¡Últimas horas! Disfruta de 1 año de Premium al 40% de dto ¡Lo quiero!

Mannequin heureux et épanouis : c’est possible!
Episode in
Secrets de mannequin
Beaucoup de personnes extérieures au milieu peuvent avoir une image très négative du milieu.
Effectivement il peut y avoir des abus et de dérive graves -vous le savez- mais le mannequinat ce n’est pas que cela! Il est tout à fait possible d’avoir une carrière honorable et être un mannequin heureux et bien dans sa peau
C’est ce que nous allons voir dans ce Podcast.
N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez! Tous les retour sont importants!
Vous aimez aussi :
Jamais assez maigre partie 1
Jamais assez maigre partie 2
L’article Mannequin heureux et épanouis : c’est possible! est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
11:08
6 atouts exceptionnels
Episode in
Secrets de mannequin
Cette semaine place aux avantages ! On parle souvent du métier de mannequin de manière négative mais il y a aussi pas mal d’atouts!
Voici donc les 6 choses que j’apprécie particulièrement dans mon métier!
Et vous? Quelles sont les choses que vous appréciez dans votre profession ou pour lesquelles vous êtes reconnaissant(e)s?
A découvrir également :
8 astuces pour être plus photogénique
5 clichés sur les mannequins.
L’article 6 atouts exceptionnels est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
09:59
3 astuces pour remplir votre agenda :-)
Episode in
Secrets de mannequin
Remplir son agenda quand on est mannequin ou à son compte n’est pas toujours simple, notamment lorsqu’on débute et on peut vite baisser les bras.
Dans ce podcast, vous trouverez 3 astuces qui m’ont permis de remplir mon agenda régulièrement.
Vous aimerez aussi les podcasts suivants :
Mannequin loisir ou vrai métier?
8 astuces pour être plus photogénique
N’hésitez pas à me suivre sur Apple Podcast et à me laisser un commentaire
L’article 3 astuces pour remplir votre agenda :-) est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
05:16
5 préjugés sur les mannequins
Episode in
Secrets de mannequin
Beaucoup de professions ont leurs préjugés et les mannequins n’y échappent pas!
Cette semaine je vous propose à travers ce podcast de voir ensemble les 5 clichés les plus fréquents et ce que j’en pense de part mon vécu et mon expérience!
Je vous souhaite une belle écoute! Et surtout n’hésitez pas à me dire les préjugés que vous avez sur les mannequins et leur métier!
Et vous, dans votre métier/vie êtes-vous aussi confronté à des clichés parfois pesants?
Hâte de lire vos commentaires!
Vous aimerez aussi les podcasts suivants :
8 astuces pour être plus photogénique
5 secrets pour réussir un casting
L’article 5 préjugés sur les mannequins est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
08:28
Bien choisir son agence de mannequins
Episode in
Secrets de mannequin
En cette nouvelle semaine je vous propose de bien choisir votre agence de mannequins! Il en existe beaucoup et il n’est pas toujours simple de faire le bon choix!\r\n\nVoici donc un podcast pour vous aider et vous conseiller au mieux en fonction de vos attentes! \r\n\n \r\n\nSi ce Podcast vous plaît n’hésitez pas à me laisser une note sur Apple Podcast et à vous abonner pour ne rater aucun Podcast. \r\n\n \r\n\nVous aimerez aussi les Podcasts suivants :\r\n\n8 astuces pour booster votre photogénie\r\n\nComment devenir mannequin? \r\n\nL’article Bien choisir son agence de mannequins est apparu en premier sur Secrets de mannequin.\r\n
07:47
Ces mannequins qui inspirent Chanel
Episode in
Secrets de mannequin
Participer au défilé Chanel ou à une campagne publicitaire est toujours un immense honneur pour un mannequin. Quand on pense à Chanel on peut penser aux mannequins stars tels que Cara Delevingne, Inès de la Fressange, Kaia Gerber…
Aujourd’hui je vous propose de faire un focus sur deux de ses mannequins cabine emblématiques qui ont inspiré et inspirent le studio de création Chanel.
Pour cela, nous allons revoir rapidement l’histoire de la maison Chanel, puis après avoir rappelé le rôle du mannequin cabine, nous nous intéresserons à deux muses sélectionnées par Karl Lagerfeld et devenues incontournables : Inès de la Fressange et Amanda Sanchez.
Si Inès reste la plus célèbre, elles occupent toutes les deux depuis leurs débuts une place de choix au sein de la Maison Chanel.
Pour ce nouvel article vous avez le choix : version vidéo, version podcast ou version texte. C’est comme vous préférez!
L’histoire de Chanel
Les débuts
Gabrielle Chanel naît le 19 août 1883 dans une famille très pauvre. Son père est marchand ambulant et sa mère lingère et repasseuse. Sa maman meurt très jeune et son père abandonne ses 5 enfants. Il place Gabrielle et ses soeurs dans l’orphelinat de l’Abbaye d’Aubazine. Gabrielle a alors 12 ans.
Elle cachera ses origines modestes préférera toujours croire et faire croire que son père était parti faire carrière en Amérique.
De son séjour à l’Abbaye, elle gardera un sens du dépouillement, un goût pour le noir et blanc ainsi qu’une fascination pour le baroque donnée par la contemplation des objets liturgiques.
Après cela, elle chante dans un cabaret le soir où elle héritera du surnom de Coco. Elle prétendra que Coco était le nom que son père lui donnait.
La jeune femme à l’allure de garçon, s’habille différemment et s’inspire du vestiaire masculin elle créée des chapeaux plus simples et plus chics qui deviennent vite un succès.
Coco Chanel
Boy capel, un anglais riche et cultivé sera son grand amour. C’est lui qui aide Coco à devenir Chanel et à ouvrir ses premières boutiques à Deauville, Paris et Biarritz.
Gabrielle apporte une vraie révolution dans la mode : elle raccourcit les robes à la cheville, libère la taille, coupe ses cheveux. Elle fait littéralement changer la mode de siècle.
Dès 1918 Coco installe sa boutique et ses ateliers au 31 rue Cambon. L’adresse est aujourd’hui toujours la même.
En 1921 c’est la création de l’emblématique Chanel N°5 qui deviendra plus tard le parfum préféré de Marilyn Monroe.
Gabrielle impose le noir. Cette couleur jusqu’alors réservée au personnel de maison ou au deuil devient la couleur absolue et l’instrument du succès de Chanel avec sa fameuse petite robe noire.
En 1939 durant la Seconde Guerre mondiale, Gabrielle ferme la maison de couture seule la boutique du 31 rue Cambon reste ouverte et continue de vendre parfum et accessoires.
Une légende de son vivant
Chanel décide de rouvrir la rue Cambon, et sa première collection d’après guerre est présentée le 5 février 1954. Gabrielle a 71 ans.
Si l’accueil fait par la presse française est très blessant et moqueur. Elle est en revanche adulée aux États-Unis.
Life, le magazine le plus lu du pays affirme : “À 71 ans, Gabrielle Chanel apporte mieux qu’une mode : une révolution”.
À plus de 80 ans, Gabrielle travaillait toujours, elle s’éteint le 10 janvier 1971. Étant devenu une légende de son vivant. André Malraux déclarera “De ce siècle 3 noms resteront : de Gaulle, Picasso, Chanel”.
Le style Chanel demeure grâce au génie de Karl Lagerfeld et à présent de Virginie Viard.
Qu’est-ce qu’un mannequin cabine?
Les mannequins cabine sont généralement des mannequins de l’ombre qui sont choisis par le directeur artistique d’une maison de couture pour essayer toutes les toiles avant que ces dernières ne deviennent les vêtements définitifs de la collection.
C’est sur ces mannequins que toutes les pièces d’une collection de haute couture ou de prêt-à-porter haut de gamme sont créées.
Mannequin cabine est un métier régulier qui offre une grande stabilité et la possibilité de passer un nombre incalculable d’heures aux côtés de créateurs célèbres.
La particularité chez Chanel est que les mannequins cabine ne restent pas dans l’ombre, ils défilent et participent aux campagnes publicitaires.
Pour en savoir plus sur le métier de mannequin cabine n’hésitez pas à consulter cet article
Inès de la Fressange
Le lancement d’une carrière
Née le 11 août 1957 Inès est issue de la noblesse et de la grande bourgeoisie. Sa mère d’origine argentine était mannequin.
En 1975, à 18 ans Inès fait ses premières photos pour le magazine Elle.
Elle se démarque par son allure qui contraste avec les autres mannequins de l’époque et par sa personnalité empreinte de fraîcheur. Elle sera d’ailleurs très vite surnommée “le mannequin qui parle”.
Très vite elle défile pour Kenzo, Thierry Mugler, Gaultier… Puis signe un contrat mondial pour les cosmétiques Dior ce qui en fait l’un des premiers top models des années 80.
La mannequin Chanel
Karl Lagerfeld qui vient d’arriver chez Chanel en 1983, apprécie sa ressemblance avec Gabrielle Chanel et lui fait signer un contrat d’exclusivité avec la maison.
Pour l’anecdote la maman d’Inès avait failli devenir mannequin pour Coco Chanel mais avait refusé de se couper les cheveux et avait donc préféré travailler pour Guy Laroche.
Son rôle en tant que mannequin cabine chez Chanel ne se limite pas aux essayages : Inès défile et participe aux campagnes de publicitaires de la maison.
Et la maison de couture lui fait aussi confiance dans d’autres domaines comme elle le confie dans une interview pour Paris Match en 1989 :
“J’assiste maintenant à des réunions marketing, je donne mon avis sur des maquillages, je m’occupe des nouveaux produits, je les présente aux hommes d’affaires. “ “ Je suis en campagne électorale pour Chanel ! “
Tout se passe à merveille jusqu’au jour où on propose à Inès de devenir le buste Marianne.
Karl s’oppose à cette idée avec sa célèbre phrase “Je refuse d’habiller un monument, c’est vulgaire!”, mais Inès accepte malgré tout et son contrat est rompu après une longue bataille judiciaire.
Après la rupture du contrat
Inès lance sa propre marque qui sera un vrai succès, mais n’ayant que des parts minoritaires dans sa société elle est mise à la porte et n’a même plus en mesure d’utiliser son propre nom!
Dès 2002 elle entre chez Roger Vivier où elle deviendra très vite directrice artistique puis PDG de la marque. Puis elle se lance dans l’écriture et publie une autobiographie et plusieurs livres sur l’élégance parisienne.
En 2009, elle défile à nouveau pour Gaultier et pour Chanel en 2011, symbole de la paix retrouvée avec Karl Lagerfeld. 2011 est également l’année où elle devient égérie L’Oréal.
Amanda Sanchez
Qui est-elle?
Amanda est mannequin cabine pour Chanel depuis 2001. Un record de longévité! Elle a passé un nombre infini d’heures aux côtés de Karl. Voici son parcours :
Née au Brésil (São Paulo), Amanda a 16 ans lorsqu’elle quitte le Brésil pour aller étudier un an à Barcelone.
C’est dans cette ville qu’elle débute sa carrière de mannequin. De retour au Brésil elle fait rapidement le choix vivre de ce métier à plein temps. Elle voyage ainsi dans le monde entier durant deux ans (Tokyo, Milan, New York, Sydney, Paris).
Puis elle s’installe à Paris et devient la mannequin cabine au sein du studio de création Chanel aux côtés de Karl Lagerfeld et Virginie Viard. Elle ne quittera plus cette ville qu’elle a appris à aimer malgré l’hiver qui lui semble interminable.
“Il faut du temps pour aimer Paris, mais une fois qu’on commence c’est pour toujours”.
Chose rarissime pour un mannequin cabine, Amanda a l’honneur de participer à tous les défilés sans compter qu’elle devient la source d’inspiration de la collection printemps-été 2021 et pose également pour la campagne publicitaire.
Campagne 2021 avec Amanda
Les conseils d’Amanda
Certes, Amanda a des mensurations en or qui lui permettent d’occuper cette place de choix depuis autant d’années.
Mais comme vous vous en doutez, le physique ne suffit pas pour réussir une carrière de mannequin. Le mental et l’attitude sont ce qui fait toute la différence.
Voici les 10 secrets d’Amanda Sanchez dévoilé dans l’excellente interview de Loïc Prigent:
Être souriant.e
Être ponctuel.le
Être enthousiaste
Savoir être curieux.se
Être bienveillant.e
Ne pas avoir un égo démesuré
Avoir une bonne hygiène de vie
Ne pas être susceptible
Être capable d’autodérision
Être sérieux.se et savoir rester concentré
Connaissiez-vous Amanda Sanchez? Aviez-vous déjà entendu parler du métier de mannequin cabine?
N’hésitez pas à me le dire en commentaire!
Vous aimerez aussi les articles suivants :
Mannequin Cabine
Cindy Bruna : Les clés de son succès
L’article Ces mannequins qui inspirent Chanel est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
10:30
L’histoire du débardeur avec déshabillons la mode
Episode in
Secrets de mannequin
Si vous vous intéressez à la mode, vous connaissez sans doute Annabel, plus connue avec son compte Instagram @deshabillonslamode. Sur Instagram, Annabel nous raconte l’histoire passionnante des vêtements que nous portons. Pour Secrets de Mannequin, Annabel à accepté de nous décrypter l’histoire des pièces indispensables qu’on soit mannequin ou non. Aujourd’hui nous allons parler du débardeur.
Cette interview est disponible en format texte, audio et vidéo pour vous laisser le choix de choisir le support qui vous parle le plus!
Nathalie Rey : Bonjour Annabel
Annabel Laso : Bonjour
Nathalie Rey: Merci d’avoir accepté cette interview
Annabel Laso: Merci à toi
Présentation
Nathalie Rey: Est-ce que tu pourrais te présenter?
Annabel Laso : Bien sûr. Je m’appelle Annabel LASO, j’ai 27 ans, je vis en banlieue parisienne. Depuis 10 ans au moins, je suis une grande fan de mode. J’ai donc décidé de faire des études dans le marketing et la communication de mode à Paris. En parallèle de mes études, j’ai eu l’occasion de faire de nombreux stages, notamment dans la presse féminine et pour des émissions tv de mode. J’ai pu donc côtoyer à de nombreuses reprises des mannequins lors de défilés ou shootings.
Je travaille actuellement en tant que chargée de communication dans l’innovation et la recherche et particulièrement pour un programme qui s’appelle CARATS. Il vise à accroitre la compétitivité des entreprises de la mode et du luxe grâce à la recherche française.
Déshabillons la mode
Nathalie Rey : Comment t’es venue l’envie de créer déshabillons la mode ?
