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Regards africains sur les Jeux
Podcast

Regards africains sur les Jeux

By RFI
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Chaque jour, l’un de nos confrères africains venus constituer une rédaction à Paris pendant les Jeux sous la houlette de CFI (Agence française de développement médias), nous fait découvrir sa vision de la France au temps des Jeux, avec ironie, mordant, étonnement...Diffusion du 27 juillet au 11 août, du lundi au vendredi à 5h52, 12h55 et 17h25 TU, samedi et dimanche à 5h46  TU.

Chaque jour, l’un de nos confrères africains venus constituer une rédaction à Paris pendant les Jeux sous la houlette de CFI (Agence française de développement médias), nous fait découvrir sa vision de la France au temps des Jeux, avec ironie, mordant, étonnement...Diffusion du 27 juillet au 11 août, du lundi au vendredi à 5h52, 12h55 et 17h25 TU, samedi et dimanche à 5h46  TU.

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JO 2024: balade à Belleville pour les journalistes Samuel Biyong et Daniel Dodjagni

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous a emmené à la rencontre de douze journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Dernier épisode aujourd’hui de notre série en compagnie de deux d’entre eux, que vous connaissez désormais, le Camerounais Samuel Biyong et le Togolais Daniel Dodjagni. Ils sont allés visiter le quartier de Belleville à Paris, accompagnés par Guilhem Fabry. Le rendez-vous a été donné à la sortie du métro. Nous sommes en bas de la rue de Belleville, dans un quartier tout en pente du nord-est de la capitale française, historiquement populaire, de plus en plus branché aujourd’hui. Le journaliste Daniel Dodjagni partage ses premières impressions. « Je vois beaucoup de boutiques, de supermarchés du monde, contrairement à certains quartiers ou certaines villes que j’ai déjà visitées ici. Il y a beaucoup de mouvement, tu sens qu’il y a la vie. Les gens bougent bien ici. » « Oui, j’observe qu’il y a de la vie, mais pas vraiment dans le sarcasme habituel qu’on connaît dans certaines capitales africaines. Il n’y a pas trop de bruit, des bars qui font de gros échos, des baffles qui sont le long des rues, c’est dans le calme, la quiétude », note Samuel Biyong. Quartier de naissance d'Édith PiafInterrogés sur Édith Piaf, née à Belleville, les deux journalistes découvrent la chanteuse française. Daniel Dodjagni cherche le nom et joue Je ne regrette rien sur son téléphone. « Je n’ai pas le nom de l’artiste, mais je connais bien la chanson. Chez nous, les bals et les radios passent souvent cette chanson-là. Moi, j'aime beaucoup les slows français, on en a beaucoup chez nous », confie-t-il. Cette balade s’achève en haut de la rue de Belleville, où on aperçoit la tour Eiffel. Et avec Samuel Biyong et Daniel Dodjagni, nous allons faire comme les Parisiens, nous poser à la terrasse d’un bar. Samuel Biyong : Nous devons nous désaltérer un peu. À la sortie du métro, après avoir monté cette colline qui nous a fait un peu transpirer. Daniel Dodjagni : On a passé également une journée très dure, avec la rédaction des articles, ça fatigue un peu.  Samuel Biyong : Allez, Daniel, à ta santé. À l’amitié franco-africaine. Daniel Dodjagni : À l'amitié franco-africaine, togolo-camerounaise-française !   ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr
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JO 2024: balade à Belleville pour les journalistes Samuel Biyong et Daniel Dodjagni

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous a emmené à la rencontre de douze journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Dernier épisode aujourd’hui de notre série en compagnie de deux d’entre eux, que vous connaissez désormais, le Camerounais Samuel Biyong et le Togolais Daniel Dodjagni. Ils sont allés visiter le quartier de Belleville à Paris, accompagnés par Guilhem Fabry. Le rendez-vous a été donné à la sortie du métro. Nous sommes en bas de la rue de Belleville, dans un quartier tout en pente du nord-est de la capitale française, historiquement populaire, de plus en plus branché aujourd’hui. Le journaliste Daniel Dodjagni partage ses premières impressions. « Je vois beaucoup de boutiques, de supermarchés du monde, contrairement à certains quartiers ou certaines villes que j’ai déjà visitées ici. Il y a beaucoup de mouvement, tu sens qu’il y a la vie. Les gens bougent bien ici. » « Oui, j’observe qu’il y a de la vie, mais pas vraiment dans le sarcasme habituel qu’on connaît dans certaines capitales africaines. Il n’y a pas trop de bruit, des bars qui font de gros échos, des baffles qui sont le long des rues, c’est dans le calme, la quiétude », note Samuel Biyong. Quartier de naissance d'Édith Piaf Interrogés sur Édith Piaf, née à Belleville, les deux journalistes découvrent la chanteuse française. Daniel Dodjagni cherche le nom et joue Je ne regrette rien sur son téléphone. « Je n’ai pas le nom de l’artiste, mais je connais bien la chanson. Chez nous, les bals et les radios passent souvent cette chanson-là. Moi, j'aime beaucoup les slows français, on en a beaucoup chez nous », confie-t-il. Cette balade s’achève en haut de la rue de Belleville, où on aperçoit la tour Eiffel. Et avec Samuel Biyong et Daniel Dodjagni, nous allons faire comme les Parisiens, nous poser à la terrasse d’un bar. Samuel Biyong : Nous devons nous désaltérer un peu. À la sortie du métro, après avoir monté cette colline qui nous a fait un peu transpirer. Daniel Dodjagni : On a passé également une journée très dure, avec la rédaction des articles, ça fatigue un peu.  Samuel Biyong : Allez, Daniel, à ta santé. À l’amitié franco-africaine. Daniel Dodjagni : À l'amitié franco-africaine, togolo-camerounaise-française !   ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr
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JO 2024: le journaliste Daniel Dodjagni célèbre les athlètes togolais

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Ils sont regroupés dans le cadre du projet Paris Médias 2024 de CFI (Canal France International), au sein d’une rédaction éphémère. À Neuilly-sur-Marne, en banlieue parisienne, la diaspora togolaise a fêté ses athlètes le vendredi 9 août. Un moment de partage que le journaliste togolais Daniel Dodjagni a couvert.  Les drapeaux du Togo sont de sortie dans ce square de Neuilly-sur-Marne transformé en fan zone le temps des jeux. Le journaliste Daniel Dodjagni réalise ici un de ses derniers reportages dans le cadre de son séjour à Paris.  « Nous avons cinq athlètes togolais qui ont participé à ces jeux. C’est vrai qu’on n'a pas eu de médailles, mais la diaspora togolaise est quand même contente de voir ces athlètes évoluer sur le sol français et c’est le moment de leur dire merci parce qu’ils ont fait flotter le drapeau togolais, et c’est quand même une bonne chose », se réjouit-il. Cinq athlètes togolais à ParisLa rencontre a été organisée par une association de la diaspora togolaise, Mia Woezon, qui signifie « Bienvenue » en langue éwé. « De temps en temps, ça fait du bien de se rassembler pour partager nos plats, nos musiques, nos histoires... Moi-même qui suis métisse franco-togolaise, c’est très important, je suis attachée à mes deux cultures, explique Solange Droual, présidente de Mia Woezon. Cette année, on a eu la chance d’avoir cinq athlètes olympiques qualifiés en France, à Paris. Il y a des liens très forts entre la France et le Togo, c’était vraiment l’occasion de les mettre en lumière, surtout qu’on a des jeunes athlètes. On voulait leur donner de la force pour qu’ils préparent 2028 à Los Angeles, et surtout qu’ils soient une source d’inspiration pour d’autres Togolais qui veulent s’investir pleinement dans le sport. »  Les Togolais de la diaspora n’ont pas arrêté d’encourager leurs athlètes depuis le début des Jeux, en se pressant par exemple sur les bords de Seine pour les saluer lors de la cérémonie d’ouverture. Un soutien très précieux à en croire la sprinteuse Naomi Akakpo, 23 ans, qui vient de battre son record personnel sur 100 mètres.  « Je suis super heureuse de rencontrer la diaspora togolaise. Parce que c’est vraiment grâce à eux qu’on avance, grâce à tous les messages qu’on reçoit, ça nous met du baume au cœur, ça nous permet d’avancer dans nos entraînements, dans nos compétitions, quand on a des petits moments de mou. C’est un honneur pour moi de tous pouvoir les rencontrer aujourd’hui et de pouvoir les remercier en personne », sourit l'athlète. À lire aussiJO 2024: Naomi Akakpo, sprinteuse et porte-drapeau du Togo, a vécu «une expérience dingue» Les Jeux de Los Angeles dans le viseurLes athlètes et leurs plus fervents supporters passent toute l’après-midi ensemble, entre remerciements et photos de groupe. Tout cela autour d’une spécialité culinaire togolaise. « Nous avons les brochettes, tout le monde connaît. Et nous avons Ayimolou, c’est du riz et des haricots préparés ensemble. Quand vous êtes Togolais, que vous êtes à Lomé ou partout au Togo et qu'au petit matin, vous ne mangez pas Ayimolou, vous n’avez rien fait. C’est notre petit déjeuner », précise le journaliste Daniel Dodjagni. Après Paris 2024, tous pensent déjà à Los Angeles 2028. Le journaliste rêve de couvrir les prochains JO pour continuer à suivre la progression des jeunes athlètes de son pays. La diaspora togolaise, elle, a d’ores et déjà prévu de mettre en place des cagnottes pour financer leur préparation. ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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JO 2024: le journaliste Daniel Dodjagni célèbre les athlètes togolais

