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Les Recettes du Possible by Learneuse
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Les Recettes du Possible by Learneuse

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Réapprendre à Apprendre pour Réussir

Réapprendre à Apprendre pour Réussir

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Comment apprendre une langue rapidement chez soi ?[Interview Podcast « Grandir En Langues »]

« Avoir une autre langue, c’est posséder une deuxième âme. », Charlemagne Appuyez sur “play”, pour écouter ou faites un clic droit et cliquez sur télécharger/enregistrer pour recevoir et écouter directement le fichier audio sur votre appareil. Vous trouverez ci-dessous la transcription intégrale de l’interview si vous préférez lire. Nous avons eu quelques bruits parasites durant l’interview. Heureusement, vous trouverez ci-dessous la transcription intégrale du podcast : Bonjour à tous ! Bienvenue dans le podcast « Les Recettes du Possible » animé par Johanna du blog Learneuse. Vous rêvez d’apprendre l’anglais, l’espagnol, le japonais ,mais vous n’avez malheureusement pas la possibilité de voyager. Alors comment pouvez-vous apprendre une langue rapidement quand vous êtes tout seul, chez vous ? Pour répondre à cette question, j’ai invité Anne-Lise, professeur de langue et auteur du blog « Grandir En Langues ». Quand vous aurez écouté ce podcast : Vous saurez quelle routine vous pourrez mettre en place, pour pouvoir progresser chaque jour, Vous aurez aussi une idée des applications qui peuvent vous aider à acquérir du vocabulaire et à vous entraîner à dialoguer, Et puis, Anne-lise vous donnera des conseils pour lever vos blocages à l’oral. Et à la fin de cet interview, vous comprendrez que l’apprentissage des langues, c’est aussi bon pour votre cerveau et bon pour votre épanouissement personnel. I- La devise d’Anne-Lise du blog “Grandir en Langues” : Apprendre une langue de manière positive et efficace J.A. : Merci Anne-Lise d’avoir accepté, de partager tes conseils sur le podcast « Les Recettes du Possible ».Le mieux, c’est que toi tu te présentes. Qui tu es ? Qu’est-ce qui t’as motivée à te lancer dans l’accompagnement à l’apprentissage des langues ? A.L.: Et bien écoute, merci à toi en tout cas ! C’est toujours super de pouvoir partager les choses qui nous plaisent. Je m’appelle Anne-Lise, j’habite dans l’Est de la France. Je suis 100 % francophone de naissance. C’est important quand on parle de langue de le préciser. J’ai grandi dans une famille 100% francophone, et j’ai découvert les langues normalement comme n’importe qui. Surtout pour l’allemand que j’ai appris à l’école. Et j’ai tout de suite créé un lien très fort avec l’allemand. Je l’explique pas forcément pourquoi. C’est comme avec une personne, ça passe ou ça casse. Et bien là, c’est très bien passé avec l’allemand. Et donc l’allemand m’a donné des opportunités de partir en Allemagne, de rencontrer des personnes qui parlaient allemand, de développer ça, et j’ai vraiment développé une passion pour les langues, particulièrement pour l’apprentissage des langues. Voilà pour l’histoire. Et du coup, j’ai fait des études d’allemand. De formation, je suis prof d’allemand. J’ai enseigné en collège et en lycée, à peu près pour tous les niveaux. Un peu en primaire aussi. Actuellement, j’ai décidé de changer de mode de fonctionnement dans l’enseignement. Je donne actuellement des cours particuliers et en parallèle, j’ai créé un blog qui s’appelle « Grandir En Langues »,avec une chaîne Youtube. Donc, mon but, c’est de parler d’apprentissage des langues de donner des conseils, des ressources, des astuces pour apprendre les langues.Vraiment mon truc c’est d’apprendre une langue de manière positive, de manière efficace mais positive, avec le sourire, en passant par des choses avec le plaisir, avec des aspects ludiques. des choses qui font du bien, qui parlent à tout le monde, à chacun,etc…et de montrer que tout le monde peut réussir en langues. C’est important, c’est pas impossible. Mais c’est important de s’écouter et de se faire plaisir quand on apprend quelque chose. Voilà ! II- Apprendre une langue rapidement chez soi : que faire quand on n’a pas l’occasion de voyager ? S’immerger dans la langue au quotidien J.A. : D’accord, rien qu’en t’écoutant, ça donne envie ! Parce qu’en fait parmi les auditeurs de Learneuse, il y a des personnes qui veulent se remettre aux langues, pour les besoins d’un examen ou d’un concours ou tout simplement pour le plaisir. Le souci c’est que tout le monde ne peut pas… n’a pas l’occasion ou l’opportunité, ou les moyens de voyager, de partir à l’étranger pour s’immerger dans une langue. Et j’ai beaucoup de personnes qui essaient de se remettre aux langues chez elles, toutes seules. Pour l’avoir fait moi-même, je sais que ce n’est pas forcément évident. Surtout quand on a appris les langues à l’école au niveau scolaire ! On a tous en tête l’apprentissage des déclinaisons, des verbes irréguliers. C’est pas forcément fun ! Donc justement, le sujet sur lequel je voulais partager avec toi, c’est comment on peut faire pour apprendre une langue, de chez soi et seul ? A.L. : Pour apprendre une langue efficacement, surtout en tant qu’adulte, ce qui est important, c’est justement d’arriver à sortir de ce cadre scolaire. Parce que souvent, l’école nous donne des bonnes bases pour apprendre une langue. Je vais pas critiquer les profs. En fait, c’est dans un cadre scolaire. On va pas vraiment découvrir la langue en tant que telle. En fait, c’est quelque chose qui se vit. C’est quelque chose vraiment qui doit se ressentir et se vivre. Et ce que je dis, c’est que pour apprendre une langue efficacement en fait, il faut que la langue étrangère, elle soit une habitude, quelque chose de normal pour notre cerveau et pour nous. En fait, une langue étrangère, ça porte bien son nom. Au départ, c’est étranger,donc pour notre cerveau, c’est quelque chose qui va être difficile parce que ça sort de notre zone de confort. ça sort de ce qui est connu en fait. Et l’enjeu, ça va être de petit à petit créer des habitudes, de créer des choses qui vont faire que la langue va être moins en moins perçue par notre cerveau et donc par nous, comme quelque chose qui fait peur. Donc, ça c’est pour l’aspect théorique. J.A. : D’accord, oui. A.L. : Pour le concret, il faut faire des choses qui font plaisir, des choses du quotidien, et d’essayer de le faire le plus possible dans la langue étrangère. Par exemple, écouter la radio dans la langue étrangère, regarder des films dans la langue étrangère, faire des jeux dans une langue étrangère, faire des recettes de cuisine, écouter les infos, lire des articles de journaux etc…suivre des blogs aussi, suivre des chaînes youtube de personnes qui parlent la langue. Faire des trucs en fait, c’est important je pense qu’en tant qu’adulte, quand on reprend, de faire des choses qui nous font plaisir ou qu’on connait et dans lequel on trouve du sens en fait. Et, dans ces activités, on va utiliser la langue pour faire ces activités. Et ce sera beaucoup plus efficace. Après rien n’empêche, si on a besoin de soigner des petits points de grammaire, parce que, la grammaire ça permet parfois de ……on a besoin de comprendre l’aspect théorique. Mais après, vraiment, pour pouvoir parler, pour pouvoir comprendre et tout, il faut que ce soit une habitude, il faut que ce soit quelque chose qu’on ressent et qu’on vit. Voilà ! Je sais pas si je réponds à la question ? J.A. : Si ! Si ! Tout à fait parce que justement, souvent, quand on se dit, tiens, je vais reprendre une langue je vais acheter un petit manuel de grammaire, d’orthographe,faire des exercices, c’est vrai qu’on se rend bien compte qu’on n’arrive pas à intégrer de manière durable. Mais je trouve que c’est intéressant ce que tu dis. En fait , on part de quelque chose qu’on aime faire dans notre quotidien,et puis, simplement la langue est un support comme un autre. En fait, on créé les conditions d’immersion mais chez nous. C’est ça que tu es en train de nous dire en fait. On pratique, chez nous, mais à travers des activités qu’on aime faire. Les clés pour apprendre rapidement une langue seul  A.L. : En fait pour moi, il y a deux clés qui sont les clés pour ouvrir les portes pour apprendre efficacement en langue. c’est faire des choses qui nous font plaisir. Alors faire plaisir, c’est large. Parfois, il y a des choses qui vont moins nous faire plaisir que d’autre. Mais si on fait un truc qui nous saoûle au plus haut point ou si on lit un article de journal sur un sujet qui nous intéresse pas et en plus dans une langue étrangère, l’efficacité va être très très minimale. Donc déjà se faire plaisir et ce qui nous intéresse et la régularité par contre. J.A. : Et la régularité ! Je vais revenir là-dessus sur la régularité. Donc du coup, on recrée ces conditions d’immersion chez soi. Est-ce que tu as un conseil à donner…par exemple, est-ce qu’on doit commencer par lire, par écrire ou plutôt par écouter. Est-ce qu’il y a un ordre dans lequel il faut procéder en fait ? A.L. : Alors, là je dirais qu’il faut faire en premier. En fait, c’est les 5 compétences. Du coup, en langue, il y a la compréhension de l’oral ,la compréhension de l’écrit, l’expression orale, l’expression écrite, les compétences orales. je dirais qu’il faut prendre la compétence au début dans laquelle on est la plus à l’aise. Si on aime lire, alors on va commencer par lire. J.A. : D’accord. A.L.: si on aime beaucoup regarder des séries, regarder des films, et ben on va commencer par regarder des séries. En général, ce qui est le plus facile au début, c’est la compréhension orale. J.A. : D’accord ! On commence par la compréhension orale. Ok ! A.L. : Après, c’est très différent suivant les personnes. Parce qu’on n’est pas tous égaux. Certaines personnes vont avoir une compréhension orale, enfin, une oreille plus développée que d’autres.Si on a appris une autre langue étrangère de naissance, il y a certaines choses qu’on va plus apprendre. Par exemple, des personnes qui vont avoir l’anglais aussi comme langue maternelle en plus que le français. Ben peut-être qu’ il y a des choses qu’elles vont pouvoir lire plus facilement en allemand. Donc voilà ! C’est vraiment des conseils généraux à remettre en perspective avec sa propre histoire et sa propre personnalité. Mettez en place une habitude, commencez par 5 minutes par jour J.A. : On en vient effectivement aux habitudes. parce que dans l’apprentissage, le plus difficile c’est de se dire « Bon, allez je m’y mets ! »et j’intègre ça dans mon quotidien”. Alors quand on est adulte ou même déjà étudiant, ben on a un emploi du temps qui est déjà bien pris par soit ses études, soit son job, soit la famille. Qu’est-ce que tu nous conseillerais pour mettre en place des habitudes régulières ? Est-ce qu’il y a un temps d’apprentissage minimum tous les jours ? Ben voilà ! Comment on pourrait mettre place justement ce rituel langue tous les jours ? A.L. : Alors, là, il faut commencer super simplement. Au niveau du temps, disons que le maximum est le mieux, sachant qu’il vaut mieux faire 5 minutes par jour plutôt qu’une heure par semaine, enfin une heure d’un coup. J.A. : D’accord, ok ! A.L. : 5 mn par jour, c’est mieux que rien. Vous pouvez faire juste 1/4 d’heure, 20 minutes même 1/2 heure. ça peut-être l’idéal. Par exemple, j’ai des élèves que je suis en cours particulier. Ben on fait 1/2 heure tous les jours. Et c’est, par expérience, beaucoup plus efficace 1/2 heure tous les jours qu’1 heure et demi par semaine. J’ai vu la différence avant et après le confinement. On a été obligé de s’adapter à distance.Voilà, c’est beaucoup plus efficace. Je le savais déjà. Mais voilà, j’ai vraiment des exemples concrets. Donc voilà, c’est vraiment très efficace d’en faire un petit peu par jour. Et après, c’est là qu’en fait que l’habitude va entrer en jeu. Donc en fait il faut trouver des petites astuces au début pour qu’au début ça devienne justement une habitude. Je crois qu’il faut à peu près en moyenne 3 semaines pour qu’une habitude soit vraiment intégrée dans le cerveau. C’est pour ça qu’il faut trouver un truc au début qui va vraiment nous intéresser pour que…on se force peut-être un peu mais ça va être assez naturel et puis qu’après, ça devienne vraiment une habitude. Donc par exemple, tout bêtement, si on aime lire, mettre une application sur son téléphone où on va recevoir les nouvelles dans la langue qu’on veut apprendre. Par exemple les infos. J.A. : D’accord. A.L. : Suivre un blog où on va recevoir des notifications et une newsletter. Suivre une chaîne Youtube qui va sortir une vidéo par semaine. Il y a des applications aussi qui permettent de réviser du vocabulaire n’importe où tant que vous avez une connexion internet et encore parfois on peut le faire hors ligne. Hop ! 