Annabel Laso : J’ai eu l’idée lors du premier confinement. J’ai toujours été attirée par l’histoire et la sociologie de la mode. J’adore déambuler des heures dans les musées. Nous portons des vêtements tous les jours, mais connaissez-nous vraiment l’histoire ou les anecdotes derrière chacun d’entre eux ?
Je propose donc des vidéos courtes de 2min30 à 5min environ qui présente une pièce iconique de notre garde-robe comme le trench, le cardigan ou encore la marinière.
Nathalie Rey : Ton but est aussi de mettre en avant de jeunes marques. Comment est-ce que tu les sélectionnes ?
Annabel Laso : Exactement. Il est important pour moi de mettre en avant de jeunes marques françaises, qui produisent en France ou en Europe. Ce sont des petites marques qui méritent d’être plus connues.
Je les sélectionne en grande partie sur Instagram. Cela peut être grâce à la visibilité d’influenceuses, mais également grâce à la publicité.
Des amis m’envoient également des idées de marques dont je pourrais parler. Parfois, je regarde aussi des hashtags comme made in France ou Créateurs français.
Je les sélectionne selon les produits qu’elles proposent, par rapport à leurs valeurs, à leurs engagements éthiques, à leur originalité.
L’histoire du débardeur
Nathalie Rey : Pour secrets de mannequin, tu as accepté de décrypter la tenue des mannequins qu’on porte souvent en casting. Et aujourd’hui, tu vas nous parler du débardeur. Est-ce que tu veux nous en dire plus, sur son histoire?
Annabel Laso : Bien sûr.
Le débardeur est un vêtement fin, sans manche.
Il a été inventé dans les années 1860 par un manutentionnaire des Halles de Paris qui était à l’époque un marché de vente de gros de produits alimentaires.
Un jour, le fameux manutentionnaire arrive avec un pull en laine dont il a découpé les manches. En effet, le fait de porter un pull épais entrave les mouvements comme les manutentionnaires étaient de gros gaillards.
Ses collègues manutentionnaires sont séduits et décident également de porter le même vêtement.
Le mot « débardeur » vient d’ailleurs du verbe « débarder », qui consiste à décharger des marchandises à quai.
Séduit par cette idée, Marcel Eisenberg, propriétaire de la bonneterie Marcel à Roanne, s’est ensuite mis à produire ce maillot de corps, à qui il a donné son nom.
Ce qui est drôle dans cette histoire est qu’elle est très ressemblante à l’invention du cardigan. En effet, James Thomas Brudenell, le comte de Cardigan découpa en 1854 son pull d’un coup de sabre comme il avait trop chaud et se sentait trop à l’étroit. Un soldat ramassa le pull et rajoutera des boutons.
Le débardeur est alors un vêtement de dessous. Son élasticité épouse les formes du corps, il absorbe l’humidité donc il est idéal à porter à même la peau.
Traditionnellement, le débardeur est 100% en coton, mais il l’est également de nos jours de différentes matières comme en laine, en soie…
Le débardeur quitte son statut de sous-vêtement pour devenir un vêtement porté par les soldats, agriculteurs et ouvriers notamment sur le port de Marseille. On se souvient par exemple du film « Les Temps modernes » de Charlie Chaplin où les ouvriers portent des débardeurs. Il est également porté lors de la pratique de sports étant donné qu’il est absorbant et adapté à l’effort.
Dans le cinéma, il fut popularisé chez les hommes comme Marlon Brando dans le film « Un Tramway nommé désir », ou plus récemment Bruce Willis dans « Die Hard » pour mettre en avant leur virilité et leurs muscles saillants.
On se souvient également de Freddie Mercury qui n’hésita pas à performer en débardeur blanc lors de concerts de son groupe Queen.
Concernant le débardeur, chez les femmes. En 1912, lors de l’introduction de la natation pour les femmes aux Jeux olympiques, les nageuses portaient des costumes très similaires aux débardeurs modernes, mais avec une pièce supplémentaire qui ressemblait à un short pour couvrir la moitié supérieure des cuisses. C’était donc une sorte de combinaison avec la partie du débardeur en haut.
Le débardeur fut porté par les femmes à partir des années 20. C’est même devenu un vêtement clé dans le combat féministe de l’époque. Lors des années folles, certaines femmes à l’allure garçonne n’hésitaient pas à porter le débardeur sans soutien-gorge et avec un pantalon moulant pour revendiquer leur féminité tout en adoptant le look masculin de l’époque.
Le débardeur est à l’origine blanc, non teint comme c’est un vêtement de dessous. C’est à partir des années 70 que les marques s’emparent notamment de couleurs pastels avec du rose, du bleu. Le débardeur prend alors pour la première fois de la couleur.
Dans les années 80, suivant la mode de l’époque, le débardeur est teint dans des couleurs vives, flashy.
Dans les années 90, il est minimaliste, et dans les années 2000 il est très moulant et plus court. Il peut dévoiler le nombril et devient même un crop top.
Depuis le débardeur est porté à la fois par les femmes comme un vêtement de dessus, en été comme c’est une pièce facile à associer et également par les hommes notamment sportifs.
C’est devenu depuis un basique dans la garde-robe.
Des marques inspirantes
Nathalie Rey : Quelles sont les jeunes marques qui ont retenu ton attention pour cette pièce ?
Annabel Laso : Il y a bien sûr les Tricots Marcel, la marque qui a donc popularisé le débardeur. En coton Pima, considéré comme le meilleur coton au monde, le débardeur est 100% fabriqué en France. Il est au prix de 39,90€ pour les femmes et les hommes. Il existe aussi une version enfant.
La marque allemande Armed Angels, pionnière de la mode éthique propose sinon un modèle en coton bio GOTS.
Pour ceux qui ne connaissent pas, GOTS est la norme la plus élevée en ce qui concerne le coton. Elle assure que le coton est biologique, cultivé sans pesticide et que les conditions de travail sont régulées. Le coton bio, c’est environ 25 fois moins d’eau utilisée que le coton classique donc ce n’est pas négligeable. Le débardeur est 19,90€.
J’attends aussi avec impatience le débardeur de la marque Réuni qui sortira normalement en mars.
C’est une petite marque française que j’apprécie énormément, car elle propose des pièces co-créées avec nous. Des questionnaires sont disponibles sur leur site tout au long de l’année pour qu’ils puisent proposer des pièces nobles et durables conçues en Europe.
Projets et conseils
Nathalie Rey : Quels sont tes projets à venir?
Annabel Laso : C’est une très bonne question. Je n’en ai pas particulièrement, mais je dirais continuer à proposer du contenu instructif et ludique pour Déshabillons la Mode et continuer à travailler en rapport avec la mode, car c’est ma passion donc autant allier l’utile et l’agréable.
Nathalie Rey: Tu as côtoyé pas mal de mannequins dans ton métier. Aurais-tu un conseil à donner à un jeune mannequin qui débute ?
Annabel Laso : Effectivement. Il faut croire en soi, ne jamais baisser les bras. Tout le monde a ses hauts et ses bas, c’est vrai, mais il faut y croire, être optimiste et curieux. Je crois vraiment dans La Loi de l’Attraction qui est donc le principe qui consiste à dire que les pensées positives attirent les expériences positives.
Nathalie Rey : Qu’est-ce qui selon toi permet à un mannequin de se démarquer et de faire la différence ?
Annabel Laso : Pour moi ce serait la prestance, l’aura qu’il dégage. Kate Moss par exemple n’était pas à l’époque un canon de beauté. Elle était très mince, petite également comparé aux top models des années 90, mais elle avait quelque chose en plus que d’autres n’avaient pas. C’est assez difficile à définir, mais pour moi c’est vraiment quelque chose qui se dégage de la personne, sa personnalité, son aura…
Nathalie Rey : Merci beaucoup Annabel je crois savoir qu’il y a d’autres pièces de la garde-robe des mannequins que tu as prévus de nous décrypter prochainement ? Aurais-tu un indice à nous donner?
Annabel Laso : Oui bien sûr. Justement mon premier indice est dans ma précédente réponse. Kate Moss est l’indice.
Nathalie Rey: Pour tout savoir sur l’histoire et les anecdotes de vos vêtements préférés, je vous invite à suivre @deshabillonslamode sur Instagram.
Si cet interview vous a plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire!
Vous aimerez aussi :
Les mannequins enfants avec Pierre Nicou
8 astuces pour être plus photogénique
L’article L’histoire du débardeur avec déshabillons la mode est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
11:13
5 clés pour réussir un casting
Episode in
Secrets de mannequin
Réussir un casting n’est pas toujours chose aisée. Voici 5 clés qui peuvent vous aider !
Cliquez sur Play pour écouter le podcast et n’oubliez pas que vous pouvez aussi me retrouver tous les jours à la radio! Pour en savoir plus c’est par ici
Je vous souhaite une bonne écoute et je vous dis à la semaine prochaine!
L’article 5 clés pour réussir un casting est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
06:29
3 choses à savoir quand on débute
Episode in
Secrets de mannequin
Se lancer dans le monde de la mode peut être risqué si l’on n’est pas bien entouré. Voici 3 choses très importantes que vous devez absolument savoir avant d’envisager une carrière.
Cliquez sur Play pour écouter le podcast et n’oubliez pas que vous pouvez aussi me retrouver tous les jours à la radio! Pour en savoir plus c’est par ici
Je vous souhaite une bonne écoute et je vous dis à la semaine prochaine!
L’article 3 choses à savoir quand on débute est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
04:30
SEAMS une révolution dans l’univers des mannequins
Episode in
Secrets de mannequin
Aujourd’hui je vous propose une interview d’une mannequin professionnelle inspirante : Hélène Leduc. Hélène est à la fois mannequin, assistante sociale et la fondatrice de la plateforme d’aide sociale M’ask (lien) qui accompagne les mannequins débutants et confirmés.
Une belle initiative que lui a valu d’être la lauréate de la 6ème édition du concours les audacieuses organisé par la Ruche.
Pour suivre cet interview vous avez le choix entre la version audio, vidéo ou texte!
Introduction
Nathalie Rey
Bonjour à tous! Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’interviewer Hélène, qui est mannequin professionnelle, assistante sociale et fondatrice de M’ask, qui est un système d’accompagnement et d’aide sociale pour les mannequins.
Bonjour Hélène.
Hélène Leduc
Bonjour, bonjour.
Nathalie Rey
Merci beaucoup d’avoir accepté cette interview.
Hélène Leduc
Avec grand plaisir.
Présentation
Nathalie Rey
Déjà, dans un premier temps, est-ce-que tu pourrais te présenter?
Hélène Leduc
Alors oui, donc moi, c’est Hélène, comme tu disais. Du coup j’ai créé M’ask, un service social dédié aux mannequins. Cette création vient en fait de mes deux expériences en tant que assistante sociale, de formation et mon métier de mannequin que j’exerce maintenant depuis dix ans et depuis quatre ans à temps plein.
Donc, j’ai pu remarquer pas mal de précarité dans le milieu, qui m’a fait réagir sur les besoins et ce que je pouvais apporter grâce à mes connaissances d’assistante sociale.
Hélène fondatrice de M’Ask
Parcours
Nathalie Rey
D’accord. Et du coup, en fait, quel a été ton parcours? Tu as d’abord été mannequin? Comment ça s’est passé?
Hélène Leduc
J’ai été repérée à 17 ans. J’ai fait le concours Elite en Bretagne, puis finalement, ce concours m’a amenée jusqu’en finale France. Donc, je me suis retrouvée dans les dix finalistes. À l’époque, ce n’était pas encore mixte. C’était que les femmes et après ça, j’ai été prise directement en agence.
C’est comme ça que cela a commencé. C’était pour moi, plus une opportunité qui s’est ouverte à moi. Je ne m’étais pas trop intéressée à la mode avant ça. C’était vraiment la mode qui est venue à moi et puis moi, après, qui me suis intéressée à ce milieu-là.
Les études
Nathalie Rey
D’accord. Donc tu as commencé très jeune et tu as voulu, du coup, arrêter tes études? Poursuivre tes études?
Hélène Leduc
Alors, j’avoue que j’avais pas mal d’appréhension dans ce milieu-là. J’avais un peu peur que ça soit instable, que je ne puisse pas vraiment vivre de ce métier-là.
Et comme j’étais encore en études, j’ai voulu quand même terminer mes études, me dire que c’était peut-être bien d’avoir une licence avant de commencer à faire du mannequinat. Je pense que c’était plus la peur de rentrer dans le milieu et je n’étais pas prête, je pense non plus au niveau de ma maturité puisque je pense qu’on est mannequin, il y a aussi un peu de ça.
Et du coup, après ma licence, là, je me suis dit OK pendant plusieurs années, je l’ai fait quelques mois l’été pendant les vacances scolaires, et ça marchait plutôt bien. Je me suis dit qu’il ne faut pas louper le coche. Il faut tenter, faut tenter d’y aller à plein temps au moins un an et finalement, ça fait quatre ans et ça marche plutôt bien. Donc c’est une belle expérience.
Création de M’ask
Nathalie Rey
Mais du coup, tu as aussi créé M’ask. Comment ça t’est venu cette idée de créer cette plateforme?
Hélène Leduc
M’ask, ça a pas mal évolué. Au tout début c’était vraiment pour essayer de lutter contre l’isolement que j’avais vraiment ressenti au tout début du mannequinat. Quand j’arrivais sur Paris, avec très peu de connaissances, très peu de liens entre les mannequins et très peu de soutien des agences.
Et au final, au fil du temps, je me suis dit en fait, c’est beaucoup plus qu’une question d’isolement. C’est une question aussi de méconnaissance du système français, du statut de mannequin. C’est aussi un manque de transparence entre les agences et les mannequins. Essayer de mieux se comprendre pour mieux travailler ensemble et aussi permettre, du coup, de créer du lien parce qu’il y a pas mal de problèmes de santé qui peut amener aussi dans le mannequinat et de pouvoir faire du lien entre les professionnels.
J’ai rencontré des médecins qui ne savaient pas forcément comment orienter une mannequin. Comment faire pour qu’il y ait un suivi entre médecins. C’est pouvoir aussi créer cette plateforme-là, ce lien entre le mannequin et les systèmes de santé en France, qui sont peu connus, surtout pour les étrangères et même les Françaises.
Quand on est plutôt jeune on ne sait pas trop où aller et il suffit que nos parents soient un peu loin, au début ça peut être un peu compliqué. Et puis même après, une fois qu’on est installé sur Paris, c’est toujours bon de savoir un peu son statut. Comment se débrouiller…
Je pense que M’ask répond à des questions qu’on peut avoir un peu tout au long de nos carrières. En effet, autant au début qu’au milieu, qu’à la fin. Enfin, vraiment, pour le coup, on essaye d’accompagner les mannequins sur tous ces questionnements-là, personnels et professionnels, qu’on peut avoir pendant notre vie.