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Ils sont regroupés dans le cadre du projet Paris Médias 2024 de CFI (Canal France International), au sein d’une rédaction éphémère. À Neuilly-sur-Marne, en banlieue parisienne, la diaspora togolaise a fêté ses athlètes le vendredi 9 août. Un moment de partage que le journaliste togolais Daniel Dodjagni a couvert.  Les drapeaux du Togo sont de sortie dans ce square de Neuilly-sur-Marne transformé en fan zone le temps des jeux. Le journaliste Daniel Dodjagni réalise ici un de ses derniers reportages dans le cadre de son séjour à Paris.  « Nous avons cinq athlètes togolais qui ont participé à ces jeux. C’est vrai qu’on n'a pas eu de médailles, mais la diaspora togolaise est quand même contente de voir ces athlètes évoluer sur le sol français et c’est le moment de leur dire merci parce qu’ils ont fait flotter le drapeau togolais, et c’est quand même une bonne chose », se réjouit-il. Cinq athlètes togolais à Paris La rencontre a été organisée par une association de la diaspora togolaise, Mia Woezon, qui signifie « Bienvenue » en langue éwé. « De temps en temps, ça fait du bien de se rassembler pour partager nos plats, nos musiques, nos histoires... Moi-même qui suis métisse franco-togolaise, c’est très important, je suis attachée à mes deux cultures, explique Solange Droual, présidente de Mia Woezon. Cette année, on a eu la chance d’avoir cinq athlètes olympiques qualifiés en France, à Paris. Il y a des liens très forts entre la France et le Togo, c’était vraiment l’occasion de les mettre en lumière, surtout qu’on a des jeunes athlètes. On voulait leur donner de la force pour qu’ils préparent 2028 à Los Angeles, et surtout qu’ils soient une source d’inspiration pour d’autres Togolais qui veulent s’investir pleinement dans le sport. »  Les Togolais de la diaspora n’ont pas arrêté d’encourager leurs athlètes depuis le début des Jeux, en se pressant par exemple sur les bords de Seine pour les saluer lors de la cérémonie d’ouverture. Un soutien très précieux à en croire la sprinteuse Naomi Akakpo, 23 ans, qui vient de battre son record personnel sur 100 mètres.  « Je suis super heureuse de rencontrer la diaspora togolaise. Parce que c’est vraiment grâce à eux qu’on avance, grâce à tous les messages qu’on reçoit, ça nous met du baume au cœur, ça nous permet d’avancer dans nos entraînements, dans nos compétitions, quand on a des petits moments de mou. C’est un honneur pour moi de tous pouvoir les rencontrer aujourd’hui et de pouvoir les remercier en personne », sourit l'athlète. À lire aussiJO 2024: Naomi Akakpo, sprinteuse et porte-drapeau du Togo, a vécu «une expérience dingue» Les Jeux de Los Angeles dans le viseur Les athlètes et leurs plus fervents supporters passent toute l’après-midi ensemble, entre remerciements et photos de groupe. Tout cela autour d’une spécialité culinaire togolaise. « Nous avons les brochettes, tout le monde connaît. Et nous avons Ayimolou, c’est du riz et des haricots préparés ensemble. Quand vous êtes Togolais, que vous êtes à Lomé ou partout au Togo et qu'au petit matin, vous ne mangez pas Ayimolou, vous n’avez rien fait. C’est notre petit déjeuner », précise le journaliste Daniel Dodjagni. Après Paris 2024, tous pensent déjà à Los Angeles 2028. Le journaliste rêve de couvrir les prochains JO pour continuer à suivre la progression des jeunes athlètes de son pays. La diaspora togolaise, elle, a d’ores et déjà prévu de mettre en place des cagnottes pour financer leur préparation. ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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JO 2024: dernière ligne droite pour les journalistes africains de Paris Médias 2024

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris Médias 2024 de CFI (Canal France International), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains et commentent comment ils perçoivent la France et sa capitale à l’heure olympique, parfois avec ironie, mordant ou étonnement. Dans ce quatorzième épisode de la série et à deux jours de la cérémonie de clôture des JO de Paris, les journalistes africains de la rédaction de Paris Médias 2024 savourent la dernière ligne droite de leur couverture des Jeux olympiques. « C’est une expérience très, très enrichissante d’avoir le regard, le ressenti, la perception des autres, c’est-à-dire de sortir de sa zone de confort, de savoir comment les autres perçoivent les choses, d’échanger avec eux parce que dites vous bien que nous faisons un métier qui nécessite quand même qu’on ne se concentre pas sur sa personne ». Dans le brouhaha de la salle de la rédaction éphémère de CFI, Samuel Biyong originaire du Cameroun pays surnommé « le continent » surjoue avec humour son rôle de doyen. C’est avec bienveillance et un poil taquin qu’il partage son expérience avec les plus jeunes… « Le continent c’est le résumé de toute l’Afrique. Après des échanges ici, ils se réfèrent toujours à moi parce qu’évidemment je suis le résumé de tout ce qu’ils pensent ». « Des moments extraordinaires »À ses côtés, Nesta Yamgoto journaliste tchadien ne peut s’empêcher de se moquer de l’assurance légendaire et quasi héréditaire du peuple camerounais. « C’est des moments extraordinaires qu’on passe ensemble, même si le « continent » en abuse un peu, c’est un vrai camerounais et il ne fait qu’exagérer dans tout ce qu’il dit…» Dans le groupe, 14 nationalités d’Afrique francophone sont représentées. De prime abord plus en retrait deux journalistes de Madagascar en font partie. Tanjona Niaina est l’un d’entre eux. « On n'est pas timide, mais on est plus calme du fait que Madagascar est une île. On est un peu isolé par rapport aux autres pays du continent et peut-être c’est un peu notre caractère, on est un peu réservé, mais on est très gentils ». Une analyse partagée par Daniel Dodjagni du Togo et la béninoise Romance Vinakpon qui se sont liés d’amitié avec eux. « Les deux malgaches, quand vous les voyez, ils paraissent les plus timides, mais en fait, ils taquinent tout le monde, ils se moquent de tout le monde. Je ne sais pas, ils sont bizarres ». « C’est rien de méchant. Ce serait ennuyant de rester avec des gens qui ne parlent pas. Si déjà, ils peuvent mettre quelques piques et nous faire rire de temps en temps, c’est déstressant aussi parce que ce qu’on fait, toute la journée on est concentré sur l’ordinateur, si de temps en temps on peut se détendre, c’est pas mal… ». L'apprentissage mutuel : un atout pour le journalisme africainCette ambiance conviviale offre une saine émulation aux 15 journalistes de la rédaction de CFI et leur permet de l’aveu de Nesta Yamgoto de progresser dans la pratique de leur métier. « C’est bien de savoir comment les autres traitent l’information chez eux, c’est bien de comprendre comment eux aussi ils fonctionnent. C’est des techniques et des méthodes différentes qu’on apprend et je pense que c’est quelque chose de positif qui va permettre à chacun d’entre nous de mieux faire ou de bien faire une fois au pays ». ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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JO 2024: dernière ligne droite pour les journalistes africains de Paris Médias 2024

