans d’autres lieux. Reportage de notre correspondant en Haïti, Peterson Luxama.   En Argentine, la réforme du travail de J. Milei prend du retard Des milliers de personnes ont manifesté hier (jeudi 18 décembre) à Buenos Aires pour rejeter la réforme du travail voulue par le président qui prévoit une extension de la journée de travail de 8 à 12 heures par accord mutuel ou bien encore des restrictions au droit de grève. C'est une nouvelle «cruauté législative» imaginée par Javier Milei, juge Pagina 12. Mais, pour l'instant, son parcours législatif est retardé, se réjouit le quotidien de gauche. Le gouvernement voulait que le Sénat se prononce sur son projet de loi avant la fin de l'année. Mais il a dû tout repousser au 10 février 2026. C'est, donc, un revers pour Javier Milei, qui a pourtant remporté les législatives d'octobre 2025, mais sans majorité absolue. En réalité, hier, le président a enregistré deux défaites liées l'une à l'autre. «Une stratégie inopportune à la Chambre des députés a déclenché un ouragan au Sénat», explique le journal Clarin qui poursuit sur un ton moqueur : c'est «l'effet papillon libertarien». En effet, hier, alors qu'une commission du Sénat commençait à examiner la réforme du travail, les députés, eux, se penchaient sur le Budget 2026. Comme le raconte Clarin, l'obstination du gouvernement à vouloir faire approuver, contre l'avis du Congrès, un article réduisant les financements aux universités et les aides aux personnes porteuses d'un handicap, a braqué ses alliés potentiels qui ont décidé de bloquer sa réforme du travail au Sénat. Tout cela est inquiétant, juge, pour sa part, La Nacion car cela a créé des tensions au sein du camp de Javier Milei. «L'incapacité de satisfaire les désirs maximalistes du président (ses caprices, diront certains) a créé un terrain fertile pour raviver des conflits non résolus et rouvrir de vieilles blessures liées à des projets avortés», explique le quotidien qui pointe du doigt deux personnes, en particulier, dans l'entourage du président : sa «soeurissime» - c'est ainsi que La Nacion appelle Karina Milei - et son «super conseiller», Santiago Caputo. Entre eux, «l'animosité demeure», prévient le journal.   L'armée vénézuélienne toujours unie derrière Nicolas Maduro Dans l'océan Pacifique, une nouvelle frappe américaine a fait cinq morts jeudi (18 décembre 2025). Au moins, 104 personnes présentées comme des trafiquants de drogue par Washington, ont été tuées depuis le mois de septembre 2025. Washington qui ne relâche pas la pression sur le Venezuela dans l'espoir de faire tomber le président Nicolas Maduro. Mais, pour l'instant, l'armée continue de le soutenir, analyse le quotidien colombien El Tiempo qui s'est entretenu avec des soldats. Cette cohésion devrait perdurer au sommet de l'appareil militaire car les généraux et les amiraux «occupent des ministères et contrôlent certains secteurs de l'économie», ce qui leur permet de s'enrichir depuis des années. Si le pouvoir tombe, alors ils tombent aussi. Et ce qui les attend, ce sont «des procès à La Haye ou devant des tribunaux étasuniens» pour violations des droits humains, explique El Tiempo. Quant aux échelons intermédiaires, poursuit le quotidien colombien, ils ne se rebellent pas car ils ont peur que Nicolas Maduro les jette en prison. «Certains capitaines et lieutenants qui ont obéi aux ordres et participé à la répression, craignent d'être sacrifiés en cas de négociations», d'être les grands perdants en cas d'accord entre les élites politiques, écrit El Tiempo. Ils «font donc pression sur Nicolas Maduro pour qu'il n'abandonne pas le pouvoir sans une amnistie générale», explique une source anonyme au journal. Reste le gros de la troupe, les soldats tout en bas de l'échelle : eux, ils restent loyaux à Nicolas Maduro «par discipline». L'armée pourrait-elle finir par lâcher le président vénézuélien ? Selon El Tiempo, cela dépendra de ce qu'on lui offre. Une intervention américaine n'aurait aucun effet, juge le journal. Mais une amnistie et la garantie de poursuivre leur carrière, cela pourrait convaincre les échelons intermédiaires de soutenir un changement de régime. Or, ce sont eux qui «contrôlent les troupes et maintiennent une certaine stabilité dans le pays», fait remarquer le quotidien. Les hauts gradés, eux, sont trop mouillés dans les crimes de la dictature chaviste.   Mère à 15 ans en Guyane En Guyane, les jeunes filles mineures sont 10 fois plus nombreuses à tomber enceintes que dans le reste du pays. À l'échelle de l'Amérique du Sud, c'est même le territoire où les grossesses adolescentes sont les plus répandues. Ces filles, parfois très jeunes, âgées de moins de 15 ans pour certaines, sont en général soutenues par leur famille mais souvent stigmatisées à l'école, contraintes de choisir entre la casquette de maman et celle de lycéenne. Reportage à Cayenne d'Amélie Beaucour.   Le journal de la 1ère Sous le coup d’une enquête pour escroquerie et abus de position dominante, le Groupe Bernard Hayot (GBH) se défend.
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Programa especial La redacción de RFI en Español se moviliza para una cobertura especial de las noticias más candentes. Updated
Géopolitique, le débat Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en lumière les différents mécanismes qui régissent les rapports entre les sociétés et leur environnement. Les invités de Géopolitique confrontent leurs regards sur un sujet d’actualité internationale. Une émission présentée par Marie-France Chatin. Réalisation et technique : Mathias Golshani. Avec la collaboration de Cécile Lavolot. *** Diffusions le samedi et le dimanche à 17h10 TU vers toutes cibles. Updated
Débat du jour Un débat de société où des experts reconnus abordent une question de société et confrontent leurs points de vue. Présenté par Romain Auzouy. Préparation : Florence Pons. *** Diffusions chaque semaine du lundi au jeudi à 17h30 TU vers toutes cibles. (Heure de Paris = TU + 1 en grille d'hiver).  Updated
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