A qui s’adresse M’ask?
Nathalie Rey
Et les mannequins que tu accompagnes, c’est à la fois des françaises, mais aussi des étrangères? C’est peut être aussi des mannequins couture et des mannequins commerciaux?
Hélène Leduc
Au niveau des profils sur les jobs, en effet, ça va être des mannequins autant très mode, que commerciaux. Il n’y a vraiment pas de profils qui ressortent.
Par contre, pour ce qui est de la nationalité, pour le moment, j’ai principalement des françaises, mais sûrement dû à cause du Covid alors que ça a un grand lien vu que les étrangères ne sont pas dans le coin. Je pense qu’en effet, l’intervention auprès des étrangères sera peut-être un peu différente, ça sera plus des accompagnements de bienvenue, d’explications sur pourquoi en France, ça se passe comme ça et pas forcément à l’étranger.
Et puis accompagner sur le système de soins à ce niveau-là. Mais pour le moment, c’est vrai que c’est principalement des françaises ou des résidents français. Du coup, des personnes qui ont des droits ouverts en France, un peu plus fort que quand on passe juste en coup de vent pour 2, 3 jobs.
Les agences et les clients
Nathalie Rey
Et tu t’adresses donc principalement aux mannequins. Mais tu essayes aussi de toucher les agences et aussi les clients. Si j’ai bien compris.
Hélène Leduc
Alors là, pour le moment, on a développé M’ask vraiment sur un système B to C, c’est à dire entre nous et les mannequins directement, avec des formules payantes auprès des mannequins.
Mais le but à moyen terme, c’est que ce service-là soit intégré au sein des agences pour pouvoir permettre aux mannequins de pouvoir y bénéficier grâce à leur employeur, et qui permettent à l’employeur d’avoir aussi la possibilité de se décharger sur l’accompagnement du mannequin au niveau social.
De pouvoir faire confiance à des professionnels du social ou de la psychologie. Mais de pouvoir aussi avoir une qualité de service auprès de leurs employés, les mannequins, justement pour renforcer les liens, etc. Enfin de pouvoir le vendre aussi auprès des clients.
Et, à l’inverse, les clients, en effet, ils pourraient être preneurs d’organiser certains évènements à leur nom. C’est leur proposer aussi de sponsoriser certains événements M’ask pour les mannequins par la suite.
Tarif pour les mannequins
Nathalie Rey
D’accord, donc, le prix du suivi pour un mannequin à terme, ça serait d’être le moins élevé possible? C’est ça l’idée, plus ou moins ?
Hélène Leduc
Oui, c’est ça l’idée. Aujourd’hui, on a des prix dégressifs en fonction des situations des mannequins. Si elle est étudiante, il ou elle bien sûr, Etudiant qui touche le RSA ou non.
Si c’est une personne, un mannequin qui travaille plutôt bien, on a quand même une grille tarifaire en fonction des moyens de chacun. Et puis là, on a relancé les ateliers démasqué.
Donc, pour le moment, on part sur des ateliers vraiment à prix libre pour pouvoir laisser la possibilité à tout le monde d’en profiter. C’est vraiment des ateliers d’échange sur un petit groupe de mannequins pour pouvoir échanger sur des thématiques spécifiques.
Carrière de mannequin et M’ask
Nathalie Rey
D’accord, et du coup toi, tu gères les deux de front. Tu gères à la fois ta carrière de mannequin et M’ask quand tu as du temps libre.
Hélène Leduc
Oui, alors, aujourd’hui, j’avoue que j’essaye de me mettre un peu plus sur M’ask. Ça fait deux ans que le projet est quand même en cours. Et c’est vrai que quand on a beaucoup de travail avec le mannequinat, ça peut être un peu compliqué de compenser sur M’ask.
Cette année, les confinements ont fait que j’ai eu beaucoup plus de temps pour pouvoir développer M’ask. Et à terme, j’aimerais vraiment que M’ask soit on va dire mon activité principale, et le mannequinat, un plus, un secondaire. J’essaye d’équilibrer un peu les deux.
Pour le moment, c’est vrai que je gagne encore ma vie avec le mannequinat plus qu’avec M’ask parce que pour le moment, c’est encore le début. Mais on verra bien comment ça évolue. Je n’ai pas envie d’arrêter totalement le mannequinat non plus, donc je continue.
Le suivi d’un mannequin par M’ask
Nathalie Rey
Comment se déroule le suivi d’un mannequin?
Hélène Leduc
Alors ça, ça dépend vraiment des besoins des mannequins. On part d’abord sur une heure d’entretien où je vais vraiment partir sur le fait de détailler tout ce qui entoure la vie d’un mannequin.
C’est à dire que ça va parler de la famille, du côté financier, de la santé, du côté professionnel, des inquiétudes et des préoccupations qu’on peut avoir, et en fonction de ce qu’on va pouvoir relever dans chaque domaine. On va pouvoir travailler sur telle ou telle thématique. Donc, si en effet, un suivi social ne suffit pas et qu’il faut engendrer avec un suivi plus psychologique, on a des psychologues qui interviennent aussi, du coup chez M’ask.
S’il y a besoin de suivi très spécifique, pareil au niveau de la santé, je vais avoir des partenaires, avec qui on a créé des liens très directs, avec des exceptions sur certains rendez-vous, qu’on peut avoir qu’en passant par masque, par exemple, avec le Centre de planification sur les consultations gynécologiques.
On a essayé de vraiment développer ce lien entre les différents établissements. On pourrait dire presque, en fait, moi, j’exerce un peu le rôle d’un médecin généraliste, mais dans le social, et que je réponds à toutes les questions qui sont générales. Mais dès que ça devient plus spécifique, je vais orienter vers des professionnels plus adaptés.
Un métier précaire?
Nathalie Rey
D’accord, et de par ton expérience, tout ce que tu as pu entendre, voir, pour toi le métier de mannequin, c’est quand même quelque chose d’assez précaire au final. Comment tu le qualifierais ?
Hélène Leduc
Ça peut l’être, en effet parce qu’on a cette difficulté d’avoir des salaires instables. C’est aussi pouvoir comprendre en fait ce qu’on nous demande, la pression qu’on peut avoir. Pouvoir gérer ses hauts et ses bas, dans ce milieu-là.
Je pense qu’au bout d’un moment, on arrive à trouver un peu notre équilibre, mais il est possible dans certains cas, au début de la carrière où on est un peu perdu, on peut faire des erreurs.
Il y a aussi toute la question de la méconnaissance qui peut amener à faire des erreurs stratégiques sur notre façon d’être et de vivre le mannequinat. C’est vraiment éviter toutes cette précarité qui peut arriver tout au long de la carrière, en informant et en accompagnant le mannequin, avant que ça arrive.
Type de prestation préféré
Nathalie Rey
Très bien. Alors on va parler un peu de toi en tant que mannequin maintenant. Quel est le type de prestation que tu préfères faire en tant que mannequin? Et Pourquoi?
Hélène Leduc
Alors le type de prestation, je pense qu’au début, j’aimais beaucoup le défilé. Maintenant, je dirais clairement plus les séances photos où il y a un projet, où il y a un jeu un peu plus long.
En fait, quand on passe une journée à rentrer dans un rôle, par exemple, être la maman d’une famille ou quelque chose de plus commercial que ce que je faisais avant.
Vraiment, j’aime bien ce côté de rentrer dans un rôle, de jouer un personnage et d’être dans une dynamique un peu plus souriante. C’est quelque chose qui me plaît beaucoup plus aujourd’hui.
Type de prestation que tu aimes moins
Nathalie Rey
Et le genre de prestations que tu apprécies moins ou avec lesquelles tu accroches moins?
Hélène Leduc
J’ai eu beaucoup de mal au début avec les prestations en cabine, tout ce qui était fitting parce qu’il y avait cette problématique de rester debout. Je tombais assez facilement dans les pommes.
Donc pour moi, ça a été vraiment un challenge de réussir à trouver une solution pour tenir de nombreuses heures debout, immobile, avec des personnes qui me touchent autour, qui tournent autour de moi et me touchent un tout petit peu.
Mais voilà, ça, c’était quelque chose pour lequel j’appréhendais beaucoup. Encore aujourd’hui, ça va mieux, mais ce n’est pas forcément le job que je préfère.
Le plus gros challenge?
Nathalie Rey
C’est vrai que ce n’est pas le plus simple, effectivement. Est-ce que ça a été un de tes plus gros challenges ou est-ce qu’il y en a eu d’autres?
Hélène Leduc
Je pense que oui. Je pense que le plus gros challenge que j’ai eu, c’est sûrement celui-là.
Après le challenge ou je travaille encore dessus, c’est tous les jobs en vidéo. Parce que je suis très à l’aise devant les photos. Les vidéos, c’est encore quelque chose que je maîtrise un peu moins. L’apprentissage de la vidéo aussi, c’est un beau challenge et encore d’autres choses hyper intéressantes.
Une qualité, des qualités
Nathalie Rey
Et une qualité que le métier de mannequin t’a apportée?
Hélène Leduc
Il y en a plusieurs, il y en a plusieurs. Je dirais la patience. C’est une qualité que j’ai vraiment développée dans ce milieu-là.
L‘ouverture d’esprit aussi. Parce qu’en fait, on rencontre des gens de tellement de milieux complètement différents, qui viennent de partout et avec des regards totalement différents. Donc, je pense que ça aussi, ça a été un plus. Je pense principalement ces deux-là.
J’en avais une autre, mais j’ai oublié que je trouvais qui collait bien…Ah oui l’adaptation. Aujourd’hui peut travailler n’importe où, avec n’importe qui, et je pense que ça, c’est un gros plus. Même en tant qu’assistante sociale, j’ai pu faire des jobs à court terme, dans des hôpitaux, par exemple. En fait, ça m’a permis de m’adapter très rapidement, de comprendre très rapidement ce qu’on me demandait de faire et de pouvoir agir vraiment, une adaptabilité beaucoup plus grosse que ce que j’aurais pu faire. Vraiment le mannequinat, ça apporte vraiment beaucoup là-dessus.
Plus beau souvenir
Nathalie Rey
Et ton plus beau souvenir en tant que mannequin?
Hélène Leduc
Mon plus beau souvenir? Alors, il y en a un, ça a été mon premier défilé avec le concours Elite. Je pense que c’est le plus beau, je sais pas, mais le plus marquant et le plus impressionnant que j’ai pu faire. Après, je pense que ce qui me tenait à cœur aussi avec le mannequinat, c’était de voyager. Et je pense que mon séjour en Australie et les jobs, la Fashion Week que j’ai pu faire la bas, qui a été très intense. C’est vraiment un énorme souvenir, vraiment exceptionnel.
Projets
Nathalie Rey
J’imagine. Et quels sont tes projets dans les semaines, dans les mois à venir?
Hélène Leduc
Alors, les semaines, ça va être de continuer de développer M’ask, de vous proposer le plus d’ateliers, de possibilités d’accompagnement. Dans les mois à venir, on va voir comment ça va se passer.
Normalement janvier, février, mars, ça reste quand même des mois assez fort dans le mannequinat. Donc, on va voir si j’arrive à avoir quelques jobs à ce moment-là, si les Fashion Week vont reprendre ou pas.
Et puis, en parallèle, ça sera aussi, bien sûr, de pouvoir proposer des activités en présentiel si possible. Vraiment continuer cette lutte contre l’isolement, contre la méconnaissance qu’on peut avoir en tant que mannequin actuellement.
Nathalie Rey
D’habitude, les ateliers que tu proposes, sont toujours en présentiel? Avec le confinement, tu n’as pas eu le choix, j’imagine. Mais normalement, c’est toujours en présentiel que tu proposes?
Hélène Leduc
Alors je le proposerais de deux façons, parce qu’il y a des mannequins aussi qui ne sont pas forcément sur Paris ou qui sont en déplacement pro et qui ont besoin d’être accompagnés même si ils/elles sont à distance.
Donc, il y aura toujours ce service à distance qui existera, mais c’est vraiment de le développer aussi en présentiel pour pouvoir créer un peu plus de liens entre les mannequins et de pouvoir travailler autre chose. C’est vrai qu’en présentiel, on ne travaille pas la même chose que en visio. Il y a une certaine distance qui se crée.
Dernier conseil pour les jeunes mannequins
Nathalie Rey
Absolument. Et un dernier conseil que tu aimerais donner à des mannequins qui débutent?
Hélène Leduc
Alors, qu’est-ce que je pourrais vous conseiller? Je pense, profitez, mais soyez prudent, faites ce que vous avez envie de faire. Et n’allez pas plus loin que vos limites. Il faut se sentir à l’aise dans ce milieu et chacun a ses limites. Il faut s’écouter soi, avant d’écouter ce qu’on peut nous demander de faire et savoir dire non. C’est très important dans le milieu.
Comment contacter M’ask
Nathalie Rey
Merci beaucoup, Hélène. Alors je rappelle que pour te contacter, il y a deux choix. Soit sur Internet, m-ask.fr ou alors sur Instagram @maskmodels. Il y a un autre moyen pour l’instant de contacter?
Hélène Leduc
Non ces deux-là directement, sinon par le mail sur contact@m-ask.fr. Mais voilà, pour le moment, ce sont ces deux là. Les prises de rendez-vous peuvent se faire directement sur le site Internet ou du coup, en passant par Instagram. Vous trouverez en bio directement le site, aussi pour prendre les rendez-vous.
Nathalie Rey
Merci beaucoup, Hélène, pour cette interview. Plein de belles choses à toi dans tous tes projets, que tout se passe comme tu le souhaites, et même encore mieux.
Hélène Leduc
Merci beaucoup, bonne journée
Nathalie Rey
Merci, pareillement.
Si cette interview vous a plu, n’hésitez pas à me le dire et à me faire part de vos réactions et commentaires!
Vous aimerez également :
L’interview de Pierre Nicou Photographe pour enfants
L’article M’ask une révolution dans l’univers des mannequins est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
19:01
la vraie vie des mannequins
Episode in
Secrets de mannequin
Envie d’en savoir plus sur la vraie vie des mannequins? Vous souhaitez accéder au coeur de ce métier si médiatisé et pourtant si peu connu?
Voici un Podcast inédit qui vous explique ce à quoi vous devez vous attendre si vous devenez mannequin.
Ce Podcast a été dans un premier temps diffusé sur CIS Radio et fort de son succès, je vous propose une petite séance de rattrapage.