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris Médias 2024 de CFI (Canal France International), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains et commentent comment ils perçoivent la France et sa capitale à l’heure olympique, parfois avec ironie, mordant ou étonnement. Dans ce quatorzième épisode de la série et à deux jours de la cérémonie de clôture des JO de Paris, les journalistes africains de la rédaction de Paris Médias 2024 savourent la dernière ligne droite de leur couverture des Jeux olympiques. « C’est une expérience très, très enrichissante d’avoir le regard, le ressenti, la perception des autres, c’est-à-dire de sortir de sa zone de confort, de savoir comment les autres perçoivent les choses, d’échanger avec eux parce que dites vous bien que nous faisons un métier qui nécessite quand même qu’on ne se concentre pas sur sa personne ». Dans le brouhaha de la salle de la rédaction éphémère de CFI, Samuel Biyong originaire du Cameroun pays surnommé « le continent » surjoue avec humour son rôle de doyen. C’est avec bienveillance et un poil taquin qu’il partage son expérience avec les plus jeunes… « Le continent c’est le résumé de toute l’Afrique. Après des échanges ici, ils se réfèrent toujours à moi parce qu’évidemment je suis le résumé de tout ce qu’ils pensent ». « Des moments extraordinaires » À ses côtés, Nesta Yamgoto journaliste tchadien ne peut s’empêcher de se moquer de l’assurance légendaire et quasi héréditaire du peuple camerounais. « C’est des moments extraordinaires qu’on passe ensemble, même si le « continent » en abuse un peu, c’est un vrai camerounais et il ne fait qu’exagérer dans tout ce qu’il dit…» Dans le groupe, 14 nationalités d’Afrique francophone sont représentées. De prime abord plus en retrait deux journalistes de Madagascar en font partie. Tanjona Niaina est l’un d’entre eux. « On n'est pas timide, mais on est plus calme du fait que Madagascar est une île. On est un peu isolé par rapport aux autres pays du continent et peut-être c’est un peu notre caractère, on est un peu réservé, mais on est très gentils ». Une analyse partagée par Daniel Dodjagni du Togo et la béninoise Romance Vinakpon qui se sont liés d’amitié avec eux. « Les deux malgaches, quand vous les voyez, ils paraissent les plus timides, mais en fait, ils taquinent tout le monde, ils se moquent de tout le monde. Je ne sais pas, ils sont bizarres ». « C’est rien de méchant. Ce serait ennuyant de rester avec des gens qui ne parlent pas. Si déjà, ils peuvent mettre quelques piques et nous faire rire de temps en temps, c’est déstressant aussi parce que ce qu’on fait, toute la journée on est concentré sur l’ordinateur, si de temps en temps on peut se détendre, c’est pas mal… ». L'apprentissage mutuel : un atout pour le journalisme africain Cette ambiance conviviale offre une saine émulation aux 15 journalistes de la rédaction de CFI et leur permet de l’aveu de Nesta Yamgoto de progresser dans la pratique de leur métier. « C’est bien de savoir comment les autres traitent l’information chez eux, c’est bien de comprendre comment eux aussi ils fonctionnent. C’est des techniques et des méthodes différentes qu’on apprend et je pense que c’est quelque chose de positif qui va permettre à chacun d’entre nous de mieux faire ou de bien faire une fois au pays ». ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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JO 2024: les journalistes africains de Paris Médias 2024 révèlent leurs moments phare

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris Médias 2024 de CFI (Canal France International), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains et commentent comment ils perçoivent la France et sa capitale à l’heure olympique, parfois avec ironie, mordant ou étonnement. Que retenir d’une quinzaine olympique ? Les journalistes africains de la rédaction de Paris Médias 2024 témoignent de moments d’émerveillement. RFI : À l’image de Kiady Arivony Razafiarison de Madagascar, devant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. On a l’habitude de voir une cérémonie d’ouverture des Jeux dans un stade. Mais là, la ville s’est transformée en un spectacle ouvert. Cela a dépassé ce que j’attendais de ces Jeux. Je pense que c’était une réussite pour Paris et pour la France en général. Le journaliste togolais Daniel Dodjagni a lui été marqué par une épreuve d’athlétisme, et une ambiance, celle du Stade de France. C’était le 2 août dernier au Stade de France quand j’y étais pour suivre notre athlète Naomi Akakpo pour les éliminatoires 100 m dames. C’était un moment unique que j’ai vécu au Stade de France. C’était un stade plein à craquer, il y avait plusieurs disciplines qui se déroulaient au même moment. Il y avait une ambiance de fou dans le stade, le public criait, supportait, encourageait les athlètes. C’était pour moi un moment inimaginable.  D’autres membres de la rédaction gardent en mémoire des désillusions sportives. C’est le cas de la journaliste béninoise Romance Vinakpon… Je pense que les sélections africaines au niveau du foot féminin pouvaient mieux faire. C’est dommage de voir le Nigeria repartir avec 0 victoire, la Zambie qui a encaissé beaucoup de buts aussi. J’espère que dans quatre ans, les équipes vont revenir beaucoup plus en forme. Le journaliste ivoirien Ange Kouadio retient lui que le sport de haut niveau peut être très cruel et ces Jeux de Paris 2024 en ont encore donné un exemple.  J’ai été attristé lorsque j’ai vu l’image de notre Ta Lou nationale à l’échauffement qui boitillait, je me suis dit “c’est mort pour elle”. Elle ne pourra pas courir et même si elle court elle va être à un niveau en dessous de sa performance, et ça n’a pas loupé. Tu te prépares pendant 4 ans, 8 ans, et en une fraction de seconde, tu rates la médaille olympique. Tu vois le sacrifice de plusieurs années s’effondrer et ça te brise le cœur. Dans quelques jours, les journalistes de la rédaction éphémère quitteront la France. Avec, quel que soient les résultats des délégations africaines, la fierté, disent-ils, d’avoir couvert les Jeux olympiques.    ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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JO 2024: les journalistes africains de Paris Médias 2024 révèlent leurs moments phare