5 mn par jour. On active les notifications. Comme ça l’appli envoie une notification une fois par jour pour qu’on le fasse 1 fois/jour. Voilà ! ça peut être des podcasts qui envoient une notification quand il y a un nouveau podcast qui sort. Des applis pour vous aider à apprendre rapidement une langue étrangère  J.A. : C’est pas mal d’avoir quelque chose qui déclenche l’habitude. Et de s’aider de ces applications qui viennent se rappeler à nous sans que nous, on y pense.Est-ce que justement dans le côté ludique, il y a des applications en particulier que toi tu apprécies et…et qui pourraient être utiles à des personnes qui sont plutôt adultes. A.L. : Alors pour le vocabulaire, il y a l’application Quizlet. que je recommande beaucoup, que j’aime beaucoup. J.A. : Oui, j’ai pas bien entendu, du coup, tu peux nous l’épeler ? A.L.: C’est Q.U.I.Z.L.E.T. J.A. : ok, oui, pour le vocabulaire ! A.L. : Si ça intéresse des personnes, sur mon blog, j’ai fait une vidéo de tutoriel…Et j’explique le fonctionnement. En fait c’est qu’il y a des listes de vocabulaire qui sont déjà écrites par plein d’utilisateurs. On peut aussi créer ses propres listes. Après, l’appli nous propose des exercices de révision sur ce vocabulaire. J.A. : Finalement on dit souvent que les langues, notamment à l’oral, c’est aussi en échangeant qu’on arrive à faire des progrès. Or quand on est seul chez soi on échange pas forcément. Enfin, on écoute, on lit etc…Comment on peut faire pour échanger avec des personnes toujours pareil, en faisant en sorte que ça s’intègre assez facilement dans le quotidien. Est-ce que tu as des applis pour ça qui sont intéressantes ? A.L. : Alors il y a l’application tandem.net je crois.C’est pareil, j’en parle sur le blog. C’est l’application qui permet de trouver des personnes…en fait de faire un tandem de langue partout dans le monde. Alors, moi personnellement, j’ai jamais utilisé. J’ai déjà eu des personnes qui l’ont utilisée, qui étaient très contentes. Après, on rencontre des personnes qu’on connait pas forcément. Après, en cherchant sur les réseaux sociaux, il y a énormément de groupes Facebook qui proposent des échanges pour les personnes. J.A.: Oui parce, que finalement, je trouve que la difficulté dans une langue, c’est quand on arrête de la pratiquer…ben, finalement, on oublie. Moi, j’avais un moment donné, j’avais bossé l’anglais comme tu le dis, comme tu l’as expliqué, pendant 6 mois, en écoutant des podcasts,…en lisant. J’avais énormément progressé. Et puis là, ça fait 1 an que je n’écoute plus trop l’anglais…et que je ne le parle pas. Et ben, j’ai quand même beaucoup perdu. Donc, effectivement l’habitude d’en faire quand même, ne serait-ce que 5 mn tous les jours,…ça permet d’entretenir le vocabulaire et la langue. III- Apprendre une langue rapidement chez soi : Comment surmonter les blocages à l’oral ? Apprivoiser la peur en commençant par faire des activités qui rassurent votre cerveau J.A. : Il y avait autre chose aussi. Je voulais faire un petit zoom aussi sur les blocages justement qu’on pouvait avoir à l’oral. Dans mon entourage, j’ai beaucoup de personnes, et moi j’en en fais partie, qui ont peur de parler. Je ne sais pas si c’est pareil pour toutes les langues. Mais je vois en anglais, on a peur de parler……parce qu’on a peur de faire des fautes d’accent, on a peur du regard des autres, de la comparaison. Comment on peut petit à petit essayer de surmonter ce blocage à l’oral notamment ? Parce qu’en fait, dans l’audience de Learneuse, il y a des personnes qui vont passer des concours…et qui vont passer notamment des épreuves d’anglais à l’oral. Et qui ont du mal à s’y mettre. Parce que voilà, il y a cette peur qui est bien présente. A.L.: Alors déjà il faut savoir que c’est normal d’avoir peur. Déjà parce qu’à l’oral, on est confronté beaucoup plus, en fait tout de suite directement à la langue, aux difficultés, aux éventuelles erreurs. Donc c’est normal d’avoir peur. C’est une sortie de notre zone de confort en fait. Faut vraiment pas l’oublier. Encore une fois, ça porte bien son nom, c’est quelque chose d’étranger pour notre cerveau. C’est vraiment normal d’avoir peur. Il faut en avoir conscience. Il ne faut pas culpabiliser. La peur c’est une émotion. C’est pas négatif. C’est quelque chose qui nous alerte juste. pour nous dire, là, il y a quelque chose qu’il faut que je fasse. Parce que j’ai peur, il y a quelque chose que je dois surmonter. Mais c’est pas forcément négatif. Les émotions, c’est très important dans l’apprentissage. ça alerte notre cerveau qui dit: » Ben, oui, oui, tu as peur… » J.A.: C’est pas habituel… A.L. : ça permet de prêter attention à ça. Et après, ce que je conseille vraiment, c’est d’ essayer de toujours encore une fois de partir en s’entraînant à partir de choses qui nous rassurent et qui nous font du bien. Tout seul c’est pas facile. D’où vraiment l’utilité de choisir des supports qui nous font du bien, les choses qui nous rassurent, des éléments qui sont un peu plus dans notre zone de confort. Par exemple, si on va suivre une série, parce que c’est quelque chose d’assez classique, qu’on aime beaucoup, Et ben, la regarder dans une langue étrangère, comme c’est une série qu’on aime, ça va vraiment faire partie de notre environnement en fait. Il faut s’entraîner et ne pas avoir peur  de parler. Alors, après, dans le cadre d’un examen, ça dépend vraiment des exigences du concours. Là, je peux pas m’avancer. Une technique pour s’entraîner dans le cadre d’une épreuve orale d’examen J.A. : Oui, bien sûr. Mais, je pense à ces personnes, c’est plutôt avoir une conversation mais sur la base d’un texte en fait. Savoir commenter un texte, pouvoir commenter une actu, ce genre de choses en fait. Ce genre d’épreuve. Donc c’est assez scolaire quand même ! Mais l’idée, c’est d’arriver à l’épreuve avec un vocabulaire minimum. A.L. : La meilleure solution, c’est vraiment de s’entraîner. Même s’entraîner tout seul en fait à parler. J.A. : Oui. A.L. : Voilà ! Ou alors s’enregistrer parce qu’en fait on s’enregistre, on peut se réécouter. Alors, ça peut paraître bizarre. Mais en fait on s’enregistre et c’est un peu plus ludique. ça permet de nous écouter aussi. SI on ne parle pas à quelqu’un, ça permet de travailler la construction dans la langue en fait. Même si on parle tout seul, et ben, on va réfléchir à la conversation, à la construction des phrases et tout ça. Et ça, c’est aussi important. J.A. :Oui, c’est intéressant ce que tu dis. C’est pas parce qu’on parle seul qu’on n’est pas en train de consolider quelque chose..Puisque dès fois, on peut se dire, ouais je parle à personne, je vais pas tant progresser. Mais c’est quand même déjà une étape qui permet quand même d’aller un peu plus loin. Se parler seul ou parler à haute voix en fait ou lire à haute voix aussi éventuellement, des textes ? A.L. : De toute façon, par contre, c’est pas la même compétence. Il faut savoir qu’en langue, il y a les 5 compétences. Donc, compréhension orale, compréhension écrite, expression écrite, expression orale en continu, c’est quand on parle tout seul, là, c’est une compétence. l’expression orale en interaction, quand on réagit avec quelqu’un. Donc, c’est 2 compétences différentes. On les rassemble souvent en fait. Et d’ailleurs c’est faux parce que dans le TOEFL, la référence en langue au niveau européen, ils séparent bien les 2, tout simplement parce que c’est complètement différent de pouvoir parler tout seul de quelque chose qu’on connait etc… J.A. : D’accord ! Oui donc, parler tout seul en continu, c’est par exemple faire un exposé ou un discours. En interaction effectivement, il faut pouvoir aussi avoir les mots, aller chercher les mots pour répondre à une question par exemple. C’est vrai que ce sont 2 compétences différentes. A.L. : Et du coup, dans le cadre d’un concours, comme on en parlait, ça va être de l’expression orale en continu, parce que si c’est sur des textes, en fait, c’est quelque chose que l’on peut préparer, Et en fait en s’entraînant tout seul, on va quand même travailler cette compétence. IV- Apprendre rapidement une langue chez soi : pourquoi c’est bon pour votre cerveau ? La découverte d’une autre façon de penser J.A. : D’accord. Le dernier aspect que je voulais aborder avec toi, qui est un peu plus large, c’était… parce que tu en parles beaucoup sur ton blog, c’est pour ça que je voulais que tu nous en parles…Finalement, les bénéfices d’apprendre une langue au-delà d’un concours ou d’un examen, Quels sont les bénéfices ? Qu’est-ce que ça nous apporte finalement d’apprendre une ou plusieurs autres langues dans notre vie et pour notre cerveau aussi ! A.L. : Alors, pour moi ça change tout, ça apporte énormément de choses. et je pense qu’encore aujourd’hui, on ne sait encore pas tout…combien ça nous apporte. Alors il y a tous les aspects plutôt classiques. l’ouverture, au niveau culturel. au niveau du cerveau, l’ouverture au niveau culturel, pour moi, c’est quelque chose de très très important. et que je pense qui est sous-estimé en fait. En fait, l’ouverture, c’est pas seulement maîtriser de la langue, c’est être habitué à entendre quelque chose de nouveau, s’habituer à une autre construction, à un autre mode de pensée. Quand on apprend une langue étrangère, même les langues proches, par exemple comme l’allemand et l’anglais, c’est autre mode de pensée, c’est une autre réflexion ,c’est une autre logique, et ça c’est vraiment plus, au-delà de la langue en soi en fait. Il y a une ouverture culture évidemment, vous rencontrez des personnes qui vont parler une autre langue, une autre histoire etc…Donc ça c’est vrai, c’est pour l’ ouverture. Lié à ça, c’est une très très grande richesse. La prévention des maladies dégénératives A.L. : Et voilà, pour le cerveau, j’ai plus en tête précisément, mais il y a des recettes….euh pardon, des recherches…qui ont été faites, qui montrent justement le fait que notre cerveau s’est habitué à réfléchir dans plusieurs langues, Et ben en fait ça va permettre de,…En fait le cerveau, c’est comme un muscle, il va être entraîné, à réfléchir dans une autre langue, à réfléchir à d’autres structures. à s’habituer à des choses étrangères et qu’il ne connait pas. Donc ça va permettre de prévenir certaines maladies, alors pas forcément de prévenir, mais de guérir plus facilement de l’alzheimer. Parce qu’en fait, notre cerveau, il va être habitué à rebondir et à réagir à certaines situations. Donc alors pour Alzheimer, pour la mémoire, c’est vraiment travailler la mémoire, parce qu’on se rend pas qu’en compte, même quand on a un petit niveau en langue, on se rend pas compte de la mémoire et du travail que ça demande pour notre cerveau. Et, je ne le savais pas, mais c’est une spécialiste en linguistique qui indique dans les dernières recherches, qui ont montré que pour les A.V.C., pour tout ce qui est accident du cerveau en fait, les habitudes de langues permettent de récupérer plus vite. J.A. : Ah c’est génial ça ! Oui donc ce que tu dis c’est même si ce sont juste des notions d’espagnol, de japonais ou ne serait-ce que même avoir des notions, c’est déjà une ouverture. Parce que dès fois moi je me dis, oh ! La ! La ! j’attaque l’espagnol etc…Mais finalement, je me rends compte que ça peut-être effectivement intéressant, comme tu dis pour l’ouverture et pour entraîner le cerveau à voir des choses différentes. ça consolide le réseau de neurones.Effectivement, ça permet au cerveau de mieux rebondir. L’accès à des ressources et des opportunités nouvelles J.A. : Et puis je vois aussi, ce qui est intéressant dans les langues…alors là je vois plutôt le côté pratico-pratique…Mais c’est sûr, par exemple, rien que l’anglais, quand on sait parler l’anglais, ça ouvre à d’autres ressources, d’autres livres. Effectivement dans différentes cultures, il y a des ressources qu’on trouve pas en français. En allemand aussi, sur certains domaines. Donc je trouve qu’apprendre d’autres langues, c’est vraiment s’ouvrir au Monde. Et puis donner aussi des clés pour s’ouvrir des opportunités, ne serait-ce qu’au niveau professionnel, au niveau des rencontres ou des voyages tout simplement. Le projet « apprentissages langues », ce sont de beaux projets. A.L. : Et en fait, pour rebondir sur ce que tu disais, alors, dans le cadre scolaire, ce qui est bien aujourd’hui, c’est qu’on favorise beaucoup l’initiation aux langues étrangères. Par exemple, dès la maternelle, dès même les crèches, et le but, c’est pas du tout que les enfants soient bilingues en grande section, c’est qu’ils découvrent l’utilité et l’existence d’autres langues, tout simplement. J.A. : Tout simplement, c’est déjà énorme. Bon écoute, Anne-Lise merci pour ton énergie ! V- Apprendre rapidement une langue chez soi : Conclusions du podcast J.A. : On arrive à la conclusion de cet échange. Alors je vais te poser la question que je pose à tout le monde. Est-ce que toi de ton côté tu as…Tu as encore envie d’apprendre d’autres choses ? Est-ce que tu as un projet d’apprentissage, quelque chose que tu n’as jamais encore appris jusqu’à aujourd’hui ? ça peut être autre chose que les langues. A.L. : Alors, la chose que je n’ai vraiment jamais apprise, c’est la musique au sens large. J.A. : Ah ! oui d’accord. A.L. : Que ce soit chanter ou un instrument de musique. Je ne sais pas si j’ai vraiment envie d’apprendre ou pas. Mais, je pense que si un jour je me lance dans un nouvel apprentissage, ce sera de ce côté-là parce que j’ai vraiment aucune connaissance de ce côté-là. Et toujours au niveau des langues, je rêve d’apprendre le Suédois. J.A. : Ah ! Tiens oui ! A.L. : J’ai quelques mots de vocabulaire parce que j’ai un peu de famille en Suède. C’est pour le plaisir et pour le fun, voilà ! J.A. : Et justement la musique c’est une langue aussi. L’apprentissage des langues, l’oreille… le fait d’avoir des compétences musicales, aide aussi à mieux apprendre les langues. Tout cela est lié donc voilà, c’est une autre langage finalement. Et dis-moi Anne-Lise, où est-ce qu’on peut te trouver alors pour bénéficier de tes conseils, voir même de tes formations ? Est-ce que tu peux nous rappeler le nom de ton blog ? A.L. : Alors mon blog c’est grandirenlangues.com tout attaché. J.A. : Oui ! Avec un « s » langue ? A.L. : Avec un s. A.L. : J’ai une chaîne Youtube aussi sous le même nom. J.A. : D’accord ! A.L. : Grandir en Langues. Et ensuite, je suis sur tous les réseaux sociaux : Facebook, Instagram, Twitter, Pinterest. Toujours sous « Grandir en Langues », voilà ! J.A. : Ok ! Super ! On sait où te trouver pour avoir le plaisir d’apprendre les langues. Est-ce que t’aurais un dernier conseil du coup à nous donner ? A.L. : Ce que je dis toujours, même si je me répète, apprendre une langue, ça doit être un plaisir, c’est quelque chose qui se vit donc surtout…faites-vous plaisir et surtout prenez soin de vous dans le sens, respectez votre personnalité. Il n’ y pas qu’une seule manière d’apprendre une langue. On a notre propre chemin, notre propre personnalité. On a tous quelque chose à apporter, quelque chose à vivre. Passez des bons moments même si c’est pas toujours facile. On passe aussi par des moments plus difficiles. ça n’enlève pas le fait qu’il faut essayer de toujours voir le positif. C’est ce que j’essaie de souligner. J.A. : Voilà, cet épisode est terminé. J’espère qu’il vous aura inspiré. Pour ma part, ça m’a donné très envie de reprendre le malgache, qui est la langue de mon pays d’origine. De mon côté, le principal conseil que j’ai retenu, c’est de pouvoir introduire cette nouvelle langue dans mon quotidien, en lisant des recettes de cuisine, en échangeant par messenger avec ma famille, ou alors tout simplement en lisant des articles d’actualités. Et vous alors, dans quelle nouvelle langue avez-vous envie de vous lancer ? A bientôt dans les prochains épisodes de ce podcast ! Et si vous voulez en savoir plus sur Learneuse, vous pouvez aller visiter le blog et la chaîne Youtube. A très bientôt ! Pour en savoir plus : L’application QUIZLET L’application TANDEM L’article Comment apprendre une langue rapidement chez soi ?[Interview Podcast « Grandir En Langues »] est apparu en premier sur Learneuse.