Vous aimerez aussi les Podcasts suivants:
8 astuces pour être plus photogénique
Les rivalités entre mannequins
L’article la vraie vie des mannequins est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
07:09
Comment devenir mannequin?
Episode in
Secrets de mannequin
Vous rêvez de devenir mannequin? Un de vos proche souhaite le devenir?
Je vous explique comment vous y prendre dans ce Podcast. En complément je vous invite à télécharger gratuitement mon guide du débutant futé qui vous permettra de gagner un temps fou!
Je vous souhaite une bonne écoute et n’hésitez pas à me faire part de vos questions sur comment devenir mannequin! J’y répondrai avec plaisir
Et n’oubliez pas que pour écouter mes podcasts tous les jours à la radio, il vous suffit de vous connecter à 15H00 tous les jours sur le lien suivant écouter secrets de mannequin sur cis radio ET de cliquer sur le bouton orange.
Vous aimerez aussi les podcasts suivants :
8 astuces pour être plus photogénique
Mannequin loisir ou vrai métier?
L’article Comment devenir mannequin? est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
08:17
Tout sur les mannequins enfants avec Pierre Nicou
Episode in
Secrets de mannequin
Cette semaine nous allons parler des mannequins enfants! Et pour cela, rien de mieux que de bénéficier des conseils avisés d’un expert!
Pierre Nicou est photographe spécialisé dans l’enfant. Il a travaillé pour beaucoup de marques : Bonpoint, Petit Bateau, Repetto, Ikea, Baccarat, Catimini, La Halle aux vêtements, Lapeyre, Babou, Complices, Galeries Lafayette…
De nombreux magazines: Marie Claire, Gala, Famili, Parents, Enfant Magazine, Kids Magazine, Avantage, Modes&Travaux, Demeures et Château…
Pierre Nicou a également participé à la réalisation d’une centaine de livres en France mais aussi à l’étranger. Il collabore régulièrement avec le groupe Marie Claire.
Polyvalent, Pierre Nicou donne aussi des cours de photos et réalise des photos pour des particuliers.
Cet article est illustré par les photos de Pierre Nicou. Pour découvrir le reste de son travail rdv sur Instagram @pierrenicou et sur son site internet : www.pierrenicou.com
Pour cette interview, vous avez le choix entre la version audio ou la version texte.
Enfin, si vous souhaitez inscrire votre enfant dans une agence de mannequins, je vous recommande de télécharger GRATUITEMENT votre EBOOK en bas de cette page.
Vous y trouverez la liste des agences fiables à Paris et en province ainsi que des conseils pour envoyer votre candidature !
Pierre Nicou en pleine séance de travail
Interview de Pierre Nicou
Nathalie Rey : Bonjour, aujourd’hui j’ai le bonheur d’interviewer Pierre Nicou qui est photographe professionnel spécialisé dans les enfants. Bonjour Pierre.
Pierre Nicou : Bonjour.
Nathalie Rey : Tout d’abord, un grand merci d’avoir accepté cette interview. Est-ce que dans un premier temps tu pourrais te présenter ?
Présentation
Pierre Nicou : Bonjour à tous, je m’appelle Pierre Nicou. Je suis photographe spécialisé enfants, bébés et adolescents depuis pas mal de temps. Je travaille surtout pour la mode, la publicité et aussi pour quelques maisons d’édition. Voilà !
Nathalie Rey : D’accord. Et tu as toujours eu envie de travailler avec les enfants, avec les plus jeunes ?
Pierre Nicou : J’ai eu la chance de m’intéresser à la photo assez jeune. Donc j’ai fait une école photo. Pendant cette école photo, j’ai choisi un petit peu ce qui m’intéressait dans tout ce vaste domaine qui est la photographie.
Je m’intéressais plus particulièrement à la photo de mode. Et puis, en ayant travaillé dans des grands studios de photos de mode, étant plus jeune, au commencement de ma carrière, je me suis orienté petit à petit vers les enfants avec qui j’avais un petit peu plus d’affinité. Je trouvais qu’on pouvait développer un travail personnel intéressant.
©Pierre Nicou
Carrière
Nathalie Rey : C’est vrai que tu as quand même une très très belle carrière parce que tu as travaillé pour de nombreux magazines. Tu as travaillé pour beaucoup de campagnes publicitaires, et aussi pour des éditions, dont les éditions Marie-Claire par exemple, donc c’est vrai que tu as fait beaucoup de choses.
Pierre Nicou : L’âge faisant c’est vrai qu’au final ça commence à s’accumuler ! Et c’est vrai que le marché de l’enfant est un marché qui est quand même plus restreint que le marché de l’adulte. Donc on a relativement vite fait le tour, beaucoup rapidement en tout cas qu’avec le marché adulte parce qu’il y a aussi moins d’annonceurs, moins de fabricants et moins de magazines.
Mannequin enfant comment débuter?
Nathalie Rey : D’accord. Et est-ce que tu pourrais rappeler à ceux qui nous écoutent, brièvement, comment est ce qu’on peut s’y prendre pour que son enfant devienne mannequin ? Est-ce tu as des conseils particuliers ?
Pierre Nicou : Alors, déjà ça dépend de l’âge de l’enfant. En photo d’enfant moi je ferais trois sous-parties : il y a la photo de bébé, c’est-à-dire du nouveau-né voir de la femme enceinte jusqu’à un an. Après il y a la photo d’enfant, d’un an jusqu’à disons douze ans.
Et puis après, il y a la photo d’adolescent de treize ans jusqu’à seize, dix-sept ans. Donc tout dépend un petit peu de l’âge des enfants. C’est vrai qu’on n’aura pas les mêmes clients et qu’ils ne feront pas les mêmes choses avec un nouveau-né qu’avec un adolescent. Ça parait logique mais il faut quand même le préciser.
©Pierre Nicou
Les agences de mannequins
Nathalie Rey : Bien sûr. Et tu conseilles bien évidemment de se tourner vers une agence de mannequins fiable j’imagine.
Pierre Nicou : Alors c’est vrai qu’en France les mannequins sont relativement bien protégés, les clients aussi, les parents des mannequins également. Donc la voie logique et légale est d’inscrire tout d’abord son enfant ou son bébé ou son adolescent dans une agence de mannequins qui ait pignon sur rue, qui soit agréée, parce qu’elles ont un numéro d’agrément.
Ce numéro est contrôlé chaque année par la direction de la répression des fraudes je pense, et du coup c’est assez réglementé pour une histoire de rémunération, parce qu’en France lorsque quelqu’un travaille il ne doit pas le faire gratuitement. Donc un enfant s’il travaille doit être rémunéré et il touchera la majeure partie de ses revenus à sa majorité.
Les pièges à éviter
Nathalie Rey : D’accord. Tu l’as plus ou moins dit mais est-ce que tu vois d’autres pièges éventuels à éviter quand on est parent et qu’on ne connait pas trop le milieu ?
Pierre Nicou : Alors déjà il faut se méfier des agences un petit peu exotiques ou qui n’ont pas pignon sur rue ou qui soient 100% sur internet. C’est vrai que les agences de mannequins en France, celles qui sont valables, existent depuis un certain nombre d’années, donc déjà le nombre d’années est important. Et puis qu’elles soient bien répertoriées sur internet, qu’il y ait des références…
L’agence de mannequins c’est quelque chose qui est gratuit. On va inscrire son enfant, les parents vont devoir faire des photos, les envoyer d’abord pour une sélection qui se passe la plupart du temps à distance, par internet, et après si le profil de l’enfant intéresse l’agence, l’agence recontactera les parents pour faire une inscription avec tous les papiers, numéro de sécu et compagnie, tout un tas de renseignements qu’il faudra remplir par la suite.
En aucun cas, cette inscription dans les agences, enfants ou adultes, ne doit être payante puisque le but de l’agence c’est de faire travailler l’enfant, de prendre une commission sur le travail de cet enfant et de le rémunérer en salaire chaque mois après chaque prestation.
Pierre Nicou en plein shooting
Les contraintes
Nathalie Rey : Et du coup est-ce qu’il y a des contraintes à prendre en considération avant d’inscrire son enfant dans une agence, par exemple si on est divorcé ou si on n’habite pas forcément dans une grande ville est ce que c’est un frein ?
Pierre Nicou : Alors oui, c’est vrai qu’il ne faut pas se le cacher, la plupart des jobs que les mannequins vont pouvoir avoir, enfants et ados, c’est plutôt sur la région parisienne ou dans les grandes villes françaises.
Donc si les parents habitent un petit peu éloignés d’une grande ville où il y a une agence de mannequins ça va être très difficile puisqu’il y a des castings à faire et qu’en général le client et l’agence de mannequins aiment bien, pour des raisons de logistique, que l’enfant ne soit pas trop éloigné.
C’est vrai que quand on commence à 9h du matin un shooting, si l’enfant avait fait trois heures de voiture avant de venir pour les photos c’est un peu problématique.
Ça c’est la première chose, donc la situation géographique de la famille est importante. Voila. Donc il y a des agences forcément à Paris, où il y a je dirais 70% du business qui se fait, et puis après il y a les grandes villes de province où il a des agences de mannequins : Marseille, Nice, Lyon, Nantes, Lille ; les grandes villes où il y a un petit peu de production photo.
Nathalie Rey : D’accord.
Pierre Nicou : Donc ça c’est la première chose. La deuxième chose, c’est qu’il y a tout un tas de papiers à remplir une fois que l’enfant est inscrit, notamment les autorisations parentales qui doivent être remplies par les deux tuteurs légaux.
C’est vrai que si la maman remplit, ou le papa, à titre personnel l’autorisation, peut-être qu’un jour ce couple va divorcer et que le conjoint fera opposition à la diffusion des photos ce qui peut poser tout un tas de problèmes par la suite.
La candidature pour les mannequins enfants
Nathalie Rey : Je sais qu’il y a certains parents qui, pour booster peut-être la candidature de leur enfant quand ils postulent dans une agence de mannequins, veulent faire appel à un photographe professionnel. Est-ce que tu conseilles aux parents de s’y prendre ainsi ?
Pierre Nicou : Pourquoi pas. Soit les parents ont un talent de photographe, soit ils font appel à un photographe un peu plus professionnel. Parce qu’en fait pour que l’enfant soit retenu par les clients il faut qu’il ait des belles photos.
Qui dit belles photos, il ne faut pas que ça soit forcément très compliqué avec des mises en scène incroyables, mais il faut qu’on voit bien l’enfant, que ça soit bien lumineux, que les vêtements soient pas trop voyants…
Il ne faut pas faire ça dans un couloir un peu sombre avec l’iPhone et un t-shirt qui ne soit pas vraiment génial. Cela doit être le plus simple possible, avec des expressions, s’il y a un petit sourire ou pas… il faut différentes photos pour donner envie au client de se dire « tiens, ce petit garçon ou cette petite fille va être chouette. Il a une bonne bouille et j’ai envie de travailler avec lui », tout simplement.
Par la suite, l’enfant commence à travailler et a des vraies photos à mettre dans son dossier qu’on appelle son book. Mais au début, il faut bien que les parents alimentent un peu les photos de l’agence de mannequins pour donner envie aux clients de le voir au moins en casting.
L’âge idéal
Nathalie Rey : Est-ce qu’il y a un âge durant lequel un enfant va plus travailler qu’un autre ? Est-ce qu’il y a une influence de l’âge ? Est-ce qu’il y a une période où les enfants sont plus sollicités en casting ?
Pierre Nicou : Oui, tout à fait. Alors… en cinéma c’est un petit peu différent mais en agence de mannequins il y a deux types d’agence de mannequins : les agences qui sont plutôt mode et publicité, éventuellement publicité filmée, et puis il y a les agences de comédiens. Certaines ont le double statut, d’autres ne font que du comédien, d’autres ne font que des photos.
Donc si l’enfant veut faire plus de photos de mode ou de publicité… en mode en tout cas il y a des histoires de taille de vêtement.
C’est vrai qu’en tant que photographe on travaille à l’avance sur des collections et que le client reçoit des prototypes de ses collections, en général c’est en taille 6 mois ou 1 an, après on passe en taille 4/5 ans et puis après on passe en taille 8/9 ans voilà… il y a des âges où forcément on n’aura pas les vêtements, ça dépend des marques, et l’enfant travaillera un petit peu moins.
Donc les bébés travaillent beaucoup, parce qu’il y a de la demande sur du bébé, alors qui dit bébé dit enfant qui ne tient pas forcément assis ou qui commence à être assis, donc là il y a pas mal de demandes.
Après, l’enfant grandit un petit peu, il y a un créneau entre 3/4/5 ans, après il y a un petit trou à nouveau, après ça reprend et puis après ça s’arrête un peu à l’adolescence. Voilà en ce qui concerne les photos d’enfants.
Nathalie Rey : Oui et après pourquoi pas se lancer après dans une carrière de mannequin adulte !
©Pierre Nicou
Débouchés et Aspects financier
Pierre Nicou : Oui, après 14/15 ans c’est vrai que certains ados du coup ont plus un look presque d’adulte, et à ce moment-là s’ils en ont la capacité alors ils sont aptes à intégrer une agence de mannequins adultes, bien sûr sous le contrôle des parents, et à faire au moins quelques défilés, des shootings et tout ça au même titre que des adultes qui sont un petit peu plus vieux.
Nathalie Rey : Et au niveau financier il me semble, si je ne me trompe pas, que ce que touche les enfants est sur un compte bloqué, c’est ça ?
Pierre Nicou : Oui, à la caisse des dépôts tout à fait.
Nathalie Rey : Et les parents touchent quand même un tout petit pourcentage mais c’est plus pour couvrir les frais de déplacements….
Pierre Nicou : Oui, il me semble que c’est 10% payés tout de suite aux parents et le reste est bloqué jusqu’à la majorité sur un compte à la caisse des dépôts.
Après l’enfant le jour de ses 18 ans va recevoir un courrier de la caisse des dépôts et l’enfant qui n’en sera plus un puisqu’il sera légalement un adulte, va envoyer un RIB pour que la caisse des dépôts fasse tout naturellement un virement sur le nouveau compte en banque.
Les jours de travail
Nathalie Rey : Ok. Et comment ça se passe au niveau des jours de travail ? Il me semble que pour les castings, il y a des jours qui sont réservés pour les enfants… il me semble que c’est le mercredi et le samedi et les vacances scolaires. Est-ce que c’est ça ?
Pierre Nicou : Oui, en fait légalement un enfant doit travailler, enfin est apte à travailler, pendant les jours où il n’est pas scolarisé donc c’est-à-dire en fonction de son emploi du temps… le mercredi… nous on ne travaille en général pas le dimanche.