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris Médias 2024 de CFI (Canal France International), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains et commentent comment ils perçoivent la France et sa capitale à l’heure olympique, parfois avec ironie, mordant ou étonnement. Que retenir d’une quinzaine olympique ? Les journalistes africains de la rédaction de Paris Médias 2024 témoignent de moments d’émerveillement. RFI : À l’image de Kiady Arivony Razafiarison de Madagascar, devant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. On a l’habitude de voir une cérémonie d’ouverture des Jeux dans un stade. Mais là, la ville s’est transformée en un spectacle ouvert. Cela a dépassé ce que j’attendais de ces Jeux. Je pense que c’était une réussite pour Paris et pour la France en général. Le journaliste togolais Daniel Dodjagni a lui été marqué par une épreuve d’athlétisme, et une ambiance, celle du Stade de France. C’était le 2 août dernier au Stade de France quand j’y étais pour suivre notre athlète Naomi Akakpo pour les éliminatoires 100 m dames. C’était un moment unique que j’ai vécu au Stade de France. C’était un stade plein à craquer, il y avait plusieurs disciplines qui se déroulaient au même moment. Il y avait une ambiance de fou dans le stade, le public criait, supportait, encourageait les athlètes. C’était pour moi un moment inimaginable.  D’autres membres de la rédaction gardent en mémoire des désillusions sportives. C’est le cas de la journaliste béninoise Romance Vinakpon… Je pense que les sélections africaines au niveau du foot féminin pouvaient mieux faire. C’est dommage de voir le Nigeria repartir avec 0 victoire, la Zambie qui a encaissé beaucoup de buts aussi. J’espère que dans quatre ans, les équipes vont revenir beaucoup plus en forme. Le journaliste ivoirien Ange Kouadio retient lui que le sport de haut niveau peut être très cruel et ces Jeux de Paris 2024 en ont encore donné un exemple.  J’ai été attristé lorsque j’ai vu l’image de notre Ta Lou nationale à l’échauffement qui boitillait, je me suis dit “c’est mort pour elle”. Elle ne pourra pas courir et même si elle court elle va être à un niveau en dessous de sa performance, et ça n’a pas loupé. Tu te prépares pendant 4 ans, 8 ans, et en une fraction de seconde, tu rates la médaille olympique. Tu vois le sacrifice de plusieurs années s’effondrer et ça te brise le cœur. Dans quelques jours, les journalistes de la rédaction éphémère quitteront la France. Avec, quel que soient les résultats des délégations africaines, la fierté, disent-ils, d’avoir couvert les Jeux olympiques.    ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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Le journaliste ivoirien Ange Kouadio parle de la station Afrique, un symbole d’unité africaine

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris Médias 2024 de CFI (Canal France International), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains et commentent comment ils perçoivent la France et sa capitale à l’heure olympique, parfois avec ironie, mordant ou étonnement. Dans ce douzième épisode, le journaliste ivoirien Ange Kouadio parle de la « Station Afrique » de L'Île-Saint-Denis, le site dédié à la culture africaine ouvert le temps des Jeux olympiques. Un symbole d’unité africaine autant qu’une vitrine touristique selon lui.  Ange Kouadio est journaliste au quotidien L'Intelligent d'Abidjan. S'il y a bien un lieu qui retient toute son attention depuis qu'il est arrivé à Paris pour couvrir les Jeux olympiques, c'est la station Afrique. Situé à l'Île-Saint-Denis, juste au nord de Paris, ce site éphémère est dédié au sport et à la culture africaine. La Côte d'Ivoire y tient un stand. Ange Kouadio nous fait la visite. « Nous sommes dans le stand ivoirien. On a des produits Made in Côte d'Ivoire. On a ce qu'on appelle à Abidjan du placali, de la farine de manioc fermentée. Plus haut on a du bissap et puis ce qu'on appelle du gari à Abidjan, de la semoule de manioc séchée ». Ange Kouadio nous présente Broulaye Diakité, sculpteur et Président des artisans du musée de Grand Bassam. Au milieu des statuettes, des bijoux en os de bœuf ou en bronze, il souhaite montrer les masques ivoiriens et révéler ainsi une part de l'histoire de son pays. « Chez nous en Côte d'Ivoire, à l'époque coloniale, c'est à travers les masques qu'on connaissait notre identité. C'est ce qu'on appelait les masques-passeports. Il y a les masques en miniature et les grands masques que l'on prend pour danser. Les masques en miniature ça montrait l'identité de notre tribu en Côte d'Ivoire. Chaque région avait son masque : ça c'est un masque yaouré, du centre-ouest de la Côte d'Ivoire, ça c'est un masque baoulé, du centre de la Côte d'Ivoire, à partir de Bouaké jusqu'à Yamoussoukro ». Un symbole d'unité pour tout le continentÀ côté du stand de la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Sénégal ou encore le Mali présentent également leur artisanat et spécialités. Ange Kouadio voit dans ce lieu un symbole d'unité pour tout le continent. « Chaque pays ici dans cette station a pu présenter ce qu'il y a de meilleur, de beau, de sublime en lui. On a ce brassage culturel africain, cette diversité culturelle que l'on retrouve dans les différents stands. On voit l'Afrique rassemblée à la faveur de ces Jeux olympiques ici à Paris. Vous savez que le sport est un facteur d'union, d'unité. Voir les athlètes qui viennent ici à cette station, voir des diplomates arriver à cette station, voir des artistes tel que A'salfo, Tam Sir, Youssou N'Dour, voir également le Libéria célébrer sa fête d'indépendance ici, ça montre que l'Afrique est véritablement unie, ou bien que l'Afrique a envie de vivre cette union-là pour une Afrique forte ». Lieu de rendez-vous des diasporas africaines les soirs de concert, la station Afrique accueille aussi des visiteurs du monde entier. Depuis le début des Jeux olympiques, des Japonais, des Américains, des Polonais ou encore des Irlandais ont ainsi découvert ou redécouvert toute la richesse du patrimoine culturel africain.  ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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Le journaliste ivoirien Ange Kouadio parle de la station Afrique, un symbole d’unité africaine

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris Médias 2024 de CFI (Canal France International), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains et commentent comment ils perçoivent la France et sa capitale à l’heure olympique, parfois avec ironie, mordant ou étonnement. Dans ce douzième épisode, le journaliste ivoirien Ange Kouadio parle de la « Station Afrique » de L'Île-Saint-Denis, le site dédié à la culture africaine ouvert le temps des Jeux olympiques. Un symbole d’unité africaine autant qu’une vitrine touristique selon lui.  Ange Kouadio est journaliste au quotidien L'Intelligent d'Abidjan. S'il y a bien un lieu qui retient toute son attention depuis qu'il est arrivé à Paris pour couvrir les Jeux olympiques, c'est la station Afrique. Situé à l'Île-Saint-Denis, juste au nord de Paris, ce site éphémère est dédié au sport et à la culture africaine. La Côte d'Ivoire y tient un stand. Ange Kouadio nous fait la visite. « Nous sommes dans le stand ivoirien. On a des produits Made in Côte d'Ivoire. On a ce qu'on appelle à Abidjan du placali, de la farine de manioc fermentée. Plus haut on a du bissap et puis ce qu'on appelle du gari à Abidjan, de la semoule de manioc séchée ». Ange Kouadio nous présente Broulaye Diakité, sculpteur et Président des artisans du musée de Grand Bassam. Au milieu des statuettes, des bijoux en os de bœuf ou en bronze, il souhaite montrer les masques ivoiriens et révéler ainsi une part de l'histoire de son pays. « Chez nous en Côte d'Ivoire, à l'époque coloniale, c'est à travers les masques qu'on connaissait notre identité. C'est ce qu'on appelait les masques-passeports. Il y a les masques en miniature et les grands masques que l'on prend pour danser. Les masques en miniature ça montrait l'identité de notre tribu en Côte d'Ivoire. Chaque région avait son masque : ça c'est un masque yaouré, du centre-ouest de la Côte d'Ivoire, ça c'est un masque baoulé, du centre de la Côte d'Ivoire, à partir de Bouaké jusqu'à Yamoussoukro ». Un symbole d'unité pour tout le continent À côté du stand de la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Sénégal ou encore le Mali présentent également leur artisanat et spécialités. Ange Kouadio voit dans ce lieu un symbole d'unité pour tout le continent. « Chaque pays ici dans cette station a pu présenter ce qu'il y a de meilleur, de beau, de sublime en lui. On a ce brassage culturel africain, cette diversité culturelle que l'on retrouve dans les différents stands. On voit l'Afrique rassemblée à la faveur de ces Jeux olympiques ici à Paris. Vous savez que le sport est un facteur d'union, d'unité. Voir les athlètes qui viennent ici à cette station, voir des diplomates arriver à cette station, voir des artistes tel que A'salfo, Tam Sir, Youssou N'Dour, voir également le Libéria célébrer sa fête d'indépendance ici, ça montre que l'Afrique est véritablement unie, ou bien que l'Afrique a envie de vivre cette union-là pour une Afrique forte ». Lieu de rendez-vous des diasporas africaines les soirs de concert, la station Afrique accueille aussi des visiteurs du monde entier. Depuis le début des Jeux olympiques, des Japonais, des Américains, des Polonais ou encore des Irlandais ont ainsi découvert ou redécouvert toute la richesse du patrimoine culturel africain.  ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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La journaliste Salématou Sylla en soutien aux athlètes guinéens aux Jeux olympiques de Paris