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Rebondir dans un monde incertain grâce aux soft skills [Podcast : Interview de Jérôme Hoarau]

  “Personne n’est à l’abri d’un désastre, mais tout le monde a la capacité de s’adapter”, Steve Lambert, acupuncteur, auteur et libre penseur Appuyez sur “play”, pour écouter ou faites un clic droit et cliquez sur télécharger/enregistrer pour recevoir et écouter directement le fichier audio sur votre appareil. Vous trouverez ci-dessous la transcription intégrale de l’interview si vous préférez lire.   Au programme de ce podcast : (Cliquez sur les parties qui vous intéressent pour y accéder directement) I- Portrait de Jérôme Hoarau, expert en Soft Skills 1) Un expert curieux de tout et qui nous pousse à l’action 2) Comment les échecs ont construit le parcours de Jérôme jusqu’aux soft skills ? II- La vraie définition des soft skills 1) Traduire les soft skills : Compétences douces, molles, émotionnelles ou comportementales ? 2) Portrait-robot d’une soft skill III- Pourquoi développer ses softs skills est vital au 21ème siècle ? 1)Les soft skills, un outil de survie indispensable dans un monde incertain 2) Quelles sont les soft skills à développer pour savoir rebondir dans sa vie ? IV- Valoriser ses soft-skills en entreprise 1) Cas d’école : les softs skills d’une mère de famille 2) Vendre ses compétences soft skills à l’entreprise V- Comment aider les enfants à déployer leurs softs skills et à trouver leur voie ? 1) Le réflexe soft skills : Aider l’enfant à prendre conscience que la difficulté est une formidable occasion d’apprendre 2) Le rôle du parent “coach” : Amener l’enfant à se questionner et à tester pour construire ses softs skills 3) Lâcher-prise sur les choix d’orientation grâce aux soft skills VI- Les soft skills au service des apprentissages 1) Soft skills et concentration VII- Pour conclure 1) Les projets d’apprentissage de Jérôme 2) Le programme “Soft Skills 2.0” 3) Un dernier mot… I- Portrait de Jérôme Hoarau, expert en Soft Skills   1) Un expert curieux de tout et qui nous pousse à l’action Johanna : Jérôme, merci d’avoir accepté cette interview pour les Recettes du Possible de Learneuse. Jérôme : Merci à toi de m’avoir invité. Johanna : Pour moi, c’était hyper important de pouvoir te faire intervenir dans ce podcast parce que, juste pour que les auditeurs puisse situer, tu es entre autre le cofondateur de Passion d’Apprendre. Je te laisserai te présenter en détail tout à l’heure. Mais, il se trouve que je suis cette formation que tu animes avec Nicolas Lisiak depuis le mois de janvier 2020 pour devenir neuroformatrice et coach en apprentissages. Et en fait, de toutes les formations que j’ai suivies, c’est une des formations avec laquelle j’apprends tous les jours, avec laquelle j’ai beaucoup avancé sur mon projet. Et voilà, je suis en action tous les jours . Cette interview en est la preuve aujourd’hui. Il y a neuf mois je n’aurais jamais pensé pouvoir réaliser une interview. Et je suis là ! Et cette façon que vous avez de nous pousser à agir, c’est intéressant de la partager avec les auditeurs de Learneuse, qui sont des personnes en cours de reconversion, qui essaient d’évoluer professionnellement en passant des concours, ou alors des étudiants qui essaient de trouver leur voie et qui ont parfois des difficultés à rester concentrés dans leurs études. Donc voilà, j’ai envie que tu partages ton énergie et tous tes conseils notamment sur les softs skills pour leur donner un petit coup de pouce dans leurs projets. Mais bon, je vais déjà te laisser te présenter pour que les auditeurs fassent ta connaissance. Donc Jérôme, quelle est ton expertise, et puis je trouve que ce qui est intéressant c’est quel est le parcours qui t’a amené jusque- là aujourd’hui. Jérôme : Merci beaucoup Johanna pour m’avoir invité sur ton plateau et merci pour cette introduction pour remettre un peu le contexte. Ça m’a beaucoup touché que tu partages le fait que la formation « Coach apprendre à apprendre » t’aide à avancer dans tes projets. Donc, comme tu disais, j’ai tout un pan d’activités qui touchent à l’apprentissage avec Nicolas Lisiak, dans lequel nous formons à la lecture rapide, au mindmapping, aux techniques d’apprentissage efficace comme la mémorisation. Donc, avec des programmes de formation, notamment sur Passiondapprendre.com, dans lequel on a aussi maintenant un magazine, et aussi tout l’aspect plus sportif de cette discipline parce que c’est vrai qu’il y a des sports du cerveau. D’ailleurs il n’y pas si longtemps que cela, il y a environ trois ans maintenant. Et du coup, ça nous a amenés à organiser…ça va faire maintenant quatre ans qu’on organise le championnat de France de lecture rapide et de mindmapping et pour lesquels je suis également compétiteur, alors pas pour le championnat de France, je suis organisateur, en revanche, je participe aux championnats du monde et au Royaume uni, les championnats pour lesquels j’ai pu obtenir donc la médaille d’or au Mind mapping, championnat du Monde 2018, et championnat du Royaume uni en 2019. Donc ça, c’est pour tout ce qui touche à la partie apprentissage efficace que tu connais bien. Sinon, il y a toute l’autre activité à côté qui s’appelle les « Softs Skills » pour laquelle j’ai plusieurs axes. Il y a tout un axe « formation coaching » que je développe sur mon site personnel jerome-hoarau.com, dans lequel j’accompagne des managers et des collaborateurs à développer ces compétences dont on parlera un petit peu plus juste après. Et tout un axe aussi « intervenant conférencier en entreprise », c’est une grosse partie de mon activité et notamment du fait que j’ai pu co-écrire plusieurs ouvrages sur le sujet. Ça, c’est le dernier « Soft Skills » aux éditions Dunod qui est sorti en 2018 et qui m’amène à faire des interventions en conférence, en entreprise. Sauf en ce moment avec le confinement, j’ai pas mal d’interventions qui ont été repoussées. Mais j’ai toute une partie de l’activité qui se fait en ligne avec la formation à distance et le coaching et tout un aspect plus présentiel avec la conférence et l’organisation d’événements. 2) Comment les échecs ont construit le parcours de Jérôme jusqu’aux soft skills ? Johanna : Merci pour cette présentation détaillée. En fait, moi ce qui m’intéresse tout particulièrement, c’est effectivement l’aspect « Soft Skills », ce qui est le plus de votre formation. Parce que, finalement, apprendre la technique, bon, je trouve que c’est pas le plus compliqué. Le plus compliqué c’est de développer un savoir être et, en fait, je voulais, si tu le veux bien, que tu reviennes un peu sur ton parcours parce que tu le dis dans certaines conférences, tu es un champion d’échecs ! Est-ce que tu as toujours été le Jérôme que tu es aujourd’hui ? Qu’est ce qui t’a amené jusqu’aux « Soft Skills » justement aujourd’hui ? Jérôme : Ah oui, quand je dis champion d’échecs en fait, c’est pas le jeu d’échecs, c’est les échecs que j’ai pu accumuler et c’est vrai que j’ai parlé de là où j’en suis aujourd’hui mais il y a tout un cheminement qui m’a amené à ça .Donc, à l’origine, je viens de l’île de La Réunion, une petite commune de l’île de La Réunion et c’est vrai que les perspectives n’étaient pas non plus énormes en fait quand on vient de là-bas. J’ai eu la chance d’avoir été refusé dans un des axes des études que j’avais choisi. Ça a commencé par là en fait. Mon père m’a dit : « surtout pas à l’université à La Réunion, ça n’a jamais fonctionné ». Surtout je ne savais pas quoi faire, il m’a dit : « Prend la voie qui va t’ouvrir le plus d’opportunités ! ». Moi, ce que j’ai entendu qui marchait le mieux à La Réunion, c’était les prépas, c’était là où on s’en sortait le mieux comme il n’y avait pas d’écoles privées etc… J’ai tenté toutes les prépas qui existent même si j’étais nul en maths etc.. Donc j’ai tenté… il y avait quatre types de prépas, j’ai testé les 4, et j’ai été pris sur la prépa économique, J’avais jamais fait d’économie. Je me suis dit ok, je sais pas ce que c est. En fait, finalement, ça m’a amené à à faire ces études- là qui m’ont amené ensuite à aller continuer mes études en France métropolitaine, qui m’ont amené a ensuite étudier au Japon, ensuite au Canada, et en fait c’était comme ça. Je me suis beaucoup construit finalement par le voyage. C’est à dire, je viens de La Réunion, une vie très insulaire finalement, et le fait d’avoir vécu dans ce lieu très confiné quelque part, et bien ça a développé chez moi une curiosité, une soif de découverte, d’espace, de nouvelles cultures, une grande curiosité qui m’a amené à vivre dans d’autres pays et aujourd’hui je vis par exemple au Royaume-Uni pour l’instant, à Londres, ça va faire six ans maintenant et c’est vrai que ça contribue beaucoup à mon développement. Mais, je me suis rendu compte que souvent mon parcours a été parsemé d’échecs qui m’ont amené à persévérer malgré tout. Par exemple, le fait d’avoir échoué plus de deux fois à la ceinture noire en karaté. Mais je ne voulais pas lâcher donc ça m’a permis de développer cette compétence « résilience et persévérance », pareil pour le permis d’ailleurs ! Par contre, pour certaines fois, ça m’a appris à m’adapter, à pivoter, à choisir une autre voie. Après, donc, la nuance c’est de savoir quand est-ce qu’il faut persévérer et quand est-ce qu’il faut changer. II- La vraie définition des soft skills   1) Traduire les soft skills : Compétences douces, molles, émotionnelles ou comportementales ? Johanna : D’accord ! Et ça, ça fait partie des « Soft Skills ». Et justement, qu’est ce qu’on entend par « Soft Skills » finalement ? Est ce que c’est un savoir-être, est ce que c’est la compétence émotionnelle ? Qu’est ce que tu entends par « Soft Skills » ? Jérôme : Déjà dans « Soft Skills », ce que je n’entends pas, ce sont les compétences douces ou encore pire,compétences molles. Si on traduit littéralement, ça pourrait donner ça, mais, pour moi, c’est pas du tout ça ! Par exemple, la résilience, la persévérance, la motivation, pour moi c’est pas mou, c’est pas forcément doux ! Donc, je préfère catégoriser ces compétences-là, si on doit absolument les traduire en français, je préfère les traduire en compétences comportementales. Pourquoi ? Parce que pour moi le savoir-être, par exemple, est trop contextuel, c’est à dire, qu’il y a un savoir-être qui va être adapté dans un contexte par exemple « corporate » ou un contexte de voyage ou un contexte sportif. Il y a plusieurs savoir-être en fait qui sont à chaque fois associés à une culture, donc la culture de l’entreprise, la culture du pays, la culture de la personne, la culture familiale. Pour moi, le savoir-être est plus un code de comportement lié à une culture, à une situation. En revanche, ce sont les compétences comportementales qui vont m’aider à m’adapter à ses différentes cultures. Par exemple pour ma part, je viens de La Réunion mais j’ai su m’adapter et je n’ai pas le comportement que j’aurais par exemple à La Réunion quand je suis en conférence en entreprise devant les dirigeants ou quand je suis au Royaume Uni. Je m’adapte en fait. Mais ça, ce sont des compétences comportementales qui m’aident. 2) Portrait-robot d’une soft skill Jérôme : Alors c’est quoi une compétence comportementale ? C’est une compétence qui déjà est humaine, c’est à dire qu’elle est accessible à toutes et à tous et pas à une élite qui aurait eu la chance d’avoir dans leur adn la compétence et que les autres n’auraient pas. Voilà ! C’est vraiment universel ! Par exemple, je pose souvent cette question là en conférence : « Qui pense que que l’on a tous les muscles de Arnold Schwartzeneger, Mister Universe ? » En réalité, tout le monde a les mêmes muscles et on ne les a pas développés la même manière. Pour moi, les softs skills, c’est la même chose. C’est qu’on a ces compétences là en nous parce qu’elles sont humaines, et que c’est accessible à tous. Sauf que notre environnement, notre histoire, notre parcours, a fait qu’on ne les a pas développées de la même manière et avec la même touche en fait. Donc, il y a déjà ce premier ingrédient dans les soft skills qui est le fait de compétences humaines par opposition à tout ce qui est compétences techniques qui pourraient être déléguées à une intelligence artificielle par exemple. Les compétences humaines ne sont pas encore délégables à l’intelligence artificielle. Donc ça c’est le premier ingrédient. Ensuite, il y a le côté transversal. Donc tout à l’heure j’ai pris plusieurs exemples :l’adaptabilité, la résilience, la motivation, sont des exemples de soft skills. Ces compétences- là sont utiles dans plein de situations différentes. Par exemple, les compétences de résilience et de persévérance que j’ai pu développer grâce à mes échecs en karaté, et bien, ce sont des compétences qui me sont utiles aujourd’hui en entrepreneuriat. Et qui sont peut-être aussi utiles par exemple dans ma vie de couple parfois. Donc, oui ! C’est des compétences que l’on peut transposer dans plein de situations différentes, et c’est une des caractéristiques également des softs skills. Et enfin, le dernier point, je voudrais terminer par ça car pour moi, c’est le point le plus important, c’est que ce sont des compétences, c’est à dire des choses que l’on peut développer. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la créativité par exemple c’est pas un talent inné absolu : on naît avec la créativité ou on naît sans la créativité. C’est pas comme ça ! C’est les compétences que l’on peut développer. Et qui dit développement de compétences, dit « entraînement », dit « montée en compétences », dit « pratique régulière » et du coup, une facette de mon métier c’est justement de créer des programmes d’entraînement qui permettent de développer dans la durée ces compétences-là pour qu’elle soient solides et activables dans n’importe quelles situations. III- Pourquoi développer ses softs skills est vital au 21ème siècle ?   1) Les soft skills, un outil de survie indispensable dans un monde incertain Johanna : Bien sûr ! Et justement, je rebondis sur ce que tu disais tout à l’heure, sur le fait que ce sont des compétences qui ne sont pas totalement délégables à des machines. Est ce que tu peux peut-être juste expliquer aux auditeurs pourquoi aujourd’hui dans ce monde qui bouge sans arrêt il est important de développer ses compétences. Et, selon toi, la deuxième question, quelles seraient les soft skills prioritaires à développer aujourd’hui pour arriver à à survivre dans ce monde, tu le dis d’ailleurs dans ton livre, qui est incertain, qui est complexe ? Voilà, pourquoi c’est important ? Et quelles compétences prioritaires on pourrait développer aujourd’hui ? Jérôme : Dans le livre, on parle du monde V.U.K.A., c’est à dire un monde qui est volatil, c’est à dire que du jour au lendemain, paf !, il y a un truc qui peut se passer comme, par exemple, le coronavirus, paf !, en quelques heures, tout le monde est bloqué ! On voit des entreprises qui, du jour au lendemain disparaissent, ou au contraire des entreprises qui du jour au lendemain deviennent énormes ! Donc, il y a cette volatilité en fait où tout peut aller très vite et qui rend du coup le monde incertain. On peut de moins en moins facilement l’anticiper. Et tout cela est dû à une grande complexité parce que avec la digitalisation, avec l’avènement d’internet, avec la multiplication du nombre d’humains sur terre également, eh bien, il y a toute une complexité qui s’est mise en place et c’est de plus en plus imprévisible en fait. Et du coup, si on ajoute tous ces ingrédients : la volatilité,l’incertitude et la complexité, cela fait que ce monde est aussi incertain, enfin pardon ambiguë, difficile à comprendre, difficile à expliquer également. Donc tous ces ingrédients font que le monde est de plus en plus difficile à appréhender et qu’on doit être armé pour ça, on doit avoir les ressources pour faire face à tout ça, parce qu’ avant, par exemple, il y a 150 ans, il y avait beaucoup moins d’humains, beaucoup moins de complexité. Et bien, notre capacité à nous adapter était moins nécessaire étant donné que c’était prévisible. On savait que, si tu étais né d’une famille de forgerons, tu étais dans la destinée des forgerons, donc il y a pas forcément d’adaptabilité. Là, c’était un peu le paradigme dans lequel on vivait il y a 200 ans. Aujourd’hui on peut avoir, il est même recommandé, je pense en tout cas, d’avoir plusieurs vies en une seule, d’ avoir plusieurs vies professionnelles en une seule, de vivre le plus d’expériences possibles. On a ce luxe et cette chance énorme et inouïe aujourd’hui de pouvoir vivre plusieurs vies en une seule. C’est rempli d’opportunités, à partir du moment où on à l’envie et développer les compétences pour cela. Donc pour pouvoir justement s’adapter, pour pouvoir saisir ces opportunités et pouvoir faire face aussi à des imprévus. Parce que là, on a un imprévu en ce moment, on tourne cette vidéo pendant cette période de confinement liée au coronavirus. C’était un imprévu qui a fait qu’on doit tous s’adapter. Et bien, on a besoin de ces ressources là en fait pour nous adapter que ce soit choisi c’est à dire je choisis un défi, je choisis une opportunité, ou que ce soit subi, un imprévu qui me tombe dessus, je dois m’adapter pour rebondir. Et bien, ce sont des softs skills. 