Et pendant les vacances scolaires il peut également travailler. Après, je sais qu’il existe certaines dérogations, pour des tournages notamment, où il peut y avoir exceptionnellement une dérogation pour que l’enfant puisse travailler un jour où il y a école, me semble-t-il.
Comment se passe un casting
Nathalie Rey : Du coup, pour les castings, comment est-ce que ça se déroule ? Parce qu’il me semble que tu prends part aussi à ces castings et dans le processus de décision également… comment est-ce que ça se passe ?
Pierre Nicou : Alors, en temps normal, hors confinement, mon client a une demande pour un enfant de tel âge, de tel type d’enfant, on a déjà une idée de l’enfant que l’on voudrai, par exemple pour un catalogue de mode.
On va appeler une ou plusieurs agences en leur demandant qu’ils nous fassent une sélection… « Je voudrais un petit garçon, en taille de vêtement 8 ans, plutôt brun, plutôt les cheveux longs… ».
Donc on va déjà recevoir tout un panel d’enfants, on essaye d’être le plus précis possible, et puis après on va faire une présélection sur photographies via le site de l’agence et après on fait un casting, c’est-à-dire qu’on demande aux parents éventuellement de venir avec leur enfant dans une salle de casting, alors quelques fois on saute cette étape mais si on a le temps on le fait, soit le photographe et le directeur de production vont à l’agence de mannequins pour voir les enfants, et après on décide en réunion de quel enfant sera choisi ou pas.
Comment booster ses chances de réussite lors d’un casting
Nathalie Rey : Comment peut-on faire pour augmenter les chances que son enfant soit sélectionné ? Est-ce que c’est principalement, il me semble que tu le disais plus ou moins tout à l’heure, les photos, de belles photos ? Est-ce qu’il y a d’autres choses qui peuvent influer ?
Pierre Nicou : Alors, les photos c’est vrai que c’est la première chose. Les photos, la manière dont l’enfant est habillé influe aussi, son look, l’état d’esprit des parents influe aussi parce que lorsque le casting se déroule, si les parents sont stressés, qu’ils viennent de faire deux heures de voiture, qu’ils sont énervés parce qu’ils n’ont pas trouvé de place… ils arrivent un petit peu tendus et forcément l’enfant sera aussi un petit peu tendu.
Donc il faut amener son enfant dans des bonnes conditions et puis il ne faut pas oublier que ça doit rester du plaisir et qu’on ne force pas un enfant à faire des photos.
Si lors du casting l’enfant a beau être parfait, qu’il répond à tous les critères, si personnellement je m’aperçois que l’enfant a pas du tout envie de faire des photos alors je ne choisi pas cet enfant.
Avant tout moi je suis là pour passer des bons moments et avoir une jolie photo… et ça, la jolie photo, je pense que je l’aurai si l’enfant est complice et qu’il a envie aussi qu’on fasse ce travail ensemble.
L’impact du COVID
Nathalie Rey : Oui, c’est clair. Et là du coup pendant le Covid est-ce qu’il y a des choses qui ont changé ?
Pierre Nicou : Oui, il y a déjà un petit moins de production ça c’est sûr et les agences de mannequins font les agences de casting en vidéo. C’est-à-dire qu’elles demandent aux parents de filmer son enfant avec un petit questionnaire souvent ; on le fait réagir, on le fait bouger un petit peu et tout, et puis après les vidéos sont envoyées à l’agence qui elle-même fait le tri et les envoie au client. Il y a beaucoup de castings qui sont faits maintenant sur vidéo.
Nathalie Rey : D’accord.
©Pierre Nicou
Un travail aussi pour les parents
Pierre Nicou : Donc il faut savoir que c’est un travail aussi pour les parents. C’est-à-dire un travail d’inscription, dans un premier temps, un travail aussi de casting, être régulier, un travail que les parents ont un peu tendance à négliger c’est la mise à jour des photos.
C’est-à-dire que quand l’enfant a les cheveux qui poussent, ou qu’il va chez le coiffeur, ou qu’il perd une dent, ou qu’il a quelques boutons, il faudrait en toute logique alimenter les photos. Et nombre de fois où je fais des castings et les photos sont pas du tout à jour.
Ça change très vite à cet âge là et en six mois ou un an l’enfant peut avoir changé totalement. Et je sais, en connaissant bien les agences de mannequins, que les directeurs d’agences de mannequins ont le plus grand mal à ce que les parents alimentent de manière régulière les photos des futurs mannequins.
Nathalie Rey : Oui, c’est vrai que c’est un petit peu comme pour les adultes où on doit fournir des polaroids réguliers sauf qu’en tant qu’adulte on change normalement un petit peu moins.
Meilleur souvenir
Et quel a été pour toi ton meilleur souvenir dans toutes ces années de travail ?
Pierre Nicou : Ah… il y en a eu beaucoup ! Les premières photos déjà c’est des bons souvenirs. La première série que j’ai faite, style photo de mode avec des enfants, c’était avec ma petite sœur à l’époque pour mon dossier de fin d’année d’école donc ça ça reste quand même ma première production et puis ma première parution, la première fois que j’ai fait une couverture de magasine. Donc ça ça reste quand même un bon souvenir…
Nathalie Rey : Ah oui j’imagine ! C’était quel magazine ta première parution ?
Pierre Nicou : Heu c’était…. Enfant magazine qui venait de sortir à l’époque. J’avais vu ça en kiosque, j’avais envoyé des photos, spontanément j’avais pris rendez-vous avec le directeur artistique, c’était le numéro 1 ou 2 qui était sorti, et j’avais pris un de mes copains qui était assistant avec moi, qui était jeune papa, et je l’avais pris avec son bébé dans les bras.
Et le directeur artistique de l’époque a regardé les diapos, c’était des diapositives à l’époque, et 10 jours après il m’a passé un coup de fil en me disant « voilà on a gardé tes photos, ça va faire la couverture ».
Nathalie Rey : Oh génial !
Pierre Nicou : Ça y est, moi je me voyais déjà en haut de l’affiche et tout… Bon c’est pas parce qu’on fait une couverture que ça y est après tout le monde vous appelle après pour travailler… c’est plus compliqué que ça mais ça fait toujours plaisir ça c’est clair !
Plus gros challenge
Nathalie Rey : Bien sûr. Oui oui c’est clair… c’est chouette. Et quelle a été l’expérience, ou peut-être une des expériences qui t’a donné peut-être le plus de challenges ?
Pierre Nicou : Je dirais que c’est un challenge à chaque fois quand tu travailles avec un nouveau client ou alors avec des enfants qui sont relativement petits et qu’il y a des choses bien précises à leur faire faire… le challenge se répète.
Et au bout de bientôt 30 ans de photographie, c’est toujours une remise en question et puis savoir est-ce que je vais réussir à avoir « la » photo parmi toute la série. Donc c’est vraiment un challenge qui continue d’années en années.
Le challenge aujourd’hui c’est de me maintenir à mon poste ! Parce que la concurrence est très grande, il y a plein de nouveaux photographes qui sont d’ailleurs plein de talent et plein de qualités, notamment en vidéo ou choses comme ça…
On est très multimédias maintenant alors qu’à mon époque on l’était un peu moins. Donc c’est deux écoles et… voilà donc c’est de me maintenir professionnellement en essayant de faire toujours des jolies images ! Mais ce n’est pas évident, c’est sûr.
Backstage
Nathalie Rey : Oui… j’imagine. Et, par exemple, il m’avait semblé comprendre que pour les bébés, quand on fait des photos avec un bébé qui ne tient peut-être pas encore assis, on prévoit au moins 3 enfants différents pour être sûr d’avoir une photo ? Est-ce que c’est quelque chose qui se pratique ou non ?
Pierre Nicou : Alors, je dirais tout dépend du budget. Si je travaille pour un petit client qui fait de la layette et qui a sa petite marque et tout ça et bien on prendra un enfant et puis on essayera d’avoir la photo.
Si je fais ça pour un campagne Nivea internationale, je vais avoir 5 enfants à ma disposition. Je dirais tout dépend du budget… c’est sûr que plus on a d’enfants, plus on peut faire d’essais et plus on peut avoir le petit sourire et tout ce qui va avec.
Projets
Nathalie Rey : Pierre, quels sont tes projets dans les mois, dans les semaines à venir ?
Pierre Nicou : Et bien là actuellement, je suis en pleine retouche d’une première partie d’un livre que je vais faire sur la broderie pour les éditions Eyrolles.
J’avais une partie nature morte d’ouvrages en broderie et par la suite je vais avoir aussi des photos d’enfants à faire dès la fin du confinement… et puis après des projets aussi personnels dans d’autres domaines de la photographie qui ne sont pas forcément la photo d’enfants, parce que c‘est bien d’alterner aussi même si c’est ma spécialité première.
J’adore faire des photos. J’enseigne aussi. Je donne pas mal de cours de photo. Donc c’est toujours bien en tout cas de transmettre ce savoir que j’ai eu dans une école photo et puis après en étant assez longtemps assistant de photographes plus ou moins connus donc… moi j’aime aussi transmettre ce que j’ai appris.
©Pierre Nicou
Dernier conseil pour les parents
Nathalie Rey : Ok. Et un dernier conseil que tu aimerais donner aux parents de futurs enfants mannequins ?
Pierre Nicou : Et bien il faut être persévérants. C’est vrai que c’est un vrai travail si vraiment on veut cartonner dans ce milieu-là. Il faut être ponctuel, assidu… Envoyer des photos régulièrement. Sans pour cela harceler le booker de l’agence parce que ce n’est pas le but du jeu !
Mais il faut faire preuve de motivation. Quand on vous appelle pour un casting c’est bien de dire oui. Il y a des parents qui inscrivent leur enfant pour faire des photos. C’est très bien, mais l’enfant fait aussi du judo, il fait aussi du piano, il fait aussi je ne sais quelle activité… donc au milieu de tout ça il a assez peu de temps pour la photo.
Donc si on s’y intéresse et qu’on a envie que son enfant perce dans ce milieu là et bien il faut se donner les moyens. En alimentant peut-être un Instagram, un blog sous contrôle parental bien sûr… en rencontrant des créateurs de petites marques qui vont peut-être vous donner la chance.
Et puis participer à un maximum de projets. Je suis régulièrement des jeunes mannequins qui travaillent depuis leur plus jeune âge, qui ont fait des séries télévisées, qui chantent, qui font la doublure de telle voix dans un film de Disney… donc voilà ça peut mener à plein de choses différentes, même des spectacles divers et variés. Il y en a qui sont montés sur la scène de l’opéra, il y en a d’autres qui ont fait de longs métrages… ça peut-être une expérience assez enrichissante pour les enfants et les ados par la suite.
Nathalie Rey : Très bien. Merci infiniment pour avoir accepté cette interview.
Pierre Nicou : Merci Nathalie !
Nathalie Rey : Je te souhaite beaucoup de succès dans tous tes projets, merci beaucoup Pierre.
Pierre Nicou : Merci à toi ! A bientôt !
J’espère que cette interview vous a plu. N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé!
L’article Tout sur les mannequins enfants avec Pierre Nicou est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
23:06
8 astuces pour être plus photogénique
Episode in
Secrets de mannequin
Booster votre photogénie, vous en rêvez? Mais vous avez raté la diffusion de mon Podcast sur CIS Radio?
Je vous propose exceptionnellement une petite séance de rattrapage.
Pour écouter ce Podcast cliquez sur “play” ou téléchargez le directement sur votre appareil.
Retrouvez moi tous les jours du lundi au dimanche à 15H00 sur CIS radio afin de devenir un mannequin accompli!
Je vous souhaite une bonne écoute et n’hésitez pas à me laisser un commentaire
L’article 8 astuces pour être plus photogénique est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
10:13
Les concours de mannequins
Episode in
Secrets de mannequin
Les concours de mannequins peuvent être une excellente manière de lancer votre carrière!
Grâce à ce Podcast vous saurez tout sur les concours de mannequins.
Je vous fais part de mes recommandations afin de ne pas vous tromper et surtout de ne pas perdre votre temps!
Et n’oubliez pas…
Retrouvez-moi tous les jours à 15h00 sur CIS Radio, la radio qui est là pour informer et protéger tous les artistes et les mannequins.
Cliquez sur ce lien pour accéder à la radio.
Je vous souhaite une bonne écoute et je vous dis à la semaine prochaine!
L’article Les concours de mannequins est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
05:39
Les écoles de mannequins
Episode in
Secrets de mannequin
Pour celles et ceux qui n’ont pas pu écouter mon Podcast diffusé sur CIS Radio la semaine dernière, je vous propose une petite séance de rattrapage!
Voici donc un Podcast dans lequel vous découvrirez tout ce que vous devez savoir sur les écoles de mannequins.
A qui s’adresse-t-elles? Sont-elles indispensables pour faire carrière?
Après ce Podcast, vous saurez exactement si ces écoles sont faites pour vous ou non!
Retrouvez-moi tous les jours du lundi au dimanche à 15 h00 sur CIS Radio!
Chaque semaine un nouveau Podcast préparé par mes soins vous attend!
Vous ne connaissez pas CIS Radio?
CisRadio est la radio thématique aux métiers du spectacle, celle dédiée aux artistes d’un jour ou de toujours. Prolongation du travail de l’association Casting Info Service (CiS) et du SYndicat des Mannequins Professionnels Associés (SYMPA)
CiS Radio, c’est de l’éducatif, du récréatif, de l’informatif.
Comment écouter CIS Radio?
Sur internet
https://www.radioking.com/radio/cis-radio-le-who-s-who-du-casting-c-est-nous et/ou http://cisradio.radiowebsite.co
Sur Androïd
l’application CiSRadio disponible sur Google Play :
https://play.google.com/store/apps/details?id=com.icreo.cisradio
Et n’oubliez pas, si devenir mannequin est votre rêve, il est temps de tenter votre chance! Vous pouvez lire l’article comment devenir mannequin et téléchargez en complément votre guide pour Zéro Euro en bas de cette page.
Ce guide s’adresse à tous les mannequins (femme, homme, enfant, senior, curve, détails….). Il vous donnera tous les conseils de pro pour savoir où et comment postuler, tout en déjouant les pièges classiques!
Je vous dis à la semaine prochaine et d’ici là portez-vous bien!
L’article Les écoles de mannequins est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
05:11
Cindy Bruna : les clés de son succès
Episode in
Secrets de mannequin
Cette semaine, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir un top model français incontournable : Cindy Bruna.