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris Médias 2024 de CFI (Canal France International), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains et commentent comment ils perçoivent la France et sa capitale à l’heure olympique, parfois avec ironie, mordant ou étonnement. Dans cet onzième épisode de la série, la journaliste guinéenne Salématou Sylla nous parle du soutien qu’elle a apporté aux athlètes de son pays. Dans un hôtel près de l’aéroport de Roissy, nous retrouvons Salématou Sylla durant son jour de repos. Submergée par le travail, elle n’a pas eu l’occasion de découvrir Paris. Malgré tout, elle est fière de se rendre quasi quotidiennement à la station Afrique ou se trouvent les bureaux de la rédaction éphémère de Canal France Internationale. Fondatrice du site podium224 axé sur le sport et la culture en Guinée, elle est aussi fière de pouvoir montrer que des femmes africaines peuvent réussir dans le journalisme sportif. « Je fais partie de ces femmes qui pensent qu'être femme ça ne veut pas dire que tu ne peux pas réussir. Je fais partie de cette catégorie de femme. C’est vrai, j’ai eu beaucoup de coups et on continue encore à supporter les coups, mais on ne baisse pas les bras, on s’est fixé des objectifs. On se dit vaille que vaille si Dieu le veut bien, on va les atteindre. On s’en fout de ce que les gens pensent et nous, on va atteindre la cible, et la cible, c’est nos objectifs », dit-elle. Un soutien inébranlable aux athlètes fémininesCe message de courage, d’indépendance et d’abnégation, elle le transmet aux athlètes féminines de son pays. Cinq étaient présentes pour ses olympiades. En athlétisme, au judo, en natation et au tir à l’arc. L’archère Fatoumata Sylla championne d’Afrique de sa discipline participait à ses premiers Jeux à 23 ans et Salématou a noué une forte relation avec elle. « Ces derniers temps, j’étais très très proche avec Fatoumata bien qu’on ne se voit pas physiquement, on était toujours au téléphone pendant qu’elle se trouvait du côté de la Suisse. Elle avait bénéficié d’une bourse Olympique qui l’a conduite à Lausanne pour ses préparatifs donc de là, on communiquait beaucoup beaucoup, on communiquait sur pleins de choses. Et même la veille de la compétition, on échange; "tu peux le faire", on les met en confiance », explique-t-elle. Le rôle crucial du soutien moralBien que journaliste, Salématou Sylla est la première supportrice des sportives de la délégation guinéenne. Loin de chez eux, et de leurs proches, les athlètes peuvent se sentir décontenancés. Un soutien psychologique peut s’avérer précieux. Que ce soit dans la victoire ou la défaite. « La plupart, quand ils sont éliminés, cherchent à partir directement pour oublier ce qui s’est passé. Quand il y a la contre-performance, c’est difficile pour beaucoup. Moi, je trouve que c’était important parfois de laisser ce côté journalistique et d'être une grande sœur, mais aussi une guinéenne, parce qu’elles représentent aussi le tricolore guinéen donc dans ce cas de figure-là, il faut être là, essayer de leur remonter le moral pour ne pas qu’elles se renferment sur elles-mêmes ». Même si elle a pris ce rôle à bras-le-corps, Salématou Sylla milite pour que les sportifs bénéficient d’un véritable suivi psychologique, notamment dans les sports individuels. C’est son autre combat après celui pour une meilleure représentation des femmes dans le journalisme sportif.  ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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La journaliste Salématou Sylla en soutien aux athlètes guinéens aux Jeux olympiques de Paris

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris Médias 2024 de CFI (Canal France International), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains et commentent comment ils perçoivent la France et sa capitale à l’heure olympique, parfois avec ironie, mordant ou étonnement. Dans cet onzième épisode de la série, la journaliste guinéenne Salématou Sylla nous parle du soutien qu’elle a apporté aux athlètes de son pays. Dans un hôtel près de l’aéroport de Roissy, nous retrouvons Salématou Sylla durant son jour de repos. Submergée par le travail, elle n’a pas eu l’occasion de découvrir Paris. Malgré tout, elle est fière de se rendre quasi quotidiennement à la station Afrique ou se trouvent les bureaux de la rédaction éphémère de Canal France Internationale. Fondatrice du site podium224 axé sur le sport et la culture en Guinée, elle est aussi fière de pouvoir montrer que des femmes africaines peuvent réussir dans le journalisme sportif. « Je fais partie de ces femmes qui pensent qu'être femme ça ne veut pas dire que tu ne peux pas réussir. Je fais partie de cette catégorie de femme. C’est vrai, j’ai eu beaucoup de coups et on continue encore à supporter les coups, mais on ne baisse pas les bras, on s’est fixé des objectifs. On se dit vaille que vaille si Dieu le veut bien, on va les atteindre. On s’en fout de ce que les gens pensent et nous, on va atteindre la cible, et la cible, c’est nos objectifs », dit-elle. Un soutien inébranlable aux athlètes féminines Ce message de courage, d’indépendance et d’abnégation, elle le transmet aux athlètes féminines de son pays. Cinq étaient présentes pour ses olympiades. En athlétisme, au judo, en natation et au tir à l’arc. L’archère Fatoumata Sylla championne d’Afrique de sa discipline participait à ses premiers Jeux à 23 ans et Salématou a noué une forte relation avec elle. « Ces derniers temps, j’étais très très proche avec Fatoumata bien qu’on ne se voit pas physiquement, on était toujours au téléphone pendant qu’elle se trouvait du côté de la Suisse. Elle avait bénéficié d’une bourse Olympique qui l’a conduite à Lausanne pour ses préparatifs donc de là, on communiquait beaucoup beaucoup, on communiquait sur pleins de choses. Et même la veille de la compétition, on échange; "tu peux le faire", on les met en confiance », explique-t-elle. Le rôle crucial du soutien moral Bien que journaliste, Salématou Sylla est la première supportrice des sportives de la délégation guinéenne. Loin de chez eux, et de leurs proches, les athlètes peuvent se sentir décontenancés. Un soutien psychologique peut s’avérer précieux. Que ce soit dans la victoire ou la défaite. « La plupart, quand ils sont éliminés, cherchent à partir directement pour oublier ce qui s’est passé. Quand il y a la contre-performance, c’est difficile pour beaucoup. Moi, je trouve que c’était important parfois de laisser ce côté journalistique et d'être une grande sœur, mais aussi une guinéenne, parce qu’elles représentent aussi le tricolore guinéen donc dans ce cas de figure-là, il faut être là, essayer de leur remonter le moral pour ne pas qu’elles se renferment sur elles-mêmes ». Même si elle a pris ce rôle à bras-le-corps, Salématou Sylla milite pour que les sportifs bénéficient d’un véritable suivi psychologique, notamment dans les sports individuels. C’est son autre combat après celui pour une meilleure représentation des femmes dans le journalisme sportif.  ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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Le journaliste sénégalais Youssouph Badji observe Paris en vue des Jeux de Dakar 2026