2) Quelles sont les soft skills à développer pour savoir rebondir dans sa vie ? La soft skill tout-terrain : La capacité à s’adapter Jérôme : Par rapport à ta deuxième question, lesquelles ? E bien, je dirais, il y a quand même des softs skills qui reviennent régulièrement. C’est souvent lié à une situation. Donc j’ai pas envie de dire c’est ça les softs skills adaptées à toutes les situations. En revanche, il y a quand même un socle de base qui est quand même assez récurrent. Par exemple, la capacité à s’adapter donc qui est elle même composée de plusieurs softs skills  Pour moi, dans la capacité à s’adapter, il y a la capacité à apprendre donc tu en parles justement régulièrement sur ton blog, Il y a la capacité à gérer ses émotions. Par exemple je peux moins facilement m’adapter si je subis du stress et que je n’arrive pas à aller au -delà, à passer en mode rationnel pour prendre les meilleures décisions pour moi. Il y a la capacité à prendre des décisions. Parce que l’adaptabilité, ça part d’une décision en fait. Qu’est ce que je fais maintenant ? Est-ce que je continue ? Est-ce que je change etc… Ensuite, il y a la capacité à mettre en action quand j’ai pris la décision. Comment je passe à l’action ? Comment j’ exécute la décision qui a été prise ? Il y a aussi une forme d’humilité également parce que pour pouvoir s’adapter, c’est important aussi de se connaître soi même, de connaître notre potentiel et les ressources que l’on a en nous mais également nos limites pour ne pas nous mettre en danger et rester écologique dans nos décisions. Parce que si par exemple, on dit, voilà je fais face à un changement, à un imprévu et je décide du jour au lendemain à partir dans un pays où je ne parle pas la langue, sans avoir fait de recherche au préalable etc… Ben,c’est peut-être pas forcément une décision écologique pour moi, pour ma famille. Donc il y a aussi cet élément là aussi d’humilité qui rentre en jeu selon moi. et ça c’est rien que pour la soft skills adaptabilté. La soft-skill tue-l’ennui : La créativité Après, il y a aussi la créativité parce que la créativité c’est ce qui permet de trouver de nouvelles solutions, c’est la capacité à se réinventer, à générer des nouveautés. Par exemple, le confinement nous amène à être plus créatif sinon on tombe dans de la routine, on fait toujours la même chose, ça nous lasse alors que la créativité va nous donner du peps, de la nouveauté dans notre quotidien. Donc je dirais qu’il y a quand même ça aussi qui est important. Des soft skills pour vivre en harmonie avec les autres Et enfin une troisième famille de soft skills qui seraient importantes également, ce serait la capacité à bien communiquer. Parce que quelles que soient les situations, que ce soit en situation de crise, une situation d’opportunités, une situation de changement, à chaque fois, on doit communiquer avec les autres. Et cette communication passe par une panoplie de soft skills. Ça passe par l’écoute, ça passe par l’attitude, ça passe par la pédagogie, ça passe par la capacité à structurer, à structurer ses pensées, à structurer son discours, par exemple le mindmapping. Je sais que tu as préparé une mindmap pour préparer cet interview. C’est un entraînement du cerveau pour pouvoir travailler l’anticipation, la préparation, et la capacité à structurer. Je t’ai dit beaucoup de choses. Je sais pas si j’ai été clair ? IV- Valoriser ses soft-skills en entreprise   1) Cas d’école : les softs skills d’une mère de famille Johanna : Ah oui ! Très très clair et le programme est vaste. On a du boulot. Et justement dans le livre « Le réflexe Soft skills », tu parles beaucoup du monde du travail, et je me demandais comment une personne, je te donne juste un exemple, une mère de famille qui a arrêté de travailler pendant six ans, comment elle peut conscientiser ces softs skills ? Parce que voilà, pendant six ans elle n’a pas rien fait, elle s’est occupée de ses enfants. Et puis, un jour, elle se retrouve dans le monde du travail et elle dit : « Mais je sais rien faire ! ». Et j’ai un deuxième cas, un deuxième exemple aussi comme ça, où j’ai des personnes que j’accompagne qui veulent se reconvertir et qui disent : « Mais je recommence tout à zéro. » Et en fait, moi je leur dis : « Mais non ! Vous ne recommencez pas à zéro ! Vous avez capitalisé une expérience. Alors bien sûr, des compétences techniques qui ont peut-être rien à voir avec le domaine que vous investissez. Mais peut-être que vous avez d’autres compétences… », et je pense aux softs skills, « …qui peuvent être utiles. » La question c’est comment on peut arriver à conscientiser ça pour pouvoir reprendre confiance ? Et puis il y a une deuxième question que je me pose aussi, est-ce que les entreprises sont sensibles aux softs skills parce que justement quand quelqu’un, une mère de famille arrive, et dit : « Moi j’ai développé des compétences d’organisation etc.. » Est-ce que les entreprises sont sensibles à ça ? Voilà il y a deux questions ! Jérôme : Ok. Alors par rapport à la première question quand on veut changer de parcours, c’est un peu ça quelque part. C’est : «  Ok j’étais dans une boîte, je veux changer de voie .» Que ce soit une reconversion ou le fait d’avoir eu plusieurs temps plein avec des enfants, pour moi c’est ça en fait, les enfants c’est plusieurs travaux à temps plein en fait. Eh bien oui ! Je dirais que la première chose à faire c’est de capitaliser sur l’expérience. Donc, un exercice tout simple que je recommande pour ça, c’est de prendre une feuille et d’en faire un tableau à deux colonnes. Sur la colonne de gauche vous allez mettre tout les les défis ou les difficultés que vous avez dû surmonter, donc par exemple en six ans quand vous avez des enfants, quels sont les défis que j’ai surmontés ? Par exemple le manque de sommeil ça peut être la patience, la pédagogie, voilà les travaux à la maison. ça peut être plein de choses. Toutes ces expériences-là sans juger, c’est à dire sans se dire c’est pas une expérience professionnelle etc… C’est pas l’important ! C’est un défi. Et comment on sait si ça a été un défi ou une difficulté ? Bien, c’est purement du ressenti. C’est ce que vous ressentez, que ça a été difficile pour vous et que c’est grâce à cette expérience et bien que vous avez pu progresser. Parce qu’en fait, c’est pas quand tout va bien qu’on progresse ou que tout va bien devant sa télé que je développe des compétences. Non, c’est pas comme ça. C’est quand justement on fait face à une difficulté, et que vous devez vous dépassez que vous développez les compétences. Donc, première colonne de gauche, lister toutes ces expériences- là. La colonne de droite, eh bien, vous mettez les compétences, les soft skills associées à ces expériences-là. Quelles sont les compétences que vous avez en vous qui vous ont aidé à dépasser cette difficulté ou à relever ce défi. Donc par exemple, si c’est aider les enfants à apprendre leurs leçons. Bien, il y aura de la pédagogie, il y aura de la patience, il y aura de l »organisation. Donc, tout ça ce sont des compétences en fait. Donc, je dirais colonne de gauche, expérience, colonne de droite, compétences. Une fois que vous avez la liste de toutes les compétences, vous faites une sorte de top 5 ou top 10, donc il y a sûrement des compétences qui vont revenir et de faire votre top 10 des compétences que vous avez développées pendant ces années-là d’expérience. Comme ça, en entretien, vous dites, voilà les dix compétences que j’ai développées grâce à cette expérience et je vais vous expliquer pourquoi. 2) Vendre ses compétences soft skills à l’entreprise Jérôme : Parce que le piège avec les softs skills, c’est de faire une sorte de liste de courses. Comme par exemple quand on pose la question, c’est la question que je ne supporte pas !, c’est quelles sont vos trois pires défaut et vos trois qualités. C’est la question la plus bateau selon moi, qu’on peut poser en entretien de recrutement et du coup, question bateau, réponse bateau : « Alors moi, le pire défaut que j’ai, c’est que je suis trop perfectionnisme. » et je suis sur que si ont fait des études statistiques sur les réponses qu’on a, je suis sur que la majorité des français sont tous perfectionnistes. Et du coup, voilà si on fait une liste de courses comme ça, c’est sur que ça ne veut rien dire. Par contre, si vous dites ok, moi j’ai développé la capacité à m’organiser. Pourquoi ? parce que :  « voilà, premier exemple, quand j’ai eu des enfants j’ai dû créer un programme, un planning, on a dû s’organiser. Ça, c’est un système d’organisation que j’ai mis en place à la maison et que je peux mettre en place aussi dans l’entreprise. Ensuite, deuxième exemple,… ». Et du coup vous illustrez la compétence développée par des exemples concrets et vous faites comprendre en quoi vous pouvez transposer ça dans l’entreprise. Donc par exemple, quand je passais la ceinture noire, c’est pas du tout un exemple d’entreprise par contre, je peux dire :  « Ok, j’ai échoué. J’ai réussi à la fin. Pourquoi ? Parce que, première étape, j’ai fait le bilan de ce qui n’a pas fonctionné, deuxième étape, j’ai mis en place un système pour corriger tout cela, troisième étape, eh bien, j’ai mis en place les éléments pour faire de la performance. Ces trois étapes-là, étapes de processus qualité, que je peux mettre en place dans votre entreprise, par exemple. » Voilà ce que je dirais pour cela : Première étape : faire l’inventaire des compétences que vous avez développées en les reliant par des expériences concrètes. Deuxième étape : s’entraîner à les exprimer, à les verbaliser, à les expliquer pour montrer en quoi c’est transposable dans l’entreprise. Du coup par rapport à la deuxième question, ah oui l’entreprise entend ça , forcément elle est intéressée parce qu’ on le voit aujourd’hui, avec ce monde VUKA, l’entreprise doit faire face à des changements et recherche des personnes qui ont les ressources en elle pour s’adapter. Et les entreprises vont être de plus en plus attentives à des personnes qui ont ces qualités-là, à des personnes qui ont la capacité à s’adapter, à des personnes qui ont la capacité à bien communiquer, parce que c’est des compétences qui sont utiles dans n’importe quelle situation. Dans des situations de télétravail forcé ou en situation normale, peu importe donc du coup, oui clairement, les entreprises soit intéressées par ça et on le voit de plus en plus parce qu il suffit de regarder les magazines, les médias liés au management, les softs skills, c’est un sujet montant. Johanna : Oui, donc apprendre déjà bien se connaître pour conscientiser et puis aussi arriver à l’illustrer et à savoir l’expliquer à l’entreprise. Et c’est comme ça qu’on valorise en fait ses softs skills auprès d’entreprises. Ok, ça me parait hyper clair. V- Comment aider les enfants à déployer leurs softs skills et à trouver leur voie ?   1) Le réflexe soft skills : Aider l’enfant à prendre conscience que la difficulté est une formidable occasion d’apprendre Johanna : Et du coup, j’en viens au… parce que c’est quand même ça le sujet phare de Learneuse, apprendre à apprendre, accompagner les personnes à développer leurs capacités à être autodidacte. Donc, je voulais faire un petit aparté sur les softs skills et l’ apprentissage. Tout à l’heure tu vois là on parlait justement des parents avec les enfants en ce moment pendant le confinement, on accompagne aux devoirs etc… Et je voulais savoir comment un parent pourrait aider son enfant et son ado à développer ses softs skills et je pense notamment à un gros stress pour les ados et les parents, c’est comment les parents, à travers les softs skills, peuvent aider leurs enfants à trouver leur voie. Jérôme : Alors par rapport à la première question sur les soft skills, je dirais c’est déjà d’aider son enfant, son ado à prendre conscience de toutes les ressources qu’il a, et de vraiment développer, ce qu’on a appelé dans notre premier livre, le réflexe soft skills. Donc, c’est quoi le réflexe soft skills ? C’est je fais face une difficulté où je dois relever un défi et bien tout de suite, c’est grâce à ça que je développe mes compétences. Donc finalement, c’est de développer une sorte de gratitude face à la difficulté, face à l’imprévu, en disant :  « Ok ! Super, je transforme le la difficulté en défis, et grâce à ça, je vais développer mes soft skills. » Exemple concret : je dois préparer un examen, c’était pas prévu, je suis en stress etc… On déstresse, réflexe soft skills. c’est quoi, c’est ok, j’ai un examen, donc déjà merci pour le défi, j’accepte le défi, challenge accepté, voilà, première étape. Pourquoi je remercie le défi ? Parce que grâce à ça, je vais devoir travailler mon efficacité, mon efficience, parce que l’efficacité c’est « je définis mon objectif de manière très claire et je vais mettre les choses en place pour y arriver ». Efficience, pourquoi l’efficience ? Parce que je dois optimiser mon temps. Ok, j’ai peu de temps. Du coup comment je peux optimiser ça ? Du coup là, l’idée, c’est vraiment de prendre conscience déjà de : Transformer la difficulté ou l’imprévu en défi. Une fois que j’ai fait ça c’est de prendre conscience des compétences que je vais développer grâce à ça. C’est de relever le défi et à la fin, faire le bilan en se disant ok, alors j’ai passé l’examen…mais pas le bilan sur le résultat en fait…en se disant : «  Oh ben mince, j’ai eu que telle note etc… »  C’est obtenir le bilan sur le processus. En se disant : «  Ok, qu’est ce qui a bien fonctionné dans ma stratégie ? Est-ce que j’ai réussi à bien m »organiser ? Qu’est ce qui a fait que ça a fonctionné ? ». Et de commencer dans la démarche d’ autodidacte finalement à se poser des questions sur « qu’est-ce qui fonctionne bien chez moi ? » et vraiment de ces questions-là de passer à « Qu’est ce qui fonctionne bien pour moi ? Parce que je suis unique je suis différent des autres ». 2) Le rôle du parent “coach” : Amener l’enfant à se questionner et à tester pour construire ses softs skills Jérôme : Deuxième question c’est « Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? » Vous avez testé des trucs mais ça n’a pas fonctionné. Et est ensuite « Qu’est ce que je peux tester la fois prochaine pour tester quelque chose de nouveau ». Parce que comme le disait Einstein, « le syndrome de la folie, c’est de faire tout le temps la même chose en espérant un résultat différent ». Donc, s’il y a des choses qui ne marchent pas, déjà arrêter et tester quelque chose de nouveau. Et c’est finalement le rôle du parent dans ce cas là, parce que c’est une démarche quand même consciente qui demande certaine prise de recul et c’est pas forcément évident de le faire seul. Donc quelque part le parent pourrait être une sorte de rôle de coach, quelque part, de coach mental. parce que c’est ça que font les préparateurs physiques, les coachs olympiques etc… C’est de dire : « Ok, ça va être difficile, ok, prends du recul là, enlève l’émotion, voies ça comme un objectif, tu as à relever ça comme défi, ok qu’est ce que tu vas développer comme capacité grâce à ça ? » Et du coup, ne pas être là en mode de donner les réponses à l’enfant mais de l’aider à réfléchir. C’est ça , la dimension de coach. C’est quelles sont les compétences que tu va développer grâce à ça et du coup l’aider à prendre conscience de ça. Ensuite : « ok, tu as développé ça, maintenant pour pouvoir mettre tout ça en pratique qu’est ce que tu vas faire ? C’est quoi ta stratégie ? » Et du coup le responsabiliser. « Alors ben moi ma stratégie, bah tiens, je vais tester ça, je vais tester ça , » et après peut-être que l’on peut le guider aussi, pas peut-être qu’en mode coach mais peut-être en mode mentor : « T’es sûr que finalement te lever à telle heure,c’est une bonne idée ? Est-ce que tu préfères pas travailler à telle heure ? » Et du coup, l’aider à prendre de meilleures décisions quelque part avec cette posture de mentor. La stratégie mise en place, c’est peut-être de devenir une sorte de référent pour l’enfant ou l’ado. Et de dire :  « Ok, alors tu t’étais engagé à faire ça, est-ce que tu as pu le faire ? » Et du coup de l’engager et le responsabiliser dans le process, et à la fin faire un bilan : «  Ok alors voilà c’est terminé maintenant, faisons le bilan, qu’est-ce qui a marché  et qu’est- ce qui n’a pas marché ? Qu’est ce que tu vas tester la prochaine fois ? » Et pour moi c’est une pratique qui va permettre non seulement à l’enfant de prendre conscience de ses compétences, mais en plus, de ne pas juste en prendre conscience, mais de vraiment mettre en pratique, et tout cela dans le process de le responsabiliser aussi. Voilà ce que je vous recommande à mettre en place pour les parents, mais pas que. Ça peut-être aussi pour les managers qui veulent accompagner leurs collaborateurs, etc.. Johanna : Tout est une bonne occasion d’apprendre et de progresser. Le plus important c’est effectivement, on revient toujours au même, la connaissance de soi finalement c’est une des clés pour finalement arriver. Quelle que soit l’orientation que l’enfant va prendre il arrivera à se débrouiller avec ça. 3) Lâcher-prise sur les choix d’orientation grâce aux soft skills Jérôme : D’autant plus que la plupart des métiers de demain n’existe pas encore avec tous ces changements en fait. Donc du coup, moi, ce que je recommanderais par rapport à cette deuxième question que tu m’as posée sur l’orientation… C’est pas évident du coup d’oser lâcher prise aussi sur le fait que l’enfant sache pas vraiment quoi faire. Parce qu’on voit, même il y a pleins d’adultes qui sont paumés en fait. C’est normal, c’est ok… Je dirais, le plus important, c’est de choisir une première direction qui soient suffisamment claire en disant : « Ok. Je suis pas sûr à 100%, mais j’ai envie de tester ça, j’ai envie de tester cette voie là. » Mais de vraiment faire en sorte que ce soit une voie qui ouvre des options. Ne pas s’enfermer dans un chemin où on n’a pas d’option en fait. Par exemple, ça a été ma stratégie d’orientation de voir ce qui m’ouvre des options. Par exemple, j’ai fait des études d’ école de commerce spécialisée en développement durable. Il y avait quand même pas mal d’options. Aujourd’hui, je travaille, entre guillemets, le développement humain mais grâce aux compétences et aux réseaux que j’ai pu me faire, je sais que je peux pivoter, entre guillemets, assez facilement alors que si je m’étais hyper spécialisé, par exemple, dans je sais pas moi, l’algorithme pour pouvoir faire plus rapidement des calculs sur l’opération comptable de dépenses, ce serait plus complexe de changer en fait. Sauf si c’était vraiment ce que je voulais faire. Donc si l’enfant sait exactement ce qu’il veut faire et que c’est une passion, et bien l’encourager parce que de toute façon même si c’est, à priori, une voie qui peut sembler pas forcément « sexy » entre guillemets, en vous disant : «  Tiens ouais mon enfant va être menuisier. » Génial ! C’est à dire qu’il peut peut-être créer son entreprise. Regarde made.com ou Ikea, ben ça a peut-être commencé avec un menuisier en fait. Il n’y a vraiment pas de, entre guillemets sot métier. Ça dépend en fait de comment on l’appréhende et quel est le mindset qu’on va avoir derrière. Agriculteur ! On peut tellement innover dans tout ça aujourd’hui. Donc, je dirais que : La première option c’est soit l’enfant, il sait quoi faire et l’ encourager là dedans et après avec ces soft skills, il pourra soit se recréer un nouveau métier là dedans soit carrément changer le monde de ce métier là . Si c’est pas trop ça, il va prendre une voie qui le fait kiffer avec le plus d’options, et dans le processus, développer le maximum de ressources possibles pour pouvoir s’adapter et changer si besoin. Johanna : D’accord ok, ça tombe bien, mon fils veut faire agriculteur. Jérôme : Franchement, si je devais refaire mon parcours professionnel , je serais parti là-dedans aussi, c’est vraiment la voie où… on aura toujours besoin de manger !