Si son nom ne vous dit rien, il est certain que vous l’avez déjà vu sur les affiches et dans les magazines. Il est donc temps pour vous de la (re)découvrir.
Nous allons nous intéresser au parcours de cette magnifique métisse à qui tout semble réussir puis nous nous intéresserons aux armes secrètes qui lui ont permis de réussir dans ce milieu hautement compétitif.
Cet article est disponible en version texte et audio. Vous pouvez donc opter pour le support que vous préférez
Temps de lecture: 4 minutes
I. Son parcours
Son enfance
Née dans le Var en 1994 d’un père Italien et d’une mère congolaise, cette sculpturale métisse est loin de passer inaperçue avec son sourire magnifique et son 1m81.
Lorsqu’elle était enfant, la jeune Cindy rêvait d’être chanteuse ou encore vétérinaire, puis étant douée en mathématiques envisageait après plusieurs tests d’orientation de se diriger vers le métier d’expert-comptable.
Sa rencontre avec Dominique Savri, agent et scout pour l’agence de mannequins Metropolitan Models va changer sa vie.
En effet, l’oeil avisé de cette dernière lui permet de repérer la jeune Cindy alors âgée de 16 ans et dont les jambes étaient déjà interminables.
Le plus dur fut de convaincre Cindy et sa famille de venir voir l’agence à Paris. Sa mère voulait que sa fille continue ses études et avait déjà décliné toutes les autres offres pour sa fille.
Les débuts de Cindy Bruna
Après négociation avec l’agence, Cindy se rendra à Paris pour apprendre le métier durant ses vacances scolaires.
Une fois son bac en poche, elle décide de se lancer à 100% dans le métier. Elle est envoyée à New York et le succès est vite au rendez-vous.
Le succès
Calvin Klein la remarque et demande à l’avoir en exclusivité pour son défilé. Ce qui est très rare pour une débutante. Calvin Klein sera le premier défilé de Cindy.
Peu de temps après, elle est repérée par le photographe Steven Meisel qui la fait poser en couverture du Vogue italien à l’occasion du 50e anniversaire.
Les contrats s’enchaînent : elle défile pour Jean Paul Gaultier, Balmain, Elie Saab, Armani Privé… sans oublier le très célèbre show Victoria’s Secret auquel elle aura l’honneur de participer de 2013 à 2018.
Elle devient le visage de Prada, du parfum chance de Chanel, ainsi que YSL cosmétiques et tout récemment elle est devenue la nouvelle égérie L’Oréal. Elle signe également une capsule avec Majestic Filatures.
Très engagée Cindy Bruna est aussi l’ambassadrice de solidarité femmes qui se bat contre les violences faites aux femmes.
II. Les clés de son succès
La persévérance
Même si à présent tout semble sourire à Cindy rien ne fut évident au début :
Il est difficile pour elle de se faire remarquer à Paris : on lui dit qu’elle est trop maigre, trop grande…
Elle est donc envoyée à New York, ville qui offre plus d’emplois pour les mannequins noires et métisses.
Malgré cela, tout ne fut pas simple comme l’explique Cindy dans une interview pour Paris Match :
« Au début, ce n’était vraiment pas la joie. Je n’avais pas de copines, je parlais un anglais scolaire, ma famille me manquait. Je pouvais passer treize castings par jour sans que personne m’accorde un regard, ni à moi ni à mon book. J’en pleurais de fatigue et de déception. »
Néanmoins, elle ne baisse pas les bras et sa persévérance finit par payer!
Son métissage
Si être un mannequin métisse est depuis quelques années devenu plutôt tendance dans le monde de la mode, il n’en a pas toujours été ainsi. Auparavant, il était très difficile de travailler en tant que mannequin métisse, même si on était sublime.
Cindy est arrivée au bon moment. Elle admet néanmoins que bien que son métissage soit une force, les choses ne sont pas toujours simples.
Voici ses propos tirés d’une interview pour le magazine Paris Match:
“Dans le mannequinat, je suis considérée comme “black”. Les filles de couleur sont peu nombreuses. Pour certaines marques, c’est moins vendeur, je suppose. Heureusement, quelques-unes ont réussi à se faire une place : Naomi Campbell, Noémie Lenoir… Ma différence m’empêche peut-être de remporter certains jobs, mais elle me permet d’en décrocher d’autres. Et je reste très attachée, aussi, à mes racines françaises. J’aime mon pays et j’aime le représenter dans sa diversité ! »
Une analyse fine des besoins
Cindy a très vite analysé et compris comment le métier fonctionnait.
En bonne mathématicienne, elle a donc rapidement su faire la bonne équation pour répondre aux attentes du milieu, ce qui l’a porté rapidement au succès.
Selon Cindy “Le métier de mannequin doit avoir un sens”. La jeune femme est aujourd’hui fière de pouvoir grâce à sa notoriété communiquer sur les causes qui lui tiennent à coeur. Notamment en ce qui concerne le droit des femmes.
Son attitude et ses valeurs
Cindy Bruna donne à présent beaucoup d’interviews. Sa bienveillance, joie de vivre et décontraction sont palpables envers tous ceux qui l’entourent. Elle traite toutes les personnes qu’elle rencontre avec respect et est toujours très souriante.
La jeune femme est fière des valeurs données par sa famille. Elle avoue aussi être très croyante et trouver son équilibre grâce à cela. Sa Bible est la seule chose qu’elle amène toujours avec elle lorsqu’elle voyage.
“Je suis croyante. J’essaie d’aller à l’église où que je sois. Cela me ressource et me donne de l’énergie.”
Cindy est d’ailleurs persuadée que ses valeurs familiales et sa foi l’ont protégée de bien des dangers :
“On est soumis à toutes sortes de tentations lorsqu’on se retrouve jeune à New York avec une autonomie financière. On peut très vite passer ses soirées à boire de l’alcool en boîte de nuit, à consommer de la drogue pour rendre la fête un peu plus folle. »
Son astuce de pro
Lorsque Cindy a débuté, elle n’avait (étant très grande) jamais porté de chaussures à talons. Il a donc dû falloir qu’elle apprenne à marcher avec des escarpins vertigineux.
Son agence lui a donc conseillé de porter des talons en permanence à la maison, afin de s’habituer.
Une bonne astuce à adopter si vous voulez améliorer votre aisance en talons et ce que vous soyez mannequin ou non!
Les choses ne furent donc pas toujours simples pour la jolie Cindy, mais sa gentillesse, sa détermination et sa persévérance ont fini par payer. Cindy Bruna fait aujourd’hui partie des rares mannequins françaises qui ont le vent en poupe.
Si vous êtes mannequin et que vous doutez parfois de vous-même car vous avez l‘impression d’être différente des autres mannequins; prenez votre différence comme un atout et ne vous découragez pas. Beaucoup de Top Model ont réussi justement parce qu’ils étaient différents.
Et vous? Quels sont vos mannequins préférés? Celles/ceux que vous admirez? J’attends vos commentaires!
A lire également
L’homme qui inventa les Top Model
8 astuces pour être plus photogénique
L’article Cindy Bruna : les clés de son succès est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
08:43
Mannequin: loisir ou vrai métier?
Episode in
Secrets de mannequin
Beaucoup de personnes pensent que devenir mannequin est simple et que cela n’est qu’un simple loisir.
Qu’en est-il vraiment? C’est ce que nous allons voir dans ce podcast!
L’article Mannequin: loisir ou vrai métier? est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
07:00
Jamais assez maigre le livre événement de l’ex-top model Victoire Maçon Dauxerre (2e partie)
Episode in
Secrets de mannequin
La semaine dernière, nous avons vu comment Victoire Maçon Dauxerre a débuté avec notamment les directives de son agence pour lui donner toutes les chances de réussir en tant que mannequin couture. (Voir l’article précédent).
Comme Victoire est très bonne élève, elle va appliquer ces conseils à la lettre et sa carrière va vite décoller. Elle intègrera en quelques mois le Top 20 des mannequins les plus demandés.
Cette semaine, je vous invite à plonger au coeur de la fashion week, nous verrons les coulisses des castings, défilés, shootings… nous verrons également les risques que comportent le métier de mannequin couture avec notamment l’anorexie qui s’installe peu à peu dans la vie de la jeune Victoire. Enfin, je vous donnerai mon point de vue sur ce livre.
Comme la semaine dernière, vous pouvez choisir votre support : audio ou écrit, c’est comme vous préférez.
Temps de lecture : 13 minutes
I. La fashion week
Les castings
Le rythme des castings est digne d’un vrai marathon, Victoire passe entre 12 et 18 castings par jour! D’autre part, à New York, il lui arrivera même de devoir se rendre à un casting à 22H!
Victoire Maçon Dauxerre découvre l’attente interminable, la compétition, la dureté des castings et le côté inhumain de beaucoup de directeurs de castings. Certains d’entre eux, l’ignoreront délibérément durant le casting, puis demanderont ensuite à son agence, pourquoi donc elle n’est pas venue au casting?
Heureusement il arrive parfois que les mannequins soient mieux traités, voici la réaction de Victoire après avoir reçu un tote bag en cadeau lors d’un casting.
“Dans ces castings où nous attendons debout, ou assises par terre, pendant des heures, et où la plupart des gens qui nous reçoivent nous interpellent d’un “nexxt!”, parfois accompagné d’un claquement de doigts, sans même nous gratifier d’un regard ou d’un sourire, une attention, même minuscule, devient un vrai cadeau”.
Fidèle à son éducation et ses valeurs, Victoire va être très humaine avec ses collègues, et les réconforte quand elle le peut, ce qui ne plaît pas à son scout:
“Je me suis même fait engueuler par Seb quand les filles lui ont rapporté que j’étais “trop gentille” pendant les castings, et que j’avais des “conversations” avec les mannequins des autres agences!”
Notons par ailleurs que Madeleine et Olympe, les deux collègues de Victoire qui s’habillent en 36, ne réussiront pas à perdre du poids et atteindre la taille 32. Elles devront donc rentrer chez elles bredouilles, car pas assez maigre pour pouvoir défiler.
Les défilés
Les efforts de Victoire sont vite récompensés. Elle rencontre très vite du succès et découvre les défilés ainsi que toutes les équipes qui travaillent dans l’ombre:
Coiffeurs, maquilleurs, manucures, sans oublier les indispensables habilleurs qui aident les mannequins à changer de tenue en 2minutes sans tacher la tenue ou défaire la coiffure.
Sur scène tout passe très vite, si vite qu’on a envie que cela recommence! Victoire aime beaucoup les défilés, voici ce qu’elle dira après son premier défilé:
“Je suis pleine d’une joie immense. Je suis heureuse d’être là. J’aime ce monde, j’aime la mode, j’aime la terre entière. J’aime ma vie! Je voudrais qu’elle soit remplie à ras bord de moments comme celui-là qui ne ressemble à rien de ce que j’ai pu ressentir jusque là. Wouaou! C’est incroyable, magique, unique!”
Victoire défilera à New York, Milan et Paris. Elle est fière de pouvoir défiler dans la capitale française:
“Pour les défilés ici, c’est 32, point final. Et Paris pour un top model c’est LE centre du monde, le centre de la mode, le truc à ne pas rater.”
Les belles rencontres et les confidences
Les belles rencontres
Victoire a la chance de se faire remarquer par les personnes influentes du milieu:
“J’ai eu la chance d’être remarquée par Rushell Marsh, un des plus influents directeurs de casting du milieu. Chaque année au début de la saison, il choisit 2 ou 3 new faces qu’il prend sous son aile pour en faire des tops. J’ai fait partie de son choix. J’ai donc participé, à sa demande, à tous les castings des créateurs pour qui il travaille. Et il y en a beaucoup! (…) À chacun de ses castings, Rushell Marsh me salue par mon prénom, avec un parfait accent British et un sourire encourageant. Il a vraiment l’air d’avoir confiance et de croire en moi; il me présente aux créateurs comme “la pépite de l’année”, avec beaucoup d’affection”.
Victoire gardera un excellent souvenir de son casting avec Ralph Lauren:
“Merci encore d’être venue. Bonne journée Mademoiselle”. Je sais c’est idiot, il ne s’est rien passé d’extraordinaire, mais je n’en revenais pas. C’était presque incroyable d’être traité si… gentiment.”
On peut citer également sa rencontre avec Vanessa Bruno, Phoebe Philo, Philip Lim, l’équipe de chez Paul and Joe qui seront de très beaux moments dans sa carrière.
Confidences étonnantes de mannequins
Entre françaises
Victoire sympathisera aussi avec plusieurs mannequins dont Charlotte Di Calypso, gagnante du concours Elite en 2005, qui lui confiera que :
“Le monde de la mode c’est vraiment la roulette (…) la plupart des filles travaillent dur, vraiment dur, pour pas grand-chose. Quand tu signes un beau contrat avec une grande marque, tu crois que tu touches le jack pot? Pas du tout. Bien sûr, c’est beaucoup d’argent, mais il va surtout aux agences, et au remboursement de tes frais. Au bout du compte, il te reste 10% de la valeur du contrat, à peine… (…) Le seul moyen de bien gagner sa vie est de devenir égérie d’une grande marque. Mais c’est compliqué la concurrence est rude!”
Charlotte explique aussi que 3 ans après ses débuts, elle s’est permis de prendre 5 kilos et elle a été immédiatement punie et de devoir tout recommencer comme une débutante!
“C’est la guerre Victoire, ce monde-là! Sans pitié!”
Avec les autres nationalités
C’est dans les coulisses d’un défilé qu’une mannequin slave l’informera que les filles russes réputées compétitrices n’ont en réalité pas le choix. Être mannequin être leur unique chance de sortir d’un quotidien sans espoir.
Un autre jour Victoire Maçon Dauxerre sera surprise de ce témoignage d’une de ses collègues sur l’âge des mannequins:
“Elle m’a avoué à mi-voix qu’elle devait mentir sur son âge: depuis qu’elle annonçait vingt ans au lieu de ses vingt-sept, tout le monde la trouvait beaucoup plus jolie!”
Victoire est reste aussi interdite devant cet autre témoignage effrayant:
“Elle m’a aussi raconté, à voix basse parce qu’on ne parle pas de ces choses-là, que lors d’un de ses défilés de New York, une fille était morte dans les coulisses. “Elle a marché, comme prévu et quand elle est arrivée backstage, elle s’est écroulée. Les pompiers sont venus, mais ils n’ont rien pu faire: crise cardiaque.” Crise cardiaque? À dix-sept ans? (…) Nous savions toutes les deux, comme tout le monde, qu’aucune fille ne mangeait à sa faim pendant les défilés.”