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris 2024 de CFI (Canal France international), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains. Durant 15 jours, vous découvrirez comment ils perçoivent la France et sa capitale à l’heure olympique…. Avec ironie, mordant ou étonnement. Dans ce dixième épisode de la série Regards africains sur les Jeux, le journaliste sénégalais Youssouph Badji voit la France comme un exemple pour l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse qui se tiendront à Dakar en 2026. « J’étais à Londres, j’étais à Rio et aujourd’hui, je suis à Paris. La France a montré à la face du monde que c’est une grande nation en termes d’organisation, d’accueil et d’hospitalité. C’est vraiment super, à tous les niveaux, il n’y a rien à dire, les transports, le système d’accueil, vraiment chapeau. Nous sommes heureux. »  Au départ, Youssouph Badji avait pensé passer le relais à un journaliste junior de sa rédaction. Mais tout comme les athlètes de son pays, il a été sélectionné par le comité olympique du Sénégal pour accompagner la délégation. Présent à Paris, il profite de ses troisièmes Jeux olympiques avec un regard d’enfant. Chef de la rubrique Sport du quotidien dakarois Vox Populi, et âgé de 55 ans, il met son expérience au service de ses camarades « Les Jeux olympiques, c’est un événement de grande dimension qui est différent d’un match de Basket qu’on doit regarder au stade Marie N'Diaye, ou un match de football qu’on doit regarder au Stade Abdoulaye Wade. Les habitudes changent. Tout le monde doit s’adapter et il faut avoir une certaine rigueur dans le travail. » Pour Youssouph, cela commence bien en amont des compétitions. Bien qu’il ait un pass pour assister à toutes les épreuves, il doit s’enregistrer au préalable pour chaque discipline qu’il souhaite suivre dans la limite des places disponibles. Dans les transports et la ville, tout est fait pour que sportifs et touristes puissent s'y retrouver. À lire aussiJO de la Jeunesse Dakar 2026: «Un premier événement olympique en Afrique qui fait la fierté du Sénégal» « La France, c'est le top »Pour Youssouph, l'Afrique doit s'inspirer de cette organisation. Le continent accueillera dans deux ans et pour la première fois sur son sol un événement olympique. Dakar a été désigné pour abriter les quatrièmes Jeux olympiques de la Jeunesse et, pour Youssouph, Paris 2024 est un modèle à suivre. « La France, c'est top. Ce que la France nous a offert, ce que la France nous a proposé, on a vu ça nulle part ailleurs. Vraiment, nous sommes arrivés à un niveau d’organisation ou tout le monde doit copier sur la France, à commencer par le Sénégal qui, dans deux ans, doit recevoir le monde olympique. 2026, c’est demain, donc telle que je vois la chose, il y a un gros défi à relever parce que la France a mis la barre très haut. Même si ce n'est pas la même organisation, c’est pour la jeunesse, ça reste une organisation qui a été confiée par le CIO. Du coup, il faut être très, très pointu. » En 2019, les comités d’organisation de Paris 2024 et Dakar 2026 ont signé une convention de coopération pour permettre un partage d’information et des bonnes pratiques pour la réussite des deux événements. L’alliance « Dioko », qui réunit des acteurs publics et privés français, a également été créée pour aider à rénover et construire des infrastructures sportives à Dakar, mais aussi aider à la détection d’athlètes de haut niveau et à leur formation. À lire aussiLe journaliste Kiady Arivony Razafiarison déplore le manque de moyens des sportifs malgaches   ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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Le journaliste sénégalais Youssouph Badji observe Paris en vue des Jeux de Dakar 2026

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris 2024 de CFI (Canal France international), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains. Durant 15 jours, vous découvrirez comment ils perçoivent la France et sa capitale à l’heure olympique…. Avec ironie, mordant ou étonnement. Dans ce dixième épisode de la série Regards africains sur les Jeux, le journaliste sénégalais Youssouph Badji voit la France comme un exemple pour l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse qui se tiendront à Dakar en 2026. « J’étais à Londres, j’étais à Rio et aujourd’hui, je suis à Paris. La France a montré à la face du monde que c’est une grande nation en termes d’organisation, d’accueil et d’hospitalité. C’est vraiment super, à tous les niveaux, il n’y a rien à dire, les transports, le système d’accueil, vraiment chapeau. Nous sommes heureux. »  Au départ, Youssouph Badji avait pensé passer le relais à un journaliste junior de sa rédaction. Mais tout comme les athlètes de son pays, il a été sélectionné par le comité olympique du Sénégal pour accompagner la délégation. Présent à Paris, il profite de ses troisièmes Jeux olympiques avec un regard d’enfant. Chef de la rubrique Sport du quotidien dakarois Vox Populi, et âgé de 55 ans, il met son expérience au service de ses camarades « Les Jeux olympiques, c’est un événement de grande dimension qui est différent d’un match de Basket qu’on doit regarder au stade Marie N'Diaye, ou un match de football qu’on doit regarder au Stade Abdoulaye Wade. Les habitudes changent. Tout le monde doit s’adapter et il faut avoir une certaine rigueur dans le travail. » Pour Youssouph, cela commence bien en amont des compétitions. Bien qu’il ait un pass pour assister à toutes les épreuves, il doit s’enregistrer au préalable pour chaque discipline qu’il souhaite suivre dans la limite des places disponibles. Dans les transports et la ville, tout est fait pour que sportifs et touristes puissent s'y retrouver. À lire aussiJO de la Jeunesse Dakar 2026: «Un premier événement olympique en Afrique qui fait la fierté du Sénégal» « La France, c'est le top » Pour Youssouph, l'Afrique doit s'inspirer de cette organisation. Le continent accueillera dans deux ans et pour la première fois sur son sol un événement olympique. Dakar a été désigné pour abriter les quatrièmes Jeux olympiques de la Jeunesse et, pour Youssouph, Paris 2024 est un modèle à suivre. « La France, c'est top. Ce que la France nous a offert, ce que la France nous a proposé, on a vu ça nulle part ailleurs. Vraiment, nous sommes arrivés à un niveau d’organisation ou tout le monde doit copier sur la France, à commencer par le Sénégal qui, dans deux ans, doit recevoir le monde olympique. 2026, c’est demain, donc telle que je vois la chose, il y a un gros défi à relever parce que la France a mis la barre très haut. Même si ce n'est pas la même organisation, c’est pour la jeunesse, ça reste une organisation qui a été confiée par le CIO. Du coup, il faut être très, très pointu. » En 2019, les comités d’organisation de Paris 2024 et Dakar 2026 ont signé une convention de coopération pour permettre un partage d’information et des bonnes pratiques pour la réussite des deux événements. L’alliance « Dioko », qui réunit des acteurs publics et privés français, a également été créée pour aider à rénover et construire des infrastructures sportives à Dakar, mais aussi aider à la détection d’athlètes de haut niveau et à leur formation. À lire aussiLe journaliste Kiady Arivony Razafiarison déplore le manque de moyens des sportifs malgaches   ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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Le journaliste Kiady Arivony Razafiarison déplore le manque de moyens des sportifs malgaches

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris 2024 de CFI (Canal France international), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains. Dans ce huitième épisode de la série Regards africains sur les Jeux, le journaliste malgache Kiady Arivony Razafiarison témoigne des fortes inégalités qui existent entre les athlètes en fonction de leurs conditions de préparation. Kiady Arivony Razafiarison est journaliste au média en ligne 2424.mg. Ses sujets de prédilection : la politique et le sport. Ce matin-là, il a rendez-vous au pied du Stade France pour un reportage. Sur le chemin, dans la ville de Saint-Denis, il compte le nombre d’athlètes malgaches qualifiés pour les Jeux Olympiques de Paris.   Madagascar, on a 7 athlètes engagés pour ces Jeux 2024 Et il observe qu’il est aujourd’hui difficile de faire émerger des sportifs de haut niveau dans son pays…  À Madagascar, on ne produit presque plus de nouveaux athlètes. Le problème actuellement à Madagascar, c’est le manque de détection des jeunes athlètes. Aujourd’hui en athlétisme, nous n’avons même plus de champions en matière de saut en longueur, de saut en hauteur, de javelot, tout ça. La discipline a presque disparu. Il y a aussi le manque d’infrastructures, qui pénalise fortement la préparation et la progression des athlètes malgaches. Il y a par exemple Jonathan Raharvel qui a critiqué sa préparation… Au lieu de se préparer dans un bassin olympique de 50 mètres, il a préparé les jeux dans un bassin de 25 mètres. Cela a fortement eu raison de sa performance.  « Il n'y a pas de hasard dans le haut niveau »Cette inégalité entre sportifs en fonction des conditions dans lesquelles ils se préparent, il souhaite en parler dans ses reportages. En bas du Stade de France où se déroulent les épreuves d’athlétisme, il retrouve Nicole Ramalalanirina pour une interview filmée. Cette ancienne coureuse de haies franco-malgache a participé à quatre Olympiades : deux sous les couleurs de Madagascar puis deux sous les couleurs de la France. Elle a choisi de rejoindre la fédération française pour avoir plus de moyens et un meilleur encadrement : Moi, j'ai pris la décision parce qu’il fallait le faire. Financièrement ça n’a rien à voir, matériellement ça n’a rien à voir. Parce qu’à l’époque, quand j’étais en stage avec mes collègues français, j’étais dans des situations, c’est top : dans des beaux hôtels, je mange bien équilibré, il y a le staff médical qui est tout le temps là. Avec des choses bien planifiées, parce qu’il n’y a pas de hasard dans le haut niveau.  Nicole Ramalalanirina était arrivée en finale du 100m haies aux Jeux de Sydney en 2000, échouant au pied du podium sous les couleurs de la France. À partir de mercredi prochain, le 7 aout, c’est sa compatriote malgache Sidonie Fiadanantsoa qui prendra la relève sur la même épreuve et qui tentera de décrocher la première médaille olympique de l’histoire de Madagascar. Une course que le journaliste Kiady Arivony Razafiarison suivra de très près !  À lire aussiLe journaliste camerounais Samuel Biyong, intervieweur humain et passionné     ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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Le journaliste Kiady Arivony Razafiarison déplore le manque de moyens des sportifs malgaches