…Il y a tellement d’innovations possibles à faire. Johanna : On le voit aujourd’hui. Quand on aborde les choses comme ça, c’est vrai qu’il y a plus de sérénité. VI- Les soft skills au service des apprentissages   1) Soft skills et concentration Des outils pour se concentrer à court-terme Johanna : Et juste pour terminer, et ce sera ma dernière question sur les apprentissages, alors j’ai repéré deux difficulté principales chez les apprenants que j’accompagne. Il y a le problème de la concentration parce qu’on est submergé d’infos. J’ai par exemple une personne qui s’est inscrite à plein de formations et qui me dit : «  voilà, j’ai plein de formations mais je sais pas par quoi commencer. Je survole donc, du coup, je fais rien, voilà je procrastine, j’arrive pas à me fixer, à avancer. » J’ai beaucoup de personnes dans ce cas là. Est ce que tu aurais une bonne pratique ou un conseil à donner à ces personnes là ? Jérôme : En fait pour moi, il y a deux axes dans la concentration. Il y a la concentration sur le long terme donc par exemple : « Est ce que j’arrive à être focus sur un seul truc ? » et la concentration à court terme. C’est : « Tout de suite là est-ce que j’arrive à rentrer dans le sujet et à garder ma concentration pendant 20 minutes 1heure par exemple. » Donc, pour la concentration à court terme, et bien, pour moi c’est un entraînement en fait, c’est une vraie capacité que l’on peut développer en s’entraînant. On voit les sportifs de haut niveau, ils font des entraînements pour ça. Donc, un type d’entraînement, ça peut être, par exemple, des techniques de pleine conscience. Par exemple, rester assis immobile et se concentrer sur la respiration par le nez en essayant de savoir quelle est la narine la plus ouverte par exemple. On peut tester ! Là tout de suite ! Ferme les yeux, bien droit, et tu respires uniquement par le nez, et tu essaies de comprendre, de voir quelle est la narine la plus ouverte là où il y a le plus d’air qui rentre. Johanna : Ah ouais c’est la gauche ! Jérôme : Pour moi c’est à droite et tu feras ça ce soir, ce ne sera pas la même chose. Johanna : ah ouais ça change ? Jérôme : Et du coup l’idée, ça va être par exemple pour cet exercice-là de le faire par exemple deux trois fois par jour pendant environ 2 à 3 minutes, et ça, c’est un vrai entraînement de concentration. Donc, il y a des astuces comme ça pour s’entraîner à être plus concentré. Et, une autre pratique que moi j’utilise beaucoup, et notamment avec des personnes que j’accompagne sur mon site, c’est le pomodoro. Donc, on fait des sessions de pomodoro collectif. Donc le pomodoro, c’est quoi ? C’est un système où on a 25 minutes de concentration intense, une seule tâche travaillée en mode mono tâche, parce qu’ un des problèmes de concentration c’est le multitâche, ça tue toute forme de concentration. Donc, s’entraîner, rééduquer son cerveau à travailler sur une seule tâche à la fois. Et ça, le pomodoro, ça aide, parce qu’ on crée une espèce de tension temporelle qui force à la concentration sur 25 minutes, et après, avec des phases de récupération de cinq minutes entre temps pour 25 minutes de concentration intense. Cinq minutes de récupération donc, de préférence le faire en mouvement et alterner comme ça. Donc le pomodoro, ça marche super bien pour ça, pour la concentration à court terme. Johanna : Oui ! Puis ce qui est intéressant dans le pomodoro, c’est qu’on a un objectif précis et on ne se disperse pas sur d’autres choses. On s’est fixé quelque chose de très précis en fait. Concentration à long terme : la puissance des objectifs Jérôme : Oui, et on entraîne son cerveau à ça, à se fixer des objectifs précis et c’est ça qui aide aussi la concentration. Et justement ça fait le point avec la concentration à long terme. Un des points de la concentration à long terme, c’est l’objectif. Si j’ai un objectif pas clair en disant je suis passionné par l’apprentissage, mon objectif c’est d’apprendre, le cerveau, il fait ok, je vais où ? C’est comme si je lui ouvre Google Maps et que je lui dis, amène-moi quelque part. Il va buguer ! Le GPS a besoin d’une destination en fait pour pouvoir mettre les choses en place. Le cerveau, c’est pareil. C’est : «  Ok ! J’ai envie de suivre une formation mais pour quels objectifs ? » Et, par exemple, ça peut être de se fixer des objectifs, par exemple moi j’aime bien des objectifs trimestriels, je vais bien fonctionner sur des sessions de trois mois et pendant trois mois eh bien mon objectif c’est de me former sur les soft skills par exemple. En trois mois, eh bien je vais me focaliser plus sur ça. Donc j’ai trouvé une formation sur les soft skills, un livre sur les soft skills et je vais appliquer ça sur trois mois. et si on a envie de faire plusieurs choses, plutôt que de dire sur l’année je fais 4 trucs différents, c’est de découper l’année en quatre sessions. Comme ça, il y a une première session là dessus, une deuxième là-dessus etc.. et ça va être beaucoup plus simple pour le cerveau plutôt que de faire quatre choses à la fois. Johanna : Quatre formations à la fois par exemple. Effectivement, c’est un très très bon conseil parce que voilà, pour l’avoir vécu, plusieurs formations, là, je me concentre sur la formation Passion d’Apprendre et pas autre chose. Jérôme : Et ça marche mieux ? Johanna : Ça marche beaucoup mieux et j’avance, vraiment, concrètement ! VII- Pour conclure   1) Les projets d’apprentissage de Jérôme Johanna : Je crois qu’on a déjà fait à un grand tour. C’est déjà énorme ce que tu nous as apporté ! Enfin, il y a de quoi faire je pense. Juste pour conclure, il y a une question que je pose à toutes les personnes que j’interviewe : Est-ce qu’aujourd’hui Jérôme, il y a quelque chose que tu n’as pas encore appris et que tu aimerais apprendre ou que tu prévois d’apprendre ? Jérôme : C’est une bonne question ça. Il y a plein plein plein de choses. Il y a des choses que j’ai envie d’apprendre et des choses que j’ai envie de réapprendre. Par exemple, une des choses que je voudrais réapprendre c’est le japonais. Donc, j’aime bien me fixer les défis de langues. J’ai été au Japon il y a maintenant 11 ans et du coup, j’ai perdu mon japonais et justement le petit défi que j’ai, c’est prévoir un voyage au japon avec ma femme dans un an. Et me dire ben voilà, c’est l’opportunité d’apprendre le japonais. C’est un défi et du coup avoir une stratégie pour y arriver. C’est comme ça que je fonctionne. C’est toujours un objectif, une stratégie, et du coup l’apprentissage rentre là-dedans en fait. Après, c’est pas mal de défis physiques comme, par exemple, j’aime bien me donner des défis comme le poirier par exemple voilà des trucs comme ça. Johanna : D’accord bon du coup il y a encore de quoi faire. Jérôme : C’est infini ! Johanna : Comme tu dis, fixer un défi à la fois parce que sinon on n’avance pas en fait. 2) Le programme “Soft Skills 2.0” Et dis- moi Jérôme, alors, si par exemple j’ai envie d’aller me former avec toi au soft skills, où est-ce que je vais, et comment comment se présente ce programme « Soft Skills » du coup ? Jérôme : Alors ça va être sur jerome-hoarau.com, c’est mon site dédié aux soft skills. Et après j’ai créé un programme, le programme « soft skills 2.0 » dans lequel je veux juste faire plusieurs choses. Parce que pour moi, il y aussi la dimension inspiration et sur un contenu, j’aime bien avoir des options en fait, des possibilités, et pour moi les soft skills, c’est ça. J’ai un problème mais j’ai plusieurs manières de l’appréhender et surtout je développe ma boîte à outils. Donc j’ai plein d’ outils différents pour pouvoir répondre au problème. Et du coup, pour cela, sur mon programme, je vais m’amuser à modéliser des personnes inspirantes. Donc, je vais prendre une personne et je vais l’étudier pendant un mois, lire tous ses livres, les documentaires, les livres de ses mentors. Là, par exemple, justement à midi je fais un cours sur lui, Michael Phelps. Donc, j’ai lu ses bouquins, là je suis train de terminer le bouquin de son coach. et du coup je prends une personne et je vais la décortiquer avec le prisme des soft skills. Exemple : voilà les 10 soft skills qu’elle m’inspire. Il y a ça dedans. Donc pour moi, c’est une manière de compléter sa boîte à outils. Donc moi, mon argumentation pour les personnes, c’est cultivez-vous, lisez beaucoup, inspirez- vous pour remplir votre boîte à outils en fait pour avoir le plus d’outils possibles pour pouvoir faire face à des problèmes. Et ensuite j’ai aussi mis en place un système de pomodoro collectif, donc toutes les semaines 1h30 pour faire une session pomodoro tous ensemble. Donc ça permet non seulement d’être plus efficace mais surtout d’entraîner notre cerveau à être focus, à clarifier des objectifs, à être plus concentré et je fais aussi la préparation mentale pour que ça travaille la visualisation. Et après, on fait aussi tous les lundi matins, une session de rendez-vous hebdomadaire dans lequel on va clarifier les trois priorités de la semaine et on va mettre en place un système d’autodidaxie où tous les lundi matins, on se pose trois questions : Qu’est ce qui a fonctionné la semaine dernière ? Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Et qu’est-ce que je teste de nouveau cette semaine ? Et du coup s’entraîner toutes les semaines à faire ça pour développer des compétences et tout ça c’est sur mon programme « Soft Skills 2.0 »sur jerome-hoarau.com. 3) Un dernier mot… Johanna : Du coup on sait tout pour pouvoir finalement devenir la meilleure version de nous mêmes, sachant qu’on est unique grâce à ces softs kills. Et moi, ce que je trouve intéressant dans tout ce qu’on a échangé, c’est que ça donne de vraies pistes quand même aux personnes pour arriver finalement à trouver leur place. On essaie de se construire un parcours sur mesure pour trouver notre place. Jérôme, on a tenu le timing. ça fait à peu près une heure. je te remercie parce que encore une fois ce que ce que j’ai apprécié et c’était très concret. T ‘hésite pas à partager vraiment ce que toi tu as déjà testé c’est ça que je trouve intéressant. Je sais pas si tu as un dernier mot à dire avant qu’on conclue tout ça. Jérôme : Ben déjà merci, merci à toi Jérôme de m’avoir invité. Pour moi chaque fois, comme c’est ma passion, c’est toujours un plaisir de partager tout ça, Ça m’énergise. J’aime bien poser cette question là chaque fois avant que je démarre un coaching ou un webinaire, c’est : «  Sur une échelle de 0 à 10 à quel point tu te sens bien ? ». Du coup, au lieu de dire juste comment ça va, c’est vraiment comment tu te sens ? Plutôt un 6 sur 10, un 8 sur 10 ? et par exemple à chaque fois que j’ai l’opportunité de partager ce que je sais, j’augmente toujours de un ou deux points ma note. Donc merci pour ça. Et sinon, ce que je dirais, c’est vraiment compléter votre boîte à outils, soyez curieux, inspirez-vous et saisissez chaque opportunité d’apprentissage mais pas que. Je modélise tout le monde, j’observe n’importe qui, comment il fonctionne, qu’est ce qu’il fait d’inspirant, qu’est ce qui est surprenant. Donc j’expérimente et voir si ça marche pour moi. Donc soyez vraiment curieux de tout le monde, des enfants, des vieux, les jeunes. Voilà ! Tout le monde est un livre qui permet d’apprendre. Johanna : Ecoute, merci beaucoup pour toute cette inspiration Jérôme ! A très bientôt ! Merci ! Pour aller plus loin : – Le site et le programme Soft Skills de Jérôme Hoarau – Le livre “Soft Skills, développez vos compétences comportementales, un enjeu pour votre carrière”  coécrit par Jérôme Hoarau, Julien Bouret et Fabrice Mauléon (2018) Cet article est le n°40/52 du défi: “52 idées à explorer pour aider vos 12-25 ans à trouver leur voie L’article Rebondir dans un monde incertain grâce aux soft skills [Podcast : Interview de Jérôme Hoarau] est apparu en premier sur Learneuse.
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Voyager, pourquoi pas nous ? [podcast, épisode 6 : Voyager pour mieux se connaître]

Photo by ©Famille Hû Voici le 6ème épisode de l’interview en 6 parties de la famille Hû qui a quitté son quotidien durant 6 mois pour voyager en Amérique du Sud. Pour écouter les précédents épisodes, c’est ici : Episode 1 : “Comment la famille Hû a décidé de partir voyager en Amérique du Sud ?” Episode 2 : « S’adapter en Amérique du Sud » Episode 3 : « Les belles découvertes du voyage » Episode 4 : « Voyager et cohabiter » Episode 5: « L’école du voyage » Dans ce 6ème épisode, vous allez entendre les témoignages de Valentin et de son papa, Claude. Vous allez découvrir comment le voyage a éveillé et confirmé les passions de Valentin pour les travaux manuels. Claude, de son côté, nous raconte que sa plus grande satisfaction est d’avoir pu partager ce temps privilégié avec ses 4 enfants. I- PODCAST AUDIO EPISODE 6: Voyager pour mieux se connaitre et mieux connaitre les autres Appuyez sur “play”, pour écouter ou faites un clic droit et cliquez sur télécharger/enregistrer pour recevoir et écouter directement le fichier audio sur votre appareil.   [ A venir : transcription intégrale de l’interview ci-dessous avec quelques belles photos du voyage d’ici fin juin. Patience !] II- TRANSCRIPTION DE l’episode 6 “Une fois par an, visitez un lieu où vous n’êtes jamais allé auparavant », Le Daïla Lama [Transcription à venir très prochainement…Patience !] Pour aller plus loin : -Le blog tenu par la famille Hû lors de leur voyage en Amérique du Sud : l’Odyssée d’Hû 6 Cet article est le n°39/52 du défi: “52 idées à explorer pour aider vos 12-25 ans à trouver leur voie L’article Voyager, pourquoi pas nous ? [podcast, épisode 6 : Voyager pour mieux se connaître] est apparu en premier sur Learneuse.
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Voyager, pourquoi pas nous ? [Podcast, épisode 5 : l’école du voyage]

Photo by ©Famille Hû Voici le 5ème épisode de l’interview en 6 parties de la famille Hû qui a quitté son quotidien durant 6 mois pour voyager en Amérique du Sud. Pour écouter les précédents épisodes, c’est ici : Episode 1 : “Comment la famille Hû a décidé de partir voyager en Amérique du Sud ?”) Episode 2 : « S’adapter en Amérique du Sud » Episode 3 : « Les belles découvertes du voyage » Episode 4 : « Voyager et cohabiter » Dans ce 5ème épisode, vous allez entendre le témoignage de 3 des enfants : Romain, la petite Julie et Mathias, le plus grand, qui a déjà quitté le cocon familial. Chacun à leur façon, ils vont vous raconter quel a été leur plus grand souvenir durant ce voyage, leur plus grande peur, comment s’est passé le retour en France et comment ce voyage a changé leurs vies . I- PODCAST AUDIO EPISODE 5: L’ecole du voyage, un terrain d’apprentissage grandeur nature Appuyez sur “play”, pour écouter ou faites un clic droit et cliquez sur télécharger/enregistrer pour recevoir et écouter directement le fichier audio sur votre appareil.   [ A venir : transcription intégrale de l’interview ci-dessous avec quelques belles photos du voyage d’ici fin juin. Patience !] II- TRANSCRIPTION DE l’episode 5 “Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps »,  Brenna Smith [Transcription à venir très prochainement…Patience !] Pour écouter les épisodes suivants, c’est par ici : Episode 6 : « Voyager pour mieux se connaître » Pour aller plus loin : -Le blog tenu par la famille Hû lors de leur voyage en Amérique du Sud : l’Odyssée d’Hû 6 Cet article est le n°38/52 du défi: “52 idées à explorer pour aider vos 12-25 ans à trouver leur voie L’article Voyager, pourquoi pas nous ? [Podcast, épisode 5 : l’école du voyage] est apparu en premier sur Learneuse.