On voit clairement que pour réussir les mannequins sont prêt(e)s à tous les sacrifices. D’autre part, ils/elles n’osent pas parler par peur d’être renvoyé(e)s.
Le succès
Grâce à son extrême maigreur (47kg pour 1m78 à son arrivée à New York, soit 9kg de perdu), Victoire est plébiscitée par le monde de la mode.
À la fin de son premier défilé, tout le monde la veut, que ce soit à New York, Milan ou Paris, ce qui est très rare pour une débutante.
Les photographes postés à la sortie des défilés commencent peu à peu à l’appeler par son nom. Elle signe ses premiers autographes. Elle reçoit des critiques sur internet et aussi des éloges. Le monde de la mode commence à parler d’elle, et en quelques mois elle entre dans le Top 20 des mannequins les plus demandés.
Son agence italienne la chouchoute. Elle trouvera un bouquet de fleurs dans sa chambre d’hôtel de la part de son agence à son arrivée à Milan!
Au cours de sa première saison elle fera 22 défilés une vraie prouesse pour une débutante. On la verra notamment sur le podium de : DKNY, Custo Barcelona, Philip Lim, Miu Miu, Léonard, Vanessa Bruno, Alexander McQueen et Céline.
Céline est un “must”, un défilé clé pour un mannequin. Victoire aura l’honneur d’y participer et de défiler devant Carine Roitfeld et Anna Wintour du Vogue France et Vogue Américain.
Sois belle et tais-toi
Victoire va découvrir un monde qui ne fait pas de cadeau. Les mannequins sont souvent très mal considérées et déshumanisées de la part des scouts, clients… .`
Le maquillage et la coiffure
La coiffure et le maquillage ne sont pas toujours une partie de plaisir, Victoire nous raconte son expérience chez Prada lors d’une séance de maquillage/coiffure pour faire des tests pour le défilé:
“Je n’avais jamais vu ça. Ils se sont acharnés sur nous pendant trois heures sans nous manifester une seule fois la moindre attention : nous étions vraiment des …mannequins. Des pantins, même. Des marionnettes, des poupées dont on peut tirer et coller les cheveux, tartiner la peau, brosser, frotter, à qui on lève ou baisse la tête en appuyant sur le menton”.
“Elle (la maquilleuse) me fait rasseoir violemment sur le fauteuil, et ils se précipitent à quatre sur moi pour étriller la peau de mon visage et m’arracher les cheveux à coups de brosse, au point de me faire venir les larmes aux yeux. “
Puis, on lui donne des chaussures en 38 sachant qu’elle chausse un 40-41. Et on la laisse repartir avec sa coiffure et son maquillage. Pour couronner le tout, une terrible surprise l’attend au moment d’enlever sa coiffure:
“Je me suis démaquillée en essayant d’y mettre le plus de douceur possible. Ma peau était rouge vif. Puis je me suis attaquée au chignon. Horreur: quand j’ai voulu me peigner pour enlever toute cette glue qu’ils avaient utilisée pour le faire tenir, une mèche entière de cheveux m’est restée dans les mains”. Visiblement tout le monde était au courant que les produits utilisés sont très mauvais “mais personne ne dit rien, parce que c’est Prada. On se fait traiter comme la SPA n’accepterait pas qu’on traite les animaux, et tout le monde ferme sa gueule…”
Non seulement ce passage sera traumatisant, mais en plus Prada ne la sélectionne même pas pour le défilé!
Les autres expériences
Seb, le scout de Victoire Maçon Dauxerre, ne parle pas toujours avec douceur à sa protégée. Voici les propos rapportés par Victoire:
“Il va falloir que tu t’y fasses, ma petite. Non, mais pour qui tu te prends? Tu es juste un mannequin. Tu fais ce qu’on te dit et tu la fermes”.
Victoire mentionne un phénomène malheureusement très courant à la fin d’un défilé. Les invités qui débarquent dans les vestiaires alors que les mannequins sont encore en train de se changer:
“Les invités se sont déversés dans nos vestiaires comme une petite marée humaine, pour se repaître à volonté de la vue de nos corps déshabillés. Comme si ça faisait partie du spectacle!”
Elle souligne aussi que de certains top models sont tous simplement odieux, elle se demande au début pourquoi. Puis, elle se rend elle-même compte que :
“Plus j’étais odieuse, et plus ils étaient aux petits soins. J’en étais sûre…J’avais eu cent fois l’occasion d’observer ce phénomène, ces derniers mois. Cette fois-ci c’était mon tour.”
Après la fashion week
Photoshop et les régimes
Juste après la fashion week, la période des shootings commence. Victoire réalise que les photographes ne se rendent pas toujours compte de la raison pour laquelle certains tops sont arrivés à leur degré de notoriété.
“Elle (la photographe) est “contre les mannequins qui font des régimes”,mais elle ne se demande pas une minute pourquoi c’est moi qui suis là, et pas Madeleine et Olympe (collègues de New York qui sont restés en taille 36) comment je suis arrivée chez Elite, et pourquoi son client m’a choisie, moi , pour qu’elle me photographie?”
Elle découvre avec consternation l’utilisation de photoshop qui en quelques minutes peu enlever ou rajouter des kilos à un modèle:
“En quelques clics, il m’a rajouté des joues, des cuisses, des seins et a effacé les os de mon sternum pour me faire un beau décolleté. Voilà donc comment cela se passe: nous, on perd des kilos et des kilos pour qu’ils nous choisissent…et qu’ils puissent nous en rajouter, à leur gré.”
Le vide et le froid
Elle nous décrira son sentiment après le shooting d’un look book pour Sonia Rykiel qui exprime très bien ce vide que les mannequins peuvent ressentir après une telle journée de shooting:
“J’ai passé 4 heures à enfiler des vêtements, poser sans mot sur un fond blanc, me changer, recommencer. En sortant de ce genre de séance, je me sens totalement vide. Creuse. Transparente. Et dotée d’un QI de cintre. Il a raison Lagerfeld: qu’est-ce qu’on est d’autre finalement?”
Parfois les shootings ont lieux en plein hiver, les tenues sont vraiment très légères, cependant on laisse les mannequins patienter des heures par un froid glacial.
“Nous voilà à moitié nues sous le pont à attendre que les tourtereaux engoncés dans leur doudoune, leurs gants et leur écharpe, trouvent le temps entre deux mamours de nous prendre en photo. Une fois. Deux fois. Trois.”
Ce même jour, on oublie même de leur commander à manger:
“À l’heure du déjeuner, les amoureux se font livrer deux repas. Rien pour nous. Après tout, c’est bien connu, les mannequins ne mangent pas…”
II. Jamais assez maigre
La descente aux enfers
3 pommes par jour
Afin d’être en mesure de rentrer dans du 32 en moins de 8 semaines, Victoire décide de manger 3 pommes par jour. Elle commence rapidement à avoir des maux de ventre. Elle pense d’abord que cela est lié à l’angoisse d’aller à New York seule.
Très vite, d’autres symptômes vont apparaître. Elle va commencer à avoir froid même en plein été, à être extrêmement fatiguée et rapidement essoufflée comme si elle fumait 2 paquets de cigarettes. Ses règles vont s’arrêter. Elle constatera également un développement anormal de sa pilosité à tel point qu’elle doit se raser les bras.
D’autre part, si lors de sa préparation du concours de Science Po elle avait lu des tonnes de livres, elle n’arrive plus à lire ou à se concentrer plus de 3 minutes d’affilée.
“J’ai compris aussi que ça ne se fait pas du tout de manger en public, quand on est mannequin. Tu dois absolument avoir l’air de ne pas t’intéresser à la nourriture. Ni à autre chose que la mode, d’ailleurs. Ça tombe bien: j’ai arrêté de trimbaler le moindre livre ou même un magazine d’actualité dans mon grand sac. Impossible de me concentrer sur un chapitre, un article, un paragraphe. Comme si mon cerveau ne pouvait plus rien ingurgiter, à part la musique d’Alex qui tourne en boucle dans mes écouteurs.”
Enfin, une petite voix maléfique lui répètera sans cesse qu’elle est énorme qu’elle ne devrait pas manger et Victoire Maçon Dauxerre culpabilisera dès qu’elle commencera à manger même de très faibles quantités:
“J’ai craqué, je me suis goinfrée comme une grosse vache: deux carottes, une pomme, et même un morceau de poulet. Je me déteste, je me déteste, je me déteste.”
La période des défilés
Un peu avant la fashion week de NYC, elle entreprend de se peser. La balance affiche 48,9 kg soit bien moins que le poids initial de 50kg qu’elle s’était fixé, or elle se trouve encore grosse et juge qu’elle a du gras!
Elle pèse 47kg en arrivant à NYC et s’habille en 32 ce qui correspond à une taille enfant de 12-14 ans.
Au bout d’un moment, elle va commencer à utiliser des laxatifs, car elle souhaitait se faire vomir, mais n’y parvenait pas. Lorsque les laxatifs seront moins efficaces et elle commencera à faire des lavements. Elle ne supporte plus l’idée de manger:
“J’ai mangé un petit morceau du melon blanc que j’avais acheté au marché: un régal. J’en ai coupé un autre morceau, puis un autre, puis un autre. Tout le melon y est passé. Quelle conne. Aucune volonté. J’ai pris 3 laxatifs avant de me coucher, en espérant que ça suffirait à compenser mon écart. Je me suis pesée avant de m’allonger enfin: 47 pile. Ouf. Mais je ne serai complètement rassurée que le jour où on me donnera des fringues à enfiler. Et que je rentrerai dedans.”
Un état physique préoccupant
“Je dors de plus en plus mal. J’ai toujours cette impression, un peu douloureuse, que la peau de mon dos va finir par craquer. Quand je me couche, je sens chacun de mes os, sans parvenir à trouver une position confortable. Et puis mon ventre me fait souffrir constamment. Les laxatifs à haute dose ne parviennent plus à me soulager. Dès que je mange un peu, même un morceau de poisson-vapeur, ou un quart de melon blanc, j’ai l’impression de gonfler comme un ballon.”
C’est durant la période des shootings que Victoire Maçon Dauxerre va recommencer à s’alimenter. Sa façon de s’alimenter est très perturbée.
Elle mangera sans cesse et reprendra très vite beaucoup (trop!) de poids jusqu’à atteindre la taille 38. Bien entendu, elle se trouve énorme, monstrueuse, immontrable et aussi incomprise, même par sa famille. Elle fera une tentative de suicide et passera 3 mois de convalescence dans l’hôpital de Garches.
Le retour à la vie
Le choix
Le bilan donné par l’hôpital fait froid dans le dos:
“Mon bilan était catastrophique: aménorrhée, hypotension, perte d’une bonne partie de mes cheveux et le squelette d’une vieille dame de 70 ans”.
Peu de temps après sa sortie de l’hôpital, son agence l’appelle pour lui dire que tout le monde l’attendait à New York en septembre.
“J’ai dit que je pesais 69 kilos. Elle m’a répondu c’est pas grave, septembre c’est dans trois mois.”
Victoire fera le choix de la santé. Elle mettra fin à son contrat et de fera les comptes après un an chez Elite. Elle s’aperçoit alors qu’elle a gagné plusieurs dizaines de milliers d’euros, mais qu’il n’en reste que dix mille pour elle.
En effet, tout le reste sert à payer les fameuses “avances de frais” (taxi, avion, nuits d’hôtel, appartement de mannequin, chauffeur, séance photo, cours de marche, les impressions de composites et de book…).
Un an après ses débuts remarqués dans le monde de la mode, Victoire décide à la place de la prochaine fashion week, de reprendre le chemin des études afin de réaliser son rêve et devenir comédienne.
Sa famille
Sa famille aura tenté de la soutenir du mieux que possible dans cette expérience qui aurait pu virer au drame. Ses parents appelleront l’agence à de nombreuses reprises. Sa maman ira la rejoindre à Milan, New York. Elle lui permettra aussi de faire ses nombreux castings en voiture à Paris.
Son père l’encouragera à poursuivre dans cette voie, car pour lui il est important d’aller au bout des choses sans voir que sa fille, devenue malade, souffre énormément et se sent complètement incomprise.
On se rend bien compte que les parents sont totalement dépassés par la situation et perdus face à un monde qu’ils ne connaissent pas.
Sa mère découvrira avec effroi le corps squelettique de sa fille:
“Mais Victoire, regarde-toi, on dirait que tu sors d’un camp! Elle ne voyait pas que j’étais énorme. Je lui ai montré le gras, partout. Elle n’arrêtait pas de pleurer. “Il faut que tu arrêtes ça, tu es en train de te tuer.” Je ne comprenais pas ce qu’elle racontait.”
Heureusement sa famille, la mènera dans la bonne clinique avec un docteur formidable qui lui sauvera la vie et lui permettra d’y reprendre goût.
Mon expérience et ce que j’ai pensé de ce livre
Victoire nous laisse un témoignage à la fois poignant et authentique. Elle décrit parfaitement ce que tous les mannequins ressentent et nous dresse un portrait sans fard du monde de la mode. Son livre, très bien écrit se lit facilement et je le recommande vivement à toute personne qui s’intéresse de près ou de loin au milieu du mannequinat.
Dans une interview liée à la promotion de son livre, Victoire affirmait souffrir encore de troubles alimentaires. Soyez donc très vigilant(e) si une carrière de mannequin couture vous intéresse, cela n’est pas sans risque pour votre santé.
Lire le livre jamais assez maigre
En ce qui me concerne, une célèbre agence m’a aussi demandé de perdre 2 cm de tour de taille alors que je faisais déjà un petit 36. (2 cm cela semble peu, mais cela correspond à environ 5kg!)
J’ai essayé et fort heureusement, j’ai très vite réalisé que je commençais à développer un comportement anormal avec la nourriture. D’autre part, comme je ne voulais pas arrêter mes études, j’ai tout de suite cessé de m’affamer et de “jouer”dangereusement avec mon corps.
Renoncer à une carrière de top model n’est pas un choix facile. En effet, on rêve tous et toutes de le devenir quand on débute et on est souvent prêt(e) à de nombreux sacrifices.
Néanmoins, il est tout à fait possible de vivre de ce métier sans sacrifier sa santé. Il vous suffit de devenir mannequin commercial. Vous aurez ainsi tous les avantages d’être mannequin sans pour autant mettre votre santé en danger.
Si vous souhaitez vous lancer, je vous invite à télécharger gratuitement mon guide en bas de cette page. Ce guide contient mes meilleurs conseils pour débuter. Il vous permettra : d’identifier votre profil, de postuler auprès des agences fiables, d’éviter les arnaques et d’économiser beaucoup de temps et d’argent.