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris 2024 de CFI (Canal France international), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains. Dans ce huitième épisode de la série Regards africains sur les Jeux, le journaliste malgache Kiady Arivony Razafiarison témoigne des fortes inégalités qui existent entre les athlètes en fonction de leurs conditions de préparation. Kiady Arivony Razafiarison est journaliste au média en ligne 2424.mg. Ses sujets de prédilection : la politique et le sport. Ce matin-là, il a rendez-vous au pied du Stade France pour un reportage. Sur le chemin, dans la ville de Saint-Denis, il compte le nombre d’athlètes malgaches qualifiés pour les Jeux Olympiques de Paris.   Madagascar, on a 7 athlètes engagés pour ces Jeux 2024 Et il observe qu’il est aujourd’hui difficile de faire émerger des sportifs de haut niveau dans son pays…  À Madagascar, on ne produit presque plus de nouveaux athlètes. Le problème actuellement à Madagascar, c’est le manque de détection des jeunes athlètes. Aujourd’hui en athlétisme, nous n’avons même plus de champions en matière de saut en longueur, de saut en hauteur, de javelot, tout ça. La discipline a presque disparu. Il y a aussi le manque d’infrastructures, qui pénalise fortement la préparation et la progression des athlètes malgaches. Il y a par exemple Jonathan Raharvel qui a critiqué sa préparation… Au lieu de se préparer dans un bassin olympique de 50 mètres, il a préparé les jeux dans un bassin de 25 mètres. Cela a fortement eu raison de sa performance.  « Il n'y a pas de hasard dans le haut niveau » Cette inégalité entre sportifs en fonction des conditions dans lesquelles ils se préparent, il souhaite en parler dans ses reportages. En bas du Stade de France où se déroulent les épreuves d’athlétisme, il retrouve Nicole Ramalalanirina pour une interview filmée. Cette ancienne coureuse de haies franco-malgache a participé à quatre Olympiades : deux sous les couleurs de Madagascar puis deux sous les couleurs de la France. Elle a choisi de rejoindre la fédération française pour avoir plus de moyens et un meilleur encadrement : Moi, j'ai pris la décision parce qu’il fallait le faire. Financièrement ça n’a rien à voir, matériellement ça n’a rien à voir. Parce qu’à l’époque, quand j’étais en stage avec mes collègues français, j’étais dans des situations, c’est top : dans des beaux hôtels, je mange bien équilibré, il y a le staff médical qui est tout le temps là. Avec des choses bien planifiées, parce qu’il n’y a pas de hasard dans le haut niveau.  Nicole Ramalalanirina était arrivée en finale du 100m haies aux Jeux de Sydney en 2000, échouant au pied du podium sous les couleurs de la France. À partir de mercredi prochain, le 7 aout, c’est sa compatriote malgache Sidonie Fiadanantsoa qui prendra la relève sur la même épreuve et qui tentera de décrocher la première médaille olympique de l’histoire de Madagascar. Une course que le journaliste Kiady Arivony Razafiarison suivra de très près !  À lire aussiLe journaliste camerounais Samuel Biyong, intervieweur humain et passionné     ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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Le journaliste camerounais Samuel Biyong, intervieweur humain et passionné

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris 2024 de CFI (Canal France international), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains. Durant 15 jours, vous découvrirez comment ils perçoivent la France et sa capitale à l’heure olympique avec ironie, mordant ou étonnement. Dans ce septième épisode de la série Regards africains sur les Jeux, le journaliste camerounais Samuel Biyong renoue avec les athlètes de son pays et sa famille. « En France, on est un peu comme chez nous, de par la diaspora, de par nos contacts sur le plan professionnels, on n'est pas très étrangers. » Samel Biyong est journaliste pour la CRTV, la Radio télévision nationale du Cameroun. Ce vendredi 2 aout 2024 à la Station Afrique, la fan zone des mondes africains située au nord de Paris, il rencontre la pongiste Sarah Hanffou pour une interview exclusive pour un média camerounais. La dernière fois qu’ils se sont vus, c'était il y a trois ans. L’athlète et le journaliste ont plaisir à se retrouver dans une ambiance conviviale : « Comment vas-tu ? On a suivi d’abord ta qualification, c’était très important pour le pays. Donc très heureux de te retrouver ici… et oui, il y a des cheveux blancs en plus, vous avez vu ? ». L'amour des Jeux olympiques Sarah Hanffou est une icône du sport de son pays avec trois participations à des Olympiades… Après Londres en 2012, Tokyo en 2021 et Paris cette année. À la suite de son élimination lors de la compétition de tennis de table, l’athlète camerounaise a annoncé mettre un terme à sa carrière sportive à 37 ans. Elle y aura consacré plus de la moitié de sa vie : « Pour être honnête, j’avais même dit que j’arrêtais après Tokyo, et c’est la famille qui m’a dit que je risquais d’avoir des regrets, parce que Paris, c'est particulier, ma mère est française, mon père est camerounais et vraiment ces jeux, j’ai senti le soutien des Camerounais et ça m’a vraiment poussée. Là, j'avais le sentiment de représenter bien plus que moi-même et c’était vraiment super. » Durant plus d’un quart d’heure, Samuel Biyong est concentré, ravit de recueillir les impressions de la championne sur son immense parcours : « C’est une interview dont j’avais besoin, je pense que c’est pour le bonheur des auditeurs, c’est pour le bonheur du pays. C'est un instant privilégié, c’est des documents d’archives qu’il faut avoir, parce que les jeux olympiques, ce n'est pas à chaque fois qu’on les vit et qu’on les couvre... » Une surprise familiale comme victoire personnelle En plus de son travail journalistique, être à Paris est une aubaine pour Samuel Biyong. En plus du travail, il vit de grandes émotions sur le plan personnel : « J’ai une sœur ainée que je n’avais pas vue depuis à peu près 15 ans, parce que moi, je n’avais pas la possibilité de venir en France. Elle non plus n’a pas eu l’occasion de venir au pays. Nous nous sommes rencontrés et nous avons pris deux, trois heures de temps à parler. Elle m’a finalement révélée qu’elle avait eu un enfant. Ce qui était resté un secret jusque-là. Elle a eu cette grâce de la maternité, elle me l’a enfin révélé et j’étais très content. » Pour Samuel Biyong, renouer avec sa sœur est donc pour le moment sa plus belle victoire de cette première semaine des JO de Paris. À lire aussiLe journaliste ivoirien Koffi Michael Kouakou nous raconte le village olympique ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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Le journaliste camerounais Samuel Biyong, intervieweur humain et passionné