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Voyager, pourquoi pas nous ? [podcast, épisode 4 : Voyager et cohabiter]

Photo by ©Famille Hû Voici le 4ème épisode de l’interview en 6 parties de la famille Hû qui a quitté son quotidien durant 6 mois pour voyager en Amérique du Sud. Pour écouter les précédents épisodes, c’est ici : Episode 1 : “Comment la famille Hû a décidé de partir voyager en Amérique du Sud ?”) Episode 2 : « S’adapter en Amérique du Sud » Episode 3 : « Les belles découvertes du voyage » Dans ce 4ème épisode, Marie-Yves nous raconte comment ils ont vécu ce huis-clos familial durant 6 mois et fait un parallèle avec ce qu’elle vit en confinement. Elle évoque comment ce voyage a resserré les liens familiaux et transformé positivement ses enfant et son regard sur elle-même. I- PODCAST AUDIO EPISODE 4 : voyager et cohabiter 24h/24h en famille Appuyez sur “play”, pour écouter ou faites un clic droit et cliquez sur télécharger/enregistrer pour recevoir et écouter directement le fichier audio sur votre appareil.   [ A venir : transcription intégrale de l’interview ci-dessous avec quelques belles photos du voyage d’ici fin juin. Patience !] II- TRANSCRIPTION DE l’episode 4 “Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais  à avoir de nouveaux yeux » Marcel Proust, écrivain français [Transcription à venir très prochainement…Patience !] Pour écouter les épisodes suivants, c’est par ici : Episode 5 : « L’école du voyage » Episode 6 : « Voyager pour mieux se connaître » Pour aller plus loin : -Le blog tenu par la famille Hû lors de leur voyage en Amérique du Sud : l’Odyssée d’Hû 6 Cet article est le n°37/52 du défi: “52 idées à explorer pour aider vos 12-25 ans à trouver leur voie” L’article Voyager, pourquoi pas nous ? [podcast, épisode 4 : Voyager et cohabiter] est apparu en premier sur Learneuse.
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Voyager, pourquoi pas nous :[Podcast, épisode 3 : Les belles découvertes du voyage]

Photo by ©Famille Hû Voici le 3ème épisode de l’interview en 6 parties de la famille Hû qui a quitté son quotidien durant 6 mois pour voyager en Amérique du Sud. Pour écouter les précédents épisodes, c’est ici : Episode 1 : “Comment la famille Hû a décidé de partir voyager en Amérique du Sud ?”) Episode 2 : « S’adapter en Amérique du Sud » Dans ce 3ème épisode, vous allez découvrir tous les sites incontournables qui ont passionné les enfants. Vous allez également vous rendre compte que ce voyage a été l’occasion de nombreuses rencontres inspirantes et parfois surprenantes ! Et puis, vous verrez comment la famille a été touchée par l’immensité et la beauté de la nature. I- PODCAST AUDIO EPISODE 3 : les plus belles decouvertes du voyage   Appuyez sur “play”, pour écouter ou faites un clic droit et cliquez sur télécharger/enregistrer pour recevoir et écouter directement le fichier audio sur votre appareil.   [ A venir : transcription intégrale de l’interview ci-dessous avec quelques belles photos du voyage d’ici fin juin. Patience !] II- TRANSCRIPTION DE l’episode 3 “La vie, ce n’est pas seulement respirer, c’est aussi avoir le souffle coupé !” Alfred Hitchcock [Transcription à venir très prochainement…Patience !] Pour écouter les épisodes suivants, c’est par ici : Episode 4 : « Voyager et cohabiter » Episode 5 : « L’école du voyage » Episode 6 : « Voyager pour mieux se connaître » Pour aller plus loin : -Le blog tenu par la famille Hû lors de leur voyage en Amérique du Sud : l’Odyssée d’Hû 6 Cet article est le n°36/52 du défi: “52 idées à explorer pour aider vos 12-25 ans à trouver leur voie” L’article Voyager, pourquoi pas nous :[Podcast, épisode 3 : Les belles découvertes du voyage] est apparu en premier sur Learneuse.
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Voyager en famille, pourquoi pas nous ?[podcast, épisode 2: s’adapter en Amérique du Sud]

Photo by ©Famille Hû Learneuse vous offre une parenthèse et vous invite à faire une pause entre 2 séances d’apprentissages pour respirer et vous inspirer en écoutant son nouveau podcast « Les Recettes du Possible ». Dans ce podcast, il est question d’apprentissages mais aussi de défis, de parcours de vie, avec toujours à la clé des témoignages dynamisants et des pistes pour apprendre à passer à l’action. Je souhaite que ces interviews vous apportent toute l’énergie, toute la confiance et les savoir-faire nécessaires pour que vous puissiez enfin vous dire : “Moi aussi, je peux le faire !”. ************************ Voici le 2ème épisode de l’interview en 6 parties de la famille Hû qui a quitté son quotidien durant 6 mois pour voyager en Amérique du Sud. (Si vous n’avez pas écouté le 1er épisode, c’est ici : « Comment la famille Hû a décidé de partir voyager en Amérique du Sud ? ») I- PODCAST AUDIO EPISODE 2: Voyager et s’adapter en Amérique du Sud   Appuyez sur “play”, pour écouter ou faites un clic droit et cliquez sur télécharger/enregistrer pour recevoir et écouter directement le fichier audio sur votre appareil. Si vous préférez lire, vous trouverez la transcription intégrale de l’interview ci-après ainsi que quelques belles photos du voyage en  Amérique du Sud de la famille Hû. Pour écouter les épisodes suivants de l’interview « Voyager, Pourquoi, pas nous ? », c’est ici : Episode 3 : « Les belles découvertes du voyage » Episode 4 : « Voyager et cohabiter » Episode 5: « L’école du voyage » Episode 6 : « Voyager pour mieux se connaître » II- TRANSCRIPTION DE l’episode 2 « Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas. Il se déplace. » Alexandra David Néel, écrivaine et exploratrice française. Bonjour à tous ! Bienvenue dans le podcast « Les Recettes du Possible » animé par Johanna du blog Learneuse. Designed by Teengirl1 Voici la suite tant attendue de l’interview « Voyager, pourquoi pas nous ? ». Dans le 1er épisode, Maire-Yves nous a raconté qu’est ce qui l’a décidée à lâcher son quotidien pour partir 6 mois faire le tour de l’ Amérique du Sud avec son mari et ses 4 enfants. Dans ce 2ème épisode, Marie-Yves vous raconte le casse-tête des sacs à dos. Comment on choisit l’essentiel lorsqu’on prépare un sac à dos pour voyager 6 mois en Amérique du Sud. Vous verrez également ce que Marie-Yves et son mari ont souhaité partager, à travers ce périple, avec leurs enfants. Voyager 6 mois en Amérique du Sud avec des sacs à dos : un casse-tête Photo by ©Famille Hû J.M. : « La préparation des sacs à dos, ça a été quelque chose ! J’aimerais bien que tu nous racontes tout ça ! » M.Y. : « Donc après, une fois que l’on avait fixé l’itinéraire ça a défini le matériel dont on avait besoin. On savait que l’on n’allait pas faire de très haute montagne par exemple, qu’on allait faire plutôt de la moyenne montagne, qu’on allait être au bord de la mer, dans les Andes, sur les plateaux, dans la pampa. Donc voilà, il fallait du matériel polyvalent plutôt que technique vraiment. On a acheté 2 tentes puis on a acheté des chaussures qui marchent bien et qui durent longtemps, si possible. Et puis des sacs à dos pour les enfants. On a réutilisé nos sacs à dos d’il y a 20 ans, qui à l’époque pouvaient durer 20 ans ! Et voilà ! Et on s’est équipé et on est parti. » J.M. : »D’accord ! ça, c’est assez incroyable. parce que moi, tu vois, j’ai du mal à partir sans prendre ma grosse valise de 25 kg. Et, j’ai vu les photos des sacs à dos ! (je mettrai les photos en vidéo sur la chaîne Youtube). Voilà ! Vous avez ramené l’essentiel. Est-ce qu’il y a eu des choix douloureux sur ce qu’il fallait trier ou pas trier. Des incontournables dans le sac ? » M.Y. : « Non, parce que…Le problème, c’est qu’on allait passer aussi bien de températures tropicales à du -10…Donc, c’est vrai qu’il fallait des choses plutôt polyvalentes. L’indispensable, c’est le blouson imperméable type Gore-Tex pour ne pas le citer, la polaire, et puis le maillot de bain et le jean ou le pantalon de rando en fait. Mais, c’est vrai que tout a été mesuré. C’est à dire qu’on avait 4 T-shirts par personne, On avait des slips aussi…on avait prévu de faire à peu près 1 à 2 lessives par semaine. Donc il fallait avoir à peu près 4 à 5 jours d’autonomie. Donc ça c’était pour le linge. Alors après, du linge hyper polyvalent qui permette quand même de s’habiller si on doit aller au restaurant, tout en étant à l’aise pour marcher. Bon, le jean, concrètement, le petit haut avec la dentelle qui va bien pour si on doit sortir. Mais par dessus on peut mettre une polaire, ou un pull ou un gilet. Voilà ! Puis après, les chaussures. On avait les chaussures de marche, les tongues, parce qu’il fallait avoir les 2. Puis après, chacun avait une paire à côté du genre euh…chaussures de marche, sandales de marche par exemple ou ce genre de choses. Photo by ©Famille Hû Pour ce qui était des livres-parce qu’on partait avec des livres !-nous, on est encore à l’ancienne avec le papier tout ça. On ne voulait pas amener non plus de matériel électronique qui nous mette, pas en danger, mais en fait qui nous oblige à être très méfiants. Du coup, on est parti avec des bouquins. Alors le principe du livre, c’était que sur les 6 personnes, il y en ait 5 qui puissent se les partager parce que Julie elle avait ses propres livres. Donc voilà, il fallait que les livres soient polyvalents. C’est à dire les passionnés d’art et de design, de pédagogie, psychologie, diététique, tout ça, ils ont laissé leurs livres à la maison. Ceux qui sont dans la finance pareil ! On a essayé de tourner sur des romans de Luis Sepulveda ou des romans qui tournaient autour de l’Amérique du Sud pour profiter aussi, enfin pas forcément que ça, mais en tout cas on a amené des livres d’Isabel Allende…Des livres qui pouvaient être en rapport avec ce qu’on faisait et que 5 d’entre nous pouvaient lire et se partager, donc chacun avec peut-être 3 ou 4 livres dans son sac. Voilà, ça c’est les choses un peu particulières. et puis après, c’est tout. Après, on avait le matériel parce qu’on voulait être autonome aussi. Donc on avait quand même des tentes. On avait des gamelles. Chacun avait une boîte plastique hermétique pour si on devait transporter à manger. Donc ces boîtes, elle nous ont servi quand on avait du transport de nourriture notamment. Qu’est ce que je vois de plus ? Oui, son opinel ou son Laguiole. Chacun avait son couteau, sa boîte, son gobelet pour le thé. On avait un thermos. Et des casseroles qui ne nous auraient pas permis de nous nourrir vraiment si on avait eu besoin mais en tout cas qui nous permettaient au moins de faire chauffer de l’eau si on restait bloqués quelque part…Parce qu’on savait qu’on allait être isolés dans certains endroits… Donc qui auraient permis de faire bouillir de l’eau ou des choses comme ça, donc des petits volumes. C’est nos casseroles d’il y a 20 ans, qu’on avait pour 2. Donc pour 6, ça réduisait tout de suite. Mais voilà ! On pouvait faire des popcorns dedans. On pouvait faire… euh…les 1ers secours étaient accessibles. » Photo by ©Famille Hû J.M. : »Donc, vous aviez une petite maison dans les sacs à dos et jusqu’à la bibliothèque, tout était pensé. » M.Y. : « Tout a été vraiment pensé et identifié. C’est à dire que chaque paire de chaussettes était brodée au nom ou à la couleur. On était sensé donner des codes couleurs. On n’était pas très bons en broderie. Alors il y avait des chaussettes rouges ! La marque rouge, la marque jaune, la marque bleue ! Vraiment, chaque objet est devenu unique et chacun a dû prendre soin vraiment de ce qu’il avait dans son sac. Ce qui n’est pas le cas à la maison. » J.M. :  » Ce qui n’est pas le cas à la maison, on s’en rend compte. On verra, je sais pas si on mettra les photos, mais on verra l’état de certains objets ou de certains vêtements à la fin du périple ! C’est impressionnant mais ça a quand même tenu 6 mois tout ça ! Là, on se rend compte de la valeur des choses, de chaque objet dans ces circonstances là en fait. » Photo by ©Famille Hû M.Y. : « Oui, c’est ça ! On avait ce qu’on appelle des buffs, ces espèces d’écharpes que l’on met autour du cou, enfin bandeaux, qui servent autant en tour de cou qu’en foulard. On en avait 5, 6 identiques qu’on avait pris à la Chartreuse. On avait brodé nos initiales sur chacun, enfin, chacun avait le sien et c’était l’objet à ne pas perdre ! Car c’était l’objet qui protégeait le cou, qui nous permettait dans la poussière de nous masquer le visage, qui nous permettait de tenir les cheveux. Et là ! C’était vraiment l’objet où tout le monde avait le même ! Et que personne n’ a perdu ! En fait, c’était vraiment mon bandeau ! Mon bandeau Chartreuse il est où ? » Photo by ©Famille Hû J.M. : « Alors qu’à la maison, on passe notre temps à perdre des choses ! Comme quoi ! » M.Y. : « A la maison, tout se prête. On a plusieurs blousons par personne, plusieurs paires de chaussures par personne. même des objets qu’on pourrait avoir en un seul exemplaire, on en a en 2, 3, 4 exemplaires. Et du coup, dès fois, il se peut qu’on perde un blouson sans même s’en rendre compte. Là, la moindre paire de chaussettes, elle manque parce qu’après, il faut porter les chaussettes plusieurs jours d’affilée! » Le voyage, une école de la vie grandeur Nature J.M. : « Avant de partir, en fait, ce que je voulais savoir c’est qu’est-ce que vous vouliez partager de l’Amérique du Sud avec vos enfants ? Parce que vous y êtes déjà allés et j’imagine que, quelque part, il y avait des choses que vous vouliez transmettre à vos gamins là-bas. » M.Y. : « Déjà effectivement, c’est quelque chose qu’on avait vécu ensemble tous les 2, Claude et moi. Donc nos enfants sont aussi à tous les 2. Donc on voulait faire ce pont, ce lien en fait. C’est pour cela que l’on a choisi plutôt cette destination qu’une autre. Après, il y avait aussi une part aussi de facilités dans le sens où moi je parle l’espagnol. Donc voilà, ça aide par rapport à l’Asie par exemple. Bon on aurait pu aller dans un pays anglophone. Mais c’est vrai que l’Asie et tout ça, ça aurait été moins facile. Moi, je suis née au Pérou donc pour moi c’est un continent euh…Le Pérou en tant que pays, mais un continent, l’Amérique du Sud qui me tient à coeur, qui m’est cher. C’était important aussi qu’ils voient ça les enfants. D’où je venais, entre guillemets. Et puis après, j’ai aussi vécu en Equateur entre 1983 et 1985. Donc j’ai fait ma 4ème, 3ème là-bas au collège. Et j’ai des amis que j’avais gardés de l’époque. Donc il y avait tout ça qui faisait que l’on voulait particulièrement faire ce choix de destination. Photo by ©Famille Hû Et puis après, ce que l’on voulait partager, c’est tout ce qui nous a amenés la 1ère fois là-bas. Tout ce qui fait que ça nous a passionnés d’abord d’y aller la 1ère fois. Ce qu’on a vu, ça nous a tellement plu qu’on voulait absolument le partager. Il y avait la langue déjà. C’est une belle langue et on avait les facilités de l’apprentissage. Il y avait la vie des gens là-bas, il y avait les paysages. En fait, moi j’ai été marqué beaucoup lors de notre 1er voyage par la taille, l’immensité des paysages. C’est à dire quand on est rentré au bout de 11 mois, quand on est rentré en France, on est monté tout de suite dans le Vercors. pour faire de la randonnée. J’avais l’impression d’être dans une maquette. ça faisait super bizarre ! On était en altitude dans le Vercors et quand tu regardes en bas, tu vois les petites routes, les petites maisons, les petits pylones. Et on a l’impression