A lire également
La vraie vie des mannequins
Mes batailles de mannequin
L’article Jamais assez maigre le livre événement de l’ex-top model Victoire Maçon Dauxerre (2e partie) est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
22:23
“Jamais assez maigre” le livre événement de l’ex-top model Victoire Maçon Dauxerre (1ere partie)
Episode in
Secrets de mannequin
Cette semaine je vous présente le livre Jamais assez maigre de l’ex-top model Victoire Maçon Dauxerre qui nous raconte les coulisses de sa carrière fulgurante.
Repérée à 17 ans dans la rue, Victoire enchaîne 3 mois plus tard les défilés à New York, Milan, Paris pour les plus grands créateurs. Elle entre en quelques mois dans le très sélect top 20 des mannequins les plus demandés. Une vraie prouesse!
Or, derrière cette carrière qu’on pourrait s’imaginer parfaite et merveilleuse, Victoire souffre d’anorexie, elle va malmener son corps et même tenter de mettre fin à ses jours alors que “tout le monde la veut” pour la prochaine semaine de la mode.
Je vous propose de découvrir ensemble son parcours, ainsi que les coulisses parfois inhumaines de la mode.
Le témoignage de Victoire étant très riche ce billet sera en deux parties. D’autre part, vous avez le choix du format que vous préférez : texte ou audio, c’est vous qui choisissez!
Temps de lecture: 9 minutes
I. Les débuts
Le Scouting
Comme de nombreux mannequins, Victoire est repérée par un scout (lexique), dans le quartier parisien du Marais alors qu’elle se baladait un dimanche avec sa maman.
La jeune fille préparait alors son Bac et les épreuves de Science Po lorsque Seb, un scout travaillant pour l’agence Elite, lui dit : “qu’elle est la nouvelle Claudia Schiffer”, “qu’elle a un nez exceptionnel” et qu’une belle carrière de mannequin l’attend.
N’ayant jamais vraiment songé à devenir mannequin, mais plutôt comédienne, Victoire ne prend dans un premier temps pas du tout les choses au sérieux, puis voyant que le jeune homme insiste, accepte de prendre sa carte malgré tout. Elle ne le recontactera qu’après avoir passé son bac et les épreuves de Science Po.
Le Relooking
Seb lui indiquera la tenue idéale pour rencontrer l’agence Elite : un jean noir slim ultra moulant, un débardeur noir, une paire de ballerines, une veste vintage et dans son sac dans lequel elle glissera des escarpins de luxe vertigineux.
Selon Seb, il est bon de mixer une pièce vintage et une pièce de luxe et de se présenter sans aucun maquillage et bien coiffée.
La présentation à l’agence
Victoire est un peu stressée lors de sa rencontre avec l’agence Elite. L’agence est impressionnante, une vraie fourmilière et les personnes qui y travaillent semblent vivre sur une autre planète. Elle est présentée à toute l’équipe ainsi qu’au patron.
On lui demandera de marcher comme sur un podium avec des chaussures de 18cm de hauteur. N’ayant pas encore l’aisance d’un top model, on indiquera qu’il lui faut prendre des cours de marche.
Après la marche vient le temps de la prise des mensurations. À 17 ans Victoire mesure 1m78 pèse 56kg et ses mensurations sont 86-62-91 elle s’habille en 36. C’est beaucoup trop pour un mannequin couture!
On lui annonce qu’elle a 8 semaines pour perdre 3 cm de tour de hanches sans lui demander son avis. On lui expliquera juste que pour les shooting faire un 36 passe, mais que pour les défilés il faut être en mesure de rentrer dans un 32-34.
“Tous ces gens m’ont choisie, évaluée, mesurée, programmée sans jamais me demander mon avis. Mon existence est en train de s’emballer sans que je l’ai vraiment décidé.”
Victoire est consciente que si elle refuse l’agence la remplacera facilement, tant de filles rêvent d’être à sa place.
Peu après sa rencontre avec Elite, Victoire reçoit les résultats de ses examens, si elle a eu son Baccalauréat haut la main, elle n’est en revanche pas prise pour Science Po. Elle décide alors de tout mettre en oeuvre pour réussir sa carrière de mannequin.
Les premiers pas de Victoire Maçon Dauxerre
En quelques semaines Victoire va :
Faire ses premiers Polaroïds (lexique), sa première séance avec un photographe, participer à des cours de marche afin d’apprendre à défiler avec aisance sur des talons vertigineux, rencontrer les bookeurs (lexique) qui vont s’occuper d’elle à New York.
Lorsqu’elle reviendra à l’agence avec son contrat signé, elle découvrira avec surprise son composite (carte de visite) et ses premières photos professionnelles:
“Il m’a fallu un instant pour réaliser que cette nana, qui avait absolument l’air d’être mannequin, comme toutes ces filles dans les magazines, c’était moi. Quelle drôle d’impression! C’est comme si je reconnaissais mon enveloppe, en sachant très bien que je ne suis pas à l’intérieur.”
Victoire va aussi se fixer un objectif précis en ce qui concerne son poids : elle se donne 8 semaines pour peser 50kg ce qui équivaut à perdre à peu près un kilo par semaine. Ceci était son objectif initial et pour l’atteindre elle décide de manger 3 pommes par jour.
Son agence lui indique qu’elle va participer aux sessions de castings pour les fashion week de NYC, Milan et Paris.
“Si j’avais bien compris, le principe consistait, dans chaque ville, à passer un maximum de castings la première semaine, en espérant être choisie pour les défilés de la semaine suivante. Si j’avais la chance d’être remarquée, après les fashion week, je pouvais être retenue pour faire des shooting pour les magazines, les catalogues de toutes ces marques voir, bonheur suprême, la campagne de pub de l’une ou l’autre. C’était l’objectif à atteindre : être choisie pour une campagne, devenir le visage d’une marque, et être payée une fortune pour cela.”
II. La bonne élève
Les devoirs de vacances
Avant de laisser Victoire profiter de ses vacances d’été, son scout et son agence lui font comprendre qu’elle doit être au top à la rentrée.
Pour se faire, elle ne doit surtout pas bronzer! Sa peau doit être blanche sur le visage et le corps. D’autre part, il lui est formellement interdit de prendre du muscle. Par conséquent le sport lui est proscrit à l’exception de la marche à pied.
Elle doit aussi s’exercer à défiler comme un top et observer dans les magazines de mode, les postures des mannequins et repérer le nom des stylistes, créateurs, make up, coiffeurs…
Enfin, on attend d’elle qu’elle soit en mesure de rentrer dans du 32 à la fin des vacances.
La pression sur le poids
Le cas de Victoire Maçon Dauxerre
Victoire se met elle-même la pression sur son poids elle estime d’ailleurs qu’elle n’est “jamais assez maigre”, par conséquent, elle ne reçoit pas de pression de la part de Seb ou de son agence, mais plutôt les félicitations lorsqu’elle descend en dessous de la barre des 50kg pour 1m78:
“Oh Victoire! Tu es canon! Regardez comme elle a maigri! Vous avez vu comme elle est belle? Ils tournent les yeux vers moi et se mettent tous à applaudir. Je rougis. Applaudie par la team d’Elite! Je suis fière et heureuse.”
Les autres mannequins couture
En revanche, Seb ne se gêne pas pour rappeler à l’ordre Madeleine et Olympe, deux collègues de Victoire qui s’habillent toujours en 36 malgré la demande de l’agence de perdre du poids:
“Les filles, faut savoir ce que vous voulez! On est à New York dans six semaines et vous continuez à manger comme si de rien n’était. Arrêtez de bouffer! On ne va pas vous emmener là-bas dans cet état”.
“Nous avons atteint des sommets le jour où il a trouvé des bonbons cachés dans la cuisine. Régulièrement, il fouille dans leurs affaires pour vérifier qu’elles ne mangent rien d’interdit, comme s’il était leur père et qu’elles avaient douze ans… Il leur a fait une scène : “Comment voulez-vous vous en sortir si vous bouffez tout le temps? Étonnez-vous, après, de n’être booké pour aucun défilé! Même aux castings, on ne veut plus de vous. À quoi ça sert d’être ici si c’est pour vous faire refuser partout?”
Cette pression ne s’applique pas seulement aux mannequins femme, mais aussi aux mannequins couture hommes:
“D’ailleurs, toute à l’heure quand Christian a voulu en prendre une tranche {de jambon}, son agent l’en a empêché en lui tapant sur les doigts. C’est interdit le jambon. Si tu veux manger, mange des fruits. Des légumes. Regarde, il y a des tomates, là. Et même un concombre. Mais pas du jambon, c’est plein de protéines, ça va te faire grossir.”
Cette pression est très forte, si l’on veut réussir en tant que mannequin couture, on n’a pas le choix que de faire ce que l’agence et l’agent demandent. Les défilés permettent de se faire connaître et ce sont eux qui demandent d’être le plus maigre possible.
Les limites
La solitude
Tout d’abord, Victoire Maçon Dauxerre est une très bonne élève, et ses différentes agences sont très satisfaites de son poids et du résultat des castings. Malgré tout, Victoire va peu à peu se sentir très seule:
“C’est un sentiment très étrange : je passe mon temps entouré de plein de gens, qui ont des “ma chérie” des “honey” et des “sweeety” plein la bouche, et pourtant, je ne me suis jamais sentie aussi isolée.”
L’instabilité
D’autre part, Victoire raconte très bien les alternances de périodes extrêmement intenses puis bien trop vides auxquels tous les mannequins sont confrontés:
“Je sais que c’est idiot : ça fait plusieurs semaines que je rêve de ralentir, d’avoir du temps pour moi, de souffler un peu. Et quand cela arrive enfin, au lieu d’en profiter, je me sens vide et triste. Tellement triste… Qu’est-ce que je vais faire de ma vie?”
Le dureté du milieu
Enfin, peut être l’ignorez-vous, les mannequins sont souvent très mal considérées lors des castings, shootings… Or, les agences de mannequins sont là pour faire du business et les clients sont rois
Par conséquent, même si un client se comporte mal avec les mannequins, l’agence se range la plupart du temps du côté du client.
Par exemple, l’agence de Victoire Maçon Dauxerre n’hésitera pas reprocher à Victoire d’avoir réagit avec force face à un comportement inhumain de la part d’un photographe célèbre.
“Mais pour qui tu te prends? C’est l’un des meilleurs de la profession! Il fait des photos sublimes! … Tu ne connais rien à la mode, Victoire. C’est lui le professionnel. Et si cela ne te plaît pas, ce métier tu n’as qu’à arrêter.”
Puis voyant que Victoire est prête à arrêter, l’agence change subitement de discours, elle passe de la menace à la flatterie:
“Victoire ne t’emballe pas. Je n’ai que des bonnes nouvelles, pour toi. J’ai reçu les photos de Miami, tu es merveilleuse! Le photographe t’a adorée!’ Tout à l’heure était ‘pour qui tu te prends?’ Et maintenant je suis ‘merveilleuse’? Ce monde me donne vraiment envie de vomir…”
Victoire découvre que les agences sont avant tout là pour gagner beaucoup d’argent grâce aux mannequins, le reste leur importe en général assez peu:
“Il s’agit de business Victoire. Pas de bons sentiments” dixit la bookeuse de Victoire.
Une fille bien élevée qui pose beaucoup de questions
Victoire va non seulement se démarquer par son professionnalisme, mais aussi par sa politesse.
Les personnes sont “surprises” qu’elle dise bonjour, au revoir, merci, Monsieur, Madame, et rende l’argent qu’on lui avance!
Néanmoins, au dire de ses bookeurs, Victoire pose beaucoup trop de questions, son agence parisienne lui dira:
“Tu poses plein de questions, beaucoup trop. Tu veux des explications. Moi je n’ai pas le temps pour ça.”
Et lorsqu’elle annoncera qu’elle veut arrêter, ses bookeurs de New York lui diront:
“Ça ne nous étonne pas, tu posais beaucoup trop de questions! Dans ce métier, il faut juste faire, sans se demander…”
Pour conclure
Victoire Maçon Dauxerre est donc projetée malgré elle dans un monde tout nouveau aux codes très particuliers que ni elle ni ses proches ne comprennent.
Sa carrière de mannequin va bouleverser tous ses repères et sa vie d’adolescente.
Comme beaucoup de mannequins, elle ne choisit pas le mannequinat, c’est ce métier qui la choisit. Étant une battante et n’aimant pas l’échec Victoire va mettre tout en oeuvre pour réussir.
Dans une deuxième partie, nous suivrons Victoire Masson Dauxerre dans les coulisses de la fashion week. Nous découvrirons l’envers du décor d’une vie de top à travers son expérience des défilés, castings, shootings. Nous verrons aussi comment l’anorexie s’installe peu à peu dans le quotidien de Victoire la détruisant à petit feu. Enfin, je vous livrerai également mon témoignage et mon point de vue sur ce livre. Cliquez ici pour accéder à la deuxième partie.
Lire le livre événement de Victoire Maçon Dauxerre
A lire également:
Jamais assez maigre (deuxième partie)
8 astuces pour être plus photogénique
Que faire si votre ado veut devenir mannequin?
L’article “Jamais assez maigre” le livre événement de l’ex-top model Victoire Maçon Dauxerre (1ere partie) est apparu en premier sur Secrets de mannequin.
13:44
You may also like View more
EL MORRAL DEL CAZADOR
PROGRAMA DE CAZA Y NATURALEZA, PROGRAMA CINEGÉTICO SEMANAL EN EL QUE HACEMOS RESUMEN DE NOTICIAS DE LA SEMANA Y ENTREVISTAS DE ACTUALIDAD CON TERTULIANOS DE PRIMER NIVEL Y SECCIONES FIJAS DE ARMAS, NARRATIVA CINEGÉTICA Y JURÍDICA. CAZA, GESTIÓN Y CONSERVACIÓN. Updated
El juego de los Detectives
Un juego que engancha y entretiene. Solo una frase, un misterio y tres posibles respuestas: ‘sí’, ‘no’ o ‘carece de importancia’... ¿Serás capaz de resolver el enigma? ¿Podrías ser un verdadero detective? En directo en Si Amanece Nos Vamos, a las 4am, y a cualquier hora si te suscribes. Updated
VINO PARA CAMALEONES
EL MUNDO DEL VINO BAJO EN TONTERÍAS.
Suscríbete a este podcast para conocer el otro lado de la enología. Veremos el punto de vista más divertido, y más punky del mundo del vino, pero con la mejor información, las historias más increíbles, y todo lo necesario para que conozcas los secretos del vino. Una idea original de FERRAN PACHECO. Updated