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Regroupés dans le cadre du projet Paris 2024 de CFI (Canal France international), au sein d’une rédaction éphémère, ils sont une quinzaine à produire des articles et sujets à destination de plus de 270 médias africains. Durant 15 jours, vous découvrirez comment ils perçoivent la France et sa capitale à l’heure olympique avec ironie, mordant ou étonnement. Dans ce septième épisode de la série Regards africains sur les Jeux, le journaliste camerounais Samuel Biyong renoue avec les athlètes de son pays et sa famille. « En France, on est un peu comme chez nous, de par la diaspora, de par nos contacts sur le plan professionnels, on n'est pas très étrangers. » Samel Biyong est journaliste pour la CRTV, la Radio télévision nationale du Cameroun. Ce vendredi 2 aout 2024 à la Station Afrique, la fan zone des mondes africains située au nord de Paris, il rencontre la pongiste Sarah Hanffou pour une interview exclusive pour un média camerounais. La dernière fois qu’ils se sont vus, c'était il y a trois ans. L’athlète et le journaliste ont plaisir à se retrouver dans une ambiance conviviale : « Comment vas-tu ? On a suivi d’abord ta qualification, c’était très important pour le pays. Donc très heureux de te retrouver ici… et oui, il y a des cheveux blancs en plus, vous avez vu ? ». L'amour des Jeux olympiques  Sarah Hanffou est une icône du sport de son pays avec trois participations à des Olympiades… Après Londres en 2012, Tokyo en 2021 et Paris cette année. À la suite de son élimination lors de la compétition de tennis de table, l’athlète camerounaise a annoncé mettre un terme à sa carrière sportive à 37 ans. Elle y aura consacré plus de la moitié de sa vie : « Pour être honnête, j’avais même dit que j’arrêtais après Tokyo, et c’est la famille qui m’a dit que je risquais d’avoir des regrets, parce que Paris, c'est particulier, ma mère est française, mon père est camerounais et vraiment ces jeux, j’ai senti le soutien des Camerounais et ça m’a vraiment poussée. Là, j'avais le sentiment de représenter bien plus que moi-même et c’était vraiment super. » Durant plus d’un quart d’heure, Samuel Biyong est concentré, ravit de recueillir les impressions de la championne sur son immense parcours : « C’est une interview dont j’avais besoin, je pense que c’est pour le bonheur des auditeurs, c’est pour le bonheur du pays. C'est un instant privilégié, c’est des documents d’archives qu’il faut avoir, parce que les jeux olympiques, ce n'est pas à chaque fois qu’on les vit et qu’on les couvre... » Une surprise familiale comme victoire personnelle  En plus de son travail journalistique, être à Paris est une aubaine pour Samuel Biyong. En plus du travail, il vit de grandes émotions sur le plan personnel : « J’ai une sœur ainée que je n’avais pas vue depuis à peu près 15 ans, parce que moi, je n’avais pas la possibilité de venir en France. Elle non plus n’a pas eu l’occasion de venir au pays. Nous nous sommes rencontrés et nous avons pris deux, trois heures de temps à parler. Elle m’a finalement révélée qu’elle avait eu un enfant. Ce qui était resté un secret jusque-là. Elle a eu cette grâce de la maternité, elle me l’a enfin révélé et j’étais très content. » Pour Samuel Biyong, renouer avec sa sœur est donc pour le moment sa plus belle victoire de cette première semaine des JO de Paris. À lire aussiLe journaliste ivoirien Koffi Michael Kouakou nous raconte le village olympique ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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Le journaliste ivoirien Koffi Michael Kouakou nous raconte le village olympique

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Paris, RFI vous emmène à la rencontre de journalistes africains de passage en France pour couvrir l’événement. Venus constituer une rédaction éphémère sous la houlette de CFI (Canal France internationale), ils nous font découvrir leur vision de la France et de sa capitale à l’heure olympique… avec ironie, mordant, étonnement. Dans ce septième épisode de la série Regards africains sur les Jeux, rencontre avec le journaliste ivoirien Koffi Michaël Kouakou, qui a eu la chance de visiter le village olympique. Pour moi, le village olympique, c’est un véritable havre de paix. Un lieu où on peut véritablement penser et repenser le monde avec des valeurs de paix. Koffi Michaël Kouakou est natif de Didiévi en pays Baoulé, dans le centre de la Côte d’Ivoire. Samedi 27 juillet dernier, ce journaliste sportif de 38 ans est allé dans le village olympique situé à Saint-Denis, au nord de Paris, pour suivre la visite du Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé, venu encourager les 13 athlètes de son pays. « Voir les peuples cohabiter »Tous sont installés au dixième étage d’un immeuble avec pour voisins les athlètes français, canadiens et ukrainiens. En traversant le village, le journaliste a été marqué par la convivialité qui règne entre les sportifs venus du monde entier : C’est vraiment extraordinaire de voir plusieurs peuples cohabiter, se voir dans ce village-là en train de se saluer. Tu vois l’Américain qui reconnaît un autre Ivoirien. Je parle de Cheickna Traoré, qui évolue aux États-Unis, je parle de Jessika Gbaï, qui évolue également aux États-Unis, qui s’entraîne avec des Américains qui se voient et qui se saluent. Tu vois Marie-Josée Ta Lou qui salue une Jamaïcaine. Ici, ce sont véritablement des gens différents qui viennent de différents pays, mais qui se retrouvent là pour une cause. La cause ? Les Jeux olympiques. À lire aussiLe journaliste Tanjona Niaina Harijaona, l’œil Malgache sur les JO de Paris Des athlètes dans une expérience uniqueSous sa casquette ornée des anneaux olympiques et d’un éléphant, symbole de la Côte d’Ivoire, Koffi Michaël Kouakou a encore des étoiles plein les yeux quelques jours après sa visite. Le village olympique est une véritable ville dans la ville, située à Saint-Denis. On y trouve des salles d’entraînement, une supérette, un bureau de poste et même un salon de beauté. C’est un très beau village olympique parce que ça donne sur un joli fleuve. Quand on entre, il y a des étapes sécuritaires. Il faut qu’on connaisse ton identité. Et quand tu es dans le village, c'est quelque chose de « wow », et tu vois les athlètes qui sont dans des salles de sport… C’est vraiment extraordinaire ce que j’ai vu. Et je me dis alors, quelle chance pour les athlètes de pouvoir se qualifier pour pouvoir vivre cette expérience assez magique, assez exceptionnelle. J’en ai eu plein les yeux et sincèrement, je suis tombé fou amoureux de ce village. C’est un très bel espace, ils sont dans un endroit assez calme, assez reposant, assez efficient pour leur permettre de se concentrer et donner le meilleur d’eux-mêmes. Le fameux lit en carton... « assez douillet » Dans ce village, un équipement a beaucoup fait réagir les athlètes. Il s’agit des lits sur lesquels ils dorment, des lits entièrement recyclables, car ils sont… en carton. Et Koffi Michaël Kouakou a osé s’en approcher ! J’ai eu l’occasion de tester le lit. Je me suis assis juste quelques secondes. C’est un lit assez douillet, qui est vraiment reposant, sincèrement, je me suis assis, c'était confortable. Jusqu’à 14 000 athlètes vont faire l’expérience de ces lits un peu particuliers… De son côté, Koffi Michaël Kouakou loge assez loin du village olympique. Le temps des Jeux, il est accueilli par l’une de ses sœurs à Évry-Courcouronnes, de l’autre côté de la région parisienne. À lire aussiLa journaliste Romance Vinakpon surprise par Paris, entre inégalités et brassage culturel ► Suivez toute l'actualité des JO 2024 sur RFI et rfi.fr ► Retrouvez le programme complet (calendrier, résultats,...) sur rfi.fr ► Canal France International sur Facebook
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Le journaliste ivoirien Koffi Michael Kouakou nous raconte le village olympique

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