qu’on regarde une maquette. Dans ces pays-là, il y a une espèce d’immensité, il y a quelque chose d’irréel pour nous que moi je voulais vraiment partager avec les enfants. Et puis après, il y a toute la nature sauvage. C’est moins joyeux mais je pense qu’il y a beaucoup de choses qu’ils ne pourront pas voir à l’âge adulte. ça fait partie de la face cachée, de la face noire de mon esprit, en tout cas de mon envie. Voilà, moi, je voulais absolument qu’ils voient les Galapagos. Je voulais qu’ils voient des endroits très particuliers, qui sont des endroits hyper sensibles. Et on ne sait pas non plus ce que ce sera dans 20 ans C’est ce qu’on voulait partager avec eux. C’est de montrer comment la Terre est belle, tout simplement. » Photo by ©Famille Hû Voyager en immersion progressive pour préserver le plaisir de la découverte J.M. : » Alors du coup comment s’est déroulé l’immersion dans cette nouvelle culture pour eux ? Je pense à la langue, la nourriture. Comment ça s’est passé tout ça ? » M.Y. : »Dans le choix de l’itinéraire, on a essayé de faire quelque chose de progressif. pour eux, parce que eux ne connaissaient pas du tout, ne sont jamais sortis d’Europe. D’abord, on voulait qu’il y ait une immersion. On voulait être au plus près des gens, manger comme eux, prendre les transports en commun. Voilà l’idée c’était pas d’aller dans des hôtels de luxe. On voulait vraiment une vraie immersion. Après on l’a fait en version progressive parce qu’il y a des pays qui sont plus faciles que d’autres et d’autres plus difficiles. Au niveau de l’hygiène, la pauvreté, les différences. Donc on a commencé en terre connue, pour le coup, en Equateur. Moi j’y ai vécu. On a été accueilli tout de suite chez des amis. Donc ça a fait un tampon un petit peu durant une période. Alors pendant 10 jours ils nous ont hébergé à Quito. Donc là on était dans un milieu protégé je dirais. On était chez des gens du même milieu que nous qui nous ont fait visiter les alentours de Quito, tout ça ! ça a été assez progressif. Après, l’idée c’est qu’ils puissent être indépendants, les enfants, au niveau de la langue. Les 3 garçons, les plus grands avaient fait de l’espagnol à l’école avec ce qu’on sait qu’ils avaient appris ! Les rudiments d’espagnol ! Donc là, on est allé à Cuenca, pour le coup, sur les conseils de la famille américaine qui nous avait déclenché un peu ce voyage, dans une école…Ils nous avaient dit d’aller à Cuenca qui est la 3ème ville la plus importante d’Equateur. Qui est une ville du coup assez importante…qui bougeait en fait ! Cosmopolite, assez grande ! C’est une ville qui a un centre historique assez restreint. On peut se déplacer à pied, vivre à pied dans le centre. On avait loué un appartement qui n’était pas très loin du centre ville. Et on avait réservé une école d’espagnol, où les enfants sont allés pendant 15 jours, 4 heures par jour pour les garçons et puis 2 heures pour Julie, en cours particulier. Et puis il y a beaucoup d’écoles de langues dans ces pays-là, pour les étrangers avec des cours particuliers ou à 2. » Photo by ©Famille Hû J.M. : » Oui, parce que là-bas l’anglais n’est pas trop utilisé. C’est vraiment l’espagnol en fait. » M.Y.: « Alors ils parlent après…évidemment…ça dépend du niveau de tourisme qu’on fait, dans les hôtels un peu de luxe, là où on voit passer beaucoup d’américains, ils ont des rudiments d’anglais. L’idée pour nous, c’est pareil, c’était vraiment qu’ils apprennent l’espagnol. Et après, les gens de la rue, ne parlent que l’espagnol, pour la plupart. Ou le Quechua ! Bon mais là on n’allait pas se lancer dans des langues euh…très exotiques !(rires). Donc voilà, on a commencé par l’Equateur dans l’immersion par rapport à cette sécurité. Je suis partie seule avec les enfants au départ parce que Claude n’avait « que » 5 mois. Sur ses 5 mois, on ne voulait pas prendre 1 mois ou 15 j, 3 semaines pour apprendre la langue. Du coup, nous on est parti avant. On a été seuls en Equateur pendant un peu plus de 3 semaines, pratiquement 1 mois en fait. Et ensuite on l’a rejoint à la frontière de l’Argentine et du Brésil. aux chutes d’Iguazù, à Iguazù, complètement au Nord de l’Argentine. Et on a commencé par l’Argentine et le Chili, parce que ce sont des pays qui sont plus, comment dire ?, qui sont plus proches de nous, qui ressembleraient à certains de nos pays du Sud de l’Europe. Les enfants ont dit : « oh ! La! La! On se croirait en Grèce! ». Les gens nous ressemblent puisque ce sont des descendants de migrants. espagnols, européens, irlandais etc…allemands et tout ça ! Donc les gens nous ressemblent. Il y a une différence physique moins marquée quand même. Et puis, ce sont des pays qui sont mieux aménagés. On peut plus facilement boire l’eau du robinet au niveau de l’hygiène. Le circuit routier est un peu plus développé etc… On a décidé de commencer par ces 2 pays. On a descendu toute l’Argentine en fait, pour donner l’itinéraire, jusqu’à UshuaÏa, jusqu’à la pointe la plus au Sud. Et ensuite on est remonté par le Chili. Là, on avait loué une voiture. Pendant 2 mois, on a fait 11 000 kms. Alors c’était de la piste. Après quand on sort des villes, ça ne ressemble plus du tout à ce qu’on peut connaître. Mais c’est vrai qu’au départ, le fait de ressembler aux autres personnes est plus facile à assumer en fait. On passe moins pour des étrangers, pour des touristes. » Photo by Famille Hû J.M.: » On vous repérait dans les rues. C’était ce que tu m’avais raconté. Vous étiez l’objet de plein de curiosité. Notamment, je repense à l’épisode des coiffeurs. » M.Y.: « Oui c’est ça ! On ne se rend pas compte parce qu’ici on se ressemble plus ou moins tous. Donc on ne se rend pas compte ce que c’est que d’être différent. Mais c’est vrai que dans ces pays-là, il y avait déjà un problème au niveau de la taille. C’est à dire que nous les garçons sont grand, ils mesurent tous plus d’1m80. Là-bas les gens mesurent entre 1m50 et 1m60 pour les plus grands. Donc, dans une masse, dans une foule, on dépasse, les garçons particulièrement, dépassaient vraiment. Voilà ! Il y a ça, puis il y a le physique, on est blanc, très blanc ! Les gens sont métissés. Il y a beaucoup de descendants Incas. Des gens qui ont la peau beaucoup plus brune, les cheveux très noirs, lisses, des cheveux raides. Nous, on avait des cheveux frisés. Les garçons ont des cheveux frisés. Julie un peu moins, mais aussi. Il y avait une anecdote. A Cuenca, quand on habitait là-bas, il y avait un concours de coiffeurs sur une place et ça a duré 2 jours. Les garçons se sont faits harceler pour se faire couper les cheveux. Ils voulaient absolument leur couper les cheveux. Ils ont craqué. Il y en a 2 qui ont craqué, qui se sont fait effectivement couper les cheveux. Ils étaient tout fous les coiffeurs, parce que tous les autres cheveux, Je dis pas qu’ils sont tous identiques. Mais c’est vrai qu’ils ont le même type de cheveux. Et nous on a les cheveux plus fins, frisés. Pour eux, c’était des différences. Photo by ©Famille Hû C’est pour ça qu’après on a fini par les pays Andins. On a fait une boucle, et on est revenu après sur la Bolivie, le Pérou et l’Equateur qui sont des pays où la différence est beaucoup plus marquante. Mais là, ça faisait 4 mois qu’on voyageait, 5 mois, 4 mois à peu près. Donc, on était déjà plus à l’aise. Pour l’immersion, on avait choisi ce circuit. On est reparti de Colombie où là, après, c’est plus mélangé. Et eux ils sont déjà mélangé entre eux. Il y a plusieurs types de personnes. Mais on était sur la fin du voyage. Mais c’est vrai que toutes les appréhensions, au départ, on a essayé d’y aller quand même progressivement. » J.M.: « D’y aller tout doucement, c’est ça ? » M.Y.: « Oui parce que c’est quand même un choc, même culturel. Il y a cette différence physique mais il y a aussi des enfants qui travaillent ou qui mendient. Voilà ! Il y a une forme de pauvreté. Et après, il y a toutes les choses que…qui paraissent normal comme avoir de l’eau chaude. Là-bas, c’était pas si évident que ça. Dans les douches, quelque chose comme ça…Avoir internet à volonté, c’était pas du tout comme ça. Voilà ! On avait pas internet partout. Quand on l’avait, on n’avait pas forcément le débit qu’on voulait. Voilà, il y avait beaucoup de différences ! » Photo by ©Famille Hû III- le programme de l’episode 3 de cet interview « Voyager, pourquoi pas nous ? » Voilà ! Ce 2ème épisode est terminé. J’espère qu’il vous aura inspiré. Dans le 3ème épisode, vous allez découvrir tous les sites incontournables qui ont passionné les enfants. Vous allez également vous rendre compte que ce voyage a été l’occasion de rencontres inspirantes mais aussi surprenantes. Et puis vous verrez comment toute la famille a été touchée par l’immensité et la beauté de la nature. Bye ! Bye ! A bientôt dans le prochain épisode de ce podcast. Et si vous voulez en savoir plus sur Learneuse, vous pouvez aller le blog et la chaîne youtube. A très bientôt ! Pour aller plus loin : -Le blog tenu par la famille Hû lors de leur voyage en Amérique du Sud : l’Odyssée d’Hû 6 Cet article est le n°34/52 du défi: “52 idées à explorer pour aider vos 12-25 ans à trouver leur voie” L’article Voyager en famille, pourquoi pas nous ?[podcast, épisode 2: s’adapter en Amérique du Sud] est apparu en premier sur Learneuse.
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Voyager en famille, pourquoi pas nous ? [Podcast, épisode 1 : Prendre la décision]

Photo by ©Famille Hû C’est un nouveau pas dans la vie de Learneuse ! Ceci est le premier épisode du podcast que j’ai créé et baptisé : « Les Recettes du Possible by Learneuse » Designed by Teengirl1 En échangeant avec vous et avec mes proches, j’ai réalisé que le plus difficile dans notre quotidien n’était pas d’avoir des connaissances, des rêves ou des projets. Le plus difficile, c’est de trouver l’élan, c’est de surmonter ses peurs, c’est de savoir comment faire pour se lancer et transformer tout cela en une expérience bien réelle. Je vous invite à lâcher pour quelques minutes vos dossiers, vos révisions, vos soucis pour faire le plein d’ondes positives. Dans ce podcast, vous allez entendre des personnes qui sont allées au bout de leurs idées et qui ont à coeur de partager leur cheminement concret. Il sera question d’apprentissages mais aussi de défis, de parcours de vie, avec toujours à la clé des témoignages dynamisants et des pistes pour apprendre à passer à l’action. Je souhaite que ces interviews vous apportent toute l’énergie, toute la confiance et les savoir-faire nécessaires pour que vous puissiez enfin vous dire : « Moi aussi, je peux le faire ! ». I-VOYAGER EN FAMILLE : Pourquoi pas nous ? J’ouvre le bal avec mon amie Marie-Yves, son mari et ses 4 enfants qui ont enfin accompli le rêve qui trottait dans leurs têtes depuis des années. Ils sont partis à l’aventure durant 6 mois pour faire  le tour de l’Amérique du Sud, un continent auquel ils ont un attachement particulier. En pleine période de confinement et de coronavirus, vous me direz peut-être que le sujet n’est pas du tout approprié. Et pourtant, je vous encourage à à écouter ce témoignage inédit pour ouvrir votre horizon et vous ressourcer auprès de cette famille véritablement inspirante. Dans cette interview en 6 épisodes, la famille Hû vous explique concrètement comment ils ont préparé, organisé et vécu ce voyage à 6 au quotidien. Mais attention, cette interview n’est pas la simple chronologie d’un voyage en famille. C’est une invitation à porter un regard plus profond sur ce que peut nous apprendre un véritable voyage en immersion : la découverte et le dépassement de soi, la rencontre des autres, le retour à l’essentiel et une prise de conscience sur la fragilité de notre Planète. Embarquement immédiat !   II-PODCAST AUDIO Episode 1 : Prendre la décision de partir Illustration by ©Famille Hû Appuyez sur « play », pour écouter ou faites un clic droit et cliquez sur télécharger/enregistrer pour recevoir et écouter directement le fichier audio sur votre appareil. Si vous préférez lire, vous trouverez la transcription intégrale de l’interview ci-après ainsi que quelques belles photos du voyage de la famille Hû. Pour écouter les épisodes suivants de l’interview « Voyager, pourquoi pas nous ? », c’est ici : Episode 2 : « S’adapter en Amérique du Sud » Episode 3 : « Les belles découvertes du voyage » Episode 4 : « Voyager et cohabiter » Episode 5: « L’école du voyage » Episode 6 : « Voyager pour mieux se connaître » III-TRANSCRIPTION DE l’EPISODE 1   « Tout ce que vous avez à faire, c’est de décider de partir, et le plus dur est fait. » Tony Wheeler, co-fondateur du Lonely Planet. Au sommaire Bonjour à tous ! Bienvenue dans le podcast « Les Recettes du Possible » animé par Johanna du blog Learneuse ! Vous avez peut-être déjà rêvé de tout plaquer pour partir loin, seul, avec des amis ou avec votre famille. Vous vous êtes certainement posé la question : « Mais comment font ces gens qui osent laisser leur quotidien pour aller s’aventurer au bout du Monde pendant plusieurs mois ? ». Ça tombe bien ! Parce que, dans cet interview en 6 épisodes, mon amie Marie-Yves et sa famille vont vous raconter comment ils ont réussi à partir 6 mois faire le tour de l’Amérique du Sud avec leurs sacs à dos. Durant ces 6 épisodes, vous allez découvrir dans le détail comment vous pouvez faire pour rendre ce projet possible. Dans ce premier épisode, Marie-Yves (M.Y.) vous raconte qu’est-ce-qui a déclenché la décision de partir : Quelles ont été les peurs que chacun a surmonté avant le départ ? Comment se sont faits les choix d’itinéraires pour pouvoir mettre tout le monde d’accord. Ils étaient quand même 6 ! Et puis finalement, comment s’est préparé concrètement le voyage entre le travail et l’école ? LES DECLENCHEURS : POUR Mûrir, un projet a besoin de temps et DE RENCONTRES J.A. : Merci de participer ! C’est le premier podcast de Learneuse. M.Y. : On est content ! J.A. : Merci d’être volontaire ! J.A. : Du coup, on va attaquer tout de suite dans le vif du sujet ! Grosse question que je me pose : « comment cette idée vous est en fait venu de partir 6 mois en Amérique du Sud ? ». M.Y. : En fait, il y a 2 points. Il y a d’abord le départ de notre fils aîné, donc de Mathias, qui est parti à Saint- Etienne pour ses études. Donc, il y a le syndrome de l’enfant qui part de la maison. J.A. : Ouais ! Je connais ça ! M.Y. : Du coup, on a eu l’envie de vivre, moi en tout cas, j’ai eu envie de vivre une aventure encore familiale tant que c’était possible. Qu’on soit tous ensemble ! Parce qu’après, chacun part dans sa vie, voilà ! Je pense qu’il y a eu ça qui a un peu mis en route le projet. Et puis, on avait fait un voyage il y a 20 ans en Amérique du Sud, on était parti 11 mois déjà. Ça nous avait plu…et c’est vrai qu’on s’était dit que ça serait vraiment super de faire ça quand on aura des enfants. On ne savait pas qu’on allait en avoir 4 évidemment ! Et que ça allait durer 20 ans ! Mais on a toujours eu cette envie de partir avec nos enfants, partager quelque chose avec eux, sur un long terme hors du contexte « maison ». Photo by ©Famille Hû Bon après, on a toujours eu des bébés puisqu’on a eu 4 enfants qui se suivaient. Il se trouve qu’on avait toujours un bébé avec nous. C’est vrai que c’était pas forcément commode. Et puis, il y a eu le départ du grand. La petite qui commençait à être assez grande puisqu’elle avait 9 ans. Du coup, on s’est retrouvé dans une configuration temporelle qui faisait que c’était vraiment le moment. Et à ce moment-là, on vivait en Ardèche. Et donc on a rencontré un couple d’américains qui avait voyagé pendant 2 ans avec 3 enfants. Ils venaient d’arriver de leur voyage. Quelque part, je dis pas qu’ils nous ont poussés, mais c’est vrai qu’ils racontaient chaque fois : «  Nous on a fait ci, on a fait ça. ». Et puis, il y a eu un moment où je me suis dit mais pourquoi pas nous ? Quelque part, c’est vrai que ça a déclenché de truc là. Et puis, ça a déclenché cette envie. Et puis, après, on est parti sur plusieurs projets au départ. C’est à dire qu’en fait, ce que l’on voulait vivre vraiment au départ, c’était une aventure familiale. Et on a donné le choix aux enfants. En fait, on leur avait fait 3 propositions. On avait dit, soit on reste, soit on arrête tous de travailler et on part en Ardèche pendant une saison, pour vivre hors du temps, hors des choses. Soit on reste à la maison mais on va voyager en Europe en étoile, c’est à dire avec une base sur la maison :  « Partir 15 jours en Allemagne, revenir, partir en Suisse,revenir, partir en Hollande, au Pays-bas, voilà, des choses comme ça. » Soit, on s’est dit, c’est l’occasion de faire ce qu’on s’était promis, c’est à dire faire ce voyage en Amérique du Sud. Parce que, celui-là, il était quelque part aussi dans notre tête. Et les enfants ont choisi presque à l’unanimité, l’Amérique du Sud. Photo by ©Famille Hû J.A.: Il y en a un ou une qui a voulu autre chose ? M.Y. : Valentin, le deuxième, était plus frileux. Il est toujours plus frileux. Lui, son plan, c’était rester en Ardèche. C’est pas trop loin, c’est pas trop dangereux! On n’a pas à prendre l’avion. Il y avait des choses qui faisaient que pour lui, c’était la solution la plus confortable. J.A. : Et justement, donc, pour résumer, finalement c’est quand même un projet qui date d’il y a un petit moment ! La graine, elle était déjà dans votre tête après avoir fait ce 1er voyage en Amérique du Sud. Et puis, on voit qu’il y a plusieurs déclencheurs. Le départ du grand, et cette envie de partager quelque chose en famille C’est pas un coup de tête quoi ! Tout ça, ça a mûri ! M.Y. : Quand on y pense vraiment, effectivement, c’est quelque chose qui a mûri. On n’a pas décidé un jour de sortir de notre vie et de se dire Hop ! On part. C’est quelque chose qui a probablement mûri durant tout ce temps-là ! Même si on y pas pensé forcément. Mais pendant ces 20 années, plusieurs fois on s’est dit , Ah oui !, on pourrait partir. Ah mais non, le petit est trop petit, non, je suis enceinte, non, j’ai encore un bébé. Du coup, effectivement, on peut dire que ça a mûri tout ce temps-là, Puis ça s’est déclenché au moment où il fallait. J.A.: je dis ça parce qu’il y a pas mal d’auditeurs qui vont écouter ça. Il y a pas mal de gens qui rêvent de partir comme ça en famille et…C’est vrai que souvent on met le temps. C’est pour ça que je voulais absolument t’interviewer pour ce podcast. C’est pour dire à ces personnes, que, voilà, vous avez un projet. Peut-être qu’il se fera dans 2 ans, dans 3 ans. Mais en tout cas il y a des déclencheurs. Et là ce que je note aussi, le déclencheur c’est de fréquenter des personnes qui y sont allé, qui l’on fait, et qui vous ont aussi donné l’énergie en vous disant, mais pourquoi vous faites pas, c’est génial ! Photo by ©Famille Hû M.Y.: Oui, c’est hyper important en fait les rencontres qu’on fait. Et puis, pareil, cette rencontre là, on ne l’a pas faite dans notre entourage normal. On l’a faite parce qu’on est parti vivre 10 mois en Ardèche pour se rapprocher d’une école qu’on recherchait. On était complètement hors de notre cercle normal. Un cercle qu’on n’ a pas l’habitude de fréquenter, qu’on aurait jamais rencontré. Et de même, sur le premier voyage qu’on a fait, il y a 20 ans donc en 1998, on était à un mariage d’une amie que je n’avais pas vue depuis des années, peut-être 15 ans ! Et , on connaissait personne en fait ! Voilà, c’était une amie que j’avais perdue de vue. Et, on s’est retrouvé à une table lors du repas du banquet de mariage. Et on a fait un tour du table. Tout le monde s’est présenté. Parmi les gens qui étaient à notre table, il y a une fille qui dit : «  Voilà, moi , j’ai 27 ans, je viens de prendre un congé sabbatique, Cet été, j’ai rencontré un Australien. Et je veux voir si ça peut marcher de vivre avec lui. Donc, j’ai posé 1 an et je pars vivre 1 an en Australie. » Et là , pour moi, ça a été carrément le déclencheur parce qu’on avait le même âge. Et dans la voiture, tout le long du retour à la maison, j’ai poussé mon mari, en disant : « Mais tu te rends compte, ce qu’elle fait ! Elle a tout posé, elle a tout plaqué, elle est partie, elle le fait. » Et en fait, on est parti 9 mois après. Donc ça a enclenché aussi une réflexion de se dire : « Non, mais elle, elle l’a fait ! Pourquoi on le ferait pas ? ». Après, ça correspond à une envie évidemment, au départ. J.A.: D’où l’importance de s’ouvrir et puis quelque part, on rencontre sur le chemin des personnes inspirantes. Voilà ! ça nous donne envie. LES PEURS ET LES DOUTES AVANT LE VOYAGE Photo by ©Famille Hû J.A.: Je reviens un peu sur les peurs de Valentin. Justement, avant de partir, est-ce qu’il y a eu des peurs ? au sein de la famille, ou même au sein de votre cercle familial ou de votre cercle de proches. Est-ce qu’il y a quand même des étapes où il y a eu des peurs ? Parce que quand même, partir en voyage comme ça, on va le voir, ça demande une certaine organisation, ça demande de lâcher certaines choses. Est-ce qu’il y a eu des peurs et des résistances ? M.Y. : Donc la 1ère peur, effectivement, c’est Valentin qui est l’enfant le moins téméraire, je dirais. Bon , c’est pas exactement juste, mais en même temps, c’est celui qui n’aime pas être bouleversé, qui n’aime pas bouger. Donc c’est vrai, pour lui, ça a été, un petit peu, le premier arrêt. Mais ça n’a pas duré longtemps et puis, il ne l’a pas regretté un instant après. Après, nous, bon, mon mari lui,Claude, c’est direct ! A partir du moment où il a pris une décision, il va tout écraser pour aller vers ce qu’il a choisi. Donc, pour lui, à partir du moment où il a dit : « On part ! », il n’y pas de peur, il n’y pas de crainte, c’est ok, c’est parti. Moi après, je suis maman ! Donc la crainte, c’est toujours la maladie, si les enfants sont malades, si on a un accident, si on se fait agresser, si il y a un tremblement de terre, parce que ce sont des endroits qui ne sont pas forcément faciles non plus. Photo by ©Famille Hû Après on a bénéficié quand même de l’expérience qu’on avait eu il y a 20 ans, déjà ! C’est vrai que la condition pour moi de partir c’était quand même de partir sans peurs, quelque part au minimum. J’ai eu plein de retours de gens autour de moi : « Mais oui, vous prenez une assurance, et puis, la rapatriement, et puis, et puis, et puis… » Et en fait, quand on commence à s’engager sur cette voie-là, en fait, on part pas. Parce qu’il y a toujours la part d’imprévus qu’on ne peut pas mesurer, forcément ! C’est ça qui nous empêche de bouger finalement. Donc, au début, j’ai commencé à regarder des assurances, des rapatriements, la carte bleue, le travail, comment on fait, la Sécu, bla, bla, bla….Et puis finalement, il y a un moment où j’ai dit : «  bon stop ! Si tu pars, tu fais confiance en ton choix, et tu pars ! ». L’idée, c’était ça ! Après, ça évite rien ! Mais avoir peur, ça n’empêche rien non plus, et ça prive de beaucoup de choses ! J.A. : Oui ! C’est sûr. M.Y. : Donc, du coup, on s’est dit, après tout, on n’est pas beaucoup malade en France. On avait l’aisance financière, entre guillemets, de se dire, si on doit rentrer immédiatement, on peut rentrer. Voilà, on n’a pas besoin d’attendre le déblocage d’une carte bleue, d’une situation, d’un secours etc…Donc, on est parti quand même plutôt confiants. Bon après, nos familles, elles nous subissent (rires). C’est pas le 1er choix particulier qu’un aura fait dans notre vie. Il y a 20 ans, c’était déjà le drame quand on est parti. Bon, on a fait des choix d’éducation pour nos enfants comme la déscolarisation. qui a provoqué énormément de peurs dans nos familles. le choix des naissances de nos enfants aussi. Enfin bref, ils sont un peu rodés quoi ! Et puis, de toute façon, ils n’ont pas le choix. ils ont subi ce choix-là en tout cas. J.A. : Donc oui, vous avez apprivoisé vos propres peurs en vous imaginant : « Mais qu’est ce qui peut m’arriver de pire ? ». Vous avez fait le tour, et puis vous avez décidé de partir. LA PREPARATION DU VOYAGE EN FAMILLE : LE BUDGET, LE travail, l’ECOLE ? Photo by ©Famille Hû J.A. : Comment s’est préparé le voyage en fait, comment vous vous êtes organisés ? Parce que tout anticiper, ça me paraît énorme ! M.Y. : Donc, entre le moment où on a émis l’idée et où on l’a acceptée, où tout le monde l’a acceptée dans notre cercle restreint, on a mis à peu près 8 mois pour partir. Alors, d’abord il y avait un choix de saison évidemment. On s’est décidé, je ne sais plus, en début d’année, peut-être février-mars. On voulait partir pour l’été austral. C’est à dire qu’il fallait que l’on parte pendant l’hiver en France. De toute façon c’était incompressible au niveau du temps. Ensuite, la 1ère chose qu’on a faite, c’est la faisabilité financière. En fait, les ressources de temps et d’argent. Est-ce qu’on avait ce temps-là de disponible ? Est-ce qu’on avait ce temps-là pour le faire ? Donc, il se trouve que là, pareil, il y a eu une espèce de concordances de choses. Donc, pour régler tout de suite le problème de comment on a fait au niveau du travail de Claude, il avait un compte épargne-temps. cela faisait 25 ans qu’il travaillait dans la même entreprise. Il avait épargné énormément de jours, 90 jours. Donc sa limite, c’était 90 jours pour lui, ça représentait 5 mois à peu près qui était payés. Donc, il est parti 90 jours en congés payés. C’est vrai que financièrement, à 6, c’est quand même assez lourd. Donc voilà, ça rendait le projet possible tout de suite. Après, au niveau du temps, il y avait l’histoire de la saison et puis, il y avait les enfants et l’école qu’il fallait gérer voilà. Alors, ça, c’était comment faire ? Les enfants, à l’école primaire, ont été scolarisés à la maison. Donc on sait qu’on peut réussir à l’école sans aller à l’école puisqu’après ils ont réintégré le système normal et que ça s’est toujours bien passé. Du coup, on n’avait pas du tout cette crainte de se dire : «  Oh la la ! Ils vont manquer 1 an, comment ça va se passer etc.. ». Par contre, 2 des garçons étaient au lycée. Donc, il y avait quand même un niveau scolaire qui demande une acquisition de connaissances, Il y avait un risque d’un redoublement. C’était le gros risque qu’on encourait. Bon, sur les 2 qui étaient au lycée, 1 avait déjà sauté une classe. Donc ça le remettrait à niveau. Ils ont accepté le risque tous les 2, sans problèmes.Tous les 2 ont dit : «  Ok ! Soit vraiment on travaille super bien le peu de temps qu’on va être au lycée, et on peut passer l’année. Soit ça va être plus cool et puis on redoublera. ». Ils ont accepté ça. Photo by ©Famille Hû Et pour le grand qui était déjà en école supérieure, on a dû demander une dérogation pour avoir une année de césure qui ne se fait pas normalement après une première année. Ils ont adhéré tout de suite au projet. Il est à Saint-Etienne en école d’Art et de Design. J’ai appelé, j’ai eu la directrice des études qui nous a dit tout de suite : « On ne peut pas s’opposer à un projet comme celui-là. voilà, on peut pas ! Il faut qu’il parte. Il n’y a aucun problème. Vous allez vivre en famille. On ne peut pas en plus enlever ça à Mathias. » Donc, voilà, il a pu bénéficier d’une année de césure avec, entre guillemets, un redoublement, une perte d’année. sachant que lui aussi avait passé une classe. Ce n’était pas un souci pour lui. Photo by ©Famille Hû Et puis la dernière, Julie, elle n’ était pas vraiment scolarisée encore. Donc elle était en niveau de CM1 à ce moment-là. On n’a fait aucune démarche particulière. Elle a nous a suivis avec l’idée de réintégrer sa classe normale si elle souhaitait retourner à l’école après l’expérience. J.A.: C’est génial ! Les enfants ont pu participer à ce choix. On perd, entre guillemets, une année. Mais, on va le voir, c’est quand même une année énorme d’enrichissement, assez unique ! Mais bon. C’est vrai que ça nécessite quand même de peser les choses, et de se dire à quoi on renonce ? Qu’est-ce qu’on va gagner avec ce voyage ? M.Y. : Donc voilà, ça c’était la pratique, comment caler ce voyage ? Après, , il y avait le choix de l’itinéraire, la préparation. Donc l’itinéraire, on n’a pas voulu que tout soit prévu. Parce que d’abord à 6, c’est pratiquement impossible. Et en plus, on voulait se laisser quand même la possibilité de traîner, de changer, de rester, ou de partir plus vite sur des endroits qui ne nous plaisaient pas forcément. Donc, ce qu’on a fait, c’est qu’on a acheté nos billets allers-retours. C’est à dire qu’on avait une date de départ, une date d’arrivée d’un aéroport donné. Ensuite, on a réservé un seul vol à l’intérieur de l’Amérique du Sud qui est le vol Quito-Bogota parce que sur la frontière terrestre entre ces 2 pays, il y a pas mal de narcotrafic. Donc on ne voulait pas passer là avec les enfants. Et puis on avait réservé Noël. Parce qu’à Noël, on savait qu’on allait être à Ushuaïa et que ça risquait d’être très fréquenté. Donc on avait réservé cette semaine-là. Et puis, notre location du premier mois en Equateur à Cuenta. On avait 15 jours de location qui étaient réservés. Et l’école, puisqu’on a mis les enfants à l’école d’espagnol là-bas. Voilà, ça, c’étaient les seules réservations qu’on avait. Et après, tout le reste, on l’a fait au fur et à mesure de nos envies. C’est comme les histoires d’assurances. En fait, avec internet, on a accès à tellement de données qu’on finit par se perdre. On veut être sûr que ceci se coordonne avec cela, qu’on a bien le bon bus, que on va arriver à la bonne heure, que l’hôtel va être ok. Et en fait, ça devient infini… J.A.: …Tu fais un burn-out avant de partir ! M.Y.: Exactement ! LE PROGRAMME DE L’EPISODE 2 DE CETTE INTERVIEW « Voyager en famille, pouquoi pas nous ? » Voilà ! Ce premier épisode est terminé ! J’espère qu’il vous aura éclairé. Dans le prochain épisode, vous allez découvrir le casse-tête des sacs à dos. Comment on choisit l’essentiel lorsqu’on prépare un sac à dos pour 6 mois de voyage. Vous verrez également ce que Marie-Yves et son mari ont souhaité partager, à travers ce voyage, avec leurs enfants. Et comment ils ont pensé l’immersion et l’adaptation à cette nouvelle culture pour qu’elle se fasse progressivement. Photo by ©Famille Hû Bye! Bye ! A bientôt dans le prochain épisode du podcast « Les Recettes du Possible by Learneuse ». Et si voulez en savoir plus sur Learneuse, Vous pouvez aller visiter le blog et la chaîne Youtube. A très bientôt sur Learneuse.com ! Pour aller plus loin : -Le blog tenu par la famille Hû durant leur voyage en Amérique du Sud : l’Odyssée d’Hû 6 Cet article est le n°33/52 du défi: “52 idées à explorer pour aider vos 12-25 ans à trouver leur voie” L’article Voyager en famille, pourquoi pas nous ? [Podcast, épisode 1 : Prendre la décision] est apparu en premier sur Learneuse.
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